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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 21:08
Voilà la deuxième interview du groupe Ombre Rouge sur Contre Culture Info, interview visible aussi sur Rocknfrance :
http://www.rocknfrance.com/interview-ombre-rouge-f11429.php







"ombre rouge by Toums©2009"




A l'heure de cette interview Ombre Rouge est N° 1 au Top Album sur Rocknfrance. Sébastien Potet, leader, chanteur et auteur du groupe, a bien voulut répondre à ces questions pour mieux connaître cette formation prometteuse.


Ombre Rouge cartonne depuis le début du mois de septembre en tête de Rocknfrance. Comment expliquez-vous ce phénomène ?


Sébastien : La curiosité des internautes suite à une impulsion que nous avons nous-même donné via nos blogs, histoire de voir.... Nous nous réjouissons bien sûr de voir qu'il y a un public derrière nous prêt à nous porter et à croire aussi sincèrement que nous y croyons nous-même.


Cela arrive alors que le groupe envisage de sortir son premier album. Est ce un plus ? Cela vous donne t'il une pression particulière ?


Sébastien : Oui cela nous apporte un plus car on peut se dire que l'on est plus optimistes pour la suite. L'album quant à lui n'est pas une pression, il est la consécration de ces 4 années passées ensemble. On n'a pas de pression particulière car à ce jour nous restons les mêmes et nous contrôlons ce que nous faisons sur toute la chaîne de la création à la distribution en passant par la communication, et le fait d'être portés par un public et suivis de plus en plus par les médias a plutôt pour nous effet de nous encourager.


Ombre Rouge commence à tourner dans le Sud-Ouest, en Bretagne, à quand une date parisienne ?


Sébastien : Très prochainement.....Je dirais...au printemps.


Ombre Rouge s'affiche comme un groupe contestataire. Pour vous, la présidence de Sarkozy n'est t'elle pas au final, une source inépuisable d'inspiration et aussi de motivation ?


Sébastien : Sarkozy et tant d'autres ! Les problèmes nationaux ne sont cependant pas notre préoccupation première. Je lève les yeux vers d'autres horizons, dans des endroits où on a tout aussi besoin sinon plus d'humanisme...ailleurs qu'ici, en France. Je pense à l'Afrique, les pays en voie de développement, comme ils disent..., les pays sans droits de l'Homme. Le français gueule mais n'agit jamais. Je ne crois pas en une révolution ni pacifiste ni même autre d'ailleurs. Nous sommes tous corrompus. A sarko : Le larbin français vous salue bien (clin d'oeil).


Comment est né ce nom, Ombre Rouge ?


Sébastien : La réponse est développée dans la question précédente en fait, mais pour être plus précis : le rouge c'est la révolte, et il n'en reste qu'une ombre.


Où en est le groupe dans l'élaboration de son premier album ? Reprendra t'il des extraits ddes précédents EP où sera t'il composé uniquement de nouvelles compositions ?

Sébastien : Là pour le moment on est à fond sur les compos. On travaille beaucoup. Donc oui, de nouvelles compos en effet, et oui, on va replacer quelques titres des deux anciens EP, mais revus et corrigés. On aura des invités sur un ou deux morceaux comme Denis des Bombardiers que je salue au passage.


Sébastien, tu es le patron du Fiacre, connu de la plupart des groupes rock. Est ce que cela t'ouvres des portes pour jouer partout en France ? Y'a t'il un échange de bons procédés ?


Sébastien : Non, je ne profite pas de mon statut en fait. Et généralement quand on arrive dans un club, on reçoit Ombre Rouge et non le patron du Fiacre de Bordeaux. Par contre il y a des endroits où je me sens mieux que d'autres. A Toulouse avec Progrès Son, les échanges sont en effet fréquents. Mais ils sont devenus nos amis c'est particulier. Ceci dit, je profite plutôt de mon réseau pour faire voyager des groupes locaux auxquels je crois et leur permettre ainsi de jouer à l'extérieur.


Par ailleurs, comment c'est passé ton installation au Fiacre et comment es tu devenu patron ? Est ce que cela a été difficile ?


Sébastien : C'est une affaire que je connaissais où j'avais travaillé il y a 20 ans et que j'avais toujours en tête d'acheter un jour. J'ai eu l'occasion de le faire en 2005 et je l'ai saisi. J'ai travaillé très dur pour l'avoir.


Quels sont les groupes qui t'ont marqué cette année au cours de leur passage ?


Sébastien : Ombre Rouge .......(rires)....The Craftmen Club (Guigan), Plymouth Fury (Paris), Osso Bucco (Bordeaux) et les Crack's (Japon).


A l'heure de la crise économique, des règlementations de plus en plus strictes, peut t'on apparenter le Fiacre aux irréductibles gaulois contre l'envahisseur ?


Sébastien : De quelle crise parle t'on ? Sociale ? Non parce que je ne vois pas ce que ça veut dire, crise économique ?!? Tout le monde a des bagnoles neuves, les clopes augmentent, les nouvelles taxes fleurissent....'Tout le monde' est parti en vacances......Personne ne gueule ! C'est du foutage de gueule....Comme la grippe A, H1N1. La crise économique n'existe pas. Il y a une crise SOCIALE. Quant au Fiacre, il fait comme tous les autres et se plis aux nouvelles lois. Pour le Fiacre c'est encore un combat permanent et plus difficile car on a la mairie en face : C'est le défilé permanent des fonctionnaires de l'ordre. (Sourire)... Donc si on ne veut pas fermer on est obligé d'obtempérer, d'autant plus depuis l'arrivée du nabot.


Pourriez-vous citer le meilleur concert d'Ombre Rouge à ce jour ?


Sébastien : Je dirais Toulouse la semaine du rock et Amplaing en Ariège, le Festival Amplaing dans ta face. Toulouse, tout le monde chantait. Super accueil ! Un Festival super bien organisé. Le public a répondu présent quasi toute la semaine. On était bien, à fond dedans et sérieux et en même temps très famille. A Amplaing, il s'est plutôt passé quelque chose entre nous, sur scène, sans l'avoir calculé en amont. On s'est surpis nous-même. On s'est ouvert de nouvelles perspectives en jouant. Un truc bizarre.....


Concernant l'album, à quoi devons-nous nous attendre ?


Sébastien : Un album énergique, brut et fidèle à l'esprit du groupe. On fournira quelque chose de bien et on va faire en sorte de répondre aux attentes de notre public qui, même s'il n'est pas encore si conséquent, est très assidu.


Aujourd'hui Ombre Rouge gagne du terrain....Etes-vous pressé d'être à l'année prochaine pour présenter votre album, ou considérez-vous que chaque chose en son temps ?


Sébastien : On est très très très très très pressés d'être au printemps prochain pour la sortie de l'album et pour reprendre la route. Ca me bout car Ombre Rouge est un collectif qui ne ce sent bien qu'en tournée.


Savez-vous quand et où sera enregistré l'album ?


Sébastien : Janvier 2010. Il y a deux perspectives de studio. Soit nous l'enregistrerons dans les Studios Carat, soit chez Nini (Denis Barthe).


Lorsque vous partez jouer les week-ends, le Fiacre tourne quand même ?


Sébastien : A donf ! Quand le patron n'est pas là les souris dansent ! (rire)


Tu as dis que les concerts n'avaient lieu désormais, que les vendredis et samedis au Fiacre. Est ce que ce n'est finalement pas mieux ? Cela ne permet t'il pas de regrouper plus de monde en évitant de s'étaler et donc de se retrouver avec peu de monde par soirée ?


Sébastien : Tout à fait ! Entièrement d'accord avec ta question-réponse. Ca permet aussi d'élever la qualité en étant plus sélectif.


Bordeaux est t'elle vraiment une ville qui se bouge plus que les autres en matière musicale et principalement de rock ? Si oui pourquoi ?


Sébastien : Pff......Non je pense plutôt aux énergies fédératrices, palpables et concrètes des régions de Bretagne (Rennes) et Midi-Pyrénées (Toulouse), cent fois plus undergrounds et activistes et mieux organisées que Bordeaux. Je me répète encore mais Bordeaux est clairement tenue par Barbey, structure subventionnée et municipale. Partout, il y a des petits soldats de Barbey dans tous les 'bons p'tits plats' (tremplins, sélections des Printemps de Bourges, squattage du quotidien régional.....). Ils se sont même permis de se moquer des groupes des autres régions en face de qui ils se retrouvaient pour disputer le concours de la ville la plus rock de France et sont finalement repartis ridicules face à la ville de Clermont Ferrand qu'ils rencontraient en finale et c'est tant mieux puisqu'ils ne respectaient pas l'esprit d'une simple rencontre bonne enfant entre découvertes locales. Bordeaux, c'est le lobbying musicale avec l'argent du contribuable.


Merci à toi, un dernier petit message peut-être ?


Sébastien : La route est longue, attention aux biches ! (Clin d'oeil).

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 21:24

Leur premier album a été chroniqué sur de nombreux webzines, y compris la presse spécialisée, Rock and Folk, entre autres.
April
revient à la rentrée avec un nouvel album sur lequel Flora et JiBé ont apporté leur touche personnel. Boulot énorme sur l'instrumentation, sur les compositions. Un album 100% fait maison. C'est ce qu'ils nous expliquent ici même.























- On retrouve sur ce nouvel album de nombreuses influences comme sur le précédent, c'est important pour vous, Jean-Baptiste et Flora, de mélanger divers courants qui peuvent aller de l'électro jusqu'au métal ?
Flora
: En effet, et comme JiBé et moi avons des goûts différents, il est important de mélanger nos différentes influences afin d'obtenir un résultat qui sorte de l'ordinaire.
JiBé : Après "Locked From The Inside", on s'est vraiment demandé vers quoi s'orienter au niveau du style. Nous voulions faire quelque chose de nouveau et qui nous ressemble. Flora penchait plutôt pour une musique encore plus Folk/Trip-Hop, tandis que je voulais un mélange de Rock/Métal et de musique classique, avec beaucoup de touches symphoniques. Je pense qu'avec cet album, nous avons réussi à synthétiser ces idées. Il est assez représentatif de ce que nous sommes musicalement à l'heure actuelle.

- Comment et où avez-vous enregistré ce nouvel album ? Aviez-vous notamment, des moyens supplémentaires ou aides diverses, par rapport au premier album ?
JiBé : L'album a été intégralement enregistré, mixé et mastérisé dans mon studio, le studio Hesat à Bordeaux, où je travaille en tant qu'ingénieur du son, contrairement à "Locked From The Inside", qui a été en partie enregistré sur Paris. J'ai donc tout enregistré seul sur cet album, dans un studio qui m'offrait l'avantage d'être familier et techniquement à la pointe du progrès. Le nombre d'heures passées à travailler sur l'album est colossale...
Flora : Le studio Hesat s'est beaucoup développé ces derniers temps, donc par rapport au premier album, nous avons bénéficié de moyens plus importants à ce niveau là.

- Comment s'est passée la phase de composition ?
Jibé
: Musicalement, Flora a composé la mélodie du titre "Sleep tight beauty", et je me suis chargé de composer et arranger tout le reste. Concernant les paroles, Flora écrit ses textes et moi les miens lorsque nous ne sommes pas en duo, ou ensemble pour des duos. Elle parle couramment anglais, du coup elle me corrige mes fautes de synthaxe ou de prononciation lors de l'enregistrement, pratique ! Cet album est le fruit d'une collaboration entre Flora et moi encore plus poussée, et nous sommes fiers de cela.

- Qu'est ce qui différencie cet album du premier, "Locked From The Inside" ?
Flora
: Sur cet album il y a beaucoup plus d'instruments classiques que sur le précédent. On a voulu faire un album qui ne soit pas une copie du premier. Depuis "Locked From The Inside", nous avons découvert de nouveaux groupes qui nous ont influencés, et cela s'est ressenti dans nos compositions. Il était important pour nous, de faire l'album à deux. Nous avons fait l'acquisition d'un piano droit, ce qui nous a donné une approche différente du premier album, nous avons beaucoup plus utilisé le piano que la guitare cette fois-ci.
JiBé: Flora chante beaucoup plus aussi !
Flora : Nous ne nous sommes pas fixés de limites pour les prises de son, pour te dire JiBé a même utilisé des casseroles sur l'un des titres.

- Les compositions ont t'elles été créé durant les deux dernières années, ou est ce qu'il y a des titres plus anciens ?
JiBé : Le premier titre que nous avons écrit est "Leave It All Behind", environ 4 mois après que nous ayons bouclés notre premier album, fin août 2007. De ce titre ont découlé les 9 titres supplémentaires sur lesquels nous travaillons d'arrache pieds depuis plus d'un an et demi maintenant et qui ne sont toujours pas finalisés.

- Les critiques du premier album étaient positives. Même le mensuel Rock And Folk l'a chroniqué, et pourtant à ce jour, ça reste de l'autoproduction, aucun label ? Y'a t'il eu quand même des approches, des contacts ?
JiBé
: April n'intéresse pas les labels ou les producteurs. Nous nous sommes fait à cette idée. L'album sortira en téléchargement gratuit sur internet et en éditioin physique limitée payante pour que le plus grand nombre puisse écouter, et je l'espère, apprécier notre musique.
Flora : April, n'est pas destiné aux radios de grandes écoutes à mon avis car nos chansons sont plutôt longues et n'ont pas le format FM..Dommage : Tant pis pour nous...

- Qu'est ce qui vous a motivé à enregistrer rapidement  ce nouvel album ?
JiBé
: En réalité l'enregistrement a duré 1 an et demi en production, ce qui est énorme pour une autoproduction. Le fait que l'album sorte un peu plus d'un an après "Locked From The Inside", vient du fait que nous nous sommes remis au travail rapidement, et que la distribution du premier album s'est faîte à retardement par rapport au moment où nous avions bouclé l'album en studio, 4 mois plus tard.

- Et concernant les musiciens qui vous accompagnent, sont t'ils toujours les mêmes ?
JiBé
: Concernant les musiciens additionnels en studi, nous avons fait appel à deux pointures de la batterie sur Bordeaux : Kévin Ki, avec qui nous avons l'habitude de travailler, dont le style et la frappe correspondent parfaitement à ce qu'on cherchait qui a joué sur le titre "Leave It All Behind" et Ulrich, actuel batteur des groupes de métal "Erogaki" et "Arckan", qui a eu la gentillesse de venir poser des rythmes sur toutes les autres chansons de l'album. Ulrich a rajouté sa frappe puissante et apporte cette couleur métal dont tu parlais.

- Niveau scène, April, c'est pour quand ?
JiBé
: Nous n'avons pas encore joué live avec April. Nous devions faire quelques dates au moment de la sortie du premier album avec un groupe constitué de très bons musiciens, mais cela ne s'est pas fait. Nous attendons les bonnes opportunités pour offrir un show à la hauteur. Je pense qu'à l'issue de la sortie de l'album, nous y verrons plus clair.

Vous pouvez retrouver des extraits de ce nouvel album sur le site d'April : http://april.libcast.com/
Myspace : http://www.myspace.com/lockedfromtheinside
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 12:30

Winny est animateur de l'émission Indie Session sur Bergerac 95. Il est aussi l'un des membres du nouveau webzine 'le théâtre du bruit'. Très sympa, il a bien voulut se dévoiler...alors pour mieux connaître ce passionné, voici donc une interview de ce personnage attachant qui fète ces jours-ci les 4 ans de son émission.

Et si vous ne captez pas Bergerac 95, avec l'internet, y'a toujours moyen d'écouter Winny....








Tu animes l’émission « Indie session » sur Bergerac 95 depuis 4 ans. Comment est née cette émission ?

Est-ce un projet personnel ? Comment s’est passé la mise en route de celle-ci ?

Je fais partie d'une asso qui organise des concerts à Bergerac, j'étais aussi dans un webzine consacré aux musiques indé,le president d'overlook, donc l'asso m'a demandé si je voulais faire un essai, je me suis dit pourquoi pas, il m'en avais déjà parlé il y a longtemps(6-7 ans) quand je venais d'arriver  dans la région,(je suis du nord à l'origine) mais j avais préféré me consacrer au webzine dont je venais juste d'intégrer l'équipe. A l'origine indie session c'était une heure mensuelle, mais je me sentais bridé, j ai demandé à passer à 2 heures mensuelles, puis le passage à l'hebdomadaire s'est fait naturellement.

 

 

Tu as rejoint le G’NER depuis plus d’un an. Qu’est ce que cela t’apportes ?

Des contacts, une autre façon de travailler, une autre façon d'écouter je pense,je fais plus attention par exemple aux groupes autoproduits qui avant dans indie session était une partie limitée, maintenant j en ai de plus en plus.

 

Peux-tu nous présenter un peu Bergerac 95 ?

Bergerac 95c'est la grosse radio locale de chez nous, une majorité d'animateurs sont bénévoles, tu as un animateur country, un animateur pr une émission de jazz, une animatrice qui parle des dernières tendances dans l'actu du vin. Tu as vraiment deux animateurs salariés, pour la tranche du matin et la tranche 17h19h, plus les journalistes qui font un travail énorme sur les infos locales, en effet le coté local c'est vraiment le poumon de Bergerac 95 et c'est ce que j'aime, dans cette radio.

 

Tes gouts ont t’ils évolués avec le temps ?

Oh que oui, avant j'écoutais beaucoup de ska, reggae, musique cuivrée, puis me suis mis à découvrir la chanson française avec les ogres de barback, rue de la gouaille, l'électro, le dub avez ez3kiel, le rock.

 

Ta première émission, tu t’en rappelles ?

Oui ! Je flippais un max et j ai du refaire plus d'une prise, j'étais enregistré, car ma première était une émission test.

 

Que faisais tu avant la radio ? Etais tu déjà inspiré par la musique ?

Avant la radio j ai été chroniqueur pr un webzine (staya.net qui n'existe plus maintenant) pendant 3ans.

 

Qui ou qu’est ce qui t’as donné envie de faire de la radio ?

En fait j'ai toujours aimé communiquer, j avais fait pour le fun un prototype d'émission de télé pour une chaine de télé locale, projet qui fut avorté dans l'œuf, mais j avais trouvé ça fun et intéressant. Quand Bernard Clément m'à reproposé de faire une émission, j ai fait banco!

 

 

Tu pourrais t’en passer aujourd’hui ?

Difficile la question......... nan ! J adore préparer mes émissions, écouter de la musique.

 

En dehors de ta femme, as-tu fait de belles rencontres ?

De belles rencontres, fredo des ogres de barback, a qui j ai fait une super interview mais qui n'à jamais pu être diffusé car leur régisseur faisait le con sur mon dictaphone. Patrick ochs de rue de la muette qui est un homme très humble, Mell qui n'a pas sa langue dans la poche.

Xavier du gner qui m’a contacté pour me parler du gner. Pour la petite histoire ce dernier m'a contacté et m a expliqué son concept et son idée, le truc c'est que je m'étais fait les mêmes réflexions que lui quelques temps auparavant, et que monter un projet style gner m'effleurait l'esprit.

 

Y’a-t-il une année qui t’as marqué plus qu’une autre. Ou chaque année révèle-t-elle de belles découvertes ?

Chaque année on à de belles découverte, semtazone, ppfc, sith, yakusa, olympic dragons,nehr. Ce qui me marque c'est que j'ai l'impression depuis 2 ans qu'il y a une crise dans le domaine du reggae&du ska, ça devient dur dur de trouver des nouveautés.

 

Es tu plus à l’aise aujourd’hui ?

Oui je suis plus à l'aise, je sors des vannes à l'antenne, mais je ne serai jamais Matt de l'Upperground, mais même si je suis à l'aise j ai toujours le trac au micro, mais bon une fois lancé, c'est parti mon kiki !

 

As-tu suivi une formation ?

Oui, sur le programme qui gère la radio: winradio.

 

Cela te permet d’avoir une culture musicale très importante. C’est important de la partager ?

Oh que oui, mais par contre je suis devenu un anti-major primaire, tout ce qui est universal,sony, etc. etc. etc. j ai du mal à écouter.

 

Qu’est ce qui t'a marqué en 4 ans de radio ?

Qu'est ce qui m'a marqué en 4 ans de radio, c'est l'explosion des sites styles jamendo, les groupes qui mettent leur musique en téléchargement libre et gratuit, avant y avait peu de groupes, mais la...

Je mets au moins un groupe ou deux par émission, c'est super de pouvoir avoir un album d'un groupe peu connu mais souvent qui à des démarches pro. Ce système est a mon avis l'avenir de la musique.

 

Quel a été ton premier coup de cœur musical ?

Mon tout premier: jabul gorba, un groupe de tzigano-ska punk parisien.

 

Quels sont ceux de l’année 2008 ?

64 dollars question, aucan,le dernier skatalites,kebous chanteur des hdl,k6,les blaireaux et les blerots de ravel.... plein plein de trucs :)

 

L’année 2009 sera-t-elle une bonne année ? Pour le début ça s'annonce pas mal:1969 was fine, un side project des punish yourself, framix un mec mélangeant hip hop, électro à haute tendance festive et dansante,gullivan un nouveau groupe d'un ancien mes souliers sont rouges, les fils de teuhpu.

 

Penses-tu que la crise, en matière d’inspiration soit une bonne chose ?

On verra bien par la suite, ce que je peux te dire c'est que pendant 3 ans on avait souvent des chansons sur bush ou sarko, la on aura peut être bientôt un marronnier qui va pousser avec la crise....

 

Que peut-on te souhaiter ?

Que ça continue et que mon nouveau projet, un nouveau webzine: le théâtre du bruit ouvert depuis fin septembre continue à marcher.

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 17:53

Agréablement surpris à la réception de cet album, il était de suite dans mes intentions de vous présenter le projet Novagreen. Le groupe défend avec peu de moyens un album 100% autoproduit aux influences 100% Métal, composé de 9 titres à découvrir de toute urgence.    Pour eux tout est neuf, même les concerts sont en cours de préparation. Ils n’ont pas encore joué sous leur nom, mais possèdent tous une expérience de la scène. On comprend vite que ces gars là ne sont pas nés de la dernière pluie surtout lorsqu’on apprend la bio de Thom, qui possède une formation en management dans le monde si compliqué de la musique. Animé de rage et de riffs endiablés, je ne vous parle pas des solos………on en reparlera…., Novagreen surprend dès la première écoute. Je voue un faible pour ‘Round & Round’, mais l’ensemble de l’album est particulièrement convaincant, et ceci dès ‘Visions Of Read’.

 N 1.O’, qui est le titre de ce premier essai, devrait sans aucun doute satisfaire les métaleux et les rockeurs qui apprécient les guitares puissantes et les rythmes de dingues.

Voilà donc Novagreen avec Thom (guitare-chant), Jiu (basse), Sebb (batterie) et Fred (guitare) prêt à en découdre.

 Merci beaucoup, à Thom (chant / guitares) d’avoir accordé un peu de son temps pour cette interview.

 
Titres : Visions Of Read – Mr & Mrs Fat – Midnight – Black Oil – Panic – Novagreen –Round & Round – Insane – Human Ressources Department.

 http://www.myspace.com/novagreenment

 

Interview :

D’où venez-vous ?                                                                                                                                                                                      Paris pour moi et Fred, Cergy (région parisienne) pour Jiu, Nice pour Sebb.


Vu le jeu dégagé, je pense que vous n’êtes pas débutants. Comment êtes-vous venus à la musique ? Avez-vous suivi une formation spéciale pour jouer du métal 
?                                                                                                                                                    Merci à toi. Pour ma part je suis diplômé du Berklee College Of Music de Boston. J’ai eu le bol incroyable d’aller étudier là bas après avoir décroché une bourse d’étude en tant que guitariste. Je me suis cependant spécialisé en « Music Business / Management », et non pas « performance » ou « composition » comme d’autres qui ont pu faire de la musique toute la journée comme des oufs. J’ai malgré tout eu beaucoup de chance, et je me suis dit « choisissons ça comme filière, je pourrai ensuite trouver un taf sans problème dans la zik en rentrant en France, en tant que directeur artistique ou autre ». Je me trompais complètement vu que, pour les avoir fréquenté pas mal, on ne trouve presque plus que des gens sortant d’écoles de commerce dans les maisons de disques… Ce qui peut expliquer en partie la grosse perte globale de qualité musicale de la plupart des sorties des majors ! Les autres membres du groupe ont une formation autodidacte il me semble, mais ont cumulé les expériences pendant des années sur différents projets. 


Peux-tu nous parler de la naissance du groupe ?                                             

Novagreen est né de 2 noms de groupe qui ne sont pas allés bien loin quand je faisais mes études de son en Angleterre (avant Berklee) : "Nova" (improvisé au moment de monter sur scène), et "Green" (un groupe de Doom qui avait notamment Jamie Cavanagh d'Anathema à la basse). C’est pendant mes études à Berklee que j'ai pensé au nom "Novagreen".

A mon retour,  j'ai rencontré Sebb (ancien Blackout /sorti chez Perrenial Quest Records)  le batteur avec lequel j'ai commencé à répéter et qui a réarrangé avec moi les 1ères chansons que j'avais écrites à Boston (Berklee college of music)

C'était en 2005. J'ai rencontré Jiu (ex No Return) le bassiste, à un concert de No Return sur lequel je bossais en bénévole avec une asso qui organisait le concert sur Paris il y a 2 ans et voilà... On a ensuite fini d'arranger le premier album tous les 3. Jiu étant musicien pro, moi travaillant sur Paris et Sebb étant de retour sur Nice depuis un an, on a eu un peu de mal à tous se retrouver. Nous sommes actuellement en quête d’un nouveau batteur sur Paris pour ces raisons évidentes.

Fred, alias « Ireel » vient d’ailleurs de nous rejoindre au poste de second guitariste. Il n’a pas participé à l’enregistrement de l’album, mais on peut appeler ça un "retour au bercail", car il faisait parti de l'équipe voici 3 ans pendant quelques mois. Ayant joué avec des groupes tels que Hemoragy, Wargasm ou actuellement avec Aes Dana, assuré des dates comme le WACKEN '07, nous accueillons son retour avec grand plaisir. Nous seront donc à 4 sur scène !


Que signifie ‘Novagreen’ ?

Novagreen est un être que j’ai imaginé : un hybride entre l'esprit de la nature et un être humain. C’est lui que tu retrouves sur la pochette de notre album ! La chanson "Novagreen" est un peu sa déclaration de guerre à la race humaine, le début d'une histoire dont on découvrira la suite dans des chansons futures du groupe.

 

On trouve peu d’informations sur Novagreen sur le net. Même sur votre myspace..Pourquoi ? Le net est pourtant aujourd’hui un outil important pour se faire connaître.

Et bien, tu vas nous aider à y remédier j’espère, et je te remercie d’ailleurs beaucoup de ton intérêt pour le groupe ! C’est vrai que nous comptons beaucoup sur le net pour nous faire connaître dans un premier temps, mais nous sommes avant tout des musiciens en quête d’un manager et d’un label qui pourraient nous aider à s’en charger. A bon entendeur ! Nous allons prochainement diffuser une biographie que nous sommes en train d’écrire. Il y a cependant quelques infos sur notre blog myspace.


Allez-vous créer un site autre que myspace ?

C’est prévu à plus ou moins long terme, mais notre page myspace reste le meilleur moyen de nous joindre actuellement. C’est exclusivement là que seront diffusées dans un premier temps les news « officielles » du groupe ainsi que les premières vidéos, etc. Inscrivez-vous à notre blog myspace pour être averti dès que possible de notre actualité.


Vos influences sont marquées essentiellement par le métal…Quels sont les groupes que vous écoutiez durant votre jeunesse florissante ?

Je me suis mis au métal en passant d’abord par les groupes classiques de hard rock tels que Led Zeppelin, Deep Purple, Pink Floyd, Hendrix, ect. puis j’ai découvert Black Sabbath, donc Ozzy, et ensuite Metallica, Slayer, et ma vie a basculé ! 

Musicalement, quand j'ai écrit cet album (paroles et musique à 98%), je pensais faire un hommage à tous mes groupes cultes de hard et de métal sans restriction. Nous passons souvent d’un extrême à l’autre. Pour "Round & Round", par exemple, pour moi la musique ressemble à Van Halen (première époque) qui aurait tapé le boeuf avec Guns' N' Roses et Motorhead, et pour "Mr & Mrs Fat" c'est Pantera et Strapping Young Lad, avec un soupçon de King Crimson ! Je ne voulais pas faire tout le temps un seul style de chanson comme Gamma Ray ou Motorhead qui font d’ailleurs cela très bien notamment car ils ont crée leur propre style justement, mais délirer à mélanger toutes ces influences. Je dirais donc à tous ceux qui nous découvrent de ne pas s'arrêter au premier titre de Novagreen qu'ils écoutent mais d'en essayer un autre au moins, car ils sont souvent différents les uns des autres !


Auriez-vous pu jouer
un autre style de musique ? Où le métal est t’il vraiment votre musique ?

Le métal est vraiment notre musique préférée même si en tant que musiciens nous avons tous joué dans des styles variés, que ce soit avec des groupes de reprises ou autre, d’ailleurs. Jiu tourne actuellement avec un groupe de musique africaine en dehors de Novagreen. J’ai pour ma part joué pas mal de blues également dans un groupe de funk à la Herbie Hancock il ya longtemps, après avoir fait un groupe de punk, d’ailleurs ! 


Où avez-vous fait vos premières scènes ?

Pour le moment aucune date n’a été jouée en tant que Novagreen. Nous voulons y remédier rapidement, et avons été d’ailleurs contacté par quelques organisateurs, pour des festivals également.


 
Avez-vous fait de grosses scènes depuis vos débuts ?

Ma plus grosse était un théâtre de 1000 places à peu près, à Liverpool. Jiu en a fait quelques unes quand même avec No Return, pas mal de festivals et tourne actuellement en première partie de Bernard Lavilliers avec un autre de ses projets. Fred a joué au Wacken avec son ancien groupe Wargasm. Sebb avait aussi pas mal tourné avec Blackout notamment, et actuellement avec Sideblast.


Votre batteur officiel vit dans le sud de la France, c’est la raison pour laquelle vous avez déposé des annonces sur le net afin de rechercher un batteur supplémentaire pour avoir plus de disponibilité…Avez-vous trouvé ?

En vérité, même si nous espérons de tout cœur retravailler avec Sebb d’une façon ou d’une autre dans le futur, nous cherchons un batteur à temps plein sur Paris. Nous avons quelques pistes, mais rien n’est arrêté à l’heure actuelle. Il pourra nous dépanner cependant si des propositions sérieuses se présentent rapidement pour le groupe. Mais soyons claires : nous cherchons un nouveau membre à temps plein.


Etes-vous grosse scène ou petite scène
 ?

Par ma part, j’aime la scène tout court.


Je suis plutôt ce que l’on peut nommer nul en anglais.. Pouvez-vous donc nous éclaircir sur les thèmes abordés sur vos compositions ?

Je te parlais de la chanson « Novagreen » tout à l’heure, les autres paroles ont différents sujets qui se rattachent à mes expériences personnelles, bien que l'on retrouve le thème de la folie des hommes et également de la guerre dans "Black Oil" et "Mr & Mrs Fat". « Round & Round », par exemple, est ma critique de ceux de la génération de 68 qui ont prétendu faire la révolution culturelle en France à l’époque et qui sont à mon sens responsables de la médiocrité ambiante car ils contrôlent aujourd’hui les médias. Le message est aussi que c’est à nous tous, notre génération de les virer et de changer tout ça. 

Et chanter en français serait-t-il envisageable ?

Pourquoi pas, mais c’est vrai que le rock sonne tout de suite moins bien en français… Question de dynamique et de rythmique naturelle de la langue. C’est possible mais c’est compliqué. Peux y arrivent. D’ailleurs, je ne supporte pas la façon de chanter « gémissante » de certains groupes de rock. Il me semble aussi que souvent les gens chantant en français se sentent obligés de prouver leur capacité à faire des métaphores poétiques à deux balles qui ne me touchent en aucun cas. En grandissant, je rêvais plutôt de chanter comme Axl Rose, Bruce Dickinson, James Hetfield, Ozzy, ou Eric Adams … mais encore un fois : pourquoi pas, ça serait un challenge intéressant pour nous !


Aujourd’hui un tas de groupes naissent et meurent…et jamais autant de groupes n’ont occupé la scène. Que pouvez-vous dire afin d’inciter nos lecteurs à venir vous voir et à écouter votre musique ?

Avant tout, si vous aimez le métal et le hard rock en général : écoutez nous sur notre myspace, puis achetez notre disque quand ça sera possible, et venez nous voir en concert ! On ne peut rien faire sans vous. Bien que j’ai écrit la majorité de la musique de ce premier album, nous avons travaillé très dur tous ensemble à arranger et enregistrer ce disque. Nous avons bien l’intention de le soutenir et d’aller le plus loin possible avec Novagreen. Ce n’est pas un caprice, c’est l’album de ma vie, jusqu’au prochain !


La pochette de votre album « N 1.0 » est vraiment très belle..Qui l’a réalisé ?

Laurent Salvia (ancien du groupe feu "Blackout") a travaillé à partir d'une photo de moi pour donner naissance à ce personnage dont on retrouvera les prochaines aventures sur les futures pochettes du groupe.

 

Et l’album, comment s’est passé l’enregistrement ?

Nous l’avons enregistré chez Sebb qui a monté son studio (Artmusic) à Nice depuis un an, il est diplômé "pro tools opérator" et a fait ses preuves avec des groupes comme Anthropia ou Sideblast. Il s'y entend en matière de gros son.  Ca lui a demandé énormément de taff entre les prises de batterie, les prises des autres instru et le mix, mais bon, la prochaine fois, on demandera à Rick Rubin ! On a tout enregistré et mixé en 2 semaines, ce qui est très court. L'album, a été ensuite masterisé par le très sympathique Tommy Hansen (TNT, Helloween, Hatesphere).

« N 1.0 » est le premier album du groupe en forme d'hommage à nos influences métal et hard rock. On y trouve 9 chansons pour à peu près 43 minutes de musique.

 

Avez-vous assuré toutes les parties musicales, où est ce qu’il y a des musiciens extérieurs qui ont collaboré à l’enregistrement ?

Nous avons deux guests : True de Baal du groupe Circoncision a fait la voix « death » dans la chanson « Mr & Mrs Fat » (Sebb y faisant la voix « black / hardcore »). Il a ensuite fait quelques chœurs et cris en notre compagnie sur les chansons « Panic » et « Insane ». Hugues Lefebvre du groupe Anthropia joue le 2 ème solo de guitare sur « Visions Of Red ».


Aujourd’hui, vous défendez votre premier album. Comment voyez-vous votre avenir ?

Nous cherchons actuellement un label, un manager, et un tourneur aussi bien en France qu’à l’étranger. Nous en sommes là ! C’est déjà qu’à ce stade des personnes comme toi nous soutiennent ! Mais il n’y a pas de secret : dans le métal particulièrement, il faut jouer en concert le plus possible pour promouvoir son groupe. A ce sujet, comme je te le disais plusieurs pistes sont en train de se préciser !

 

 

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 17:49
Interview sur Ziknblog :
http://www.ziknblog.com/2009/01/08/le-skeleton-band/



















 La fin d’année aura vu la sortie de l’album ‘Preacher Blues’ du groupe les Skeleton Band, un groupe montpelliérain qui mélange de nombreuses influences allant du folk, au rock en passant par le blues et le jazz.Le Skeleton Band impose ses compositions envoûtantes à des ambiances de cabaret dans des endroits sombres et crépusculaires. Cet album restera pour moi l’un des albums les plus marquants de l’année par ce qu’il dégage, qui va au-delà de la simple création musicale. Le groupe a en effet su créé un univers particulier, certainement grâce à l’enseignement artistique des membres du groupe, qui renforce les compositions d’un côté théâtral. Celui-ci, accompagné de mélodies séduisantes et d’une voix ténébreuse, caverneuse, ne peut qu’attirer l’oreille avec attention. Cette formation est donc une belle révélation du label Nova Express Records que je vous invite à découvrir plus amplement grâce à l’interview que m’a accordé Alex, le chanteur guitariste du prometteur Skeleton Band. 


Peux-tu avant toute chose nous présenter le groupe, ses membres, son origine et surtout l’origine de ce nom : Le Skeleton Band ?
 
Nous nous connaissons depuis longtemps. Bruno, le bassiste, est mon frère et j’ai rencontré Clément, notre batteur, au lycée ; nous faisions chambre commune à l’internat. Nous avons monté notre premier groupe avec deux autres personnes alors que nous ne savions pas encore jouer d’un instrument. Nous avons tous appris sur le tas. Au bout de trois ans, les intérêts de chacun ont changé. On s’est retrouvé tous les trois avec l’envie d’une même musique. Quant au nom, il vient en partie d’un des premiers de Walt Disney : “The Skeleton Dance”. C’est un dessin animé à la fois Burlesque et effrayant.      


 Est-ce que dès le départ, il y a eu cette envie de créer un style particulier ?
Ce n’était pas vraiment une envie de créer un style particulier ou une tentative de se démarquer. Je crois qu’on a une sorte de musique en tête, inspirée par ce qu’on a pu écouter ou voir, et qu’on essaie de lui être fidèle.  


Que faisiez-vous avant l’histoire du Skeleton Band ? Parce que ce premier album révèle déjà une belle maturité.

Nous suivions des formations théâtrales ou cinématographiques, cela nous a certainement aidés à construire un univers qui fait appel à différentes sensations. Quant à la maturité, j’ignore à quel point on peut l’entendre sur ce disque. Nous avons fait beaucoup d’erreurs avec notre premier groupe, je suppose qu’on se méfie maintenant des travers dans lesquels nous sommes tombés à l’époque.   


Le groupe a été créé en 2007 et a connu rapidement une certaine réussite, avec la victoire à un tremplin en 2008 et la sortie de votre premier album sur un label. Comment expliquez-vous cette réussite ?
 
Nous avons beaucoup travaillé sur nos chansons et sur nos prestations scéniques. Nous voulions proposer un univers à part entière, qui soit cohérent. Peut-être que cela nous a fait avancer plus vite. Nous avions aussi très envie de partir en tournée, d’user nos chansons. Nous avons fait pas mal de dates en France. On a aussi eu la chance que des musiciens s’intéressent à notre musique, en particulier Petit Vodo avec qui nous avons fait notre première démo. 


Comment avez-vous atterri chez votre label, et penses-tu que l’album aurait pu sortir en autoproduction ?
  
Nous sommes rentrés en contact avec le label lorsque nous cherchions à enregistrer notre album. Après l’envoie de notre démo, Lucas Trouble nous a proposé une coproduction comme il le fait couramment. Une fois l’enregistrement fait, il nous a proposé de rejoindre le label. Pour ce premier disque, cela nous aurait été difficile d’avoir les moyens nécessaires pour enregistrer l’album que nous imaginions. Mais l’autoproduction, je pense que nous y viendrons un jour ou l’autre.   


Comment composez-vous ? Et où répétez-vous ?
Je compose seul la plupart des morceaux. En ce qui concerne les textes, je travaille avec Florent Barat, un ami rencontré lors de ma formation théâtrale. Ses écrits trouvent souvent un sens nouveau une fois mis en musique. Ils sont à la fois sombres et cyniques. Il me rappelle un peu l’énergie du dessin animé “The Skeleton Dance”. Une fois, la première forme de la chanson faite, je l’emmène en répétition. Là, les propositions de Bruno et Clément bousculent la chanson, lui donne parfois un sens auquel je n’avais pas pensé. Les morceaux sont de la matière qu’on malmène jusqu’à leur donner une identité propre. Nous avons d’abord répété dans un local qui s’appelle Le Subsonic, mais maintenant nous travaillons la plupart du temps dans les locaux de Victoire 2 (la SMAC de Montpellier).   


Comment s’est passé l’enregistrement de cet album ?
 
L’enregistrement et le mixage ont été réalisés en 7 jours. Tout le travail s’est fait en analogique. C’était très intense. C’est ce que nous voulions : quelque chose de direct, à l’image de nos concerts. On voulait une musique proche de nous. Nous n’avons pas fait de compromis.    


Qu’est ce que votre label vous a apporté, et qu’est ce qu’il vous apporte ?
Notre groupe est peut-être plus facilement identifié dans la scène rock. Cependant, notre musique est assez lointaine de ce que peut produire Lucas Trouble.   



On sent à l’écoute de l’album, une belle présence. Ressentez-vous le besoin de faire partie d’un groupe ? 
Je crois qu’on ressent le besoin de jouer tous les trois ensembles. Je ne sais pas si je serai capable de jouer avec d’autres personnes. Sur le disque, nous voulions aussi que notre travail de scène soit entendu ou du moins sentit.


 Cette voix mais d’où vient t’elle ? Est t’elle accentuée par le style du groupe ? Qu’est ce qui donne cette voix ? Ou peut être est-ce finalement un cadeau de la nature ? 
Merci pour le compliment. Je ne sais pas très bien comment elle m’est venue. Au fil des ans, elle gagne en basse. Je crois que notre musique m’aide à atteindre ce timbre. Même ma voix parlée a changé. J’aime pouvoir passer d’un chant caverneux à une voix plus hargneuse, tortueuse. J’essaie surtout de ne pas m’enfermer dans un type de chant. J’ai tendance à croire que chaque chanson est chantée par un personnage différent. Comme notre musique, elle est rouillée, cabossée. Elle traîne une sorte de passé. En tout cas, elle a beaucoup changée depuis que j’ai commencé à chanter et j’espère qu’elle changera encore ! 


On vous donne des appartenances à Tom Waits, Nick Cave… Le cinéma n’aurait t’il pas aussi une place importante dans vos compositions ? Si oui, quel cinéma, quels réalisateurs,…. ?
Nous ne tentons pas de cacher nos influences. La musique de Tom Waits nous porte constamment. Nous aimons Jim Jarmush, avec le décalage de ses personnages vis à vis du monde dans lequel ils évoluent, ou encore Terry Gilliam ou Fritz Lang. Notre musique transmet ses images qui nous ont marquées. Il en va de même pour le théâtre. Le metteur en scène Roméo Castelucci est quelqu’un qui peut influencer nos compositions.      


Pouvez-vous citer des groupes ou artistes francophones qui vous ont marqués, influencés ? 
En voici quelques uns qui nous viennent en tête sur le moment : Noir Désir, Georges Brassens, Léo Ferré, Jacques Brel, Mano Negra, The Dead Brothers, Jack The Ripper, Serge Gainsbourg, Jacques Dutronc, Boris Vian, Fréhel, Alain Bashung, Brigitte Fontaine, Arthur H…   


Votre ambition avec ‘Preaches Blues’, qu’elle est t’elle ? 
Cet album marque le début d’une période pour nous. Il est à la fois un aboutissement et une ouverture. Ce disque est proche de nous. C’est une manière de se présenter : Voilà qui nous sommes et à partir de quoi nous allons grandir. C’est un album sincère, qui prend des risques. Si je dois avoir une ambition, c’est que “Preacher Blues” soit un disque qui dure.  


L’actualité plutôt pas terrible du monde actuel, influence t’elle vos compositions ? 
Florent, qui écrit les textes, est quelqu’un qui se place en position d’observateur par rapport au monde. Cela transparaît dans ses écrits, il y a quelque chose de rageur mais aussi de désabusé. C’est peut-être en cela que le monde actuel influence notre musique. Pour notre part, nous n’avons pas d’engagement particulier.  


L’avenir du CD, ça vous touche ?
Oui, car je suis très attaché au disque. Cela me perturbe de me dire que, peut-être, un jour je ne pourrais plus aller chez un disquaire, prendre le temps de regarder la pochette, faire le geste de mettre le cd dans la chaine… Avec les Mp3, sans vouloir faire le réactionnaire, la notion de durée se perd. Je veux dire, on peut mettre tellement de musique dans l’appareil que le temps d’un disque ne compte plus. C’est peut-être un peu désuet de parler comme ça. Enfin, je ne crois pas que le cd disparaîtra totalement un jour. On verra bien. En attendant, il faut faire des concerts. La musique passait par ça avant le disque et c’est par quoi elle continuera de se transmettre.      


Des concerts sont prévus pour 2009, notamment sur Paris à l’OPA. Comment tout cela s’organise ? 
Nous avons déjà 12 ou 13 concerts prévus pour le début 2009. Pendant, longtemps nous avons géré ça nous mêmes. Maintenant, nous avons une manageuse qui s’affaire à nous trouver des dates plus conséquentes. Nous continuons de démarcher un peu partout en France car tourner compte beaucoup pour nous.  


Vous êtes sur Montpellier je crois. Montpellier est t’elle une ville agréable ? Et vivante en matière culturelle ? 
Montpellier est une ville agréable même si en ce moment, il y fait plus froid que d’habitude ! Il y a beaucoup de groupes mais aussi de nombreux lieux de concerts. Il y aussi des radios locales très actives comme Divergence Fm ou L’EKO des Garrigues. La dynamique est bonne, je crois. C’est aussi une ville vivante au niveau du théâtre et de la danse.

 


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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 10:28
Interiview sur Punksociety :
http://www.punksociety.fr/index.php?page=groupes&groupe=The%20Greyguts


















Ep 4 titres : No guts no nuts
Titres :
Bloody fun – So Cute – L.M.D. – Road Kill.


Voilà le genre de Skeud qui vous retourne. En ces temps glacés de cette fin d'année, je me réchauffe à l'écoute de The Greygut's, dont l'énergie débordante porte la mention "100% Pur Jus". Découvert via l'émission Rock en Folie, le groupe est originaire de Toulon et vient de sortir son tout premier EP. Entièrement autoproduit, il révèle 4 titres entre garage et punk, enregistrés dans un état d'urgence, brut et sauvage. Comme cela fait du bien !

Avec "Bloody Fun", sauvage et percutant, on est vite envahi par ces guitares déchirantes. Mais qui sont ces gars ? "So Cute" enchaîne, rock’n’roll prenant dans une ambiance survoltée et un solo de guitare encore plus dingue. "L.M.D", rock’n’roll toujours, court vers « Road Kill » pour n'aller qu'à l'essentiel. Leur essence, c’est la musique, le plaisir de jouer, et rien d’autre !
Alors je leur ai posé quelques questions, histoire d'en savoir plus sur ce jeune groupe qui je l'espère n'est qu'au début d'une belle et longue aventure rock'n'roll.
Guigui


Interview

VOTRE PAGE MYSPACE EST TRES COLORE ÇA DONNE UN COTE HIPPIES... EST-CE VOULU ?

Du tout, du jaune sur du rose ça fait pas du tout hippies ! Pour nous les vrai hippies ça reste quand même des mecs en slim vert avec des tailles de "Dreadlocks" genre les Gladiators et tout ça...


PAS MAL DE CONCERTS SONT ANNONCES SUR VOTRE MYSPACE. CA FAIT LONGTEMPS QUE VOUS JOUEZ EN PUBLIC ?

Oué, ça va faire bientôt deux ans...


MUSICALEMENT D'OU VENEZ-VOUS ?

Ben, c'est très dense et très divers à la foi ! Ça va de Mötörhead, aux Ramones, avec les Clash, Led Zeppelin, Johnny Thunders, The Rezillos, The Gladiators, Metallica, Max Romeo, et toute la bonne musique en général !


POUVEZ-VOUS PRESENTER LE GROUPE ?

Le groupe ? Heu.., les Greygut's c'est de la drogue, des femmes et du live, mais ça reste aussi du rock'n'roll et des petits cons ! C'est aussi Raph à la batterie (très rapide version "it's alive"), DeeDee à la basse (très très version très...), Mike à la guitare et au chant (genre legging et guitare très basse version James Hetfield), et François en guitare solo (version barbu et mélodie !)...Voilà, c'est à peu près tout...


THE GREYGUT'S, C'EST UNE FORMATION DURABLE, OU JUSTE UNE ENVIE PASSAGERE DE SE DEFONCER ?

Les Greygut's, c'est une envie de se défoncer durablement...


QUEL MOYEN AVEZ-VOUS EU POUR ENREGISTRER CE PREMIER EP ? ET OU A T'IL ETE ENREGISTRE ?

Pour ce premier EP, on a pris notre bite et nos couteaux comme on dit, et on est allé chez Bill (Cox In Hell Studio)... Du boulot, et surtout du rire !


QUELLE AMBITION AVEZ-VOUS AVEC CE PREMIER EP ?

On essaie juste de se faire connaitre un peu, de rentrer dans des labels, essayez de faire des festivals et tout ça quoi... Mais ça reste qu'un EP...


ENVOYEr LA SAUCE, C'EST IMPORTANT POUR VOUS ?

Bah tu m'étonnes !


COMMENT SE PORTE LA SCENE SUR TOULON, C'EST FACILE DE JOUER DANS VOTRE COIN ?

Non c'est pas fameux, heureusement qu'il y à quelques asso. qui se bougent, mais sinon, non c'est une bonne galère !


QU'EST CE QUE VOUS ECOUTEZ AUJOURD'HUI ?

"One Track Mind" de Johnny Thunders, "One Step Forward" de Max Romeo, et aussi "Break On Through" des Doors, sans compter les 600 autres...(environ)...


AU NIVEAU DES MEDIAS, RADIOS ET AUTRES, Y'A T'IL UNE DYNAMIQUE IMPORTANTE SUR TOULON ?

Disons que y’a pas de quoi jeter son cheval contre une barrière...


COMMENT DEFINIRIEZ-VOUS LE GROUPE THE GREYGUT'S ?

Comme une famille en premier temps, mais aussi comme un mode de vie, de pensé, etc... Un truc uni mais différent ("les plus et les moins s'attirent" enfin tout ce bordel), une musique à part, et une musique simple pour le plaisir, sans se prendre la tête !


UN CONCERT DE THE GREYGUT'S, C'EST QUOI ?

C'est un grand coup dans ta gueule ! Et un bon moment !


LE SOLEIL, LE SOLEIL ET LA MER, C'EST VOS RACINES ?

Non... Nous c'est plus une ruelle parisienne ou londonienne... De toute façon, on sera jamais amarré a un endroit fixe, on bouge tout le temps !


COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS LE MANQUE D'INTERET DE LA PLUPART DES GENS, QUI PREFERENT REGARDER LA TELE PLUTOT QUE D'ALLER A UN CONCERT, MEME S'IL EST A DEUX PAS, ET PAS CHER, VOIRE GRATUIT ?

Les gens ne sont plus ouvert d'esprit comme avant, ils préfèrent suivre le cadre d'une vie normale, genre soirée télé.... Alors que y’a tellement de choses qui se passent dans une salle de concert, tellement d'énergie, de chaleur, d'émotions... Merde c'est fantastique !


QU'EST CE QUE L'ON PEUT VOUS SOUHAITER MAITENANT ?

De survivre...
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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 12:36
Interview sur Punksociety :
http://www.punksociety.fr/index.php?page=groupes&groupe=Begarsound














Titres : Un sentiment – Crever pour ça – The alcoholic is my name – Fais tourner le pet – Julie 15 ans – Good as you – Rendre l’âme – Les américains – Stay rock’n’roll – Arrête de bosser.

Myspace :http://www.myspace.com/begarsound
Site officiel : http://www.begarsound.fr/

Formé en octobre 2002, Begarsound fait partie de ces groupes qui donnent tout à la musique. Leur vie est profondément basée sur celle-ci. Après maintes galères, les musiciens se sont forgés un caractère bien trempé. Quelques démos et quelques participations sur des compilations, et surtout une série de concerts sur toute la métropole et même en Europe dans des pays comme la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie qui leur ont permis de se forger une expérience importante. Aujourd’hui ils ont leur propre association, Pakeupunkprod et sont fiers de leur premier album sorti en mai dernier : ‘Attendre c’est mourir’, qui reflète parfaitement ce que dégage la formation. On y retrouve la fureur de vivre qui les anime, cette jeunesse et cette fougue qu’ils aiment partager en concerts. Oui pour eux, il n’est pas question de s’apitoyer sur leur sort. Vivre pleinement les plaisirs de la vie, même les plus petits, partager du bonheur, voilà ce qu’ils souhaitent.

Sur ce premier album de 10 titres à l’ambiance punk’n’roll, les mélodies sont percutantes, les refrains accrocheurs, les riffs sont ravageurs sur des textes simples et chargés de dérision. L’album débute sur « un sentiment », sentiment qu’il crache, parce que ça leur chatouille le gosier, avant de se déchaîner sur « Crever pour ça », titre qui aide à relever la gueule après une petite déprime. On retrouve aussi ce titre, « The alcoholic is my name », véritable hymne punk, à pogoter dans cette bonne humeur communicative. Oui, Begarsound dégage aussi l’envie de s’éclater, alors allons-y.

« Rendre l’âme » est très rock et Arno y dévoile ses qualités de chanteur sur le refrain prenant « Et plus ça va et plus j’en veux ». On trouve aussi « Les américains », avec des paroles pleines d’humour. Mais qu’est ce qu’ils ont de plus que nous ceux-là ? Et l’album se termine avec « arrête de bosser », invitation à la vie dans toute sa simplicité : « Arrête de bosser et ta vie sera plus gaie, tu passeras ton temps à être content » et « je prends le temps d’avoir du temps, c’est bien un luxe, j’en suis conscient »…Oui parce qu’on court dans cette vie sans savoir pourquoi puisque bien souvent on ne va nulle part.

Aujourd’hui, Begarsound est déjà en phase de création, Antoine nous l’annonce dans l’interview qu’il nous a accordé……Ce futur album sera-t-il celui de la maturité, comme de nombreux critiques aiment le dire ? Nous le saurons plus tard. Pour l’heure, je vous invite à découvrir Begarsound et son nouvel album..N’attendez pas pour aller sur leur myspace, parce que attendre c’est mourir.
Petite parenthèse personnel, le groupe est du 91….comme Futurs Ex, et Yakusa…….le département semble être un bon cru en cette année 2008.

Interview avec Antoine :

Avant de parler de l’album, peux-tu nous parler de l’association Pakeupunkprod ? Ce label regroupe plusieurs groupes. Est-ce qu’il regroupe essentiellement des groupes de l’Essonne ? Je crois savoir qu’elle a été créée par vous.
Pakeupunkprod est une asso qui jusqu’à maintenant a organiser une petite dizaine de concerts « pas que punk », et qui a sorti le 1er album de Begarsound. Ensuite elle devait s’occuper du groupe « les Pingouins » pour la sortie d’un futur album qui malheureusement n’aura peut être jamais lieu car le groupe a décidé d’arrêter, puis l’asso s’occupera également des Steakachier si un jour un cd sort !
Après non elle ne regroupe pas que des groupes de l’Essonne sinon ce serait vraiment triste et égoïste, surtout que les structures de ce département ne nous ont jamais donné de coups de mains donc nous ne voulons même pas représenter quoi que ce soit ayant un rapport avec …


- Que vous apporte cette association ? Apporte t’elle des aides financières pour les concerts, pour faire un album ? Et comment est elle financée ?
Ben si tu veux elle nous apporte rien, l’album a été payé à nos frais, c’est juste pour le moment une marque de fabrique. Quand on sortira un autre cd ou qu’on organisera d’autres concerts les gens sauront a quoi s’attendre car ça viendra de nous. C’est Arno et moi qui avons décidé de créer ça, et depuis quelques semaines nous avons été rejoint par « Adel », une jeune fille motivée. Après en effet on aimerait bien dans quelques années, si on a un peu d’argent, pouvoir aider des groupes, sortir leurs albums ect … Mais pour ce qui est de moi ce ne serait que des groupes qui ont autant galéré que nous (ou presque), qui font de la bonne zik, et que personne n’aide.
 

- Peux-tu nous faire un bref historique du groupe, en présentant chaque membre et pourquoi pas les qualités et défauts de chacun, s’il y a.
Pour faire bref, nous sommes un groupe de punk rock’n’roll formé fin 2002 dans le but de délirer et faire marrer les potes, après la sortie de 2 démos garages rigolotes, nous avons sortie une 1ère démo studio qui nous a permis de démarcher des concerts. Et après l’engrenage s’est fait, nous avons fait 120 concerts (environ) de 2004 jusqu’à ce jour, un peu partout en France mais aussi en Belgique, Lituanie, Lettonie, Estonie. Nous avons sorti un « single » du 1er album pour faire patienter les gens en janvier 2007, pressé en 1000 exemplaires (épuisé). Et après beaucoup d’attente, de merde, ect nous avons sorti notre 1er album « Attendre c’est mourir » en mai 2008 ! Ainsi que dans les bacs parisiens il y a peu…
Et puis la présentation des membres … avec qualité et défauts c’est cool ça fait très skyblog, mais comme je peux me permettre de leur cracher dessus aussi ça tombe très bien.
- Arno : chanteur et guitariste , qualité : il se bouge le cul et ne lâchera jamais le projet. Défaut : un peu barré ou incompréhensible dans ses délires par moment (et un peu alcoolo).
- Paul : batteur et choriste, qualité : il est honnêtement super drôle (a même été comédien pro). Défaut : il est pessimiste et fait du footing le matin (et super alcoolo).
- Gniafron : bassiste, qualité : il est d’une gentillesse et d’une loyauté rare. Défaut : il a un surnom super nul (et un peu alcoolo aussi).
- Antoine (moi-même c’est dur), qualité : je parle a tout le monde. Défaut : je suis hyper susceptible et rancunier (et encore plus alcoolo aussi).
 

- As-tu quelques anecdotes sur tel ou tel membre du groupe ?
Si y a des filles (jolies) qui sont intéressées pour sortir avec Paul ou Arno ce serait cool de se montrer car ils commencent a vouloir sortir avec moi. Sinon hors connerie, Paul s’est fait, il a été comédien professionnel, Arno est barman et a jouer dans plusieurs court métrages, Gniafron est encore étudiant et joue dans un autre groupe, à côté « Sex Toy », quand à moi-même j’ai joué du trombone à coulisse petit et les autres aimeraient bien que je m’y remette un jour !!
 

- Cet album est votre tout premier. Des titres en français, des titres en anglais, tous percutants et l’ensemble très cohérent. Qui écrit, qui compose ?
Déjà c’est Arno qui a écrit et composé toutes les chansons du 1er album. Pour ma part j’ai apporté quelques modifications sur certains titres quand je suis arrivé dans le groupe avant d’enregistrer. Pour les prochains titres à venir j’y ai plus participé surtout dans la composition, mais je dois avouer que Arno reste globalement celui qui écrit et compose … même si sur certains nouveaux titres on a écrit et composé ensemble, et je trouve le résultat super sympa !
 

L’album a été enregistré en octobre 2006 et mai 2007, pourquoi autant de temps avant la sortie, même si en décembre dernier il était annoncé pour l’automne 2008 ?
Pour pleins de petites raisons, on est des poisseux, fallait que je le place et croyez moi c’est vrai (dédicace aux Prouters qui sont pire), on n’est pas des professionnels et comme on veut pas attendre (car attendre c’est mourir) on est des fois un peu trop pressé et du coup à la bourre … et dernière raison par laquelle j’aurai du commencé, on a lutté pour avoir l’argent de l’enregistrement et du pressage …
 

- L’album sort dans plusieurs pays, comment ça se gère tout ça ?
Oh ben ça se gère à l’arrache, y’a des gens dans des pays étrangers intéressés pour nous prendre des albums et les vendre, et on dit « ok » ! Mais si c’est ça que vous voulez savoir nous n’avons pas de labels qui s’occupent de nous à l’étranger … sauf Pasidaryk Pats Record de Lituanie qui nous a fait jouer et mis sur une compil mais on a rien signé.
 

- Vous aviez précisé qu’une édition spéciale serait prévue pour le Québec, qu’aura-t-elle de plus, ou de moins que l’album made in France ?
Ah ben ça, nous ne pouvons pas y répondre maintenant car ce n’est pas au gout du jour, mais soyez sur que ça se fera … on attend juste d’avoir une tournée là bas qui soit sérieuse (car pour le coup vaut mieux s’y prendre bien) et on démarchera tout en même temps.
 

- Il paraît que pour la plupart vous avez commencé la musique en montant le groupe. Pourquoi vous êtes vous lancé dans la musique, pourquoi pas dans un sport ou la peinture ?
C’est exact, sauf pour Paul qui savait déjà jouer avant d’arriver … Ben je ne sais pas, peut être parce que pour s’exprimer c’est pratique et que tout simplement je vais donner mon choix qui doit correspondre a ceux des autres : j’ai toujours été en admiration devant certains groupes de musique, mais jamais devant des peintres ou autres forcement !! Quand j’écoutais les Clash au walkman k7 petit, je m’imaginais sur scène, mais quand l’école m’emmenait au Louvre je me suis jamais imaginé peindre la Joconde.


- Comment on apprend aussi vite ?
On a pas forcement appris si vite que ça. Ca reste du 4 accords et du solo à 3 notes … après peut être qu’on a des bonnes idées je ne sais pas. La seule chose dont on peut être content c’est d’avoir appris à jouer et chanter en même temps très rapidement, ça c’est bien !


- La tournée est elle prête ?
Les dates tombe petit à petit, on nous propose de plus en plus de dates mais on s’occupe toujours de caler des concerts un peu partout et après vous savez, 90% des bars, salles ect prennent bien leur temps pour juste te répondre. Et quand ça te répond c’est du genre « pour mai faut appeler en février » et en février tu rappelles et là on te sort « on est complet jusqu’à octobre prochain », il faut donc insister et pas avoir peur de passer pour un relou. Mais je ne suis pas tout seul, il y a Adel qui s’en occupe aussi et on attend au moins 40 réponses de lieux où on devrait jouer … donc ça va arriver mais ça ne dépend pour le coup pas que de nous, surtout qu’on demande vraiment le minimum en défraiement.
 

- Où pourra t on vous voir dans les mois à venir ?
Il y aura le nord (dans le 59 et Picardie), le centre de la France vers Clermont, Châteauroux, puis le sud aussi à Marseille et Avignon grâce à Pierrick des Bimbo Killers, Nancy en Janvier, Angoulème et Bordeaux en Mars. Ça c’est du déjà sur !! Le reste arrive, Angers, Le Mans, Rennes sont en booking et une petite tourné dans l’est..
Y aura aussi une date sur Paris avant l’été dans une bonne salle avec pleins de bons groupes, mais pour le moment on ne dit rien c’est surprise !
 

- Dans une précédente interview, vous envisagiez des titres en espagnol. Rien sur cet album. Pourquoi cette envie de chanter en espagnol. Est-ce le côté festif ? Souhaitez-vous vous tourner vers le punk festif à l’avenir ?
Alors bonne question qu’on nous pose très rarement. Beaucoup de groupes aujourd’hui sont super pessimistes, on respecte mais nous, on a plus envie justement de passer des bons moments plutôt que s’apitoyer sur notre sort, tout en sachant très bien que c’est la merde, et pas de problème on est là quand les gens sont dehors à gueuler… bref. Et histoire de divulguer de la petite info il y aura bien une chanson en espagnol sur le prochain album. Je trouve en plus que c’est une langue très belle à entendre, et nous sommes en contact avec un groupe espagnol pour des dates en Espagne…
 

- Les titres de cet album sont assez anciens. En mars 2004 vous tourniez déjà le clip de «The alcoolic is my name », titre que l’on retrouve sur l’album.   
Oui, de toute façon, l’album « Attendre c’est mourir » est le résumé de toute l’histoire du groupe, des débuts jusqu’à maintenant ! Fais tourner le pet est par exemple la 1ère chanson du groupe, c’est pourquoi il n’y a qu’un accord dans le couplet. Sur 10 chansons seuls 3 sont « à peu près » récentes … « Julie 15 ans », « les américains » et « crever pour ça ».


- Etes-vous en phase de création ?
Oui totalement, et je suis très content du résultat ! Nous allons d’ailleurs commencer à enregistrer 5 titres du 2ème album…
 

- Ce qui ressort de cet album et le titre finalement le confirme « attendre c’est mourir », c’est une formidable envie de vivre. Profiter de chaque instant. Vivre, vivre……Est-ce que c’est bien ce message que vous avez voulu faire passer ?
Tu as tout pigé !!
Ben oui, de voir ses parents en chier au taf, ne pas en profiter le week-end car ça fait des travaux dans la maison, faute de moyens pour payer quelqu’un, ne pas forcément avoir le sourire aux lèvres et ne l’avoir que pour le peu de vacances autorisées dans l’année, ça donne envie de faire sourire ces gens, et surtout de ne pas emprunter la même voix qu’eux !! Déjà rien qu’au vue de la mentalité des gens dans ce pays, si il n’y avait pas le groupe, il serait hors de question que j’habite ici plus longtemps, je partirai à l’aventure et peut être que je m’apercevrais que partout c’est pareil !! Mais je ne pense pas …
Nous ne supportons pas le côté hiérarchique des choses, depuis tout petit on t’apprend à te taire devant un prof, pour après se taire devant un patron et dans la rue devant les keufs etc. Ben non, nous on ne se tait pas, on chante la vie ….. mais on galère financièrement !! rire.   
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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 21:06

  Interview et chronique sur Punksociety :

http://www.punksociety.fr/index.php?page=groupes&groupe=Jneb

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etonnant album, avec de multiples influences. Ca pourrait paraître pour certain déroutant, mais voilà, ça passe très bien. JNEB, artiste atypique, qui l’an dernier sortait un film prônant le port du préservatif, sort chez les Skalopards, un album riche où les compositions alternent avec les ambiances pour nous faire parcourir le monde jusqu’en Orient. Les styles se mélangent aussi entre des influences punk, ska, rock, électro, jusqu’au western spaghetti. Et oui, plutôt inspiré, JNEB, artiste à la culture punk, offre une belle alternative à toute cette nouvelle scène qu’on annonce régulièrement comme jeune, et qui sent trop souvent déjà la vieillerie. On est certes loin du punk-rock ou du garage sauvage, mais JNEB porte en lui des valeurs artistiques intéressantes que je vous invite à découvrir.

L’album démarre sur un titre rock, et entraînant au texte plein d’humour avec « Saralou ». Le second titre « la vie sans Rose » porte des influences Hip Hop. « Hillary » est un rock aux chant énervé, quant à « Kate » à l’intro baroque, elle verse des cuivres et des guitares qui sonnent Ska-punk. Oui, l’album « tout n’est pas rose », est comme ça…On ne sais jamais ce que l’on va rencontrer…Oh des filles, on en rencontre tout au long de l’album, le digipack, montre d’ailleurs de nombreuses filles sexy en petites lingeries. Intéressante aussi, « Yasmina », un punk-électro instrumental mélangeant des sonorités orientales, on ne s’ennuie guère au pays de la rose. Aujourd’hui il est d’ailleurs plus intéressant d’écouter la rose de JNEB, que celle d’un certain parti……….

L’an dernier il sortait un film, prônant le port du préservatif, aujourd’hui, il nous offre 10 compositions fortement inspirées. JNEB, créateur né, se dévoile grâce à l’interview qu’il nous a accordé pour Punksociety.

Merci à toi, JNEB.

Guigui


Interview :

Quel genre d'artiste es-tu ? Ou plutôt comment te définirais tu ?

Oh la difficile comme question !! Allez je me lance. Je me considère comme un "artisan-créateur", plus précisément comme quelqu'un qui s'évertue à confectionner des chansons.... Après j'essaie de toucher un peu à la vidéo, à l'animation, au collage, le tout dans une démarche de découverte autodidacte... Je finalise aussi des écrits quelque peu plus long que de simples textes de chansons si je peux m'exprimer ainsi... Ce qui m'anime vraiment c'est l'instant où la créativité va surgir, c'est pour cela que j'ai pas mal de chansons en stock hi hi.


Quel a été ton parcours musical avant cet album ?

J'ai sorti en 2007 un projet multimédia (roman, film et album en interaction) que j'ai mis 4 ans à boucler. Avant cela j'officiais en tant que chanteur/auteur/compositeur dans un groupe qui s'appelait GUERKA, originaire de Charleville-Mézières et qui avait sorti en autoprod. une galette en 2002 intitulée "Psycopains". Je jouais aussi de la guitare dans un groupe de reprises de punk mélodique (Bad Religion, Undeclinable, Seven Hate...).


- Comment as tu écris cet album et qu'est ce qui t'as influencé ?

Comme je te le disais en haut je suis boulimique de créativité hi hi. J'avais donc pas mal de morceaux, de riffs qui traînaient et j'en ai ressorti quelques uns en les arrangeant en fonction du concept que j'avais défini pour cet album (à savoir raconter le parcours d'un homme qui se fait quitter par sa petite amie et qui entreprend un voyage de par le monde). Puis j'en ai composé de nouveaux évidemment !!! Et comme j'aimerais définitivement plus ce que font les autres que ce que je fais moi, j'ai demandé à des amis musiciens (Marchmaninov des Costa Gravos, Jibé et Bidingue des Marcels, Ben de Digital Soap) de me composer des morceaux qui se sont affinés au fur et à mesure de notre collaboration...Le fait que le héros voyage m'a fortement guidé dans la composition ! En effet il fallait autant que faire se peut mettre en adéquation narration/style musical/lieu géographique où se déroule l'histoire...


- Tu as fais appel à de nombreux musiciens pour l'enregistrement de cet album. Pourquoi, ? Les connaissais tu tous..Quels sont tes relations avec tous ces musiciens ?

Eh bien parce que je ne suis pas capable d'enregistrer tous les instruments seul hi hi ! Non je ne les connaissais pas tous mais la grande majorité tout de même ! La plupart sont des amis, ceux que j'ai rencontrés sur ce projet le sont devenus !!


- As tu un groupe pour la scène ?

Depuis peu ! Avec des amis (membres du groupe AZZIL), on a monté le JNEB BAND ... Formation minimaliste : boite à rythmes, guitare/chant, guitare, trombone et trompette. Morceaux courts, énergiques, chantés en Français. On ne reprend aucun des morceaux des deux albums déjà réalisés. Je souhaite avant tout être là où on ne m'attend pas et puis même pour moi, c'est plus agréable car je me complais dans la nouveauté !


- C'est album est un véritable voyage musical... pourquoi n'as tu pas fais un album rock ou punk ou autre ? Cet album est difficilement classable. Etais-ce vraiment ce que tu souhaitais..?

Eh bien il est un peu punk, un peu rock, un peu ci, un peu ça...Oh oui, c'est ce que je souhaitais ! Et puis je me répète il fallait faire coller musique et narration ! Donc avec uniquement du punk ou du rock je ne serai pas allé loin dans le concept hi hi. J'écoute des groupes qui ne distille (ou qui n'ont distillé dans leur carrière) qu'un style musical, par exemple du punk. Cependant en ce qui me concerne je n'ai pas envie de cela car ça me lasserait... Et puis tellement de choses différentes me parlent dans tellement de styles !!!


- Finalement on a du mal à voir tes influences, bien qu'on reconnaisse des influences punk et ska, quels sont tes groupes fétiches ?

Oui c'est vrai je suis féru de punk et de ska mais je trouve que je ne mets pas trop de touches ska dans ce que je fais (euh je parle des grattes en l'air avec batterie en contre temps...)... Après dés que tu as des cuivres tu es estampillé rock festif... Ce n'est pas ce que je revendique... je revendiquerai plus un rock hétéroclite... classe... hi hi. Mes groupes fétiches ? Y'en a tellement ! Allez je vais n'en citer que 4 : je dirais Zabriskie Point, Stupéflip, Morphine et Les Rats.


Qu'est ce que tu attends de cet album ?

Avant tout je cherchais à me faire plaisir lors de la composition et de l'enregistrement en studio. Maintenant ce plaisir évaporé c'est vrai qu'il faut lui donner une continuité ! J'attends juste qu'il soit un peu écouté ! Et bien accueilli si possible.. Même si je ne m'attends pas au consensus car comme tu l'as si bien dit plus haut : ca pourrait paraître déroutant pour certains !


- Il y a beaucoup de prénoms de filles..Tu peux nous en dire plus ? Le pourquoi du comment quoi ? Pardon j'ai pas fais exprès pour le quoi....(Tu es ch'ti...)

J'aime les filles hi hi. Oui il y a en effet beaucoup de prénoms de filles car le personnage rencontre autant d'autochtones féminins que de pays foulés lors de son périple. Oui je suis chti d'adoption mais originaire de Charleville-Mézières.


- Alterner le chant en français, en anglais et en espagnol, c'est aussi pour accentuer ces alternances de styles ?

Oui tout a fait. En fait le chant est en anglais lorsque l'action se situe dans des pays anglophones, en espagnol dans les pays hispaniques etc.


- Où pourra t'on te voir en concert dans les jours ou les mois à venir ? 

Ah grande question !!! J'espère d'ici l'été !!! On verra mais en tous cas on s'y emploie !!


- Tu te retrouves à la Skalo Family, comment t'y es tu retrouvé ? Alors que le style de l'album est tout de même loin des vilains Clowns ou de Chepa ?

Qui se ressemble s'assemble !! Entre crétins on s'entend bien hi hi ! Eh bien j'ai contacté Les Skalos en leur proposant mon album et ils ont tout de suite accroché et souhaité que l'on "travaille" ensemble. Oui en effet c'est bien loin du style des Vilains Clowns et des Chepa mais l'esprit est le même !


- Que penses tu de la scène actuelle ?

Ca fait longtemps qu'un groupe ne m'a pas pété à la gueule !!! A part Diego Pallavas qui m'a fait le même effet que les Zab à l'époque. Du punk rock qui ne l'est pas, c'est ce que j'essaie de faire aussi ! Après je ne découvre sans doute pas assez de groupes pour répondre finement à ta question...


- Regardes tu la télé...Si oui quoi ?

Oui je regarde la télé, des docu sur l'histoire, les animaux, des vieux films, des dessins animés, des concerts, des clips, bref tout et rien!


- L'album est très rose et parle beaucoup de rose,,,les élections au PS t'intéressent-elles aussi ?

Au Post Scriptum ? hi hi.
La politique ne m'intéresse pas, j'ai 32 ans et je n'ai jamais voté, je ne suis pas pour la logique du moins pire, cela ne veut pas dire que je pense que tous les politiques sont tous des pourris ! Cela ne veut pas dire non plus que je ne m'intéresse pas à la condition humaine et que je ne suis pas sensible aux injustices !


- Comment expliques tu cette forte inspiration....Est-ce pour toi un don de la nature ?

L'inspiration est quelque chose d'abstrait, d'impalpable. Je pense qu'elle est le fruit de moults choses concomitantes (travail, influences, connexions diverses...), choses que l'on ne peut quantifier ! Je ne pense pas être quelqu'un qui a beaucoup d'imagination, c'est pour cela que je me positionne dans des projets conceptuels qui vont me donner une ligne directrice..


- Je pense sincèrement que tu es un artiste unique. Attends tu une reconnaissance au delà des mouvements alternatifs ?

Merci. Je te remercie... L'aurais-je déjà dans les mouvements alternatifs ? hi hi.
Je considère la musique globalement et pas stylistiquement parlant... La musique c'est de l'émotion, de la sentimentalité, je pense qu'on peut triper sur un morceau de Jennifer aussi bien que sur un titre punk-rock, enfin en ce qui me concerne... On peut donc s'attendre à tout !!!

 

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 22:47
Interview sur Ziknblog :
http://www.ziknblog.com/2008/10/26/sylvie-marechal-jack-tocah/





















sylvie.jpgFin des années 80, Sylvie Maréchal a 22 ans lorsqu’elle sort son premier album : “J’ai l’rock t’as l’blues“.  C’est alors une véritable révélation sur la scène française. Une chanteuse à la voix unique qui sonne parfaitement pour le rock et le blues. A l’époque ce genre de voix est vraiment rare et pour la remarque, encore aujourd’hui. Elle passe aux Francofolies de La Rochelle, elle est chouchoutée par Francis Cabrel, Jean-Louis Foulquier, elle passe dans des émissions de télévision. Francis Cabrel chante même sur cet album sur le titre “jour de pluie”. Un deuxième opus sort quelques années plus tard, “Voix Lactée”, album produit par Dave Stewart, du groupe Eurythmics. Tout semble tracé pour Sylvie Maréchal qui participera aussi aux Francofolies de Montréal.

Avec le temps j’ai toujours eu l’impression que Sylvie avait disparu du jour au lendemain. Moi qui l’écoutait en 1989 et après, je n’avais jamais compris cette absence, cette disparition après deux albums. Voilà quelques jours, je suis tombé sur son MySpace. Comment ? Je ne m’en rappelle plus. En tout cas, j’ai eu beaucoup de plaisir à la retrouver et à réentendre sa voix si profonde et authentique.  C’est donc avec un certain intérêt que j’ai souhaité en savoir plus, sur son passé artistique et surtout savoir ce qu’elle devenait, alors que j’apprenais qu’un troisième album était près après “Voix lactée”, mais jamais sorti. Quel Gâchis !

Grâce à notre entretien, j’ai compris à quel point Sylvie est une artiste authentique et libre. Si elle a disparu du jour au lendemain, c’est tout simplement parce qu’elle est avait fait le choix de chanter en anglais, alors sa maison de disque l’a laissé tomber et les médias aussi. Rien que pour ça ! Comment peut-on reprocher à une artiste, de faire ce qu’elle a envie et non ce que les autres ont envie ? Cultiver sa différence est ce qu’il y a de mieux à faire quand on est artiste.

Aujourd’hui, elle est artiste peintre et elle travaille sur un nouvel album avec son mari Jack Tocah, avec qui elle a formé un duo. Leur musique entre rock et blues expérimental est chargée d’émotion intense, marquée par la voix toujours si profonde de Sylvie et par une réelle passion pour la création artistique.

Pour suivre son actualité, rendez-vous sur : sa page MySpace

C’est donc avec beaucoup de plaisir, que je vous fais part de cette interview.

INTERVIEW :

Fin des années 80, début des années 90, ta carrière de chanteuse est au sommet. Comment expliques-tu cette réussite et quels souvenirs gardes-tu de ces belles années ?

C’est à force de travail et de volonté que l’on arrive à un résultat positif et j’en garde de très bons souvenirs et de belles rencontres, comme Léo Ferré qui fût courte mais intense ou avec Gabriel Yared qui m’a beaucoup appris humainement et musicalement.

Penses-tu qu’aujourd’hui cette réussite aurait été semblable ?

Oui surement.

Francis Cabrel était présent sur ton premier album (il chantait sur jour de pluie), as-tu gardé des contacts avec lui ou d’autres personnes de la profession ?

Je n’ai gardé aucun contact avec le show bizz parisien.

Tu as toujours été très discrète même à tes plus grandes heures. Il est vrai qu’à l’époque le “people” était moins présent dans les mass-médiatiques. Avec le temps, on a l’impression que tu as disparu du jour au lendemain. Comment as-tu vécues ce retrait marqué par une mésentente avec ta maison de disque, alors que tu étais en pleine gloire (première partie de Deep Purple) ?

 La mésentente était de taille et je l’ai très mal vécu. On m’a saqué et je ne l’ai pas supporté. Quand on a commencé à me mentir, je prend les nerfs et je m’arrache.

Et que penses-tu de ce manque d’intérêt des médias, alors que tu étais peut être la plus prometteuses des chanteuses françaises sur un plan international ?
 
C’est justement là que le bas blesse. Pour moi, il fallait enchaîner le deuxième album à l’international directement. Ecrit et composé à Londres avec une chanson originale de Léonard Cohen et Dave Stewart, j’estime qu’il y avait matière à travailler sérieusement sur cet album, non pas « Voix Lactée » mais « Faith Healing » la seule et unique version qui aurait du exister et aucune version française commandée à Buzy par la major. Buzy a fait un travail de merde car elle n’a pas respecté le labial des sons de la voix, ce qui fait qu’à l’arrivée ça ne sonnait plus du tout. J’ai volontairement boycotté la version française, même aux Francofolies de Montréal, ce qui m’a valu une engueulade avec Foulquier définitive.

Voilà pourquoi « Faith Healing » n’est jamais sorti et je pense qu’il ne sortira plus maintenant. Quel gâchis ! Quelle honte pour moi vis-à-vis de tout le staff anglais qui m’a supporté, adopté. Je faisais partie de la famille, pour moi c’est comme si je les avais trahis.

Avec le temps, penses-tu que tu étais vraiment une artiste ingérable ?

C’est le métier comme on dit, qui m’a rendu ingérable.

Penses-tu qu’il est plus difficile de vivre de la musique aujourd’hui ? Que par la multitude de groupes et des diffusions, via internet, la musique est devenu finalement plus précaire ? Non je ne pense pas.

Il y a plus de moyens d’exister par soi même et c’est une bonne chose même si la vie est plus précaire aujourd’hui, il y a la liberté de créer.

Que penses-tu de l’évolution de la musique, au niveau de ce que l’on trouve en matière de création, mais aussi en matière de diffusion ?

Je pense que la musique est avant tout un Art et qu’il faut le respecter. Tant qu’il reste libre et sauvage ça va, mais dès qu’on veut en faire un produit, là il y a danger.

On trouve très peu d’informations à ton sujet sur internet, aucun site, juste ton Myspace, qui présente ce que tu fais aujourd’hui et qui ne présente d’ailleurs aucune marque de nostalgie du passé. Pourtant tu as marqué la scène française. Comment expliques-tu cette absence, et comment le vies-tu ?

Je suis tombée amoureuse du bassiste Jack Tocah au moment de la tournée Deep Purple et il est devenu mon mari, mon compositeur et mon sauveur. Je n’ai pas vu passer les années car avec Jack, on s’est mis en duo et nous avons autoproduit notre premier album OTCHA, dont personne n’a voulu, ni distribution, ni diffusion.

Quand la major m’a viré en janvier 1994, je suis devenue alcoolique au dernier degré avec une dépression aggravée en plus. Il a fallu que je me décroche d’abord de l’alcool pour pouvoir soigner la dépression. 13 années à survivre. Aujourd’hui j’en suis sortie sinon je ne t’aurai pas répondu, car sans Jack, je ne serais plus de ce monde.

On peut lire des commentaires sympa à ton encontre sur Youtube. Des internautes disent qu’ils se rappellent de ta voix, que tu leur manques. Ce qui veut dire que certain, comme moi, ne t’ont jamais oublié malgré cette longue absence médiatique. Il est vrai que tu avais, et tu as toujours cette voix si particulière qui sonne tellement blues, rock, et que ton style est très rare aujourd’hui et déjà à l’époque. En es-tu consciente ? 

Oui, j’en suis consciente.

Pourrait-on te voir dans une émission type nostalgie, avec des artistes comme Desireless, Jean-Pierre Mader, ou au sein d’une tournée Nostalgie, telle qu’il en existe actuellement ?

Jamais de la vie !!

Sur l’extrait que tu m’as fais écouter, il s’agit d’un morceau de blues expérimental moderne, où l’intro est très sombre. Sur ton MySpace, on trouve aussi de très beaux morceaux, à l’exemple de “dans le silence”. As tu un album en prévision ?

Blues expérimental moderne, c’est bien de cela qu’il s’agit. Le duo Sylvie Maréchal/Jack Tocah est sans concession, imprévisible. On ne fait pas un style de musique particulier mais tout simplement de la création, de l’Art dans le sens où l’Art est libre comme notre musique, un côté inclassable. Nous allons nous mettre au travail pour en faire un deuxième autoproduit lui aussi.

Quelles sont tes ambitions aujourd’hui ?

Vivre de la musique et rester libre, et si un label veut bien de nous comme on est, alors c’est ok.

Je tiens particulièrement à remercier Sylvie pour sa disponibilité et ses réponses, ainsi que Jack Tocah pour tout ce qu’il a fait. Il comprendra, j’en suis sur.




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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 22:42
   Interview sur le G'NER :
http://gner.over-blog.com/article-24243174.html







On peut dire que Candy Flesh m'a transpercé par sa voix, sa rage, son rock percutant, entre pop, rock et grunge.
Alors pour mieux vous présenter ce groupe qui a sorti un EP 6 titres en juin dernier intitulé "Rouge", je me suis entretenu avec la chanteuse au parcours riche et à la voix touchante et puissante.


Vous pourrez lire aussi la chronique sur le Webzine Punksociety :
http://www.punksociety.fr/index.php?page=groupes&groupe=Candy%20Flesh




INTERVIEW :


Peux-tu me parler de Carla Bruni……..euh, pardon de Carla Luna ?
 
En fait c'est Clara Luna !!! C'était mon projet précédent, avant Candy FLesh. Je l'ai monté après le split de mon autre groupe Lily Twin ( un groupe de riot girl) car je voulais passer à quelque chose de plus intime et surtout me convaincre que j'étais capable d'écrire des chansons toute seule, sans l'aide de personne et de les porter seules sur mes épaules...


- Carla Luna, c'est ton vrai nom ?

Clara c'est mon vrai prénom et j'ai pris Luna pour la suite, c'était en référence au livre "Eva Luna" de Isabel Allende...


Tu étais avant dans quelque chose de plus folk, pourquoi avoir délaissé ce style ? Est-ce définitivement terminé ?

Clara Luna était effectivement un projet "solo" folk. Je jouais avec Ben, un pote batteur et un violoniste. Tout ça c'est suite à une rupture amoureuse à vrai dire. J'avais besoin d'écrire des chansons pour apaiser un peu ma peine... C'était assez conceptuel finalement, toutes les chansons s'adressaient à la même personne.... Pour répondre à ta question mon premier amour c'est le punk mais je suis aussi très fan de folk, de groupes comme Mazzy Star, Cowboy Junkies, Nina Nastasia, Ani Di Franco, Damien Rice, je voulais m'approcher de ce style là mais en chantant en français... Ca fait partie de moi, j'ai une espèce de "double personnalité"! J’aime autant le chant très calme, très émouvant de Hope Sandoval de Mazzy Star, que la rage de Courtney Love... à priori c'est l'opposé mais pour moi ça fait partie d'un tout. Je suis capable d'écrire des morceaux très punk, très rageurs et aussi des ballades folks à fleur de peau. Les deux sont à fleur de peau, ce n'est simplement pas la même manière d'exprimer ses sentiments. Mais on a tous en nous à la fois du chagrin et de la rage.... Mais je n'ai pas vraiment délaissé le folk en formant Candy Flesh. Je continue d'écrire des morceaux dans ce style, "Marilyn" par exemple qui figure dans notre Ep ou "Ashamed" que je jouais aussi avant avec Clara Luna... Peu à peu j'essaie de parsemer le groupe de cette influence... après en live, ce n'est pas forcément évident de passer comme ça du coq à l'âne, mais j'aime bien l'idée que l'on puisse se le permettre. Aujourd'hui les groupes sont très formatés et restent dans leur case bien sagement alors que dans les années 70, ils brisaient tous les carcans. Même dans les 90's, avec tous ces unplugged. Celui d'Alice In Chains est l'un des meilleurs, c'est tellement fort, de passer de la rage au désespoir comme ça, ils sont tellement à vifs...


Aujourd'hui, Candy Flesh, est-elle ton ambition première ? Est-ce un projet à long terme ?

OUI ! Aujourd'hui Candy Flesh, c'est mon seul et unique projet même si j'écris des chansons qu'on ne peut pas jouer avec le groupe, je les garde de côté pour plus tard. Mais très honnêtement je ne pense pas que l'on puisse vraiment gérer 2 projets en même temps. Déjà un seul, ça prend tellement de temps quand tu le fais à fond. Et oui c'est un projet à long terme, je veux aller au bout de ce que le groupe peut faire, pour ne rien regretter.


Candy Flesh, c'est un groupe ou une chanteuse ? Quels sont les Projets du groupe ou de la chanteuse ?

Candy Flesh c'est un groupe bien sûr !  Pour pouvoir juger, faut nous voir en live! On travaille tous pour ça, pour justement ne pas être enfermé dans la case «groupe à chanteuse". Ce qui compte c'est l'énergie globale du groupe. Même si bien sûr, du simple fait que je sois une fille au milieu de mecs, on va tout de suite me remarquer... Les projets du groupe à l'heure actuelle c'est de faire le plus de dates possibles dans toute la France, parce que c'est le seul moyen aujourd'hui de se faire vraiment connaitre. Après on aimerait bien signer sur un petit label qui s'occuperait bien de nous, qui croit en notre projet...

-
Pourquoi as-tu changé de style….Dans quelque chose de beaucoup plus fort, de puissant…avec un côté destroy ?

Comme je te l'ai dit, mon premier amour c'est le punk, les Riot Girls, Bikini Kill, Babes in Toyland, Hole...c'est ce qui m'a donné envie de jouer, d'apprendre la guitare, de chanter. Mais après le split de Lily Twin, j''étais dégoûtée et déprimée, j'avais besoin d'autre chose.. J'ai donc pris ma guitare acoustique et j'ai écris des chansons folk et puis après un an de Clara Luna, le rock me manquait terriblement... j'avais besoin d'avoir des gars derrière moi pour envoyer le bois! Et puis j'avais un paquet de morceaux pop-punk que je ne pouvais pas vraiment jouer dans le cadre de Clara Luna, c'est comme ça qu'est née Candy Flesh, de mon désir de renouer avec mes premières amours et de m'éclater sur scène. J'avais aussi envie de travailler en collaboration avec d'autres musiciens, de partager des idées, de ne pas être la seule à composer, comme c'était le cas dans mes anciens groupes. Le son n'en devient que plus riche en mélangeant les inspirations des uns et des autres.

Quels sont tes influences musicales ?
 
Je crois que j'ai déjà un peu tout révelé!!! Enfin mon premier choc musical c'est le Velvet Underground et toute cette scène de New York, ça m'a fichu un coup. C'était incroyable. Je suis fan de Patti Smith, de sa voix, de sa poésie. Après bon, y a les Riot Girls, toute cette scène grungy, ces filles qui se réveillaient et gueulaient plus fort que les mecs (L7, Bikini Kill) et puis bien sûr Courtney Love. Toutes les nanas qui font du rock admettrons quand même qu'il y a un avant et un après Courtney, elle a changé les choses, elle a choqué, elle a été super loin pour une fille à l'époque. Un peu comme Janis Joplin ou Patti Smith... Ce n'est plus pareil après, on se dit "Ah bon je peux le faire?" Après elle tout est permis. J'adore Katie Jane Garside de Queen Adreena aussi, elle pousse les limites, elle va loin dans l'excès, c'est très fort. Pj Harvey, Joni Mitchell, Blondie, c'est mon truc aussi. David Bowie, Soundgarden, Alice in Chains, Nirvana... Voilà y en a tellement d'autres...

 - Comment as-tu commencé la musique ? Et quel est ton parcours ?

Au début mon truc c'était le théâtre. J'ai passé 3 ans au Cours Florent, fait divers projets amateurs, tenté de mettre en scène des pièces que j'avais écrite... bref c'était surtout la scène qui m'intéressait. Parallèlement à ça, j'ai découvert le rock vers 15-16 ans, avec tous les groupes que j'ai cité auparavant, ça a changé ma vie, ma vision des choses. Mais je ne pensais pas au début être capable de faire ça, faire de la guitare, écrire des chansons. Je ne pensais qu'à être interprète, "comédienne" au vrai sens du terme. Et puis peu à peu, j'ai posé des voix comme ça pour m'amuser sur divers projets de groupes qui passaient par là et je me suis rendu compte que ça le faisait pas trop mal. J'ai alors commencé à bosser sérieusement le chant. Les cours m'ont très vite déçu et ennuyé, je ne voulais pas être "formaté". Je voulais trouver ma propre voix comme on trouve son corps d'acteur, l'instrument qui va nous permettre de jouer. J'ai donc très vite arrêté les trucs académiques et j'ai agis comme bon me semblait. Je chantais tout le temps, du matin au soir, c’était complètement fou, je cherchais quelque chose au fond de moi, de vrai, de profond... bref ça a fini par porter ces fruits, et aujourd'hui je continue de bosser dans cette optique. Donc pour être précis à 18 ans j'ai intégré le groupe Lizard Queen, ensuite je suis partie avec mon copain, accessoirement guitariste du groupe, on a tenté de monter un projet à nous deux mais ça n'a pas fonctionné. J'ai donc recruté des filles pour monter Lily Twin, groupe de punk-riot, c'était rigolo, nos chansons étaient funs mais c'est extrêmement compliqué de ne travaillé qu'avec des filles. Crêpage de chignon assuré. Donc ça a splité au bout de 2 ans. Ensuite j'ai monté Clara Luna dont j'ai parlé plus haut, et maintenant, avec Candy Flesh, je pense avoir enfin trouvé le bon équilibre. On est tous très motivé. Ca avance bien.


D'où te viens cette rage ?

Vaste question. Comme je l'ai déjà dit, je suis fan des Riot Girls. Quand j'étais jeune, ça a vraiment tout changé de découvrir que des filles faisaient ça, allaient plus loin que les mecs, qu'elles pouvaient faire du rock, gueuler, être moche ou belle, et déballer leur féminité et leur sexualité sur scène. Je trouve ça vraiment fort, vraiment important. C'est ce que j'avais envie de faire. de tout sortir, de n'avoir aucune pudeur, d'exposer toutes mes souffrances, toute ma rage sur une scène. J'en ai vraiment besoin, ça m'aide tout simplement à exister. Ça donne un sens à ma vie. J'ai été très malheureuse étant enfant, je ne vais pas raconter ma vie et tomber dans le misérabilisme, je pense que mes textes parle assez pour ça. Je pense que ma rage profonde vient de là. De mon besoin viscérale d'exprimer mes maux, de les cracher à la face des gens....

 


 Site officiel
:
http://www.candyflesh.fr/news.php

 Myspace : http://www.myspace.com/candyfleshband

 


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  • : Après avoir été Directeur d'antenne adjoint sur NOIZY RADIO et animateur de l'émission CONTRE CULTURE diffusée chaque semaine sur : NOIZY, ZERADIO, ROCKONE, ROCK EN FOLIE, Equinoxe Namur, R2M, Clin d'Oeil FM, c'est désormais sur la MARCHE que j'écris avec le site https://culturemarche.com/
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