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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 17:16
 Interview sur Punksociety :
http://www.punksociety.fr/index.php?page=groupes&groupe=Alec




















- Pourquoi partir vers l’Ouest ? C’est le rêve américain ?

C’est tout à fait ça ! On rêve tous quelque part de tout plaquer pour partir à la conquête des grands espaces, de l’inconnu, jouer sa vie sur la chance sur un million de trouver une pépite d’or au fond d’une rivière… D’où la présence, entre autre (car tout est très compliqué et ambiguë chez nous !), du cheval sur la jaquette. Il y a aussi là dedans l’idée de la folie, ‘’être à l’ouest’’… Ce vers quoi nous tendons de plus en plus au fur et à mesure des concerts !
Sinon d’un point de vue plus rationnel, donner ce titre à l’album était aussi un moyen de faire ressortir un des morceaux du disque, en l’occurrence « à l’ouest », qui nous représente plutôt bien et dont le texte a une certaine importance pour moi.


- Et ce nom, Alec, c’est qui, c’est quoi ?

Je suis le fils caché d’Alec Baldwin et j’espère secrètement qu’il voudra bien le reconnaître en me voyant un jour en haut de l’affiche…
Ah non, je ne voulais pas dire ça !
Le nom ALEC est simplement un clin d’œil simultané à deux groupes références pour nous, à savoir the PIXIES et les français : EIFFEL. A partir de ces éléments, les fans auront vite compris et les autres n’ont plus qu’à aller écouter la discographie complète de ces deux mastodontes du rock, ça ne leur fera pas de mal…


- Comment avez-vous commencé la musique ?

Les trois personnes fondatrices du groupe sont Paul, le batteur, Olivier, le guitariste, et moi même, Cyril, au chant et à la guitare. On a vraiment commencé la musique ensemble il y a dix ans, seul Olivier avait quelques notions musicales. Comme tous les jeunes groupes on reprenait tous les standards du rock dans notre garage et les samedis soirs devant les potes… Puis, petit à petit on s’est pris au jeu. On a monté un groupe avec lequel on a vraiment fait nos premières armes, appris à se connaître musicalement et créé notre propre identité. Ce groupe s’appelait In extremis. On a tourné sous ce nom pendant 5/6 ans. Ensuite on s’est fait un petit break histoire d’avoir les idées bien claires et en 2005 on a fondé le projet ALEC, un nouveau bassiste nous a alors rejoint.


- Comment vous êtes vous rencontrez ?

Nous nous connaissons vraiment depuis plus de 15 piges maintenant ! Trois ados qui écoutent les mêmes disques de rock toute la journée, c’était presque devenu une obligation de monter un groupe !!! Quand au dernier venu, Hugo, le bassiste, nous l’avons trouvé tout simplement par annonce sur le net après avoir épuisé plusieurs dizaines de bassistes sur la région. Mais cette fois, pas de doutes c’est le bon !



- Le premier titre m’a beaucoup fait penser à un morceau d’Eiffel, c’est un groupe qui vous a assurément influencé ?

Oui bien sûr, Eiffel fait partie des groupes qui comptent énormément pour nous. Leurs chansons nous parlent beaucoup, nous partageons aussi de nombreuses influences. Au delà de la musique, nous admirons également leur engagement et leur position par rapport à « l’industrie du disque ». Pour nous, c’est un de ces quelques groupes de rock en France qui sont exemplaires tant par leur musique que par leur comportement. Etre attentif à toujours garder son intégrité et un discours cohérent est malheureusement devenu rarissime dans le contexte musical actuel…


- Comme eux, vous aimeriez devenir un monument du rock ?

On y travaille tous les jours effectivement. On a encore de la route à faire, aucun doute là dessus, mais c’est notre souhait le plus cher !


- Vous dites sur myspace que vous partagez vos coups de gueules, pourriez vous vous exprimer dans un autre style que le rock ?

Je ne pense pas non. Notre culture musicale est essentiellement basée sur le rock, nous avons appris à jouer à travers lui. Nous aurions beaucoup de mal à faire passer autant de choses dans un autre style musical. Mais attention ce constat ne s’applique qu’à nous, d’autres artistes arrivent parfaitement à exprimer des messages très forts dans d’autres styles musicaux, ou même d’autres courants artistiques. Bien que le rock soit historiquement ou traditionnellement associé à un état de rébellion, je ne pense pas que ce soit l’unique biais efficace pour pouvoir communiquer ce genre d’idées.


- Vous privilégiez le français dans le texte, c’est par rapport à vos influences, ou l’amour de la langue ?

Un peu les deux. C’est vrai que j’écoute et que j’aime beaucoup les artistes rock qui s’expriment en français. J’aime savoir que la voix n’est pas juste là pour apporter une mélodie, qu’il y a aussi quelque chose derrière. Je suis généralement très sensible à tous les grands auteurs français (francophones au moins), bien sûr Brel, Ferré, Miossec, Cantat, mais aussi Bashung, Katel, Jull…
Je n’écris pas de chansons juste pour écrire une chanson, parce que c’est mon job ou parce qu’il nous faut un nouveau titre pour la prochaine répète ! A chaque fois que je me lance sur un nouveau texte c’est parce que j’ai l’envie d’exprimer un message particulier, de communiquer sur un état, un sentiment… c’est donc de façon naturelle que je le fait dans ma langue maternelle ! Déjà que ce n’est pas super simple pour moi, alors si en plus je dois me confronter à une langue que je ne maîtrise pas vraiment…


- Qui écrit, qui compose ?

C’est donc moi qui écris les textes. J’aime aussi associer les paroles, même les mots, à une couleur musicale appropriée. Je propose donc généralement une ossature plus ou moins finalisée à laquelle chaque membre du groupe vient greffer sa partie avec sa propre interprétation.


- Des contacts ont-ils été pris au sein des maisons de disques pour cet album ? Si oui quels en ont été les retours ?

Non. Nous avons vraiment travaillé ce disque seuls dans notre coin… la plupart des enregistrements ont d’ailleurs été fait à la maison, l’idée était de prendre le temps nécessaire (presque 2 ans ! ! !) pour arriver exactement où l’on voulait. Après la galette servira certainement plus comme outil de démarchage auprès des maisons de disques en vue d’un deuxième album… pourquoi pas ? Mais il est vrai que pour l’instant nous nous soucions plus de pouvoir défendre ces titres sur scène, c’est notre priorité !


- Sur votre site, on trouve aussi des coups de gueules, je n’ai pas tout lu, alors je n’ai pas tout compris, mais il y a des paroles virulentes, visiblement le groupe a connu des difficultés récentes, qu’est ce qui s’est passé ?

C’est vrai que c’est un peu mouvementé en ce moment ! Nous arrivons tous ensemble à un tournant dans l’évolution du groupe et chacun l’appréhende un peu à sa manière… Pour ne rien gâcher, nous avons tous des caractères assez forts et il arrive que notre vision des choses diffère… et à ce moment là, comme dans tout groupe de rock qui se respecte, ça peu prendre des proportions énormes. Mais c’est vrai que dans notre cas, les proportions sont dernièrement très ENORMES ! ! ! ! Pour ne rien vous cacher, c’est un peu la merde mais l’on verra bien où ça nous mène ?


- Rassurez-nous, vous n’êtes pas le genre de groupe qui sort un album, et qui split dès sa sortie ?

Ah si, je crois que nous en sommes malheureusement capables. Comme je le disais, nous sommes tous très attachés à la sincérité qui peut se dégager de notre musique, à cette osmose et au plaisir que l’on prend à jouer ensemble qui est, paraît-il, vraiment palpable à chaque concert ! Si cette excitation disparaît, nous serions bien incapables de jouer les titres sur scène faisant mine de tout va bien alors qu’il y a des tensions derrière (même si de nombreux groupes y arrivent très bien !). Bon, j’espère sincèrement ne pas en arriver là. Mais quoi qu’il arrive, rassurez vous, aucun d’entre nous n’arrêtera de jouer ! La musique s’est maintenant fait sa place dans nos vies respectives…



- Y’a-t-il d’autres personnes qui vous aident dans les démarches administratives, trouver des concerts, les relations radios etc …ou vous faites tout vous-mêmes ? Vous avez créé votre asso je crois ? Qu’est ce que cela vous apporte ?

Nous avons crée une asso très rapidement après avoir monté le groupe. Au début c’était juste pour simplifier les démarches administratives. On en a du coup aussi profité pour organiser quelques concerts dans la région.
On a aussi depuis peu un nouveau manager qui s’occupe surtout du booking et relations de presse. C’est très important d’avoir ce genre d’aide car aujourd’hui, faire tourner un groupe de rock demande des tonnes et des tonnes d’efforts pour avoir bien souvent un maigre résultat ! Ça nous permet surtout d’un peu plus de temps pour se consacrer à la musique. Quand tu fais toutes ces démarches tout seul, tu te rends compte qu’au final tu passes plus de temps dans la paperasse que sur ton instrument ! Et ça, ça devient vite très lourd.
Voilà, nous avons trouvé quelqu’un qui en plus se débrouille bien mieux que nous (moi ce n’est pas vraiment mon tuc de vendre mon propre groupe), puis c’est un peu con, mais on est toujours plus crédible quand c’est une personne extérieure au groupe qui fait ce genre de démarches.


- L’ambition du groupe avec cet album, qu’elle est t’elle ?

Tous simplement aller le plus loin possible… En ce moment, après cette longue période d’enregistrement, nous avons surtout très envie de faire un maximum de scène !


- Où peut-on vous voir prochainement ? Etes-vous programmé dans des festivals d’été ?

Allez je fais un gros coup de pub pour le Beaujol’Rock Festival le 28 juin à Grandris : un pur festival rock français organisé par des gens vraiment adorables auquel nous jouerons au coté de SUBWAY, PAGANELA, NAR6 …


- Un petit message, un petit coup de gueule, un message de sympathie pour nos lecteurs ?

Non mes amis, le punk n’est pas mort, ne nous laissons pas abattre par ces quelques usurpateurs comme Avril Lavigne, Green-Day et autre Superbus qui ont cru se l’approprier ! C’est juste qu’il faut chercher un peu plus…

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 17:40


Interview sur Punksociety :
http://www.punksociety.fr/index.php?page=groupes&groupe=Randy%20Mandys


















Interview de Jérôme, guitariste de Randy Mandys 

- Pouvez-vous déjà nous faire un petit historique du groupe ?


Le groupe est né en 2004 des cendres de plusieurs groupes palois aujourd'hui disparus. Au début trio, il est devenu quatuor afin de permettre au chanteur de poser sa basse prise par défaut et de se consacrer au chant pour finir par se ré encombrer avec un clavier !
D'autres disent que les Randy Mandys ont toujours existé et qu'ils attendaient le moment propice pour brandir leurs instruments diaboliques et répandre la sagesse Rock'n'Roll.


- Alors, qui sont les membres du groupe et qui fait quoi ?

MOTH: chant-clavier
JEROME: guitare-choeurs
PTIT PAT: batterie
TRAMBER: basse
Sur ce disque, nous avons invité des copains : Mickaël et Ghislain du groupe Mygük qui ont participé à « Fucked In The Sun » et « Frozen Food », Gilles Lahonda a tripoté son mellotron et ses percus virtuelles sur quelques titres.


- Randy mandys, ça veut dire quoi ?

C'était le surnom d'un puissant barbiturique très en vogue dans les 60's. Associé à l'alcool, il avait un effet comparable à certains opiacé et déclenchait des sensations comparables à la jouissance sexuelle.


- Quelles sont vos influences ?

Nos nombreuses influences vont du rock 60's, 70's, à la soul en passant par la cold, le punk et même le glam! On déteste se poser des limites. Pour ce qui est des groupes qui nous ont vraiment influencés, ils sont trop nombreux pour être nommés.


- Votre musique, comment vous la définissez ?

On n'aime pas trop les définitions toutes prêtes. On ne se pose pas trop ce genre de questions en fait. On joue ce qui nous plait, tout simplement. Chacun pose sa pierre selon l'envie du moment.


- Cet album comprend 15 titres, c est assez rare. Est-ce parce que vous étiez très influencé ces derniers temps ?

On aurait pu en mettre plus ! Certains titres sont très courts et font office d'interludes. On a quand même sacrifié des titres et raccourcis certains. A l'origine, « And We Go Down » est un déluge de son touchant les 6 minutes dont il ne reste que l'intro. On ne perd pas l'espoir de le mixer entièrement un jour et pourquoi pas le faire figurer sur un 45 tours.


- Quels sont vos titres préférés ?

Tous! Mais on aime parler de "The Gig" et "Fucked In The Sun" qui sont diamétralement opposés. Nous aimons également énormément "The Teenage Fruit" qui sort complètement du classique schéma verse-chorus-verse et qui ne fonctionne qu'en montée d'énergie. « Champion Pub » pour son énergie garage, « Frozen Food » pour son côté électro-zombie… La liste est longue !


- Comment à été élaboré cet album ?

Cet album a vraiment été réfléchi et travaillé contrairement au 1er qui était plus brut. Le travail s'est déroulé sur plusieurs mois et l'arrivée de Tramber a donné un souffle nouveau au groupe pendant le travail de composition. Certains titres existent depuis un moment et ont souvent été joués sur scène. Nous avons été plus sérieux qu'à l'accoutumée et avons maquetté bon nombre d'entre eux.
Cependant, certains ont été composés peu de temps avant de rentrer en studio. Sinon, aucune solution miracle, à part peut être le Kalimutxo , le ping-pong et le plaisir infini que nous procurait cet enregistrement.


- De quels moyens et de quelles aides avez-vous disposés ?

Des moyens humains et financiers mais avant tout, amicaux.
L'association Ampli s'est énormément impliquée dans ce projet et n'a pas hésité à nous mettre à disposition le studio librement. Notre ingé-producteur-magicien Gilles Lahonda (musicien dans Kourgane, Darling et bien d'autres...) s'est impliqué à fond, n'a pas hésité à nous recadrer quand il le fallait et a même joué sur l'album.
Pour finir, notre propre label Dead Disco s'est associé à Ampli pour sortir « The Teenage Fruit » sous la forme d'un « pack » contenant le vinyle (notre support de prédilection) ET le cd.


- Les critiques sont unanimes sur l album, mais on sait que cela ne suffit pas pour que ça marche. Qu est ce qu il vous faut maintenant ?

Encore plus de critiques unanimes, des dates, un tourneur, un distributeur et pourquoi pas un label qui nous permette une sortie (inter)nationale ! Nous avons totalement conscience des difficultés que rencontre l'industrie musicale de nos jours. Par chance, nous n'en faisons pas encore partie !


- Où peut-on vous voir ? Une tournée est elle prévue ?

Nous avons quelques dates prévues en mai et juin dans le sud ouest et en Espagne mais nous en voulons toujours plus. Toutes nos dates sont visibles sur notre site www.randymandys.com et sur notre page myspace :
www.myspace.com/therandymandys.


- Les thèmes abordés ?
La bouffe, l'alcool, nous, la chair, le sexe, et bien d'autres choses…


- La scène rock aujourd hui, qu est ce que vous en pensez ?

Malgré le fait que, de nos jours, il est bien difficile de penser dans notre pays, nous restons intimement persuadés que beaucoup de groupes hexagonaux sont excellents et méritent bien plus qu'un succès d'estime. Nous pouvons citer Marvin, Punish Yourself, Basement, Binaire et bien d'autres…


- Le webzine Punksociety, vous en pensez quoi ?

Beaucoup de bien. Dans l'ensemble, nous sommes plutôt rassurés de voir que le nombre de zines augmente de jour en jour. En ce qui concerne PunkSociety, nous le découvrons à peine.


- L avez-vous téléchargé (le fanzine Punksociety)? Celui-ci est téléchargeable gratuitement depuis le 16 mai. Qu est ce que vous en pensez ?

Je viens à l'instant de le télécharger, je compte le « feuilleter » avec un bon verre de whisky.
Nous restons quand même très attachés au papier. La dématérialisation à tout va nous effraie un peu. De même que le mp3 que nous trouvons particulièrement inhumain.


- L avenir de Randy Mandys, vous le voyez comment ?

Tout ceci est un jeu. Un jeu d'enfants pratiqué par des adultes ( ?).
On compte prendre notre pied avec ce groupe un bon moment encore. Nous avons encore beaucoup de choses à dire, de chansons à enregistrer et d'alcool à boire ! Finalement, je crois que ce groupe est immortel…


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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 17:34
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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 17:32



Interview sur Rocknfrance :
http://www.rocknfrance.free.fr/chronique-album.php?id_album=11076















Chaek et sa Madame Araignée ne vont pas tarder à attirer leurs proies dans cette toile si belle qui donne un souffle nouveau au rock français.

Chaek et Rémi ont joué au jeu de l'interview pour Rock'n'France.

 

-QUI EST CHAEK, UN ARTISTE OU UN GROUPE ?

C: Un artiste avant tout c'est également mon prénom avec la différence orthographique qui indique le voyage de l'individu au groupe.

R: C'est aussi au fil des concerts, un groupe qui affirme son évidence à travers ce personnage: ”Petit frère”.

C: Il y a un coté ”croisée des chemins” qui n'est pas sans semer le doute, au début c'était un peu déroutant, un peu lourd à porter, mais au final ce ”Chaek” m'est devenu familier, c'est la scène qui m'a permis de le re-découvrir !

 

-COMMENT VOUS DEFINIRIEZ VOUS ?

C: Un cérébral enragé... Un torturé qui cherche la paix... Un rêveur qui ne veut pas dormir...

 

-COMMENT ETES VOUS VENUS A LA MUSIQUE ?

C: Je suis tombé dedans tout p'tit, avec une maman fan de musique soul, de Blues, et de Jimi Hendrix...

C'est d'ailleurs en écoutant 'Are you experienced' vers 10 ans que j'ai compris que la zique prendrais toute la place dans ma vie d'humain.

La suite c'est un grand classique : première gratte vers 13 ans, premier groupe de rock au collège, premier concert dans un cinéma à 16ans,

et en lieu et place des épreuves du bac, une première tournée comme bassiste avec 'les coyotes'...

 

-POUVEZ VOUS NOUS FAIRE UN PETIT HISTORIQUE DE CHAEK ?

C: C'est la rencontre avec l'ami Rémi Karnauch qui a tout déclenché. En 2002 je bossais comme ingé son dans un studio en Normandie et Rémi s'est pointé avec des textes sous le bras, on a commencé à maquetter avec des potes qui gravitaient autour du sud, quelques scènes par ci par là, et en 2003 à la suite de séances d'enregistrements avec Uzgin üver (un groupe Hongrois), une invitation à jouer au Sziget Festival. On s'est organisé une tournée là bas, il y a eu un bon, très bon feeling et j'ai décidé de m'y installer quelques temps, seul, histoire d'y peaufiner un album ('de l'extérieur') et jouer, jouer, jouer un peu partout en Europe accompagné par des musiciens rencontrés sur place, des premières parties notamment de 'No One', aux caf conç en passant par une multitude de bistrots. En 2004 je me suis fait brancher par beaucoup de monde en particulier Radio Néo qui a rentré le titre « à l'intérieur » sur la première compil et « si on arrêtait d'écouter de la soupe » dans la foulée j'ai signé avec une boite de prod française qui m'a collé au placard (un grand classique...) après m'avoir fait enregistrer des titres ”variet à souhait” (encore un grand classique...). C'est à ce moment que j'ai rencontré Jeremy et Idrissa-Flo (batterie & basse), ça a fonctionné de suite, un déclic, l'univers s'est précisé, on a défini nos attentes, on s'est bousculé, du coup on a décidé de se prendre en main : réparer le vieux fourgon merco, repartir sur les routes avec des étapes en studio pour enregistrer 'Madame Araignée' en confiance, avec une équipe de proches : François Casays du studio Accès digital à Rouen, Thierry Perier notre photographe flou, Pascal Harbonnier qui nous refile ses conseils avisés, Loig Paul notre tech de choc et Rémi Karnauch l'écrivain.

 

- QUE PENSEZ VOUS DE LA SCENE FRANCAISE ACTUELLE ?

C&R: L'attitude finira par tuer l'émotion...

 

-QUELS SONT LES ARTISTES OU GROUPES QUI VOUS ONT INFLUENCE ?

C: La liste est énorme, cela va de la scène alternative frenchy des 80's à Geoffrey Oryema pour l'énergie, l'émotion, la révolte intérieure, en passant par Stone Temple Pilot, Tool, Skunk Anansie...

 

-On ressent des influences allant de Mano Solo à Noir Désir, en passant par Eiffel, c’était une envie de partager vos influences ?

C: Comment éviter cette comparaison quand on fait du rock poétique en français, pour Noir dés... Cette comparaison est commode... Inutile de la nier... En creusant un peu, plus vous nous connaîtrez moins vous la reconnaîtrez... Pour Mano Solo, vous parlez certainement de l'engagement organique de la voix...

R: C'est une des cordes (vocales) de Chaek...

C: Quand à Eiffel je ne connais pas assez ce groupe pour répondre, mais les quelques titres que j'ai entendu ça et là me feraient dire que nous sommes dans un genre de même veine!

 

- Quels sont les autres artistes qui vous ont influencés d’hier à aujourd’hui ? Et qu’est ce que vous écoutez aujourd’hui ?

C: Là encore la liste est longue mais pour n'en citer que quelques uns: Orchestre Rouge, Yaktha, Seven Hate, Gut pies ear shot, Sloy, Placebo, The ex, Les Ramoneurs de Menhirs, JC Lalanne...

 

- « I can’t stand » est un morceau qui sonne punk, et qui est vraiment différent des autres et en plus en anglais, pourquoi ce titre ?

C: Oui, oui c'est un des seuls morceaux en anglais, un vieux truc que je traine depuis un séjour au liban, un genre de réaction à ce que j'y ai vécu... La première version de ce titre sonnait beaucoup plus bab, mais le temps passe, les chôses n'avancent pas des masses là bas (et ailleurs!), de fait ça devient de plus en plus insupportable d'ou le côté frénétique de la rythmique, le côté accéré du riff, et l'ironie du texte.

 

- Le punk vous a-t-il aussi influencé ?

C: Oui, autant pour la musique que pour les textes, et aussi pour ce que le terme 'punk' vehicule. Sans vouloir définir ou enfermer quoique ce soit dans des stéréotypes...

 

-Quels sont vos attentes avec cet album ?

C: Faire connaitre notre univers musical à un maximum de gens, les faire se rencontrer, inventer avec eux une autre façon d'apprecier la musique, accessoirement faire de ce disque la bête noire de la connerie!!

 

- Vous formez un trio, que pouvez vous dire de vos musiciens, et qui sont t-ils ?

Ouais, le trio basse, guitare, batterie, un standard, c'est ce que l'on préfère, même si parfois s'invitent à la fête l'ordi, les samplers et nos pôtes!

Idrissa-Flo est à la basse ,aux choeurs, et parfois en live aux percus, c'est un nomade, un africain blanc, on le ressens dans son jeu...

Jeremy est à la batterie, il était derriere Data à Bordeaux il y a quelques années, c'est du bonheur de jouer avec lui. Mi-argentin mi-texan il a une frappe de caisse claire sans égale (la terreur des sondiers!!), celui qui a toujours la bonne idée efficace en studio, c'est lui !!

Depuis la tournée 2007, Jeremy & Flo s'impliquent de plus en plus dans la compo, celà ouvre de nouvelles perspectives notamment pour le prochain album...

 

- Où peut-on vous voir ?

C: Sur toutes les scènes du ”grand” monde bien sur... sans oublier des tas de lieux alternatifs...

 

- La question qui tue : Selon vous cet album, est t-il l’album de la maturité ?

C: Non... enfin... j'espère que non... l'avenir est devant nous...

 

- Vous avez un manager, un chargé de communication, cela vous permet t’il de vous concentrer essentiellement sur la création et les concerts ?

C: Cette question tombe à pic, on recherche justement un manager, pour l'instant c'est plutôt nous qui nous répartissons les rôles au sein du groupe. Pour la partie communication on bosse avec Anne Ouicher d' AdocPro, et c'est évident que ça nous libêre du temps pour nous consacrer à des trucs purement artistiques, comme par exemple passer des heures et des heures au telephone ou sur internet à chercher des dates de concert! Nan j'vous rassure, on à un peu de temps pour bosser la musique quand même...

 

- Pour un artiste autoproduit, cela a surement un coût, comment gérez –vous tout ça ?

C: Via des tas de petits boulots, des chantiers, de la manutention, des tafs plutôts ingrats mais qui ont le mérite de nous aider à redescendre sur terre, c'est aussi une façon d'avoir une position privilégiée dans l'observation de ce qui se passe au quotidien autour de nous. De temps en temps on imprime des faux billets aussi ;)

 

- Chaek compose tous les morceaux, avec qui écrivez-vous les textes ?

C: Avec Rémi Karnauch, c'est avant tout une longue histoire d'amitié entre un écrivain, poète et l'énergie chaôtique brute, qui se réinvente à travers le chant et donne corps aux mots... c'est un plaisir que nous partageons, un ping pong, parfois, assez intéressant, quand il m'envoie ses phrases et que je taille dans le vif ou l'inverse, d'autres fois ça tombe sans retouche... On s'installe en studio, à la campagne, et on passe du temps à sonder les mots. Sur cet album, Guillaume Favray du groupe Kaliocha m'a proposé un titre: 'La Comédie', une sorte de dérive urbaine, où les choses se disent entre les lignes... artistiquement on est de vieux camarades aussi... Et puis sur 'Tes Pas' c'est mon frêre: Dôm, qui à écrit le texte lors d'une longue ballade en Amérique du sud.

R: La musique traîne son langage, elle s'enroule aux mots, parfois la musique crée ses mots, il n'y a pas de formules...

 

- Participer à une émission de télé, comme Taratata, ça vous dirait ?

C: On ne va pas cracher dans la soupe, bien sur que oui ça nous dirait!

 

- Et une émission d’Arthur ?

C: Tout ce que je peux dire là sera-t-il retenu contre moi?...












 
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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 22:34
                                                                     

Interview sur Punksociety :
http://www.punksociety.fr/index.php?page=groupes&groupe=Core%20Y%20Gang











Les Core Y Gang nous ont donc donné un peu de temps pour répondre à une série de questions afin de mieux les connaître.

- Pouvez-vous nous faire une petite présentation des membres du groupe ?

Yann, 28 ans au chant, dans le groupe depuis 1999
Gael 26 ans à la guitare, dans le groupe depuis 1999
Tony 30 ans à la basse dans le groupe depuis 2001
Jessica, 21 ans, violoniste du groupe depuis décembre 2006.
Yann 28 ans, batteur, a fait partie du groupe de 2001 à 2005 puis est revenu en août 2007 après un passage dans le groupe de H&C Edwood.


- Combien de concerts a effectué le groupe à ce jour ?


Entre 300 et 400 concerts à notre actif mais nous les avons pas tous comptés ! Ils ont eu lieu de Brest à Monptellier, de la Suisse à Lille en passant par Paris et autres contrées !


- Votre dernier album porte le nom d’Ego système ? Est-ce une référence écologique et économique ?


Evidemment quand on lit les paroles, on se rend bien compte qu'il y a des références économiques et écologiques ou encore sociales.
Le titre est venu de lui même... Quand on songe à l'écosytème qui subit les assauts de l'être humain pour un maximum de profits perso, d'où le dérivé "égo système"...


- Connaissez-vous l’histoire du Punk Celtique ?


A vrai dire on ne connaît pas beaucoup de groupes de cette veine... l'un des premier du style en France est Melmor ( 1996 ) et Dropkick Murphy's est peut être l'un des pionnier dans ce genre. Le mélange du punk et de la musique celtique est sûrement un style assez récent finalement... ou peu exploité...


- Que faisiez vous chacun de votre côté avant les Core Y Gang ?


Jess : Avant Core y gang, j'étais violoniste et chanteuse dans le duo "Emerald", du folk celtique originaire de Lorient. Un album éponyme et beaucoup de concerts dans le grand ouest. Avant ça, le conservatoire et un temps premier violon de l'orchestre symphonique de la ville de Lorient.
Yann( batterie) : Moi j’ai débuté la batterie à peu près au début de CYG ensuite j’ai quitté CYG vers 2004/2005 et joué dans EDWOOD du HxC du Finistère.
Gaël et Yann : Nous on s'est rencontré sur les bancs du lycée et on y a lancé Core Y Gang avec d'autres potes
Tony : Moi je gratouillais dans un petit groupe de keupon local "NPK" (pour N'imPorte Koi)


- Aujourd’hui sur Internet les 2 groupes de punk celtique qui sont nommés sont : Core Y Gang et Les ramoneurs de Menhirs. En êtes-vous fiers ?


Quand on sait que les membres des Ramoneurs de Menhirs (les sonneurs) sont tous des cadors dans le milieu du Fest Noz, alors oui, on peut être fier de la comparaison ! Concernant le style, je pense qu'on est comparé un peu a tort juste parce que dans les deux groupes il y a des instruments "trad" et un peu de guitare électrique! On ne trouve pas que ça se ressemble: Nous sommes plus influencés par la musique irlandaise, le punk ou le hardcore tandis que Les Ramoneurs sont dans un créneau bien plus musique bretonne, de type Fest Noz mitigé rock'n'roll...
Mais nous avons eu l'occasion de les voir en concert et c'est vrai que ca marche plutôt bien et tant mieux pour eux.
.

- Avez-vous un rapport particulier avec eux ?


Nous n'avons encore jamais eu la l'occasion de jouer ensemble et on ne se connaît pas... mais nous espérons avoir l'occasion de se croiser sur scène.
A part être un peu sur le même " créneaux ", non.


- Pouvez-vous nous citer d’autres groupes qui joueraient dans la même catégorie ?


En groupes français: Melmor de St Brieuc (rip), Tri Bleiz Die (rip) de Nantes je crois et en groupes étrangers : Dropkick Murphy's (cités plus haut) ou encore Versus d'Allemagne que l'on a découvert sur internet.


- Quels ont été vos influences dans votre jeunesse ?


jess : Apocaliptyca pour le métal et violon profond de Lille dans le dégenté.
J'ai beaucoup écouté de musique classique, de part ma formation musicale, ce qui m'influence encore beaucoup aujourd'hui et paradoxalement du métal au rock'n'roll, des groupes comme Machine Head, Korn ou encore Motorhead.

groupe: du punk (BXN, les cadavres,camera, banlieu rouge, sheriffs, exploited, mass murderers…tout les " classiques "), mais aussi du metal (Pantera,Slayer, sepultura, metallica etc..), de la oi aussi et un peu de ska.


- Et qu’écoutez-vous aujourd’hui ?


Chacun dans le groupe écoute des trucs assez différents.
Des groupes comme : Social Distortion, Walls of Jericho, Hatebreed, Comeback kid, Deadline... the unseen, the casualities ,
La Zone, Nevrotic Explosion, Brigada Flores Magon, Banlieue Rouge. dipsomanie, les apâches , craft, victims (suede) etc...
yann batt: Pareil mais avec plus de HXC maintenant, du psychobilly et des trucs inclasssables (Castelhémis, JC Lalane, RDF…).


- L’Irlande est la terre du punk celtique. Y avez-vous fait des concerts ? Si oui, comment a été l’accueil du public ?


Nous n'avons jamais eu la chance d'aller jouer en Irlande.


- Comment expliquez vous que la musique celtique qui a été totalement absente dans les années 80, a trouvé un certain souffle dans les années 80 avec des groupes ou artistes comme Denez Prigent, Dan Ar Braz ?


Nous ne pensons pas que la musique celtique a été a aucun moment absente. C'est une musique ancestrale et qui fait partie de l'identité de notre région. Ca n'est pas parce qu'il n'y a pas de groupe celtique dans le top des meilleures ventes de disques que le style est en train de s'éteindre... C'est une histoire de culture, il y a toujours eu des celtes et il y'en aura encore longtemps, la musique s'y associant.
Ils se sont fait médiatisé du coup le public s’est peut être dis " ah oui, c’est mes racines faut pas que je l’oublie… " et du coup ça à boosté ces artistes là, moi (yann batt) pour que j’aille à un concert de Denez Prigent faudrait que je sois bien raide…


- Avez-vous des amitiés avec ces artistes, qui sont plus classiques ?


jess : Personnellement j'ai déjà rencontré les Soldats Louis, qui sont aussi un des piliers de la scène.
groupe: Non on connait pas, c’est pas la même génération.


- La musique est elle une thérapie ?- Si oui contre quoi ?


C'est sûrement un exutoire pour pallier à la routine de la vie quotidienne. C'est une formidable manière d'exprimer ses émotions, qu'elles soient positives ou non...
.Ca peut permettre de s’évader un peu et de construire quelque chose, on peut faire passer des messages, s’amuser, voir un peu de pays en rencontrer des personnes intéressantes, faire les foires aussi, mais ça demande aussi beaucoup d’investissement (temps, thunes pour le matos….), c’est une passion.
Contre la routine, l’ennui, les connards d’en haut qui nous asservissent et nous cantonnent à plus bouger de chez nous.


- Pensez-vous avoir un rôle dans la société ?


On sert sans doute à divertir pas mal de gens, au moins les soirs de concert ou quand ils écoutent nos cd... C'est déjà pas mal, nous n'avons pas spécialement d'autres ambitions.


- Comment voyez-vous l’avenir du groupe ?


Continuer à tourner, composer, progresser, enregistrer un nouvel album l’année prochaine.


- Pourriez-vous à l’avenir jouer des choses moins punk ?


Bien sur, mais pas forcément moins violentes, .A force y’aura peut être des plans plus techniques dans des styles un peu différent, mais la base sera toujours " punk rock ", on va pas se mettre a changer.


- Etes-vous invités dans les grandes festivités celtiques, comme le festival interceltique de Lorient ?


Pour le festival interceltique, je crois qu'on aimerait tous y jouer; mais pour l'instant pas de nouvelles... Pour ma part jess, j'ai déjà pu y jouer en 2006 avec mon ancien groupe, mais seulement dans le festival "off" (c à d dans les bars de la ville). Le must serait de s'y produire sur une grosse scène (et d'ailleurs un peu de sang neuf ne ferait pas de mal à la prog, un peu vieillote et redondante à mon goût!).
Dommage pour eux, qu’ils le veuillent ou non on fait parti du style celtique, ils seront bien obligé de nous faire passer, a moins qu’ils n'aient trop honte de ce qu’on fait.


- Aujourd’hui quelles sont les priorités du groupe ?


Progresser dans ce sens, continuer à faire concerts, se faire plaisir et faire plaisir au public, ça reste le principal...
Sortir le split avec 22LR, et continuer à avancer.
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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 21:48


Interview sur Ziknblog :
http://www.ziknblog.com/2008/05/15/un-bruit-qui-court/
















- Pouvez vous nous faire un petit historique du groupe, de ses membres, pour savoir notamment comment est né le groupe ?

En fait, on est presque tous originaires du même coin dans le nord de l’Aveyron. Jeff, Jenny, Laurent et Nico (le premier accordéoniste du groupe) ont commencé à jouer ensemble dans un groupe où ils faisaient des reprises de pleins de trucs différents. Laurent a commencé à apporter quelques compos et « Un Bruit Qui Court » est né à l’automne 2003 avec les premiers concerts au printemps 2004. On croisait souvent les Sortie de Route, un groupe du coin aussi, au sein duquel joue Roméo. Il a bien accroché et nous a rejoint l’hiver 2004 en apportant son expérience et sa rigueur. Titi, on le connaissait depuis longtemps. Il avait pas mal bourlingué et revenait dans le coin. Il a la musique dans le sang et de l’or dans les doigts depuis toujours et il a intégré la formation comme s’il avait toujours été là, sans même qu’on puisse dire exactement quand, ni comment. Jaco, lui, jouait avec La Compagnie du P’tit Vélo, une troupe qui mélange musique, arts du cirque et théâtre de rue avec laquelle on a partagé quelques scènes et dans laquelle Laurent a aussi joué entre 2006 et 2007. Une super rencontre, tant humaine que musicale. Après quelques participations improvisées lors de quelques concerts, il s’est installé tout naturellement l’été 2006 comme le maître du rythme du groupe. Nico, quant à lui, pris par ailleurs dans diverses formations, qui ne lui laissaient pas tout le temps que demande un groupe comme le notre, a pris du recul à l’été 2007, tout en restant notre pote. Voilà pour l’historique qui nous a mené à la formation actuelle.

- Sur votre myspace, vous ne parlez pas de vos influences. Je suppose que des groupes comme La rue ketanou, vous ont influencé. Quels sont donc vos influences musicales ?

La Rue Ketanou, on adore, tant pour la musique que pour l’esprit (on a eu la chance de les croiser, c’est vraiment des gars en or, abordables et pas prétentieux pour deux sous. C’est pas forcément toujours le cas …). Sinon, les influences sont assez variées, chacun de nous ayant un univers musical différent mais compatible. On se retrouve autour d’illustres anciens comme Brassens, bien sûr, pour la poésie des textes et la qualité des mélodies, Django et son swing exceptionnel, Boris Vian, le Renaud de la grande époque … et puis plein d’artistes plus récents comme la Tordue, les Têtes Raides, Noir Désir, les VRP … Nos potes de Sortie de Route nous ont aussi influencés et motivés, c’est en les voyant eux prendre du plaisir et en donner aux gens qu’on a vraiment eu envie de faire quelque chose qui tienne la route (sans mauvais jeu de mots !).

- Il doit y avoir du punk aussi, puisque vous préférez le pogo des bérus à la dance, n’est-ce pas ?

Bien sûr, on allait y venir. Les Bérus, c’était gigantesque, cette énergie, cette rage, cet engagement. Ils ne se sont pas contentés d’aboyer, ils ont agi. Le mouvement « alternatif » en France, c’est eux qui l’ont lancé depuis les squatts parisiens et lui ont donné un sens en créant quelque chose d’énorme en dehors de l’offre prédigérée des majors et des grosses pointures de la FM.

- Comment s’est passée l’élaboration de cet album, qui fait quoi ?

Beaucoup de gens nous demandaient si on avait un CD à la fin des concerts, alors … Et puis on a rencontré Seb, l’ingé-son du studio « Pourriture noble et en suspension » qui a réalisé l’album, lors d’une formation de l’association Clair & Net, où il animait des modules sur la MAO et l’enregistrement. Un type formidable qui s’est vachement impliqué sur l’album et nous a guidé, la plupart d’entre nous n’ayant jusque là aucune expérience en studio. On a choisi dans le répertoire qu’on jouait en concert douze chansons pour l’album et on a bossé des arrangements différents de ceux de la scène pendant les deux mois précédant l’enregistrement. D’autres idées sont venues pendant la séance studio. On a essayé plein de choses, on a empilé des prises et bu des canons pendant deux semaines et après on a passé presque autant de temps a faire du tri là-dedans. Après ça, une bonne semaine de mix où Seb a fait un super boulot en essayant de mettre les textes en avant … On est plutôt content du résultat, vivement le deuxième !

- Et surtout comment on écrit des textes aussi bons et comment on sort des mélodies aussi attachantes ?

Euh ? En fait, on écoute Lorie et on fait exactement l’inverse.

- Qu’attendez-vous de ce premier album ?

L’Argent, La Gloire et Le Pouvoir ! (et puis aussi des filles pour Roméo !) à part ça, rien de particulier.

- C’est pas trop frustrant de faire de la qualité, pendant que les masses médiatiques plébiscitent la facilité ?
Merci pour le compliment ! En fait, on fait ce qu’on peut et ce qu’on sent, tant mieux si c’est de qualité. Quant aux masses médiatiques, quand on voit le président qu’elles ont choisi …

- (Question pour Laurent le chanteur) on vous a déjà dit que vous aviez des intonations de Florent Pagny, ou plutôt Florent Pagny a des intonations de vous ?

Et oh ! J’ t’ai pas insulté ! Sinon j’ai prévu d’enregistrer un album de reprises de Florent Pagny pour venger Jacques Brel et le Trésor Public. Ca s’appellera « J’ai ma liberté de penser … mais pas l’équipement nécessaire ».

- Jenny, quelle voix ! Le mélange des deux voix, c’est une merveille. C’était dès le départ du groupe qu’il y a eu cette idée de mélanger deux voix ?

Ben oui. En fait, comme on a attaqué ensemble, on a mélangé ce que chacun pouvait faire, sans y réfléchir vraiment. Tant mieux si ça marche !

- Où peut-on vous voir en concert ? Une tournée française c’est possible ?

Toutes nos dates sont sur www.myspace.com/unbruitquicourt. Jusqu’ici, sans véritable démarchage, on joue essentiellement dans la région Midi-Pyrénées et aux alentours en bénéficiant du bouche à oreille. Mais on a envie et on va essayer de s’expatrier un peu maintenant. Une tournée française, avec plaisir (même internationale si vous voulez) ! Vous avez des plans ?

- Que pensez-vous de ces artistes qui sont classés, nouvelles scènes françaises, style Bénabar et Vincent Delerm ?

Ca veut dire quoi « nouvelle scène française » ? En fait, qu’on classe des artistes dans des cases, ça nous emmerde. Quant à Bénabar ou à Vincent Delerm, on aime ou on n’aime pas, peu importe les goûts et les couleurs … on respecte leur travail.

- Y’en a t’il d’autres, en dehors d’un bruit qui court, qui vous interpellent ?

Pleins en fait, plein de groupes qu’on croise et qui méritent vraiment, à nos yeux, d’être reconnus : Sortie de route, Délinquante, JLK, In Délirium, Cathon Cataix, KKC Orchestra, Bankal Crew, … et tant d’autres.

- Avez vous pris des contacts avec les radios ? Si oui, quels en sont les retours ?

On a été contacté par quelques radios qui nous ont trouvés via internet et qui vont nous diffuser. On n’a pas cherché plus pour l’instant !

- Et avec les maisons de disques ?

Non, pas à ce jour. On a pu s’autoproduire et on connaît pas les boutiques. A voir dans l’avenir mais on n’ira pas se risquer à perdre notre indépendance en s’engageant avec n’importe qui.

Un jour sans : Album 12 titres : Un jour sans / Mademoiselle / Les vieux amants / Pressez ! / La valse des pendus / L’indien / Les pissenlits (par la racine) / Autobus / Les serpents / Narcisse / Discothèque / Désolé.













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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 13:59








- Pouvez-vous nous faire un bref historique du groupe, pour savoir d’où vous venez, qui sont les membres du groupe, comment vous vous êtes rencontrés et qui est à l’origine du groupe ?

On se connait tous depuis longtemps, on vient d'Angers en fait. On a bougé à Nantes. Mais le groupe s'est formé à Paris. Après plusieurs changements de line up, on s'est stabilisé à 3, autour d'une formule guitare/claviers/batterie. On chante tous les 3. Au début plus par la force des choses mais on aime bien cette formule. On a tout de suite fait beaucoup de concerts et on a développé un chouette réseau à l'étranger notamment grâce à Internet.
Le premier E.P. Du groupe enregistré à Montréal a donné un sacré élan à Jordan, on a reçu un peu plus d'attention et on a joué beaucoup pour le défendre (une centaine de concerts je crois...)


- Pourquoi, Jordan, vous aimez le basket ?

- En fait oui on adore le basket. On y joue dès qu'on peut en tournée ou ailleurs. Le nom nous est un peu venu comme ça. C'est un nom un peu générique qui se prononce dans toutes les langues et qui est facile à retenir...C'est pas le meilleur nom du monde mais nous on l'aime bien.


- Vous avez réussit à vous créé un style particulier aux influences diverses, quelles sont justement, vos influences musicales ?

- Plutôt que de style particulier, je parlerais plutôt de son particulier. On a un côté lo-fi, sans basse et avec pas mal de claviers. On essaie de mélanger les trucs noisy et post punk qu'on aime bien (plutôt dans l'esprit dischord/french kiss) avec un côté braillard faux assez 90's (on adore cap'n jazz, at the drive in, pavement, tout ça...) et un côté dansant expérimental un peu arty . Nos morceaux sont à la fois un peu mélancoliques et assez second degré, avec un côté naïf ou ludique...C'est un gros mélange de tout ça, vu qu'on écoute autant du folk que de l'electropop ou de la noise complètement nihiliste


- Et comment définissez-vous votre musique ?

- Pour l'e.p., on avait parlé de « lofi dancing rock'n roll », c'est toujours assez juste... Mais bon c'est juste du rock indie, qui essaie de ne pas faire de concessions et d'éviter la facilité...Après sur scène c'est comme une joyeuse explosion, on a envie de communiquer avec les gens, de s'amuser avec eux. Qu'il n'y ait pas de barrière entre eux et nous.


- Vous avez tourné en Europe, en Amérique du Nord, alors que des groupes même bons ne trouvent pas de concerts. Comment vous faites, vous ?

- Bah on nous demande souvent ça. Il y a beaucoup de groupes qui tournent beaucoup plus que nous. On communique pas mal sur internet, on a des petites agences de booking motivées qui nous soutiennent dans chaque pays maintenant. Et c'est toujours pareil, plus tu joues plus on te propose de concerts...


- Et comment tout cela est géré financièrement ?

- C'est géré de manière complètement DIY. En gros on fait avec les moyens du bord. On a de la chance car avec notre formule à 3 on peut voyager à peu près par tous les moyens de transports (voiture, bus, train, avion). Du coup ca ouvre le champ des possibilités tant qu'il y a un ampli, une batterie et une sono on peut jouer n'importe où. Ca limite pas mal les frais. Mais les tournées sont parfois déficitaires. C'est quelque chose qu'il est difficile de contrôler...


-Vous vivez de la musique aujourd’hui ?

- Oh non pas du tout et Dieu nous en préserve je pense. Vu la musique qu'on fait ce serait assez illusoire de chercher ça. Notre satisfaction est ailleurs dans JORDAN, jouer souvent, loin dans des endroits qu'on ne connaît pas, rencontrer des gens. On a des boulots qu'on aime bien et qui nous laisse le temps nécessaire. Le fait de ne pas chercher à gagner de l'argent nous permet de ne faire aucun compromis. On prend nos décisions comme on veut, on n'est pas intermittents, on n'est pas à la sacem...on ne cherche pas les dates cachetonnées. On ne fait que ce qui nous fait plaisir. C'est plutôt la belle vie. Après je comprends que des gens cherchent la reconnaissance sociale ou financière en faisant un groupe mais c'est pas pour nous..


- Vous avez enregistré votre premier EP à Montréal, pourquoi si loin ?

En fait l'un de nous vivait là bas pendant 9 mois donc plutôt que de stopper le groupe on a décidé de faire un disque et une tournée là bas. C'était super. La ville dégage une atmosphère très créative, le studio et les producteurs étaient incroyables. C'est grâce à cette étape que Jordan est devenu un « vrai » groupe.


- « oh no we are dominos », pourquoi un tel titre ?

- Nos titres d'album ou de chansons partent toujours d'une image, décalée ou bizarre qu'on décline ensuite. L'image des dominos c'est une métaphore de notre groupe. S'il y en a un qui tombe on tombe tous. C'est un peu le reflet du groupe en live. On est très soudé, on joue toujours très près les uns des autres même sur les grandes scènes. On a une relation très forte, très soudée qui permet d'emmener le groupe toujours plus loin...


- Ce premier album a donc été enregistré à San Francisco. Encore une fois pourquoi aussi loin, alors qu’aujourd’hui des groupes enregistrent chez eux et rament dans leur coin. Vous, vous vous payez le luxe d’enregistrer avec des personnes qui ont notamment bosser avec un groupe comme Arcade Fire ? Vous allez faire des jaloux !

Des jaloux je ne pense pas...Encore une fois chacun fait son bout de chemin comme bon lui semble. Nous on s'est organisé. On a eu la possibilité de partir là bas, on a mis des sous de côté et voilà. On préfère enregistrer loin parce que ca nous coupe de notre environnement et ça donne une couleur différente au disque. On cherche à se lancer des défis en fait. Se retrouver si loin face à nos morceaux était une sacrée expérience. Après il y a plein d'autres groupes français qui partent enregistrer loin (cheval de frise, hopper,chevreuil ou tous les groupes qui partent bosser avec albini...)


-ET comment avez-vous accès à ces personnes là ?

- On leur a écrit, envoyé nos démos et expliqué ce qu'on voulait faire. Et elles ont été partantes. C'est aussi simple que ça. Y a pas de complexe à avoir, même si notre groupe est minuscule, à vouloir bosser avec des gens qui nous hissent à un autre niveau.


- A voir les concerts que vous avez fait, ça donne l’impression que vous faites parti de ces groupes, qui marchent mieux en dehors de leur pays. N’est ce pas frustrant ?

- C'est vrai qu'on est de plus en plus présent à l'étranger mais on adore jouer en France aussi. Ce qui est sûr c'est que quand tu joues à l'étranger tu bénéficies aussi d'un certain prestige ou d'un petit côté exotique qui plaît aux gens. C'est surtout dû au fait que par rapport à la musique qu'on fait il y a des pays ou des villes plus réceptives. Mais nous on joue là où on nous demande, c'est aussi simple que ça !


- Quels sont les thèmes abordés sur cet album ? (je suis nul en anglais).

- C'est un gros mélange en fait de trucs abstraits et réels, de références à des films, des dessins ou des photos... On aime les belles métaphores abstraites et les univers un peu décalés...Sur cet album, on parle autant d'Egypte antique que du désert mexicain, du diable que des orages ou Moby Dick. C'est un gros foutoir quoi


- Qu’attendez-vous de ce premier album ?

- Qu'il plaise aux gens déjà, ceux qui nous suivent et nous soutiennent et des nouvelles personnes qui vont peut-être le découvrir...C'est notre premier disque qui va être distribué (en magasins un peu partout début juin grâce à Abeille musique...). Voilà on va pas mal partir en tournée aussi dans des nouveaux endroits et d'autres qu'on connaît bien. Passez nous voir si vous êtes dans le coin!


- Et sinon, vous êtes d’où ?[

- Comme je te disais on est d'Angers dans l'ouest de la France. Une petite ville assez cool, qui a eu une grosse scène musicale à une époque. On y retourne pas assez souvent pour savoir ce qui s'y passe aujourd'hui mais c'était un chouette endroit où faire nos premiers groupes de lycée.


- Vous préférez quoi, les voyages ou jouer ?

- Bah les 2 c'est pour ça qu'on fait des tournées. Il y a un côté très bizarre parfois à faire des milliers de km pour jouer 30 minutes devant 50 personnes mais ça reste un truc tellement fort que tous les sacrifices valent ces petites minutes à faire du bruit...
- Mais parfois c'est étrange car ça nous est déjà arrivé de prendre l'avion pour faire des one shots ou deux concerts et en 3 heures tu te retrouves à l'autre bout de l'Europe, tu arrives on t'emmène faire la balance tu joues et 48h plus tard tu es chez toi à Paris. Ca c'est bizarre mais c'est drôle en même temps. Les côtés chiants ce sont plutôt les douanes qui te mettent tout nu ou les compagnies qui te demandent de payer un siège dans l'avion pour ta guitare (oui tout ça nous est déjà arrivé


- Le meilleur public, jusqu’à aujourd’hui, c’était où ?

- Plutôt que de parler de meilleur public on pourrait parler de meilleur concert je pense. On en a fait un à Oslo y a quelques jours dans une galerie d'art et c'était complètement fou les gens dansaient partout et souriaient c'était super. Un autre souvenir incroyable est notre concert à Belgrade l'automne dernier. Mais on adore jouer en Allemagne où on commence à avoir des gens qui nous suivent. L'Italie c'est super aussi...et chaque concert à Montréal a été une sacrée fête aussi...On aime tout le monde en fait, on n'est pas difficile


- Et le public français, il est comment ?

- Hum c'est difficile à dire, sûrement un peu moins expansif que les autres..Mais on a fait des très belles dates aussi en France. Le truc parfois étrange c'est quand tous les mecs du public jouent dans un groupe ou écrivent pour un mag ou un webzine...Là tu te sens vraiment scruté et c'est moins agréable...Mais bon on fait pas trop gaffe aux critiques...


- Les radios françaises commencent elles à vous plébisciter ?

- Bah je pense qu'on verra ça dans quelques semaines. On a pas mal de retours pour l'instant sur les radios universitaires ou associatives ce qui est plutôt encourageant. Mais bon on est pas trop « radio edit » on n'est même pas à la sacem et on écoute jamais la radio alors...


- Dans quelles émissions télé souhaiteriez-vous passer ?

- Alors là aucune idée, là aussi on la regarde jamais...On regarde beaucoup de films par contre alors...Je sais pas ce serait cool d'être dans un film de Wes Anderson, Lynch ou une personne du même acabit...


Interview diffusée aussi sur Punksociety :
http://www.punksociety.fr/index.php?page=groupes&groupe=Jordan


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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 13:55


Interview sur :
http://www.ziknblog.com/2008/04/04/interview-en-exclusivite-du-groupe-nagas/
















INTERVIEW avec Hugo le guitariste :

Qui a eu l’idée du nom du groupe, et pourquoi, Nagas ?
En fait on cherchait un nom simple et court pour le groupe, et Rod (chanteur) a eu l’idée en feuilletant un bouquin sur les créatures de la mythologie. Les Nagas sont des dieux de la mythologie indoue : les hommes à corps de serpents. De plus, il s’agit aussi du nom d’une tribu indoue. On a trouvé que ce nom collait assez bien à notre image. Il reflète bien notre esprit de la famille, de tribu. Nous sommes 4 potes. Nous nous connaissons depuis plus de 15 ans, et les liens sont très forts entre nous. On est un groupe, mais avant tout on est une famille. Et on a acquis un public avec les années, des gens qui sont devenus de vrais amis. La tribu s’est agrandie.


Comment s’est passé l’élaboration de l’album : Symbiose ?

Nous avions auparavant enregistré une démo 5 titres dans notre home studio. Cette démo nous a fait avancer mais est vite devenue insuffisante à nos yeux. Et étant donné que nous ne parvenions pas à intéresser les labels ou maisons de productions, nous avons décidé de créer notre association et de produire nous même l’album. Alors malgré un petit budget, on a réussi à s’organiser. Nos potes de PHAESIS nous ont fait un prix et nous avons passé environ 15 jours dans leur home studio (à Stenay - 55) pour les prises son. Tano a d’abord fait ses prises batteries, et puis Greg a fait ses prises basses. Rod et moi avons enregistré nos prises de manière plus aléatoire. Parfois il enregistrait une prise chant, parfois c’était moi qui enregistrais une prise guitare. A chaque fois que l’un enregistrait, l’autre faisait la sieste (rires). Enfin nous avons passés 4 jours au studio AMPER à (Clouange - 57) pour le mix et le mastering, sous la direction de Jean-Pascal Boffo. La galette étant prête, nous avons trouvé un plan pas trop cher pour éditer l’album à 1000 exemplaires sous format digipack.

Ce titre, Symbiose, a-t-il été donné pour marquer un certain équilibre ?
Nous ne parvenions pas à trouver un titre vraiment convenable pour notre 1er album. Un tas de proposition a été fait, mais rien de vraiment percutant à nos yeux. Et “symbiose”, qui est le titre d’une de nos chansons, s’est présenté comme une évidence lors de l’enregistrement. Il représente exactement l’esprit dans lequel nous sommes, notre complicité et notre implication dans l’écriture et l’interprétation. Et surtout, ce titre reflète l’état dans lequel nous sommes sur scène.


Quelle était sa date de sortie officielle ?

De mémoire, c’était le 22 février 2007.


Cet album vous ouvret-il des portes plus importantes ?

Il est d’une qualité nettement meilleure que la démo que nous avions. Et puis le design de la pochette est assez sympa. Il a donc permis de conquérir le public d’une manière plus séduisante. Il est de même pour les professionnels de la musique. Un album, c’est une étape, une marque de maturité pour un artiste, et surtout un produit marketing. Aujourd’hui c’est ce qui intéresse le plus les labels, tourneurs et autres. Nous ne sommes pas parvenus à signer avec un grand label ou une grosse maison de disque, mais nous avons signé début d’année un contrat de distribution numérique avec le label Believe et notre album est aujourd’hui disponible en téléchargement légal sur des plate-forme telles que iTunes, FnacMusic, VirginMusic, Etc…


Plus de concerts aussi ?

Aussi oui, et sur des affiches plus intéressantes. Nous avons participé à un festival avec Eiffel et Jacques Higelin en 2007, et nous avons pu faire la première partie de Blankass il y a quelques semaines. Enfin, il y a deux semaines, nous avons joué sur un festival avec Destruction Incorporated. Même si cela nous permet d’acquérir de la notoriété, nous continuons à nous produire sur de petits concerts. Un jour nous jouons sur une grosse scène devant 500 personnes, le lendemain nous jouons dans un bar devant 50 personnes. Voilà actuellement ce que sont nos concerts.


Des concerts en Ile de France, pour vous attaquer au public parisien sont-ils prévus ?

Nous avons une date prévue fin septembre en lien avec une association sportive (de moto plus précisément) qui organise une grosse manifestation sur le circuit de Carole (prés de Roissy). Il s’agit d’un grand meeting sur deux jours et nous ferons un concert le samedi soir. Cette manif a pour but de récolter des fonds pour la lutte contre la mucoviscidose. C’est actuellement la seule date que nous avons prévue sur Paris, mais nous comptons bien en faire plus dans les mois qui viennent.


Savez-vous combien d’albums « Symbiose » ont été distribué à ce jour ?

Environ 600 albums ont été distribués pour le moment. Pour ce qui est du téléchargement, nous saurons ça.


Il existe dans mon coin, sur Melun, une péniche qui organise des concerts à 5 euros. Ca vous dirait de venir y faire un concert ?

Pas de soucis. Tu nous dis quand et on débarque.


Qui est à l’origine de ces sacrés envolées de guitares ?

Ouhla !!! Tu es bien le premier à nous demander ça !!! (rires). J’ai enregistré la plupart de prises guitares, mais j’ai été beaucoup aidé par Dom du groupe PHAESIS. Il m’a filé pas mal de conseils, et surtout c’est lui qui nous a affiné le son.


Et des mélodies ?

Je crois que les mélodies trouvent principalement leur origine dans l’inspiration de Rod, dans son humeur (rires).


Le dernier titre, Vilnius, n’est pas sans rappeler Bertrand Cantat. Un sujet difficile. Y’a-t-il eu des réflexions approfondies pour écrire et chanter un texte sur un sujet brûlant ?

La chanson a été écrite dans le mois qui a suivi son arrestation. On ne peut pas dire qu’il y est donc eu une réflexion. Je crois surtout que c’est ce qu’on a ressenti quand on a appris le drame.


Cette actualité, comment vous avait-elle marquée ?

Noir Désir est le groupe qui nous a le plus influencé depuis notre adolescence. Nous avons fait et faisons encore des reprises de ce groupe. Donc quand la nouvelle est tombée, au début on n’y croyait pas. Et ensuite, on a vu tous ces journalistes à la manque faire le procès d’un homme violent car chanteur d’un groupe rock engagé. Ces gens, incultes de la musique et du parcours de Noir Désir, faisait un portrait complètement modelé et exagéré de Bertrand Cantat. Ils ont souligné son goût prononcé pour l’alcool et la marijuana, et n’ont, à aucun moment, pris soin d’énoncer les actions et soutiens apportés par Noir Désir et son leader auprès des associations et causes humanitaires. La TV a présenté Bertrand Cantat comme un assassin, bercé dans la violence de ses textes et de sa musique. Bien qu’attristé par le drame, cela nous a particulièrement écœurés de voir cet artiste se faire lapider par les médias.


Est-que cela a remis en cause votre attirance pour Noir Désir ?

Non. On a su ne pas faire l’amalgame entre musique et vie des people.


Qui est votre public ?

C’est d’abord notre famille et nos amis. Ensuite, ce sont tous les gens qui viennent nous voir à la fin des concerts pour nous dire qu’ils apprécient notre musique. Notre public vient de tous les âges.


Le rock reste-t-il toujours contestataire ?

Bien que nous soyons pour la majorité pères de famille, je crois que nous avons toujours notre petit côté rebelle d’adolescent. Cette petite colère que nous avons tous au fond de nous et que l’on a envie de crier dés que l’on voit nos clowns de politiciens à la TV ou encore quand on nous fait l’apologie des émissions qui jugent les jeunes talents et détruisent leur créativité. Oui, le rock reste contestataire… (Rires)


Au niveau des influences, quels sont les artistes anciens ou nouveaux, que vous écoutez ?

Nos influences sont très variées. Cela va de Noir Désir à Luke, en passant par la Mano Negra et Deportivo.


Une invitation à Taratata, vous crachez dessus ou vous y allez volontiers ?

Très très très volontiers. Bien que Taratata accueille principalement des artistes issus de grands labels, c’est une des rares émissions qui conserve son intégrité sur son sujet de fond : la musique. Elle est représentée dans tous les styles et sous toutes ses formes. Il y en a pour tout le monde et c’est du Live !!!


Pourriez-vous, comme Noir Désir, et sans penser à une copie, vous tournez vers un rock électro ? Où êtes-vous un groupe rock à guitares et à guitares uniquement ?

L’éléctro n’est pas du tout envisagée pour le moment. A dire vrai on a déjà suffisamment du mal avec nos instruments actuels… (Rires). Mais c’est à réfléchir. En tous cas, les guitares et la rythmique seront toujours prioritaire dans notre musique.


L’actualité est-elle une source inépuisable d’influences ?

L’actualité est très vaste. On nous parle d’Ingrid Betancourt qui est dans un état de santé lamentable, de Mr Sarkozy en short à Tahiti, du prix de l’essence qui n’arrête pas de monter, de la mode des bébés congelés, et pour finir, on nous annonce que tout va bien, la coupe d’Europe promet d’être sympathique… (rires). Je crois que notre inspiration est surtout influencée par notre humeur au jour le jour, suivant l’actualité ou non.


Aujourd’hui, quelle actualité pourrait faire un nouveau titre ?

La coupe d’Europe peut-être… (rires). Non, je ne crois pas que l’actualité sera au cœur de notre prochaine compo.


De nouvelles compositions sont elle déjà en cours ?

Nous avons déjà sept nouveaux titres pour un prochain album et un en cours d’écriture.


Et quelles sont vos attentes aujourd’hui ?

Nous avons pris pas mal de contact sur internet et il est encouragent de voir combien la musique indépendante est appréciée et soutenue. Nous souhaitons que les radios associatives et les webzines continuent à s’intéresser à nous. Nous souhaiterions aussi beaucoup sortir de notre région et faire voyager un peu notre musique. Et puis, nous aimerions beaucoup qu’un label ou un producteur s’intéresse à nous pour un prochain album, afin de franchir une nouvelle étape, atteindre un niveau supérieur. Et enfin, on aimerait arrêter de bosser et nous consacrer à la musique… la vraie vie quoi !!! (rires).

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  • : CONTRE CULTURE INFO
  • : Après avoir été Directeur d'antenne adjoint sur NOIZY RADIO et animateur de l'émission CONTRE CULTURE diffusée chaque semaine sur : NOIZY, ZERADIO, ROCKONE, ROCK EN FOLIE, Equinoxe Namur, R2M, Clin d'Oeil FM, c'est désormais sur la MARCHE que j'écris avec le site https://culturemarche.com/
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