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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 15:00


Interview sur Punksociety :
http://www.punksociety.fr/index.php?page=groupes&groupe=Yakusa


Yakusa a enregistré une démo 7 titres intitulé, « comment va le monde ». Un rock percutant qui oscille entre rock et métal avec un chant en français puissant, des guitares rageuses, quelques machines discrètes et des textes qui sont loin d’être cons.
Yakusa, plus qu’un groupe est marqué par une véritable entité. On peut sincèrement souhaiter que ce groupe laisse une empreinte indélébile dans l’histoire du rock hexagonal. En tout cas, ils en ont le potentiel.
Même si les réactions à l’écoute de cet opus sont plutôt positives, le groupe précise que la production est insuffisante pour envisager quoi que ce soit d’ambitieux. C’est pourquoi ils rentrent fin octobre pour accoucher d’un véritable album dont aucune date n’est encore prévue pour la sortie.
Ce que l’on peut dire aussi de Yakusa, c’est qu’avec eux, l’esprit rock est présent, le vrai, le beau, le dur, celui qui ne renie en rien ses origines contestataires. A l’heure des groupes formatés, Yakusa se différencie donc par une authenticité et une véritable identité où la culture rock a son importance. Vous découvrirez tout cela grâce à l’interview que nous avons réalisée. Preuve que les rockeurs ont des choses à dire et à partager. Tout cela me rappelle ce long entretien avec Loran des Ramoneurs de Menhirs. Après un entretien avec ce dernier comme avec Fred de Yakusa, on est sur de repartir moins con. Je comprends de plus en plus pourquoi on ne voit pas de rock à la télé, le sujet est surement trop intelligent.

Je vous laisse donc découvrir ce groupe, grâce à cette longue interview que Fred à bien voulu nous octroyer. 

 

Dans un premier temps, qui sont les membres de Yakusa ?

Fred Daudon : Voix, textes, compos ... Fondateur du groupe avec Djey...
Jerome Gardette (Djey) : 1ère Guitare, compos, arrangements, textes... Fondateur du groupe avec Fred ...
Pierre Yves Jean (Jibe) : 2ème Guitare, arrangements ...
Manu Ross : Basse...
David Adrien : Batterie...


Comment est né le Groupe ?

Fred : Le groupe s'est formé comme la plupart des bandes, suite à diverses rencontres, de maintes épreuves, de douloureuses ruptures, une prise de conscience personnelle sur nous même, sur nos valeurs et sur notre besoin maladif d'expression...Nous sommes, Djey et moi technicien du spectacle depuis pas mal d'année (15 piges) , Road, Lighteux, machino... un côté Roots qui nous colle à la peau , spirit spectacle oblige, auquel tu peux rajouter 2 personnalités extrêmes qui ont sans doute contribuées à retenir l'attention de certains. Négativement pour les uns (que le diable les emporte...), et positivement pour les autres (qu'ils soient bénis)...
Yakusa s'est formé courant 2006, suite à la sortie de son premier EP 4 titres, un CD entièrement fait par nos propres moyens, dans le salon d'un vieil appartement miteux, avec zéro confort, le voisin qui s'envoyait en l'air tous les quart d'heure, et le bruit du périf Francilien qui nous abrutissait le crâne ...
Cette galette n'était destinée qu'à la promo et au simple fait de trouver du live, histoire de...A notre grande surprise, elle a rapidement fait parlé d'elle dans le cercle cloisonné des pros, ce n'était pourtant pas le but ...
Voyant que des avis positifs comme négatifs affluaient d'un peu partout (chose rare dans le milieu), nous avons contacté nos amis les plus fidèles pour mettre en place l'aspect scénique... aux premières notes, quelque chose de vraiment particulier s'est passé, une espèce de dédoublement... et nous avons rapidement enchainé sur un Live avec Mass Hystéria...
Jibe a intègré le groupe en premier, il faisait partie de Prorata Temporis, premier Projet d'Arman Melies ... il était également guitariste de Lisa Papineau des Big Sir ...

S'en suit l'arrivée de David Adrien, batteur de rock incontesté dans le milieu ... le type de mec capable de jouer sur des machines, au casque, tout en étant absolument libre, maître de lui-même et d'une fluidité incroyable. Quelque chose de très rare... Il a Joué notamment avec Thomas Dutronc, Akli D et Joe Krenker ...

S'enchaine la venu de Manu Ross, un très vieil ami ... Manu oscille entre le Royaume Unis et la France, il jouait avec les Cranes dans les années 90, il est également Batteur/Bassiste du groupe Giddy Motors, du Hard Core progressif Mixé par Steeve Albini ... du velours.


- Sur votre Site, on apprend que vous vous êtes connu au collège en 1987... Qu'avez vous fait musicalement pendant tout ce temps ? Pourquoi autant de temps pour sortir un Album ?

Fred : De 87 à 2006 ? ... Difficile de retracer ces 10 années d'apprentissage musicale comme ça...ça prendrait des heures, le monde musical était en pleine mutation , les choses allaient très vite à l'époque ... nous avons fait quelques trucs çà et là , rien de très flamboyant... des trucs qui doivent toujours trainer dans un coin , au fond d'une vieille malle...Disons qu'en France entre la fin de la mouvance Alternative , le Split de la Mano , la fin du mouvement Cold Wave , l'avènement de Rage Against the Machine et la montée en puissance de Noir Désir, c'était surtout la déferlante de l'Electro... l'arrivée des premières Rave party et des trances les plus extrêmes…Pour nous , jeunes Rockeurs en herbe qui avions fais nos classes dans le Rock dure et pure , c'était une véritable révolution dans nos têtes...Il y a eu une assez longue période d'assimilation musicale, d'étapes de pensées, histoire de donner une réelle couleur à notre vision du monde pour arriver à sortir de ces dogmes musicaux qui nous étouffaient...
Pouvions-nous sortir de ce bon vieux Rock en LA-SI-MI qui nous tenaillait ? Il a fallu nous imposer une immersion totale face à certains de nos traumatismes, face à des questions auxquelles il nous fallait apporter des réponses d'ordres métaphysiques...Nous avons donc appris à considérer les choses autrement, musicalement tout d’abord, en travaillant avec des machines, en y associant des sons hybrides conçus comme des séquences rythmiques, afin d'arriver à un état de trance absolue...Il nous a aussi fallu nous accepter différemment, trouver un équilibre, tant dans nos dérapages nocturnes que dans notre manière d'aborder nos compos ... même si nous avions besoin d'une symbiose pour créer, il nous fallait aussi être honnête envers nous et trouver une certaine distance pour y arriver.
Pour ce qui est de la sortie de l'album, qui effectivement prend un certain temps, mis à part l'aspect financier qui au départ est un réel poids, lorsque tu es indépendant, que tu as choisi ta place et le sens de ton combat, tu ne peux compter que sur ta patience et sur ceux qui apprennent à croire en toi ... ça prend beaucoup de temps...Sonner aux portes des majors ou des labels avec un 4 ou 7 titres sous le bras, ne suffit pas...On t'en demande beaucoup plus... il te faut un album, un Package soigneusement millimétré, qui te correspond ... et si tu te pointes looké, à contre courant , on a vite fait de te faire savoir ou se trouve la porte de sortie ...
A l'heure du téléchargement à outrance (le serpent ne se mordrait il pas la queue ?), et avec l'industrie du Glam British, ce « rock émo » à la française qui perverti les ondes, la seule chose qui aujourd'hui peut encore faire bouger des montagnes, et apporter un réel changement aux choses en te permettant d'exister, c'est la scène...
Il te faut jouer, créer de l'évènement pour te permettre de véhiculer ton message …..Même si depuis l'avènement de MySpace et des Blogs « l'indépendance semble se réorganiser », essayer d'entamer une lutte directe face aux Multinationales du Disque et tenter de faire ouvertement son trou à contre courant , comme un pied de nez provocateur ne sert à rien...Tu te retrouves devant un mur impénétrable ...Il suffit de regarder en arrière et de voir ce que sont devenu les leaders des mouvements libertaires des années 80/90... Si de désespoir ils n'ont pas fini au bout d'une corde, comme ceux de « Bondage » ... ils continuent leurs interminables chute dans le néant du Business qui les a rattrapé depuis belle lurette... pour les autres, ce sont eux qui pervertissent le monde de la musique aujourd'hui à coup de Boys Bands, de Star Ac et de Liasses de Billets... le Système les a totalement bouffé....Tu peux les voir aujourd'hui dans les concerts d'hommages à certains groupes Punk des années 80, la cravate de côté, l'attaché-case à la main, avec une paire de pompes à 10 000 balles aux pieds... Alors que 20 ans en amont, ils dénonçaient haut et fort les manipulations de ce système, c'est eux qui aujourd'hui tiennent les reines et qui préméditent souvent plusieurs années à l'avance les futurs mouvements de modes et les futurs tendances... quand tu as pris conscience de çà, autant faire les choses de ton propre chef et si tu es vrai, sincère et généreux avec ceux qui t'entourent , les choses se feront naturellement ou pas du tout ...Quand tu pars de rien, tu dois donc t'armer de patience, il te faut beaucoup de temps et c'est sans doute ce temps qui restera ton allié le plus fidèle...
Comme on dit : « La Mode est futile, pas le Style » ...


 - Vous citez des endroits connus dans le monde alternatif, comme le Frigo dans lesquels vous avez passé du temps. Qu'avez vous fait dans ces lieux ? Et y avez-vous fait des rencontres marquantes ?

Fred : Oui effectivement nous avons croisé pas mal de mecs sur notre route, certains connus, d'autre moins et certains autres pas du tout ... entre comédiens, technoïdes, musiciens, Il y en a eu tellement... c'est un milieu où tout le monde se croise à un moment donné et où tu ne fais pas forcément gaffe à qui est qui... c'est justement ce qui est intéressent ... chacun est sur son truc,  tout le monde s'écoute et se comprend.
Ces lieux alternatifs servent d'îlots de repos ou de replie à ceux qui ont besoin de temps pour envisager de nouvelles étapes artistiques... Création / inspiration etc ...Malheureusement depuis l'avènement de Chirac et de ceux qui ont suivis ses dogmes (en pire), ces genres d'endroits  sont voués à disparaître définitivement...

- Qu'ambitionne donc Yakusa avec ce futur opus ?

Fred : A l'écoute des derniers morceaux qui y seront, beaucoup plus noirs et violents, on peut déjà dire que Yakusa ambitionne la sortie d'un deuxième album. Est ce vraiment un tournant ? Je ne pense pas ... Yakusa est avant tout un groupe qui vie et évolue avec son temps... Nous sommes de vraies antennes , nous inspirant de ce que nous voyons au jour le jour, de ce qui nous touche là ou nous avons choisi d'évoluer  ... c'est à dire à la base même de la pyramide, dans ses fondations les plus riches... La rue notamment ....


- Comment composez-vous ?
Fred : A deux ... Djey et Fred...


- Fred, tu cites aussi parmi tes influences des poètes comme Baudelaire et Lautréamont. Que représente pour toi un bouquin comme Les Chants de Maldoror ?
Fred : "LA"  Bible ... Un truc où l'Âge ingrat prend une revanche face aux barrières qui l'emprisonnent.... Un vol puissant à travers le silence toutes voiles tendus, vers un point déterminé, d'où part un vent précurseur de tempête...


- Yakusa sur une radio commerciale. C’est une reconnaissance ou c’est le risque de se faire bouffer ?

Fred : Une chose est sur, nous ne pouvons pas faire semblant ... La seule reconnaissance aujourd'hui qu'il y a à prendre c'est le public qui te la donne... rester dans sa cave, composer en attendant une éventuelle diffusion et en se croyant au summum de son art... c'est attendre la mort...Tout ce passe sur scène aujourd'hui... et ce qui est bien, c'est que nous sommes calibré  pour ça...Maintenant, si Yakusa se retrouve sur une radio commerciale, ce sera à certaines conditions ... Pas envie de nous retrouver calé entre les moutons préprogrammés d'un système qui chie en continu sur sa jeunesse... j'entend façon Maé ou Jenni machin truc... si j'ose parler d'eux de la sorte...


  - Comment voyez-vous Yakusa dans le temps ?
Fred : Nous n'avons pas de plan de Bataille, ce serait nous mentir et mentir à nos proches... nous souhaitons vivre, exister, et tant qu'on nous le fera comprendre pourquoi pas durer...


- Yakusa, ça représente aussi la mafia japonaise.. Pourquoi avoir pris ce nom ? Quel rapport avez-vous avec les Yakusa ?

Fred : C'est l'aspect tribal et notre parole de fer qui sont en rapport direct avec notre nom... nous avons nos codes, notre vision à nous des choses (qui n'est pas universelle)... pas de bluff à la maison, pas de mensonges, et attention à ceux qui ne nous prennent pas au sérieux (même si la plupart du temps nous vivons entre le 3ème et le 4ème degrés)... c'est l'union des forces, même les plus noirs soient elles, qui feront changer les choses. Si tu regardes Hakim Bey et son "TAZ"... Les pirates, derrière leur étiquette sanguinaire que leur collaient les monarques de l'époque, n'étaient en fait que les premiers investigateurs de la vraie démocratie dans le monde.
Finalement, tout est une question de point de vue. D'ailleurs, question Monarchie et droit de vie ou de mort sur le peuple en perdition, il nous suffirait de prendre nos penseurs du gouvernement, de leur mettre une perruque enfarinée, une mouche au coin de la bouche, et de les plonger dans un bon vieux " Ridicule " façon Patrice Leconte... de toi à moi, on est en plein dedans... 


-Fred, on te compare souvent à Bertrand Cantat. Est-ce que cela te flatte ou est ce que cela t’ennuie ?
Fred : Pas de souci pour les comparaisons s'il en faut pour arriver à s'y retrouver... comme je te l'ai expliqué, il y a eu dans les années 90 un tas de nouvelles choses en France... Rage Against the Machine, la techno sous toutes ses formes, Noir Désir...S'il faut une comparaison alors pourquoi comparons... Noir désir sans Nike Cave, les Bads seeds ou les Doors n'aurait jamais vu le jour... on naît toujours de quelque chose .... 


- Alors, comment va le monde ?

Fred : Et bien entre les dernières After du G8 et leur promesses pour 2050 , l'Afrique à Genoux, la médaille en Chocolat de Poutine à L'Elysée, L'axe du Mal tracé par Bush , les SDF du Canal Saint Martin que l'on jette régulièrement à la Seine et le Ciel qui bientôt va nous tomber sur la tête... Si les choses ne changent pas rapidement, je reste quelque peu septique concernent l'avenir de mes mômes...


- Un dernier message à faire passer, un coup de cœur ou un coup de gueule, les deux ?

Fred : Ici Londres ...Plus Jamais de 110% d'augmentation pour Sarkozy....Que Le Zen Noir Te Protège ...
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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 20:22
                                                                                                                    


Interview sur le G'NER :
http://gner.over-blog.com/article-22621803.html


Le duo April avait enflammé ce début d'année avec un premier album mélangeant des influences diverses : Métal, ambient, Trip hop, rock, électro avec une qualité de son irréprochable, des harmonies de toute beauté ainsi que des mélodies à vous couper le souffle.


Bref une véritable révélation !


Après quelques mois passés et quelques diffusions sur le G'NER, ainsi qu'un article dans le célèbre magazine Rock'n Folk du mois dernier, Jibé nous a accordé une petite interview pour savoir où en est April. Ce qu'il nous confit ci-dessous, prouvent que l'aventure ne fait que commencer.



- Interview de Jibé :

 
Où en est April actuellement ?

Après la sortie simultanée le 15 août dernier de notre site internet, de notre podcast et de notre clip vidéo du titre « Hold On », nous sommes en ce moment activement à la recherche d’un manager, d’un label et d’un tourneur afin de pouvoir distribuer correctement avec la promo et les concerts qui vont derrière…Je suis en train de composer également de nouveaux titres qui seront postés sur notre podcast d’ ici quelques temps, proposés en téléchargement gratuit.

 

- April a fait l'objet d'un article dans Rock and Folk. As-tu été étonné, ou étais tu au courant ?

En fait j’avais envoyé un disque il y a quelques mois de cela sans grand espoir que cela aboutisse…Et puis mi-août le guitariste/chanteur du groupe « The Furs » m’envoie un texto « t’es sur Rock’n folk mec ! » 

 

- N'est ce pas trop frustrant de sortir un album en janvier et voir un article dans un gros média 6 mois après, alors que les critiques sont unanimes à l’égard de ce premier album : « Locked from the inside »  ?

Je pense que le disque se fera connaître petit à petit…On garde espoir !

 

- Est ce qu’on peut dire que c’est  le début de la consécration ?

C’est certain que nous avons eu beaucoup de chance, pour ma part la consécration c’est également (et surtout) de voir des gens qui apprécient notre musique, que ce soit rock’n folk ou le plus petit webzine qui nous chronique.

 

- Cela va t'il notamment vous permettre de vous produire sur scène ?

C’est en projet, le groupe live est déjà constitué…Malheureusement nous devons trouver des plans payés pour jouer, la majorité de nos musiciens étant des intermittents de renom, un tourneur serait le bienvenu !

 

- Qu'elle a été le parcours d'April depuis janvier 2008, à la sortie de l'album ?

Nous essayons un maximum de faire connaître notre album avec nos moyens (beaucoup de chroniques sont parues sur l’album depuis sa sortie), et puis depuis janvier nous avons formé le groupe live, répété…Nous avons également mis en place le coté « visuel » de notre musique avec le clip et le site.

 

- Aujourd'hui qu'elles sont les souhaits d'April ?

Nous souhaitons faire découvrir notre univers au plus de monde possible et pouvoir aller plus loin dans notre démarche artistique, faire ce qu’on aime et le faire partager !

 

- Comment expliques tu le fait que les critiques soient toutes positives, mais que cela n'explose pas ? Qu'est ce qu'il manque aujourd'hui pour que April accède à une véritable reconnaissance ?

Il nous manque des personnes qui s’occupent de nous vraiment. Flora et moi aimerions vraiment professionnaliser « April », vivre de notre musique…Si un label pouvait s’intéresser a nous ça serait top, Cendant en attendant ça ne nous empêchera pas de faire la musique qui nous plait et de la diffuser librement sur notre podcast.

 

 

Après un premier album remarqué, le groupe a décidé de mettre en téléchargement libre et gratuit ses prochaines productions."April" ne travaillera pas sur un nouvel album mais sur des titres en Mp3 à l'unité disponible sur cette page : http://april.libcast.com/.

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 22:38
                                                                 

Je vous avais annoncé courant juillet la sortie imminente du dernier album du groupe punk Outrage. Groupe venu du Mans, non de Le Mans. Enfin bref de l’ouest. Petite parenthèse pour préciser que l’ouest est une terre résolument rock qui offre de nombreux groupes. Lesquels dites-vous ? Eh bien The Thugs, Les Vilains Clowns, Leïtuss, Rude Boy System, El Royce, et j’en passe parce que la liste serait trop longue. Pardon pour les non-cités. Enfin, même si la météo annonce souvent une dégradation venu de l’ouest, nous pouvons la remercier car les vents nous amènent tous ces groupes jusque sur nos platines.
Bon revenons, à nos moutons. Pour le dernier Outrage, intitulé court-circuit, il s’agit plutôt d’une déflagration. Le groupe a vu le jour en 1996 et après avoir partager des scènes avec des groupes aussi prestigieux que, Archive, Les Ogres de Barback, Parabellum, Uncommenmenfrommars, Washington Dead Cats…, le voici qui nous revient avec un album très électrique et pas que dans le nom mais aussi par cette décharge d’énergie qui envahit l’auditeur dès la première écoute. Autrefois classé ska punk avec leurs cuivres imposants, c’est un virage à 360° que le groupe formé de Charles (guitare et chant), Francis (basse), JB (guitare), Yves (batterie) et Nico (Sax et clavier) a décidé de prendre, en délaissant les cuivres pour livrer un skeud percutant, très percutant !
Alors Yves nous a accordé une interview pour présenter ce court circuit qui sera dans les bacs à partir du 22 septembre.
N’hésitez surtout pas à vous rendre sur leur myspace pour vous prendre un coup de jus et suivre de près leur tournée, qui pourrait bien passer par chez vous.



Vous avez abandonné les cuivres au profit de guitares surpuissantes et d'électro. Qu'est ce qui vous a poussé dans ce choix ?

Tout d'abord, deux de nos cuivres (trompettes et trombones) n'étaient plus vraiment disponibles pour continuer le groupe avec nous... De plus nous avions envie de revenir à une formule plus Rock, comme à nos débuts en 1996 où nous étions un trio punk français... Même s'il y a encore du saxo sur le nouvel album, les cuivres ne faisaient plus vraiment partie de nos envies musicales... C'est un choix qui s'est fait assez naturellement finalement.


- Vouliez-vous toucher un autre public en vous détachant du Ska ?

Toucher un autre public n'était pas un objectif en soi... Mais il est vrai que nous sommes en train de toucher un public plus âgé... Nous ne savons pas si ce sont les mêmes personnes qui ont grandi et évolué en même temps que nous ou si c'est un nouveau public. Quoiqu'il en soit on se retrouve dans des soirées beaucoup plus Rock et ça nous plait de plus en plus !


- Cet album est comme vous le dites, plus percutant que les précédents. De quoi vous êtes vous inspirés pour composer des morceaux si virulents ?

L'inspiration est venue toute seule... Finalement la compo de « Court Circuit » a été beaucoup moins difficile que les albums précédents... Le fait d'être 5 dans le groupe au lieu de 7 a aussi simplifié la chose... Nous sommes à l'école du punk et du rock saturé depuis toujours, c'était donc un exercice de style moins compliqué que prévu pour nous... Nous avions envie d'une musique qui tabasse et par chance c'est ce que nous savons faire de mieux...


- Les mélodies sont bien sur très présentes sur chaque morceau. Y'a t'il eu un travail particulier au niveau des compositions ?

C'est Charles, notre chanteur qui compose les mélodies... Pendant toute la tournée d’ « Irrécupérable » (album précédent), il a noté sur un carnet toutes les mélodies qu'il pouvait composer ici où là... Il nous les présentait en répétition, on faisait tourner sous forme de bœuf... Celles qui nous ont le plus accroché sont sur le disque mais une grande partie est restée enfermée dans son carnet...


- Certains morceaux sonnent plus Punk hardcore, êtiez vous plus énervé, lors de leur composition ?

C'est fort possible... Nous avions peut être des envies de massacre. Dans tout les cas, si tu fais référence aux morceaux "La Fin des Temps", je me souviens qu'il n'a pas fallu plus de 20 min pour le mettre en place...


- Combien de temps vous a t'il fallut pour composer ces 11 titres ?

En tout, il nous aura fallu un an pour composer les grandes lignes de l'album... L'enregistrement Studio s'est séparé en deux parties. Nous avons d'abord enregistré cinq titres à l'été 2006 puis le reste en 2007... Nous avions pas mal de concerts le week end, ce qui ralentit forcément les répètes... La pluparts des arrangements sur les morceaux ont été finalisé dans le studio d'enregistrement...


- Le public a été conquis lors de la Fête de la musique à Saumur. Vous avez vendu tous les Cd que vous aviez ramenés en 15 minutes. Est ce que vous vous y attendiez ?

Non, on ne s'y attendait pas ! Sinon on aurait pris plus de disques.


- L'album sort le 22 septembre, qu'est ce que vous lui souhaitez ?

On lui souhaite de marcher aussi bien que les précédents... Qu'il nous donne envie de continuer encore et toujours dans cette direction !! On lui souhaite aussi de donner un maximum de plaisir au gens qui l'écouteront...


- Vous avez joué à Saumur, ville d'où est originaire le groupe Leïtuss. Avez-vous des relations avec eux ?

Nous ne nous sommes jamais croisés sur les planches, mais le manager de Leituss (ou ex manager) est un super pote à nous... On fait des sessions DJ avec lui et il part souvent sur la route avec nous (HIT JUDGES)... Pour l'anecdote, juste après le concert de Saumur dont tu parles plus haut, Nous avions proposé au Leituss de jouer avec nous sur une soirée à Angers où nous avions Carte Blanche sur la Prog... Malheureusement ils n'étaient pas dispo... Pour l'instant c'est que partie remise, mais on finira bien par les croiser...


- Vos concerts sont essentiellement en province. Avez vous des dates de prévues en région parisienne ?
Ou est ce une réelle difficulté pour un groupe de province ?


Trouver une date à Paris n'est pas une difficulté... C'est trouver une date intéressante à Paris qui est plus difficile... A moins de baisser ton froc, les 3/4 des organisateurs Parisiens ne prennent aucun risque sur les découvertes comme nous ! La plupart ne paye même pas le plein d'essence, ni la bouffe, quand à l'hébergement, tu peux toujours courir... Dans certain lieu, il faut carrément louer la salle pour jouer... Bref, c'est un peu un coup dans l'eau pour qui n'a pas la prod. énorme derrière...


- Vous avez quand même 12 ans d'ancienneté, plusieurs albums à votre actifs, des scènes partagées avec des groupes importants, Les Ogres de Barback, Les Caméléons, Maximum Kouette, que faut t'il pour jouer sur une scène parisienne ?

Il faut une prod. ou un tourneur parisien, une street team motivée, un petit peu de cul et des connaissances dans le milieu de la nuit Parisien... Ce qui est sûr c'est que l'ancienneté n'y fait pas grand chose... En 12 ans nous avons dû jouer deux fois dans Paris intra muros... On se fait pas non plus d'illusion, à moins d'ouvrir pour une grosse tête d'affiche les dates parisiennes ont peu de retomber... Il y a des tonnes de concerts excellents tout les soirs dans une capitale...


- Vous êtes en résidence les 11 et 12 octobre. Qu'est ce que vous allez y faire ?

Nous allons approfondir le set en mettant l'accent sur le jeu lumière avec notre éclairagiste... Bosser les effets visuels de manière à ce que le spectacle gagne encore en qualité...


- Les bérus, les shériffs, les rats sont cités parmi vos influences. Y'a t'il des groupes français d'aujourd'hui qui portent votre attention et éventuellement qui vous inspire ?

Difficile à dire... Le punk français n'a pas vraiment évolué depuis les groupes que tu sites dans ta question. Il est juste remis au goût du jour par certains groupes et c'est tant mieux... Je ne pense pas qu'un groupe français nous influence comme les Shériffs, les rats ou les cadavres ont pu nous influencer par le passé... D'autant plus qu'en ce moment, la plupart des groupes qu'on écoute sont étrangers... La scène Rock française est un peu dans le creux de la vague, vivement le retour de Noir Désir.


- Le Mans est connu pour ces rillettes, a t'elle en dehors du groupe outrage d'autres qualités à faire connaître ?

Tout d'abord, il y a beaucoup d'autres groupes sur le MANS qui méritent de sortir de l'ombre : Novels, Powell, Rude Boy System (qui ressorte un album à la fin de l'année), Clelia Vega... Et J'en oublie... Par ailleurs, il y a 3 ans maintenant que les locaux de répètes "Le Silo" se sont montés maintenant... Au delà du fait que c'est l'endroit idéal pour répéter (c'est là que nous répétons chaque semaine), c'est un espace où les groupes peuvent se rencontrer et échanger des plans ou du matos... Il y a aussi un studio d'enregistrement et quelques concerts... Ce lieu est en perpétuel renouvellement d'idée et c'est un endroit à découvrir absolument pour tout zicos du coin... Depuis la construction de ce lieu (Outrage a participé à la construction puisque notre chanteur fait partie de l'AG du Silo) nous avons réussi à mettre des visages sur le nom des groupes... Les connections se sont enchainées, c'est d'ailleurs grâce au Silo que nous avons découvert et partagé la scène avec les Hit Judges (cf plus haut)...


(Interview diffusée aussi sur Punksociety : http://www.punksociety.fr/index.php?page=groupes&groupe=Outrage)


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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 21:52

 
                                                                                           


 
Interview sur Ziknblog :
http://www.ziknblog.com/2008/04/14/jean-manitoba/

 

 

 

 

 

 

http://www.myspace.com/jeanmanitoba

- Qui est Jean Manitoba, un artiste ou un groupe ?

- Jean Manitoba est un artiste qui compose et écrit ses chansons seul. Sur scène Je suis aussi en solo utilisant la technique du looping en live à l’instar d’Anaïs ou de Nosfell. Sur le premier Maxi autoproduit j’ai joué de tous les instruments (percu, basse, guitare, voix, programmation). Pour mon album prévu pour Février 2009 je compte m’entourer de musiciens.

- Pourquoi Jean Manitoba ?

- Jean Manitoba parce que Jean est mon prénom et Manitoba car j’apprécie beaucoup la poésie amérindienne, son côté évident et harmonieux qui peut nous sembler lointain à nous Homme Blanc alors qu’il est si proche. Certains des poèmes que j’ai adaptés en musique viennent du Manitoba.

- Comment êtes vous venus à la musique ?

- Peut-être à cause de mon prénom ? Avec un prénom comme celui de Jean-Sébastien on n’a pas vraiment le choix! Plus sérieusement, un peu par hasard. J’ai pratiqué le piano enfant puis on m’a recruté pour être bassiste dans des groupes de reprises à l’âge de 14 ans.

- - Vous avez votre fiche sur Info groupe, ça vous apporte quoi ?

- Cette fiche est un moyen de plus de diffuser ma musique. Elle me permet aussi de créer un jeu-CD en ligne.

- Parmi vos influences vous citez entre autres : No one si innocent, Led Zeppelin, Debussy, The Doors, Stravinsky, Tchaïkovsky, et Bérurier noir, c’est très ouvert. Qu’est ce que vous apportent toutes ces influences, et trouvez vous le temps d’écouter tout ça ?

- Mes influences sont effectivement très éclectiques. Et encore j’ai oublié des groupes de musique plus World comme Mango Gadzi que je viens de découvrir récemment. On aurait pu rajouter encore Magma ou Battles. En fait j’apprécie n’importe quelle musique qui se définit hors des chemins tout tracés, qui ne ménage pas son auditeur et qui va au bout d’elle-même sans complaisance ni compromission. Ce sont mes influences qui font ma musique, je ne suis qu’un filtre et je filtre en permanence. Je n’ai pas de connaissance encyclopédique de tel ou tel groupe, j’essaye de capter l’énergie, le message des artistes que ce soit un chanteur comme Ian Curtis, un écrivain comme Antonin Artaud ou une plasticienne comme Natacha Ivanova.

- Etes-vous conscient que votre style est très original et qu’en conséquence cela restreint la portée artistique de votre œuvre ?

- Je ne pense pas que la portée artistique de mes chansons soit restreint par mon style musical que je définis comme “looping post-folk chamanique”. Par contre cela réduit de beaucoup la portée commerciale mais je m’en fous, je ne fais pas de musique pour vendre des disques. Je fais de la musique parce que vivre c’est créer.

- Qui est votre public ?

- Il faudrait leur demander ! C’est essentiellement le public des cafés-concerts où je joue, un public d’amateurs éclairés ou d’alcooliques curieux.

- Est-il facile de trouver des concerts ? Comment procédez-vous pour en trouver ?

- Ce n’est pas difficile pour moi de trouver des dates dans les cafés-concerts parce que je propose des chansons en français et que je joue seul. Pour ce qui concerne les dates dans des salles un peu plus conséquentes ou pour les festivals c’est beaucoup plus difficile d’avoir sa chance. Il faut passer par les associations et relancer, relancer. C’est le côté fastidieux de la musique quand on est autoproduit totalement : on est musicien, programmateur, ingé-son, journaliste, Web -master, parolier, producteur, barman, portier, porteur, réfrigérateur, marcheur, colleur d’affiches, imprimeur et j’ai du oublier pas mal de choses.

- On pense beaucoup à Dyonisos dans le style et la voix, est-ce votre groupe fétiche ?

- J’aime beaucoup leur énergie et le côté féérique de leur univers. Mais on ce n’est pas mon groupe fétiche, je n’ai pas de groupe fétiche. Effectivement ma voix grasse fait penser à celle de Mathias, j’y peux rien ce n’est pas voulu, c’est comme ça que je chante.

- Vous avez commencé comme bassiste dans un groupe de métal progressif avant d’être guitariste pour divers projets rock, qu’est ce qui vous a donné envie de filer seul ?

- L’envie de faire quelque chose bien à soi et d’aller jusqu’au bout de soi-même sur scène comme en studio (j’ai enregistré toutes les pistes du 6 titres dans mon home studio). Cette solitude est nourrie de discussions et de rencontres avec d’autres musiciens mais j’ai eu besoin de me retrouver seul face à moi-même pour comprendre ce que je pouvais faire et ce que je ne pouvais pas faire, pour ne pas chercher à ressembler à qui ou à quoi que ce soit, pour assumer mes influences sont chercher à être comme.

- Et pourquoi se lancer dans un style très intimiste ?

- Sûrement parce que je cherche à reproduire ce qui se passe en live quand je joue devant des spectateurs. Par souci d’honnêteté aussi. Avec mon dernier projet électro No onnA j’utilisais un PC avec Ableton Live, une Boss DR5, et 2 Korg (une BR ER1 et un synthé analo le EA 1) et je me sentais très loin des gens, derrière mes machines, protégé mais prisonnier. Alors j’ai tenté le tout pour le tout et j’ai laissé tomber les machines pour être seul avec une guitare et un clavier.

- Pourriez-vous revenir à un style plus rock ?

- Sans problème. Je pense d’ailleurs à orienter mon travail studio pour mon prochain album avec un batteur. Mais au moins pour moitié les chansons resteront dans cet esprit intimiste et flottant.

- Qu’est ce qui vous pousse aujourd’hui, à créer, à chanter ?

- Le fait de vivre tout simplement. Je ne conçois pas ma vie sans création. Alors pourquoi la musique, je pense que c’est une des formes de création où tu es le plus en “danger”, tu ne peux pas te cacher derrière un livre un fois qu’il est écrit ou derrière un tableau une fois qu’il est fini. Tu dois tout le temps recommencer et même une fois ton disque pressé il est déjà loin de toi. J’adore l’adrénaline avant de monter sur scène, c’est un moment où tu te sens réellement vivant.

- Qu’est ce que tout cela vous apporte ?

- Pas grand chose mais ça me coûte.

- Blague à part ça m’apporte des rencontres intéressantes, ça me permet d’avoir l’impression de vivre pleinement.

- On cite souvent aussi Nosfell, quand on parle de Jean Manitoba, quelles sont vos relations avec lui ?

- J’ai vu Nosfell pour la première fois au théâtre Denis à Hyères en 2004 et ça a été un véritable choc. Ce mec est à la fois techniquement surdoué, possède un univers incroyable et te touche intimement. C’est vraiment mon dernier choc musical, plusieurs années après Kurt Cobain et Tool. J’admire aussi chez lui cette capacité à être plusieurs en utilisant différentes voix, en se dupliquant avec un looper.

- Où peut-on vous voir dans les mois à venir ?

- On peut m’apercevoir sur Lyon où j’ai plusieurs concerts de prévu dans les cafés-concerts lyonnais(le 16 mai au Pep’s café, en juin date à définir au Wiskey-cassoulet-ping-pong), dans les cafés-concerts marseillais ou seynois (le 23 avril au Daméro Café), à la radio (22 avril émission l’oreille qui gratte avec Simon Pégurier).

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 21:30






Interview sur Punksociety :
http://www.punksociety.fr/index.php?page=groupes&groupe=Dezperados















Interview de Damien, guitariste du groupe Dezperados :

- Vous avez une influence très anglo-saxonne, et un nom qui sonne plutôt espagnol. On s'attendrait donc à entendre quelques trompettes. D'où vous est venu ce nom ?

Il nous fallait un nom, julien le chanteur a proposé celui là parmi d'autres, et il nous a plu. On voulait un nom efficace et facile à retenir.... et on a utilisé des cuivres sur une chanson du premier album.
 

- Comment s'est créé le groupe ?
Moi, David (guitare) et Laurent (basse) avions déjà joué ensemble dans un autre groupe quelques années auparavant. Je leur ai proposé de monter autre chose quand mon frère s'est remis à la batterie quelques temps après. Il ne restait plus qu'à trouver un chanteur quand Julien, un pote de lycée, nous a rejoints quelques mois plus tard au chant.
 

- Qui sont les membres du groupe, et quel est votre parcours musical ?
J'ai eu deux groupes avant, dont je ne préfère pas parler avec le recul. David et Laurent m'avaient rejoint dans le deuxième de ces groupes. Quant à Julien et mon frère (qui n'est actuellement plus dans le groupe), c'est leur premier groupe. Depuis Romain nous a rejoint à la batterie, il a quant à lui joué dans pas mal de groupes locaux et a suivi une formation à la Drumtech à Londres pendant un an.

 
- Est ce d'être normand qui vous rapproche de vos influences ?
Je pense que quelque part oui, on est assez proche de l'Angleterre dans la Manche...

 
- Pouvez-vous nous dire où l’on pourra vous voir prochainement en concerts ?
 Nous sommes en train de booker des dates pour une mini tournée avec un autre groupe du coin, et nous avons plusieurs plans perso pour faire la promo de l'album, mais les dates ne sont pas arrêtées.
 

- L'album est t'il un autoproduit ?
Oui totalement, nous n'avons pas eu la chance de recevoir des aides malgré nos demandes.

 
- Comment et où s'est passé l'enregistrement ? Si vous payez tout de votre poche, comment financez-vous tout ça ?
L'enregistrement s'est fait dans la maison du groupe, avec quelques micros et un séquenceur... Et j'ai assuré le mixage. Nous avons tout financé nous même, personnellement et avec l'argent des concerts.
 

- Le groupe est il aujourd'hui votre priorité ?
Oui, totalement.
 

- Un album en 2007, un en 2008, pourquoi aussi peu de temps entre les deux ? Vous êtes très inspirés en ce moment ?
Notre premier album sorti en 2007 résulte d'environ trois ans de composition, et après coup nous avons réalisé que depuis notre musique avait évolué, nous avons donc voulu en sortir un second dans la foulée avec des compositions qui nous correspondraient plus, puisque nous avions d'autres chansons en tête sur le moment.
 

- Aujourd'hui le rock a tendance à prendre une part importante d'électro. Pensez-vous que cela pourrait vous arriver ? Où préférez-vous le son rock classique, guitare, basse, batterie ?
Nous, nous voulons un groupe de musique avant tout, et aimons expérimenter des nouvelles choses à chaque fois, donc oui c'est une éventualité... sur elephantyasis on a une chanson plus funk, une autre blues, une autre folk même si la ligne directrice reste rock. Et nous aimons faire intervenir des instruments extérieurs au schéma guitare-basse-batterie, comme par exemple du piano ou de la flute traversière sur elephantyasis ou des percus et des cuivres sur le premier album.

 
- Vous ne citez parmi vos influences rien de français. Vous n'y trouvez vraiment pas votre compte ?
Qui pourrait y trouver son compte ??? Cela dit on aime bien des groupes comme Noir désir ou les Wampas ou des chanteurs comme Gainsbourg, Mitchell ou Polnareff. Mais d'une manière générale nous trouvons plus intéressant, plus ouvert et plus novateur ce qui se passe en dehors de la France.













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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 09:10




Interview sur Rocknfrance :
http://www.rocknfrance.free.fr/chronique-album.php?id_album=11180



On peut difficilement qualifier leur musique. A l'écoute on ne peux pas non plus deviner d'où ils viennent. A voir de plus près, il s'agit d'un groupe partagé entre la Suisse et la France.

La musique de Wäks est unique. Punk, disco, électro, techno, acid, hardcore, trash, dansante, voix vocodée, c'est tout à la fois, mais très efficace et surtout très innovant à vous déchirer les oreilles. En tout cas Wäks ne risque pas de se retrouver avec une quelconque étiquette, ça c'est sur, et c'est d'ailleurs ce que ses membres recherchent.

Depuis juin, ”Wäskhing Machine” est leur second opus, ils accumulent les scènes et c'est donc avec plaisir que je les ai contacté afin de mieux connaître ce groupe étonnant et futuriste que certains annoncent déjà comme culte.

 

INTERVIEW DE SOPHIE, CHANTEUSE DU GROUPE WÄKS.

 

Qui est à l’origine du groupe ? Ou plutôt, comment s’est formé le groupe ?

Duckk et moi (Soph) on se connait depuis longtemps on a toujours fait de la musique ensemble, lui sample les sons, et moi je compose. On a rencontré Dav par hasard en allant acheter du poisson et il est devenu guitariste. On a joué pendant 2 ans avec cette formation, puis Ben le batteur est arrivé.

 

- Comment avez-vous commencé (chacun de votre côté) la musique ?

On baigne dedans depuis tous petits, parents musiciens, entourage d'artistes, c'était la suite logique.

 

- Quels sont vos influences ?

Ca part dans tous les sens, de Björk à Prodigy, en passant par Senser, Portishead, Rammstein, Punish Yourself, beaucoup d'electro pour Duckk et moi, Ban et Dav sont plus metal, hardcore.

 

- Ce nouvel album est t’il à l’image de ce que vous recherchiez à réaliser ?

On n'a pas cherché à réaliser quelque chose spécialement, on compose les morceaux comme ils viennent et ça donne ce que ça donne, et on est content.

 

- Comment et où s’est passé l’enregistrement ?

Niveau enregistrement on a fait ça entre notre home studio et le Drone Studio à Genève (Studio de Drop, guitariste de Sybreed et MXD). Ensuite Drop a mixé le tout, le mastering a été fait par Naïché au California Sudio.

 

- Qui écrit, qui compose ?

Je compose les morceaux, programme les parties machines, et le chant, ensuite Dav compose la guitare, et Ben la batterie (pour le live).

 

- Qu’est ce que vous attendez de celui-ci ?

Plein de succès et des fans en délire ! En fait on n’attend pas grand chose, on veut juste surtout continuer à faire des concerts un peu partout, parce que la scène c'est vraiment ce qui nous motive le plus.

 

- Est-ce que vous souhaitez être un groupe inclassable en mélangeant la techno au punk…. ?

Effectivement je pense que c'est difficile de classer Wäks dans une case, tant mieux puisqu'on n'aime pas ça, les étiquettes. On fait juste de la musique. On aime la diversité, on écoute plein de choses différentes, il y a du bon dans tout donc pourquoi se cantonner à un style?

 

- Le groupe est français ou suisse ?

Duckk est Suisse, les autres Français mais on vit à la frontière.

 

- Où peut-on vous voir prochainement ? Des concerts en France, sur Paris ?

Ca devient de plus en plus dur de jouer en France quand on est un groupe un peu alternatif, la Suisse au contraire est très ouverte à ce genre de son, donc on joue beaucoup en Suisse, on a maintenant un bon public. On a fait quelques festivals cet été dont le Rock oz'Arènes, Festival de la Cité, Hors Tribu... Et là on prépare la tournée promo de l'album, les dates seront annoncées sur le site.

 

- On sent dans les riffs notamment dans le dernier morceau une influence importante des Bérurier Noir. C’est un groupe important pour vous ?

Dav aime bien, mais pour nous autres, non, pas vraiment…

 

- Qu’est ce que vous écoutez aujourd’hui ?

En ce moment, pas mal de groupes, pas forcément connus, mais qui assurent vraiment comme Bak XIII, Malakwa, Playmates on the Run, Atomic Tabasco...

 

- Genève, ça doit être cool de vivre dans une ville comme ça ? Baignade, lac, montagne….

Oui c'est assez plaisant! On a tous les avantages, et niveau culturel c'est bien aussi.

 

- Trois concerts pour la fête de la musique et pour fêter la sortie de l’album, comment était le public ?

Très chaud ! On a eu un super accueil à chaque fois.

- La pure techno, les David Guetta etc….ça vous intéresse aussi ? Vous vous sentez proche de cette scène là ? Ou vous souhaitez vous imposer comme une alternative avec ce mélange rock et punk ?

 

Attention il y a un fossé entre la pure techno et David Guetta !! La pure techno, celle de Détroit, oui on adore, David Guetta non ce n’est pas notre truc... Oui on se sent proche dans le sens où on en écoute beaucoup, donc ça doit aussi se ressentir dans notre musique.

 

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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 12:41
                                                                                                                                              


Interview sur le G'NER :
http://gner.over-blog.com/article-18380087.html










Leitmotiv est un groupe de rock français créé en 2004.
Influencé par des groupes comme Noir Désir, Eiffel, Radiohead, Placebo ou encore Smashing Pumkins, le groupe sort en 2006 un 6 titres autoproduits qui leur permet de se faire une place sur la scène bordelaise.
Après de nombreux concerts et une participation au concours Pop33, ils viennent de sortir un premier single "Need Somebody".
Ils viennent aussi d'être sélectionnés pour le RTL2 Pop rock tour et seront donc pour cette occasion en concert le 4 avril aux côtés de Nelly olson et ID-FIX à la Médoquine à Talence (33).
C'est donc un album très attendu qu'ils sont entrain de mijoter et Pierre Estenaga, leur chanteur, à bien voulu consacrer un peu de son temps pour nous livrer une interview :

 

 


 
 

            INTERVIEW :

 

 

 

-  Comment est né le groupe Leitmotiv ?  

       De rencontres au fil du temps, certains sont partis, il a fallu les 'remplacer' et puis l'histoire a pris une ampleur plus dense lorsque je rencontre Sam, le guitariste, qui venait lui pour intégrer le groupe mais les autres membres du début de l'histoire sont partis aussi alors il m'a proposé un batteur, qui était celui avec lequel il a le plus joué avec diverses formations, et puis un clavier et on a changé de bassiste en mai 2007, un mec qui avait partagé la même scène que nous un an auparavant et qui nous avait tapé dans l'œil ! Finalement y'a un savoureux mélange, on vient tous d'horizons musicaux différents mais avec une trame commune, le rock et ses inflexions vers tous les genres, on adore presque tous communément radiohead, supergrass, eiffel, joy division, smashing pumpkins, nirvana les classiques!

 

      -  Où en êtes-vous dans l’élaboration de votre prochain album ?Comment fonctionne le groupe en matière de compositions ?


      Et bien on bosse d'arrache pied pour ça, le week end principalement car tout le monde a plus ou moins une activité hebdomadaire!

      On s'enferme tout un week end pendant 20 heures sur deux jours et on fait tourner les idées, ça me permet de mettre enfin à jour tout ce que j'ai gardé pour plus tard, ça permet aussi de 'jamer' un peu pour voir ce qui sort d'un rien, un morceau est né comme ça, j'avais un riff dans la tonalité, c'est devenu un morceau, 10 minutes top chrono! Des fois ça prend 10 heures, 10 semaines, 10 mois, bref la musique est une science à l'exactitude incertaine ou alors chaque morceau a son exactitude et sa logique de vie

 

      - Pouvez-vous nous présenter vos nouvelles compositions, les thèmes qui seront abordés, le          style?


           Ben justement, comme je dis plus haut, chaque morceau a sa logique, sa raison d'etre là ou pas encore tout à fait là, ça va du morceau un peu progressif au morceau rentre dedans avec un passage limite polka, y'a du blues, de la pop bref de tout, on n'aime pas les carcans mais tout se tient car il y'à une patte personnelle qui demeure et englobe cela de façon on l'espère pertinente, on essaye de faire vivre l'idée sous sa meilleure forme, après on n'est sur de rien, le doute fera avancer le reste

      Les thèmes aussi se diversifient, après les errances post adolescentes de l'amour déçu, il y'à peut être une forme d'adoucissement sur certains thèmes, c'est ni tout a fait mal, ni tout a fait bien, la vie n'est pas manichéenne, c'est caboteur, mais sinon y'a aussi un texte en hommage à ceux qui ont connu la guerre civile espagnole qui conduit au thèmes de l'injustice qui peut s'appliquer encore aujourd'hui, finalement les choses ne changent pas tellement, il n'y à que la forme qui change en fonction de l'époque, finalement en disant je parle du sentiment général des textes, constat, analyse et fait de société et une pointe de romantisme la dedans, bordel!

 

         - Comment se passe l'élaboration des morceaux ?


      On mange de la ventrèche et on boit une bonne bière belge! Non sans rire j'arrive avec 95% des idées si on peut quantifier cela comme ça, après c'est soit une rythmique déjà élaborée dans la structure soit pas du tout, soit c'est un riff de guitare à harmoniser, parfois j'ai les idées de patterns parfois rien du tout, parfois ça part de rien, trois fois rien. Finalement la composition c'est un très heureux hasard, je ne sais plus qui disait qu'en fait rien ne se créé, tout existe déjà, il suffit de capter ce qui est dans l'air et tu le joues. Ca donne une dimension un peu mystique mais c'est effectivement ce qui se produit lorsqu'une idée sort, parfois je suis dans les transports en commun et une idée, une ligne de chant, un texte m'envahit l'esprit et se façonne petit à petit, sans aucunes influences particulière ou parfois à la simple vue ou écoute de quelque chose. J'espère ne pas perdre ce fil là mais c'est très bizarre, parfois rien ne sort et à d'autres moments c'est la profusion, encore une preuve évidente de l'absence de rationalité là dedans, à moins de sortir un jour la boite à chansons qui compose les accords qui vont bien mais bon je pense que je me plairais à la détruire pour voir si on peut en faire autre chose

 

         -   Le groupe est bordelais, avec une grosse influence de Noir Désir et Eiffel, y’a til d’autres groupes ou artistes qui vous influences aujourd’hui ?


      Noir Désir, Eiffel... bref oui ça fait partie de la 'mythologie' du groupe mais après voilà les gens sont crampés là dessus, chaque groupe anglais qui sort ne se prend pas les Beatles en critique/plagiat et pourtant... Sinon pour les influences, Radiohead c'est vraiment le groupe à suivre comme modèle, musicalement, artistiquement et dans leur progression, évolution, remise en question, un groupe qui sait capter l'air du temps au moment ou il faut, tac! C’est toujours intelligemment fait, sinon on peut mettre Bloc Party (premier album), muse, coldplay, frantz ferdinand (tiens les beatles!!!), the smashing pumpkins, placebo (premiers albums), mais tout le groupe écoute un tas de truc très différent, pain of salvation, mass hysteria, incubus bref ça va loin et tant mieux!

 

         -  Il y a une grosse dynamique sur Bordeaux en matière de rock avec de nombreux groupes, cela donne une pression importante, mais cela ne permettait il pas au final, de vous dépasser ?


      C'est une dynamique surfaite pour deux raisons, la première étant qu'il n'y à pas de vraies structures vraiment solides pour les groupes, une salle associative, une MJC qui permet de jouer sur BORDEAUX CENTRE, et non aux alentours, tous les groupes se mordent la queue ou se la matent, bref ça manque de cohésion et de liants, de liens entre nous, pour beaucoup chacun fait son truc et ça retombe une fois le bar fermé, et puis Bordeaux ville rock j'y crois plutôt pour le début des années 80 car les groupes estampillés 'Bordeaux Rock' soutenus à mort , faut tendre l'oreille les amis, musicalement c'est parfois du 'rock' mais dans la démarche y'a rien de rock n roll là dedans. Deuxièmement justement parce qu'au contraire il n’y a vraiment que quelques structures qui s'occupent des groupes 'branchés' du moment, qu'on met sur le devant de la scène de façon galvaudée et surfaite, le temps que le soufflet bombe encore, jusqu'à plus soif. Cette génération de groupes clones laissera t'elle une empreinte aussi marquante musicalement que les groupes comme les strychnine, Gamine ou Noir desir ? Je ne crois pas, et si on va par là, Leitmotiv ça fait 4 ans que c'est Bordeaux Rock, mais personne ne nous a appelé, tant mieux, les étiquettes ça gratte dans le dos. De cette vague là les kids bombardos sont vraiment bons, Leisure aussi mais pour moi c'est de la pure pop anglaise et super bien faite au passage.

 

      Du coup ça donne surtout envie de jouer ailleurs pour ne pas étouffer ou se faire étouffer, mais on prend beaucoup de plaisir à jouer dans certains endroits comme le Crossroads, proche de la place pey berland, ou le patron a une politique ouverte et plus en marge de ce qui le fait ou pas, la salle tatry on a pu faire nos armes la bas de façon assez fréquente, salle pro qui était accessible avant aux groupes dont le potentiel plaisait à celui qui s'en occupait à l'époque (salut olivier marot). Il y'à aussi le fiacre qui est un lieu renommé et qui est vraiment dans des progs bien 'underground' mais qui fait aussi venir des vedettes (deportivo, eiffel, victoria tibblin). Apres pour jouer à Bordeaux dans une salle à grande capacité dans un 'festival' ou un plateau de groupes communs, tu loues la salle et tu perds de l'argent... On a joué à St-Etienne, et ben c'est le concert qui nous a le plus rapporté de sous, pour parler bassement matériels... ça fait mal mais St-é les gens sont géniaux, ouverts et on a nos frères la bas, salut les Alec.

 

     

         -  La qualité qui ressort, ne vient elle pas de cela justement ?


      Ben finalement on aime que des groupes en marge de tout ce système qui sévit actuellement, la vraie bonne musique a Bordeaux si je devais faire une compil ce serait : Beautiful Lunar Landscape, Nelly Olson, Metropolis, Olympus Mons, Jahvilostok, In Veins, Subotica et j'en oublie mais voilà ce sont des groupes qui méritent une exposition plus grande mais qui ne l'ont pas ou peu. Et ils sont isolés dans leur art, ils ne sont pas invités dans ce grand bal de famille de groupe Bordeaux rock, c'est dommage, faut ouvrir son cœur, mais surtout ses oreilles et ne pas s'arrêter à une mèche, un slim et un son étriqué


-  Comment expliquez-vous cette dynamique locale justement ? 

       Dynamique locale et localisée sur le même sillon, après y'a toujours des activistes qui donnent encore de leur énergie, mais en ce moment c'est la mort des cafés concerts, le bruit, la droite, Sarkozy, le lisse, plus fumer, plus boire, bref la dynamique locale subit les affres de la brimade générale sur tout ce qui dépasse de trop, pourtant avant ça jouer jusqu'au bout de la nuit, au jimmy etc. y'a une dynamique oui locale oui et trop orientée hélas elle s'explique nationalement par le courant de groupes qui marchent par ce style pseudo vintage retro.

          

       - Avez-vous déjà pris contact avec des maisons de disques, si oui, quels en ont été les retours ?


       Pas encore, on attend encore un peu,Olivier Marot doit voir et nous présenter auprès de Naive et Wagram, on verra bien...

                   

      - Recherchez-vous une maison de disque, pour le prochain album ?


      Pas vraiment, on cherche surtout à le faire distribuer via un réseau, avec Olivier Marot on lance un collectif de groupes qu'il a pu découvrir grâce au concours crée à la salle tatry, Pop33, et il a pu voir et sondé la scène bordelaise indépendante et essayé d'en faire un regroupement. On unit donc nos forces, encore une preuve que les faiblesses sont partout et que tout reste isolé, pour voir si on peut se faire distribuer par des partenaires en fonction de l'endroit ou on va se trouver etc. c'est encore en balbutiement, comme beaucoup de projets de ce genre c'est long à mettre en place

 

         - Avez-vous des concerts de prévus ?


      Pas mal oui, qu'on est allé chercher nous mêmes pour la plupart et via les échanges myspace qui marchent très bien qui nous ont permis de découvrir des groupes partout et qui finalement sont dans la même bassine, bordeaux pas bordeaux Montpellier et autres. On fait la médoquine le 4 avril grâce à RTL2 pop rock tour, le 12 avril à Bouliac proche de bordeaux pour un festival rock montée de toute pièces par O2 radio qui est une des rares structures et radio à s'intéresser à des choses qui ne flirtent pas avec la hype, le 18 avril à mont de Marsan, le 19 à castandet (à coté de mont de Marsan), le 26 avril au crossroads à bordeaux, la suite ici

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 09:59


 

Interview du groupe El Royce pour la sortie d'un album entre punk et hard rock, influencé par des groupes comme AC/DC et Motorhead.

Encore un groupe français qui dépote !

http://www.punksociety.fr/index.php?page=groupes&groupe=El%20Royce








- Ce nom El Royce, ça fait quand même penser à une certaine marque. Est-ce pour vous démarquer justement, et avoir une marque de qualité ?

Ah, ah. Tu veux sûrement parler de la marque Bentley ? Non, franchement le nom n'a rien à voir avec les bagnoles. L'histoire est un peu longue, mais je peux te la raconter... Pour faire court, au début du groupe en 2002, on avait un nom un peu compliqué qui disons, ne nous facilitait pas la tâche. Rapidement, on s'est dit qu'il fallait corriger le tir. Bref, après un an d'activité et quelques concerts, il était devenu clair qu'il fallait en changer. Et là, c'est le drame... C'était vraiment pas simple. D'autant, que sur ce coup là, fallait pas se gourer. On n’allait pas changer de nom tous les ans... En décembre 2003, Laurent Charliot a sorti "La Fabuleuse Histoire du Rock Nantais". Une encyclopédie de plusieurs kilos qui présente plus de 40 ans de groupes d'ici. Au début des années 90, avec Steff (notre bassiste) on jouait dans un groupe genre Hard Rock Glam appelé "Chears". Quand le bouquin est sorti, tout le monde s'est bien foutu de ma gueule (photo à l'appui). Bon, déjà le look c'était une chose, mais en plus l'auteur a fait une coquille de copier coller. A l'époque dans le style, c'était cool de se bombarder avec des noms de scène bien ronflants. Voilà comment j'ai écopé pour la postérité du nom de scène d'un autre musicien : "Royce". Pendant plusieurs semaines, je suis devenu "Royce", puis "Le Royce" et enfin "El Royce". En attendant, on n’avait toujours pas de nouveau nom de groupe et en plus, on avait la pression du type de l'orga du concert suivant pour qu'il puisse faire sa com. Je crois que Yann a suggéré que comme on cherchait un truc perso, qui n'aurait pas risqué d'être déjà pris "EL ROYCE" c'était pas plus con qu'autre chose. Voilà toute l'histoire.


- Pouvez-vous nous faire un bref historique du groupe et vous présenter ? Pour notamment mieux connaître la carrosserie du groupe.

Aujourd'hui, EL ROYCE c'est Steff à la basse & voix, Yann à la batterie & voix, Richard au chant & guitare. Quand l'histoire à démarré en 2002, je connaissais notre premier guitariste depuis pas mal d'années (on avait joué ensemble dans un autre groupe "Divine Furia" avec également Steff). L'idée c'était de monter un groupe sans se prendre la tête, donc en trio. J'ai décidé de prendre la basse. On a rencontré Yann suite à une petite annonce passée sur internet. C'est un clermontois d'origine, qui a voyagé dans le pacifique, puis s'est installé à Londres pendant quelques années (il a tourné là-bas et en Europe avec un groupe d'indie rock genre Mogwai) avant de revenir en France via Paris, puis pour finalement atterrir à Nantes. En 2005, notre guitariste est parti. On s'est donc mis en quête d'un nouveau troisième larron. En mai, notre vieux pote Micka des Dolly est malheureusement décédé. On s'est retrouvé avec Steff à la sépulture (ils avaient fait leur premier groupe ensemble). On a causé musique. Je lui ai dit qu'on cherchait un nouveau membre. Il a mis le temps à se décider, mais finalement l'info n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Malheureusement, nos dates de studio étant calées pour l'enregistrement de l’EP, il était trop tard pour qu'il puisse y participer. On a donc tout enregistré à deux. Dès septembre, on s'est attaqué au mixage tous ensemble. J'ai repris officiellement la guitare. Puis on s'est mis au boulot au local. On a décidé de sabrer une grosse partie de l'ancien set. On a créé du neuf dans la suite de l’EP, puis on est parti sur les routes défendre le disque dès sa sortie en avril 2006. Et ça continue encore... Grosso modo, ça fait plus ou moins 20 ans qu'on joue dans des groupes.


- Quand a été enregistré ce nouvel album, et quand est prévue la date officielle de sortie ?

On a enregistré entre novembre et décembre 2007 au studio Audiocapsule dans le Pays Nantais, avec Chris Hoggomat aux commandes. On avait déjà bossé sur le EP ensemble, en toute logique on a voulu faire l'album avec lui. Le mix a été réalisé entre fin décembre et janvier. Il n'y a pas pour l'instant de date de sortie officielle. Disons qu'à l'automne prochain serait une échéance souhaitable.


- L'album est t'il un autoproduit ?

Nous sommes indépendants à 200%. Tout passe par notre structure de prod associative (Novatrax). Il est évident qu'avec l'appui d'un label extérieur, le skeud aurait pu sortir bien avant. De l'enregistrement au produit final, on grappille chaque centime pour pouvoir passer d'une étape à l'autre. Aujourd'hui c'est le master, demain ça sera la fabrication. Après demain la distribution.


- Est-ce une volonté d'indépendance de votre part ?

Franchement, regarde comment fonctionne l'industrie du disque en France aujourd'hui... Sorti des chanteurs jetables de la télé-réalité et des fils ou filles de, point de salut. Y'a plein de groupes qui ont vraiment la classe en France. Des parcours admirables, comme Les Thugs ou Burning Heads. Le problème c'est qu’en dehors du circuit indé, personne ne les connaît. Les gros labels indépendants sont de plus en plus rares et optent souvent pour le même credo que les multinationales : zéro risque et retour sur investissement maximum. Etre indépendant, ce n'est pas du snobisme, c'est juste la seule façon d'avancer. On est bien loin de l'époque où un Boucherie Production pouvait découvrir une Mano Negra avant de les revendre à Virgin à prix d'or et pouvoir produire plein d'autres groupes derrière. Actuellement, on se pose plein de questions concernant la façon dont on va commercialiser le disque.


- Peut-on dire que cet album est votre véritable premier album après quelques démos dont un live 5 titres ?

Perso, j'aime beaucoup les formats courts. C'est vite mis en boite. On peut sortir des disques plus rapidement. Mais la crédibilité passe par la case album... Notre première démo, on l'a enregistrée au local avec les moyens du bord. 8 titres, c'était presque un album. En fait, ça faisait 5 mois que le groupe existait, y'avait tous les titres de notre répertoire. C'était censé être une démo de travail juste pour nous. Malgré une prod un peu "garage" on s'en servait pour chercher et trouver des concerts. On avait jamais joué sur scène ensemble, au niveau énergie c'était un peu gentillet. Rapidement, c'est devenu plus trop représentatif de ce que le groupe générait en live. Suite à un festival d'été en 2004, on a pu récupérer des bandes live pas trop moches et c'est tombé à pic. Le son est assez brut, mais c'était déjà plus fidèle à la réalité. Donc, c'était notre seconde démo, histoire de patienter et de rassembler assez de sous pour aller dans un studio digne de ce nom. Initialement en 2005 on devait enregistrer un long format. Mais comme notre guitariste est parti et qu'on ne savait pas de quoi l'avenir serait fait, on s'est concentré sur un quatre titres. Avec cet album, c'est un peu comme si dans l'esprit on avait compilé plusieurs maxis. Ce sont les pièces maîtresses de ce qu'on a écrit avec ce line-up.


- Dans une précédente démo, y'avait un titre en français, là rien ! Tout en anglais, pourquoi ?

Notre EP 4 titres était un disque de transition. On n’a rien contre la langue de Molière, mais objectivement le groupe sonne mieux en anglais. En tout cas, c'est une question importante. Franchement il n'y a rien de plus absurde que les quottas de "musique d'expression française". C'est comme si dans les musées nationaux on affichait n'importe quelle croûte, sous prétexte quelle est peinte avec du blanc, du bleu et du rouge. Si l'exception culturelle française c'est Lorie ou Christophe Maé, bah on est mal barrés ! Et pourtant il y a dire sur la diversité culturelle... Il vaudrait mieux de la discrimination positive à l'égard des minorités musicales. Comme par exemple, obliger les diffuseurs à passer au moins 30% d'autoprod et/ou de labels indés sans relations avec des majors. Chacun doit pouvoir s'exprimer, quelle que soit la langue utilisée. Vous l'aurez compris, en 2012, votez EL ROYCE !


- Des villes comme Bordeaux ou Rennes sont connues pour leur dynamisme en matière de rock. Nantes est elle dynamique culturellement ?

Il y a beaucoup de groupes à Nantes. Presque toutes les communes ont leurs studios de répétitions. On est pour ainsi dire en pointe en ce qui concerne l'accompagnement d'artistes. Hors cela, c'est difficile de jouer dans des petits lieux dès lors qu'on a une batterie qui cogne et de gros amplis. Nantes n'est pas une ville rock, comme le sont Rennes, Angers ou Bordeaux. D'une manière générale, je crois que c'est difficile un peu partout pour les petits lieux de diffusion. Il y a une pression administrative et répressive assez lourde.


- Enregistrer un album, composé, est ce toute votre vie ?

Nous sommes 3 types normaux. 3 citoyens modèle, 3 contribuables dévoués, 3 employés du mois, 3 bons pères de famille... Ne pas vivre de la musique ça pourrait être une fatalité, en fait c'est une chance. Nous ne sommes guidés que par nos envies, sans avoir à faire de choix orientés par l'économique. Maintenant, j'imagine mal une vie sans musique.


- Où peut-on vous voir en concerts ? Y'a-t-il des grosses dates à venir, dans des salles mythiques ?

Toutes les infos se trouvent sur notre site web ou notre page myspace. Après une petite pause estivale, on retrouvera le chemin des concerts dès fin août. On joue essentiellement en bar ou dans des clubs concerts. On n’a pas de giga date pour l'instant à t'annoncer, mais qui sait...


- Vous avez une grosse influence rock. Avez-vous des modèles dans le rock de chez nous et des influences autres que rock ?

J'aime beaucoup Bach, mais je ne crois pas que ça compte ici... Sinon, on se sent assez proches dans l'idée des groupes genre Unco, Dead Pop Club, Second Rate, Homeboys et consorts. On n’a jamais joué avec eux, mais on a un gros faible pour les Flying Donuts, parce que comme nous, c'est un trio. En fait, y'a plein de groupes super en France. Nos potes nantais de HellsCrack ou les toulonnais de P-Troll, c'est de la bombe !


- Le top serait il de faire la première partie de Motorhead ?

Bah d'abord, faudrait se laisser pousser les nichons et la crinière blonde... Parce que Papy Lemmy son kif c'est la petite chatte rock'n'roll (depuis les Girlschool, jusqu'aux Crucified Barbara qu'on a vu et qui sont tip top ou les sympathiques Tommy's avec qui on a joué). Sinon, notre bassiste Steff a eu l'occasion de passer une soirée avec Phil Campbell, c'est un type tout ce qu'il y a de sympa (voir photo).


- Ce groupe semble être votre modèle, dites nous pourquoi ?

Déjà Motorhead, c'est respect maximum pour le parcours. Même si la version française est (aux dires de certains) assez moyenne, il faut absolument lire la bio de Lemmy, c'est incroyable. Y'a un consensus inébranlable autour de sa personne. Motorhead c'est zéro concession, la fuck off attitude à son meilleur et sans avoir le melon. C'est dingue qu’à soixante balais ce type soit encore debout à enchaîner les dates et foutre la trouille à tout un tas de monde. C'est LE PATRON. C'est l'icône ultime du rock prolétaire. Born to lose, Live to win. On est tous un peu les fils spirituels (spiritueux?) de Lemmy. Franchement, ce groupe est l'un de mes préférés (avec AC/DC époque Bon Scott). A part la formule trio, je ne crois pas qu'on puisse être musicalement totalement comparés à eux. On est de trop gentils garçons...


- Où puisez-vous vos influences ?

Houlala. On est tombé dedans quand on était petits, impossible de citer tout le monde. Pour simplifier, on a démarré gamins par écouter par des trucs plutôt Classic Rock et Hard Rock (AC/DC, Purple, Maiden, Van Halen, Motorhead, Rose Tattoo, Metallica...) puis avec l'age chacun a pu s'ouvrir à d'autres trucs. Sinon, y'a vraiment un groupe qui nous a tous assez marqués c'est Faith No More. Pendant l'enregistrement, avec Chris notre ingé son, il était fortement question de Danko Jones et de Turbonegro. De toute façon, je crois qu'on est assez grand (ou assez malins) pour digérer tout ça. Sur l'album y'a plein de petits clins d'oeil, pour qui sait les entendre. Au fond, ce qui nous guide c'est notre son. En répète, on balance un truc et il faut qu'on ait physiquement la sensation que ça sonne, sinon c'est mort. Et puis en trio, les combinaisons sont assez vite vues. Je crois qu'on se situe dans une nébuleuse entre les Ramones, Motorhead, Motley Crue et At The Drive In. Le Punk sans les chiens, le Hard Rock sans le moule-burnes qui donne la voix de castra, l'Emo sans la mèche, ni le futal slim.







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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 22:48
                                                                      
 
Interview sur Punksociety :
http://www.punksociety.fr/index.php?page=groupes&groupe=Aken









Aken est un groupe rock formé de Philippe à la guitare, Ka au chant, Bernahrd à la basse, un autre Philippe à la batterie et Lino à la guitare.
Pourquoi vous présenter Aken ? Tout simplement parce que ce sont de superbes musiciens accompagnés d’une superbe chanteuse. La voix est en effet superbe. Pour une fois qu’on a une vraie voix de rockeuse, pourquoi s’en priver ! Souvent le rock au féminin vire aux rock plutôt niais et là ce n’est pas le cas, c’est Ka (hihihi…….) ! Leurs influences tournent pas mal du côté du rock et hard rock année 70-80.
Les textes sont très bien écrits et exclusivement en français. Vous pouvez les retrouver sur leur site et sur info groupe.
http://www.info-groupe.com/aken/
http://www.aken-rock.com/
Le seul problème à l’écoute du dernier album sorti en 2007, c’est qu’on a tendance à monter le son. On y découvre alors les très belles harmonies, les superbes riffs de guitares et des solos très bien montés.
Ils préparent un album pour juin 2008 qui s’annonce tout aussi superbe que 2222 2222 et nous offrent une interview.

- Comment s’est créé Aken et comment vous êtes-vous rencontré ?

KA : Pour moi , j'ai répondu à une annonce
PHIL : On jouait ensemble avec Lino et mon frère il y a longtemps, on faisait beaucoup de reprises rock classiques. Ca nous démangeait de reprendre, et d’exploiter le potentiel créatif énorme de Lino !


- Vos influences tournent autour du rock / Hard rock année 70-80, n’est ce pas frustrant de faire une musique qui est hors mode, et pourtant très intéressante, de par la qualité du son et du jeu ?

KA : Ce n'est frustrant que lorsque l'on cherche à se calquer sur ce qui marche aujourd'hui (en période de grande remise en questions!) car pour ma part j'aime être NOUS!!!! Lorsqu'on nous juge froidement sur des critères actuels alors que nous ne le sommes pas vraiment. C'est ça aussi Aken...
PHIL : J’ai la faiblesse de penser qu’on est pas les seuls ringards à aimer ce style de musique. Et tout étant un éternel recommencement, on sera peut-être en avance lorsque la roue tournera ! Et depuis que je sais que des copines de ma fille de 12 ans sont fans d’AKEN, je garde espoir !


- De par vos influences Etes vous nés trop tard ? Pensez vous que Aken aurait connu plus de succès dans les années 80 ?

KA : C'est moi la plus jeune et je ne pense pas être née trop tard, certes certaines rencontres, possibles alors, m'auraient fait tripper!!!! Snifff!!! Je pense que si l'on reste vrai il peut y avoir un public pour notre musique "ici et maintenant" quand au succès dans les années 80 tout espoir est permis, en rêve!!
PHIL : On aurait été foutus de jouer du rock 60 et d’être quand même out of mode !...


Ka, d’où vous vient cette voix rageuse ?

KA : Je crois que j'interprète et joue nos chansons, (plus que je les chante parfois- lol- même si j'aime aussi juste chanter du beau), j'essaie d'être le plus proche du sens des textes. Je me vois mal chanter d'une voix légère des mots difficiles ou des phrases comme " joie violette qui t'oblige à la vie" qui parle de bleus laissés sur un corps.


- Comment s’est passé l’élaboration de l’album 222 2222 ?

KA : Un grand plaisir!
PHIL : Avec le peu de temps et de moyens qu’on avait décidé d’y consacrer ! L’objectif étant d’avoir une pré-prod suffisamment propre pour être exploitée.


- Pourquoi un tel nom : 2222 2222 ?

KA : C'était la deuxième fois qu'on enregistrait ensemble et nous étions quatre pour cet album. Je trouve aussi cet alignement très musical: comme deux mesures, très rock, droites et efficaces!! Puis j'aime assez l'idée d'une suite de chiffres qui pourrait rester dans l'avenir d'Aken comme un concept!! ;)
PHIL : Ka a souvent tendance à tout conceptualiser …


- Les textes sont assez engagés sur cet album. L’actualité est elle une source d’inspiration ?

KA : Bien sur, bien que je trouve qu'elle ne change pas vraiment... quoi qu’en ce moment, quand même!!! lol En tout cas, il y a tant à dire, c'est dommageable mais c'est aussi source d'espoir que de pouvoir et vouloir s'en inspirer et en parler. Ca prouve une chose, notre monde nous intéresse, non?


- Que vous inspire l’actualité présente ?

KA : Beaucoup de choses, y a des chances pour qu'un texte éclose prochainement: un trader traqué ???
PHIL : Il est grand temps de chanter la tolérance et l’amour de son prochain …

- Quels sont les groupes ou artistes que vous écoutés aujourd’hui ?

KA : Très divers, des jeunes et des moins jeunes: Porcupine Tree, The Kills, Gold Frapp (pour ne citer qu'eux), des classiques toujours... Motley Crüe, New Order (pour ne citer qu'eux, encore), et du neuf... des groupes d'amis!!!
PHIL : Des vieux de la vieille bien sur ! Ceux qui m’ont inoculé le virus et qui meurent peu à peu … Mais que des groupes à guitares !


- Les guitares sont bien présentes avec de superbes riffs et de superbes solos, la chanteuse est formidable. Que pourrait on vous reprocher ?

KA : Tout et rien! Lol
PHIL : Ce qu’on nous reproche aujourd’hui, à savoir manquer un peu d’efficacité en complémentarisant trop les guitares, et en se fermant une écoute plus grand public, en manquant de refrains plus mélodiques et accrocheurs … En tous cas, on ne peut pas nous reprocher de ne pas faire du AKEN.


- Si on disait que Aken est une version de Trust avec une voix féminine, que répondriez vous ?

KA : Flattée, je suis...C'est un énorme groupe et nier ça c'est comme affirmer que le soleil est une étoile quelconque…
PHIL : Nos textes sont moins engagés et plus poétiques. Musicalement je n’ai jamais senti l’influence TRUST chez AKEN, et on va s’en éloigner encore davantage sur le prochain enregistrement. Finalement on a du mal à se trouver une réelle filiation.


- Trouvez-vous facilement des concerts ?

KA : Plutôt, enfin quand on cherche!
PHIL : Des concerts gratos où on doit même payer nos bières, oui on arrive à en trouver quelques-uns. On a fait de bonnes salles, mais dans des contextes à public limité. On souffre de notre image « groupe de hard des années 80 ». Mais ça ne correspond pas à la réalité d’AKEN !


- Comment est distribué votre album ?

KA : A la mano... quoique parfois par la poste!!!
PHIL : Au fait, KA, le resto de mon bled en a vendu 2 !...

- Et comment sera distribué le prochain ?

KA : Je sèche...Pareil peut-être?!
PHIL : Largage par hélico


- Vous êtes déjà en phase de création pour sortir un album courant juin. Pourquoi sortir 2 albums à des dates aussi rapprochées ?

KA : Nous avons un nouveau batteur, nous voulons qu'il puisse participer aux compos et puis franchement c'est tellement bon de créer! A vrai dire, un troisième pourrait suivre très rapidement car on a une arme sécrète: un guitariste fou, un puits à riff...;) de plus chacun s'y met, enfin d'apporter des couleurs un peu différentes.
PHIL : Nous avons tellement de pistes à explorer, que lorsque t’écoutes le CD d’AKEN, il est déjà périmé. Notre nouveau batteur Fif est super, il est important qu’on sorte rapidement une galette ensemble. Quant à Lino, il est incroyable, en plus d’ être un mec génial, il pond un morceau par jour !


- Quels seront les thèmes abordés sur ce prochain opus ? Et quelles sont vos attentes par rapport à celui-ci ?

KA : Pour ma part, explorer d'autres façons de chanter et d'interpréter (peut être + ambiance, mélanger les styles, à voir!) mais surtout affiner ce qui est nous, creuser plus profond vers notre style, en étant le plus honnête possible.
PHIL : Faire le mieux possible et se faire plaisir. On adore la scène, j’espère qu’un de nos morceaux finira par plaire à quelqu’un d’influent, qu’on puisse faire de grosses scènes, faire de belles premières parties, tourner !


- Comment se passe cette phase de création et d’enregistrement ?

KA : C'est parfois compliqué, nous sommes tous très enthousiastes et émanant d'univers presque opposés mais quand au final ça sonne, ça vaut le coup!
PHIL : Des fois je hais la démocratie participative. Le compromis sans compromission est un art délicat que je ne maîtrise malheureusement qu’à moitié !... La structure des morceaux est là, reste plus qu’à les arranger pour que chacun ait l’impression de jouer le tube du siècle !...

Vous avez joué en Allemagne en mai comment était l’accueil du public allemand ?

KA : Génial... très à l'écoute et beaucoup sont venus me voir afin d'avoir les paroles (car elles sont uniquement écrites en français). Je les trouve très rock.
PHIL : Faut dire qu’on avait un super traducteur avec notre bassiste, et qu’on avait emmené avec nous des litres et des litres de vin de Bordeaux … je crois qu’ils ont tout bu


- Dans « Gloire au Fric » septième extrait de l’album 2222 2222, vous chantez : « vraiment nous n’avons pas le même dieu ». Quel est votre Dieu ?

KA : Si seulement je le savais! En tous cas, ce n'est pas le Dieu du fric, du boursicotage, et de l'évaluation de la valeur des hommes sur le montant de leur compte en banque!!!
PHIL : Celui qui me pousse à faire de la scène et à jouer encore et toujours.


- Qu’est ce qui vous pousse à faire de la Scène et à créer encore et toujours ?

KA : J'aime être sur scène!

- Le style du nouvel album sera-t-il dans le même que le précédent ?

KA : Ca reste encore à définir.
PHIL : Les influences tendront plus de KING X que de TRUST, mais les changements les plus flagrants seront dans les cordes de KA.


- Avez-vous des concerts de prévus ?

KA : Oui, en mai je crois. En tout cas, une fois la partie création passée, nous reprendrons les recherches pour des concerts, peut-être dans votre région?!!! ça me plairait bien!
PHIL : On préfère prendre le temps de travailler avant de rechercher des dates.


- Qu’est ce qui serait le top pour Aken dans les jours à venir ?

KA : Des surprises!! ...Agréables j'entends !
PHIL : Que la musique d’AKEN ne soit pas le plus petit dénominateur commun de chacun d’entre nous, mais qu’elle en soit la quintessence.


- Avez-vous un message à faire passer pour les lecteurs de Punksociety ?
KA : A bientôt, dans votre région, sur vos ondes ... Bref, à bientôt!!!!!!!!!!!
PHIL : Venez sur notre site www.aken-rock.com et laissez nous des messages, qu’on garde le contact !
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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 22:55
                                        
 












Aken est un groupe rock formé de Philippe à la guitare, Ka au chant, Bernahrd à la basse, un autre Philippe à la batterie et Lino à la guitare.
Pourquoi vous présenter Aken ? Tout simplement parce que ce sont de superbes musiciens accompagnés d’une superbe chanteuse. La voix est en effet superbe. Pour une fois qu’on a une vraie voix de rockeuse, pourquoi s’en priver ! Souvent le rock au féminin vire aux rock plutôt niais et là ce n’est pas le cas, c’est Ka (hihihi…….) ! Leurs influences tournent pas mal du côté du rock et hard rock année 70-80.
Les textes sont très bien écrits et exclusivement en français. Vous pouvez les retrouver sur leur site et sur info groupe.
http://www.info-groupe.com/aken/
http://www.aken-rock.com/
Le seul problème à l’écoute du dernier album sorti en 2007, c’est qu’on a tendance à monter le son. On y découvre alors les très belles harmonies, les superbes riffs de guitares et des solos très bien montés.
Ils préparent un album pour juin 2008 qui s’annonce tout aussi superbe que 2222 2222 et nous offrent une interview.

Comment s’est créé Aken et comment vous êtes-vous rencontré ?
KA :
Pour moi , j'ai répondu à une annonce
PHIL : On jouait ensemble avec Lino et mon frère il y a longtemps, on faisait beaucoup de reprises rock classiques. Ca nous démangeait de reprendre, et d’exploiter le potentiel créatif énorme de Lino !

Vos influences tournent autour du rock / Hard rock année 70-80, n’est ce pas frustrant de faire une musique qui est hors mode, et pourtant très intéressante, de par la qualité du son et du jeu ?
KA : Ce n'est frustrant que lorsque l'on cherche à se calquer sur ce qui marche aujourd'hui (en période de grande remise en questions!) car pour ma part j'aime être NOUS!!!! Lorsqu'on nous juge froidement sur des critères actuels alors que nous ne le sommes pas vraiment. C'est ça aussi Aken...
PHIL : J’ai la faiblesse de penser qu’on est pas les seuls ringards à aimer ce style de musique. Et tout étant un éternel recommencement, on sera peut-être en avance lorsque la roue tournera ! Et depuis que je sais que des copines de ma fille de 12 ans sont fans d’AKEN, je garde espoir !

De par vos influences Etes vous nés trop tard ? Pensez vous que Aken aurait connu plus de succès dans les années 80 ?
KA : C'est moi la plus jeune et je ne pense pas être née trop tard, certes certaines rencontres, possibles alors, m'auraient fait tripper!!!! Snifff!!! Je pense que si l'on reste vrai il peut y avoir un public pour notre musique "ici et maintenant" quand au succès dans les années 80 tout espoir est permis, en rêve !!
PHIL : On aurait été foutus de jouer du rock 60 et d’être quand même out of mode !...

Ka, d’où vous vient cette voix rageuse ?
KA : Je crois que j'interprète et joue nos chansons, (plus que je les chante parfois- lol- même si j'aime aussi juste chanter du beau), j'essaie d'être le plus proche du sens des textes. Je me vois mal chanter d'une voix légère des mots difficiles ou des phrases comme " joie violette qui t'oblige à la vie" qui parle de bleus laissés sur un corps.

Comment s’est passé l’élaboration de l’album 222 2222 ?
KA : Un grand plaisir !
PHIL : Avec le peu de temps et de moyens qu’on avait décidé d’y consacrer ! L’objectif étant d’avoir une pré-prod suffisamment propre pour être exploitée.

Pourquoi un tel nom : 2222 2222 ?
KA : C'était la deuxième fois qu'on enregistrait ensemble et nous étions quatre pour cet album. Je trouve aussi cet alignement très musical: comme deux mesures, très rock, droites et efficaces!! Puis j'aime assez l'idée d'une suite de chiffres qui pourrait rester dans l'avenir d'Aken comme un concept!! ;)
PHIL : Ka a souvent tendance à tout conceptualiser …

Les textes sont assez engagés sur cet album. L’actualité est elle une source d’inspiration ?
KA : Bien sur, bien que je trouve qu'elle ne change pas vraiment... quoi qu’en ce moment, quand même!!! lol En tout cas, il y a tant à dire, c'est dommageable mais c'est aussi source d'espoir que de pouvoir et vouloir s'en inspirer et en parler. Ca prouve une chose, notre monde nous intéresse, non?

Que vous inspire l’actualité présente ?
KA : Beaucoup de choses, y a des chances pour qu'un texte éclose prochainement: un trader traqué ???
PHIL : Il est grand temps de chanter la tolérance et l’amour de son prochain …

Quels sont les groupes ou artistes que vous écoutés aujourd’hui ?
KA : Très divers, des jeunes et des moins jeunes: Porcupine Tree, The Kills, Gold Frapp (pour ne citer qu'eux), des classiques toujours... Motley Crüe, New Order (pour ne citer qu'eux, encore), et du neuf... des groupes d'amis!!!
PHIL : Des vieux de la vieille bien sur ! Ceux qui m’ont inoculé le virus et qui meurent peu à peu … Mais que des groupes à guitares !

Les guitares sont bien présentes avec de superbes riffs et de superbes solos, la chanteuse est formidable. Que pourrait on vous reprocher ?
KA : Tout et rien ! (rires)
PHIL : Ce qu’on nous reproche aujourd’hui, à savoir manquer un peu d’efficacité en complémentarisant trop les guitares, et en se fermant une écoute plus grand public, en manquant de refrains plus mélodiques et accrocheurs … En tous cas, on ne peut pas nous reprocher de ne pas faire du AKEN.

Si on disait que Aken est une version de Trust avec une voix féminine, que répondriez vous ?
KA : Flattée, je suis...C'est un énorme groupe et nier ça c'est comme affirmer que le soleil est une étoile quelconque…
PHIL : Nos textes sont moins engagés et plus poétiques. Musicalement je n’ai jamais senti l’influence TRUST chez AKEN, et on va s’en éloigner encore davantage sur le prochain enregistrement. Finalement on a du mal à se trouver une réelle filiation.

Trouvez-vous facilement des concerts ?
KA : Plutôt, enfin quand on cherche!
PHIL : Des concerts gratos où on doit même payer nos bières, oui on arrive à en trouver quelques-uns. On a fait de bonnes salles, mais dans des contextes à public limité. On souffre de notre image « groupe de hard des années 80 ». Mais ça ne correspond pas à la réalité d’AKEN !

Comment est distribué votre album ?
KA :
A la mano... quoique parfois par la poste!!!
PHIL : Au fait, KA, le resto de mon bled en a vendu 2 !...

Et comment sera distribué le prochain ?
KA : Je sèche...Pareil peut-être?!
PHIL : Largage par hélico

Vous êtes déjà en phase de création pour sortir un album courant juin. Pourquoi sortir 2 albums à des dates aussi rapprochées ?
KA : Nous avons un nouveau batteur, nous voulons qu'il puisse participer aux compos et puis franchement c'est tellement bon de créer! A vrai dire, un troisième pourrait suivre très rapidement car on a une arme sécrète: un guitariste fou, un puits à riff...;) de plus chacun s'y met, enfin d'apporter des couleurs un peu différentes.
PHIL : Nous avons tellement de pistes à explorer, que lorsque t’écoutes le CD d’AKEN, il est déjà périmé. Notre nouveau batteur Fif est super, il est important qu’on sorte rapidement une galette ensemble. Quant à Lino, il est incroyable, en plus d’ être un mec génial, il pond un morceau par jour !

Quels seront les thèmes abordés sur ce prochain opus ? Et quelles sont vos attentes par rapport à celui-ci ?
KA : Pour ma part, explorer d'autres façons de chanter et d'interpréter (peut être + ambiance, mélanger les styles, à voir!) mais surtout affiner ce qui est nous, creuser plus profond vers notre style, en étant le plus honnête possible.
PHIL : Faire le mieux possible et se faire plaisir. On adore la scène, j’espère qu’un de nos morceaux finira par plaire à quelqu’un d’influent, qu’on puisse faire de grosses scènes, faire de belles premières parties, tourner !

Comment se passe cette phase de création et d’enregistrement ?
KA : C'est parfois compliqué, nous sommes tous très enthousiastes et émanant d'univers presque opposés mais quand au final ça sonne, ça vaut le coup!
PHIL : Des fois je hais la démocratie participative. Le compromis sans compromission est un art délicat que je ne maîtrise malheureusement qu’à moitié !... La structure des morceaux est là, reste plus qu’à les arranger pour que chacun ait l’impression de jouer le tube du siècle !...

Vous avez joué en Allemagne en mai comment était l’accueil du public allemand ?
KA : Génial... très à l'écoute et beaucoup sont venus me voir afin d'avoir les paroles (car elles sont uniquement écrites en français). Je les trouve très rock.
PHIL : Faut dire qu’on avait un super traducteur avec notre bassiste, et qu’on avait emmené avec nous des litres et des litres de vin de Bordeaux … je crois qu’ils ont tout bu

Dans « Gloire au Fric » septième extrait de l’album 2222 2222, vous chantez : « vraiment nous n’avons pas le même dieu ». Quel est votre Dieu ?
KA : Si seulement je le savais! En tous cas, ce n'est pas le Dieu du fric, du boursicotage, et de l'évaluation de la valeur des hommes sur le montant de leur compte en banque!!!
PHIL : Celui qui me pousse à faire de la scène et à jouer encore et toujours.

Qu’est ce qui vous pousse à faire de la Scène et à créer encore et toujours ?
KA : J'aime être sur scène!

Le style du nouvel album sera-t-il dans le même que le précédent ?
KA : Ca reste encore à définir.
PHIL : Les influences tendront plus de KING X que de TRUST, mais les changements les plus flagrants seront dans les cordes de KA.

Avez-vous des concerts de prévus ?
KA : Oui, en mai je crois. En tout cas, une fois la partie création passée, nous reprendrons les recherches pour des concerts, peut-être dans votre région?!!! ça me plairait bien!
PHIL : On préfère prendre le temps de travailler avant de rechercher des dates.

Qu’est ce qui serait le top pour Aken dans les jours à venir ?
KA : Des surprises!! ...Agréables j'entends !
PHIL : Que la musique d’AKEN ne soit pas le plus petit dénominateur commun de chacun d’entre nous, mais qu’elle en soit la quintessence.

Avez-vous un message à faire passer pour les lecteurs de Punksociety ?
KA :
A bientôt, dans votre région, sur vos ondes ... Bref, à bientôt!!!!!!!!!!!
PHIL : Venez sur notre site www.aken-rock.com et laissez nous des messages, qu’on
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  • : CONTRE CULTURE INFO
  • : Après avoir été Directeur d'antenne adjoint sur NOIZY RADIO et animateur de l'émission CONTRE CULTURE diffusée chaque semaine sur : NOIZY, ZERADIO, ROCKONE, ROCK EN FOLIE, Equinoxe Namur, R2M, Clin d'Oeil FM, c'est désormais sur la MARCHE que j'écris avec le site https://culturemarche.com/
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