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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 22:16


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Doberman (Crew) est un groupe qui a été formé au printemps 2007 à Lyon, sur les cendres de Douze 33. Le Line-up actuel existe depuis le printemps 2008, et un premier maxi intitulé "Trop d'obéissance, tue l'insolence"est sorti en juin de cette même année. Le quatuor lyonnais est influencé par la scène alternative et propage une musique qui mélange rock, rap, métal, hardcore et punk sur fond de textes en français cyniques et engagés.
Percutant, volontaire, enragé, Doberman(Crew) a joué aux côtés de ETHS, Tagada Jones, Parabellum, L'Opium du Peuple, Phonetic Order et vient de sortir un album détonant, qu'il devrait partager sur scène avec un public qui sera assurément conquis par l'énergie électrisante du groupe.
Doberman (crew) a bien voulu nous accorder une interview pour en savoir plus sur le groupe, mais aussi sur leur premier album. Chose rassurante, je n'ai pas été mordu....
 
Le groupe est né  sur les cendres de Douze33, un groupe qui mélangeait aussi rap et métal. Qu'est ce qui différencie Douze33 et Doberman (crew) et pourquoi ce groupe s'est arrêté ? 
Keefran
: Ce qui différencie le plus DOUZE 33 de DOBERMAN [crew], se sont les thèmes développés. Avec DOBERMAN [crew], l’envie était d’aller plus loin dans l’expression de la colère, sortir de ce coté « fun » que nous entretenions dans DOUZE 33. Nous voulions, tant qu’à continuer à jouer ensemble Pio et moi, poser une base sociale et contestataire dans ce nouveau projet. DOUZE 33 s’est justement arrêté, car je n’avais plus « l’espace nécessaire » pour m’exprimer et aller plus loin dans le propos, par exemple des titres sur le racisme ou la crise social… Puis il y a eu aussi en même temps une lassitude commune, une envie de « changer d’air ». Avec DOBERMAN [crew], nous avons durcit le ton à tous les niveaux, aussi bien musicalement que dans les idées développées. Il ne reste que Pio et moi de DOUZE 33, et je suis seul au chant désormais.


Votre premier album vient tout juste de sortir, qu'est ce que cela représente pour vous ? 
Will : La concrétisation d'un an de travail et une première présentation du groupe au public comme aux professionnels (Tourneurs / Labels etc). Une démo de luxe en quelque sorte.
Keefran : Le fait aussi de se projeter un peu plus dans l’avenir, proposer un disque le mieux produit possible par nos propres moyens, et de le diffuser.
aNDy : mis a part le fait que je sois très fier de voir le résultat de notre travail, cela représente surtout une étape dans l’évolution du DOBERMAN [crew].  Ça a aussi permis de capter définitivement l’atmosphère de doberman afin d en dégager le son qui lui est propre.


Dans votre nom, pourquoi ce "(crew)" ?
Pio : C’est un clin d’œil au mouvement hip hop des années 90’, qui se voulait solidaire, engagé, protestataire.
Keefran : Nous avons tout de suite rajouté le mot crew, je crois. Il était question (et il l’est toujours) de défendre cette notion de projet commun, de regroupement, tous les gens qui travaillent avec nous (techniciens, comm’, management) font partie du crew. En gros c’est une idée de collectif avant tout. Défendre et faire vivre un projet commun.

Vous êtes un groupe autoproduit. Avez-vous cherché des labels pour la sortie de cet album ou est ce un choix ? 
Will : On a eu envie que les choses se fassent vite, et accrocher un label sans un background important du groupe ce n'est pas facile surtout avec ce genre de musique. Il est certain que le fait d'être soutenu par une « prod » est un plus indéniable en terme de communication, diffusion et logistique. Nous n'y sommes donc pas opposés au contraire, mais la chance et les opportunités se provoquent. Faire de la musique c'est aussi pour nous un engagement de tous les instants, beaucoup de sacrifices  et un travail permanent.  Il est donc hors de question que nous restions les bras croisés en attendant que les choses se fassent ... ou pas.
Pio : Quand on est un groupe aussi récent que nous, il n’y a aucune chance qu’un label veuille investir sur nous.
 

Votre Myspace a un bon visuel, il fait même très pros.....vous avez une équipe avec vous ? 
Will : Nous travaillons avec nos propres ingés son et lumière pour la scène.
Depuis peu l'équipe de Mediatone (association Lyonnaise organisateur de concert) nous donne aussi un coup d'pouce mais pour tout le reste on met à profit les compétences heureusement diverses et variées de chacun. Pour tout ce qui est internet et visuel par exemple, c'est Keefran qui s'en occupe.


Comment composez vous ? Est ce que ça part dans tous les sens ? Et qu'est ce qui fait qu'un morceau sera plus orienté rap que punk ou vice et versa ?
Wil
l : La plupart du temps on arrive en répète avec des riffs et des idées qui forment la 
base d'un titre puis on les arrange tous ensemble. Ce qui permet à chacun de s'exprimer librement dans ses parties et d'apporter sa touche personnelle. Ainsi le résultat est toujours celui du groupe et non d'une individualité même si à la base la couleur et les directions sont plus ou moins données. Une fois le titre à peu près finalisé, Keefran pose ses textes souvent sur des bases écrites à l'avance puis retravaillés en fonction de l'avancement du morceau puis nous peaufinons jusqu'à obtenir un résultat qui nous plaise à tous. Quant à l'orientation d'un titre elle ne se décide que rarement à l'avance, le résultat final c'est presque toujours une surprise par rapport à ce qu'on imaginait au départ  
aNDy : Pour moi un morceau de musique a une vie bien a lui. Je ne suis qu’un instrument qui joue de la basse! L’idée principale, le riff de base d un morceau qui est généralement amené par will, est primordial parce qu’il va donner la couleur de ce qui va se passer par la suite, il faut rester ouvert! Après c est une question de gout, de technique et de basse/batt.


Quelle est votre ambition aujourd'hui avec cet album ?

Pio : Le défendre sur le plus de scènes possible, le plus souvent possible. Nous n’avons pas peur de faire de la route… Nous avons la volonté de remettre au gout du jour une musique qui arrache, avec des textes en français qui veulent dire quelques choses. 
Will : Qu'il soit diffusé au maximum, que les gens nous découvrent en espérant toucher un label ou une prod qui veuille bien croire et investir en nous afin de présenter d'autres albums que nous souhaitons toujours meilleurs avec de réels moyens pour les enregistrer et les diffuser.
Keefran : Pour moi, en plus de tout ce qu’énumèrent Will  & Pio, cet album est une parole citoyenne, un zoom sur l’époque que nous vivons, un sentiment et du vécu. J’espère qu’il sera écouté, et qu’il raisonnera quelques temps.
aNDy : que ma mère me voit jouer a Taratata.


Le Bal des Enragés en février et le Printemps de Bourges en avril, prouvent que vous aviez déjà une certaine renommée avant la sortie de votre premier album. Comment l'expliquez-vous ? 
Keefran : Une renommée locale !!!  … Quelques concerts lors de grosses dates nous ont permis d’être vus par un grand nombre de personnes. Des amis, notre entourage, et organisateurs de concerts, qui ont cru en nous tout de suite, et nous ont aidé à émerger. Nous restons le plus  authentiques possible, on en fait pas des tonnes … Pour la date de Bourges, nous sommes sur le OFF. 


Alors, on l'aura compris vous êtes en colère ! Cependant aujourd'hui qu'est ce qui vous apaise ?  
Keefran : Pas grand-chose…  
Pio : DOBERMAN [crew]
Will : Rien. Au contraire, l'expérience aidant, plus on fait le constat de ce qui nous entoure, plus on trouve de raisons d'être en colère.  Sinon un bon concert ça défoule et ça peut être apaisant. Au moins pour un instant.
aNDy : La Weed
 

Votre style mélange des influences, métal, hardcore, rap et punk. Est ce que vous avez vraiment tous les uns et les autres écouté des groupes ou artistes de tous ces horizons là ? si non, qui apporte plus qu'un autre tel ou tel style ? 
Keefran : Pour ma part, ce sont des styles de musiques que j’aime beaucoup. Je peux passer de PANTERA, à ASSASSIN ou aux BERUS sans soucis ! J’adore l’énergie qui se dégage de ces musiques en général. Comme Will, j’ai une formation musicale classique, des années d’études de la musique classique, travail en orchestre d’harmonie, mais aussi en Big Band Jazz.
Will : Que nous ayons tous écouté ou du moins apprécié tous ces styles sans distinction, non je ne pense pas. Cependant il est certain que nous sommes tous très ouverts à énormément de choses et cela ne s'arrête d'ailleurs pas aux styles cités. J'ai notamment étudié le classique en conservatoire puis le jazz et bien que je n'en écoute plus beaucoup cela fait partie de ma culture musicale.
aNDy : Je viens du métal, qu’il soit heavy, death ou progressif mais je suis aussi très Infectious Groove et Red Hot Chili Peppers comme garçon.


Le groupe est de Lyon, on sent qu'il y a une scène très importante dans cette ville en ce moment. Est ce que ce dynamisme a toujours existé, si non, comment expliquez vous cela ? 
Keefran
: Je gravite dans les concerts, dans et autour de groupes lyonnais depuis environ quinze ans, et cette ville a toujours regorgée de purs talents ! Je ne crois pas que cette ville soit plus dynamique aujourd’hui qu’auparavant, au contraire ! 


Vos textes sont engagés, la colère est là très présente, le groupe est t'il le résultat d'un mal être en chacun de vous ? 
Keefran : Plus tu ouvres les yeux sur ce qui t’entoure, ceux qui te dirigent, ceux pour qui tu votes, ceux qui font régner l’ordre, ceux qui écrivent les lois etc. Plus tu t’aperçois que tu es pris pour un con ! Ça ne t’interpelle pas ? 
aNDy : Notre musique est à l'image de nos vies respectives.
Pio : L’évolution de la société ne nous convient pas ! Le nouvel ordre mondial instaure dans un idéal capitaliste le "tout doit être profit" au détriment de la santé, du bien être, et de la morale, etc. 
 
Qui a choisit le nom de Doberman ? On ne peut pas nier que cela donne un côté  chien méchant.... 
Keefran : Je crois que c’est moi qui aie trouvé ce nom, en référence à la race du chien, qui impose une certaine crainte, ce sont des chiens violents et très intelligents. Il y aussi la référence au film de Jan Kounen, qui a jouée ! 


En dehors des concerts, quel est l'actualité du groupe dans les semaines à venir ? Un clip ? Une télé  .....? 

Pio : Beaucoup d’envois de CD ces dernières semaines, nous attendons les premiers retours. Il y a encore pleins de choses à venir, tenez vous informé via Myspace (myspace.com/doberman69). On se mobilise pour que le crew avance !


Je vous laisse le mot de la fin, en vous souhaitant une bonne continuation, sur cet album que j'apprécie beaucoup. Il est vrai que plus je l'écoute et plus je l'apprécie.........
Pio : N’oubliez pas de sortir de chez vous ! Allez en concert, supportez votre scène locale ! 
Recoupez les informations, faites vous votre propre opinion, si notre société ne vous convient pas, battez vous pour que les choses changent !

Keefran : Merci pour ton soutien, et longue vie ! 
 

(Interview diffusée aussi sur Zikannuaire : http://www.zikannuaire.com/report/dossiers/dossiers.php?val=1720_doberman+%5Bcrew%5D)

Extrait de l'album : Les premiers seront les derniers.







Ci dessous, vidéos enregistrées lors des sessions d'enregistrements au Studio Warm Audio,


La première avec Will à la guitare : 



La seconde avec aNDY à la basse :



La troisième avec Pio à la batterie :



Et la quatrième avec Keefran au chant :



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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 21:48
Presse2


Groupe sincère et authentique Triste Sire est un trio talentueux qui s'apprête à sortir son deuxième album "Le Prince Illusion", le 2 février prochain. Il seront en concert le 23 janvier à Decines (69) pour le vernissage de l'album et le 31 janvier à l'Olympia en première partie de Ange.
Si Triste Sire apporte de l'imaginaire, il n'en demeure pas moins réaliste sur les difficultés de son art, et nous dévoile aussi un certain humour, au travers de cette interview.


- Revenons à l'origine du groupe, comment vous est venu le nom de Triste Sire, et qu'est  ce qu'il représente ?

Yohanan : Triste Sire, personnages peu recommandables et peu digne de confiance. Ce nom collait déjà à notre peau avant même d'avoir monté le groupe...Les gens qui ne nous connaissent pas pensent toujours en écoutant notre musique, on doit avoir envie de se pendre, les gens sont vraiment pathétiques des fois, ils manquent tellement de curiosité....
Rudy : Moi je voudrais me pendre, juste par curiosité...
Mike : C'est aussi une époque qui m'est évoquée avec ce nom, avec tout l'imaginaire qui va avec, cela a beaucoup influencé notre musique et notre univers visuel.

- A vosdébuts en 2001, vous souhaitiez monter un groupe de rock pour aller le plus loin possible. Mais Triste Sire, ce n'est pas seulement du rock. C'est aussi et surtout sur le nouvel album, un style qui mélange des styles, avec des influences qui vont bien au delà de la musique. Sur votre dernier album, l'influence de la musique classique est très présente. L'opéra, le lyrisme sont aussi présents. Est ce qu'au départ quand vous avez monté ce groupe là, vous aviez déjà envie d'évoluer dans un style particulier, qui est le vôtre aujourd'hui ?
Yohanan
: Triste Sire existe depuis presque dix ans, il est donc tout à fait naturel que sa musique ait évolué avec le temps. Au début nous ne savions pas précisément où nous voulions aller, la seule chose qui nous importait était de monter sur scène le plus vite possible, maquillés et avec le plus de saturation possible...
Mike : Du coup cette démarche nous a permis de faire évoluer un univers qui nous est propre aujourd'hui et qui n'est pas figé, nous sommes constamment dans le mouvement.

- Lors d'une précédente interview, vous disiez que bientôt vous feriez apparaître des fantômes sur scène. "Le Prince Illusion", je le trouve moins fantomatique. Est ce que cependant, ces fantômes sont t'ils toujours d'actualité ?
Yohanan : Avec nos ingénieurs, Greg et Steph, nous avons passé pas mal de soirées à discuter auout d'un bon verre(s) sur la possibilité de faire apparaître ces fameux fantômes sur scène. En fait, il existe pas mal de procédés pour obtenir un tel résultat, malheureusement, il nous manque encore les moyens financiers...

- Ariok Records s'est créé à l'origine pour votre premier album et pour sortir par la suite d'autres groupes ou artistes. Quels sont à ce jour les artistes que l'on retrouve chez Ariok Records ?
Yohanan
: En plus de Triste Sire, Ariok Records produit mon side project, Johannès, un premier album concept sur l'histoire de Orphée et Eurycide. Mais c'est un peu la même histoire que pour les fantômes, Ariok Records n'a pas, à ce jour, les fonds nécessaires pour produire décemment d'autres artistes. C'est déjà un miracle que ce label n'ait pas encore disparu....

- J'avais été surpris par votre premier album. Je pensais vraiment que vous aviez tout donné et je me posais à l'époque la question de savoir si vous arriveriez à faire mieux. C'est vrai que parfois on découvre des groupes avec un premier album prometteur qui ont beaucoup de mal à confirmer ou qui font suite avec un simple copier/coller. Yohanan avait affirmé à l'époque : "pour ma part, je suis sûr que nous ferons mieux". Au final, "Le Prince Illusion" est très différent, et les arrangements ont évolués avec des instruments plus classiques, avec la présence de clavecin, de contrebasses et de violoncelles. Cet album est une très belle réussite, Johanan, d'où te vient cette assurance ?
Yohanan
: Merci, pour ma part, il était impensable de ne pas réussir à faire mieux que "Attache-moi". cet album avait été un véritable cauchemar à écrire et à enregistrer, il fallair éviter que nous passions à autre chose, nous avions en nous tant d'envies, de frustrations, et d'idées nouvelles. Nous avons écrit ce nouvel album en très peu de temps, nous voulions créer un instantané, nous avions besoin de spontanéité, et surtout nous voulions prendre le plus de plaisir possible lors du processus d'écriture.

- Où a été enregistré l'album ? Et comment avez fous façonné "Le Prince Illusions" ?
Yohanan : Cet album a été conçu chez moi, avec Mike, durant l'hiver 2008. La journée nous composions et enregistrions la musique, et le soir je m'occupais d'écrire les textes. Nous avons eu une moyenne d'une titre par jour. Une fois ce travail de maquettage terminé, nous sommes allés enregistrere au studio Le Cadran, à Vénissieux, avec Steph, notre ingénieur du son. C'est ensuite Laurent Lepagneau (Nancy) qui s'est occupé du mixage de l'album, il a fait de l'excellent travail.
Rudy : Moi je me suis touché les couilles.....Yohanan, à ta place, je ne dormirai pas tranquille pendant la tournée..... Yohanan : Punaise, j'ai oulié le batteur....Rudy a aussi apporté sa touche à l'édifice hein ... Il s'est occupé de corriger et améliorer toutes les batteries que nous avions esquissé avec Mike !

- Qu'est ce qui a donné le nom de l'album et pourquoi "Le Prince Illusion" ?
Yohanan
: Comme je le disais un peu plus tôt, nous voulions absolument créer une cohérence artistique sur ce nouvel opus, c'est pour cette raison qu'il a été écrit dans un très court laps de temps...A l'arrivée nous avions du clavecin, des violons, du piano, des personnages baroques, des photos de Andy Julia....ce ne pouvait être qu'une musique de prince ! Mais attention, ce prince est un véritable looser, il finira tout de même par crever juste avant de sauver la princesse, un prince du vent en quelque sorte....le prince illusion....de tout façon, il y a quasiment un mort à chaque titre....je devrais peut être me faire psychanalyser !

- La promotion de cet album a débuté très tôt par raport à sa sortie. Prévu début février, les premières chroniques sont apparues dès octobre. Certains groupes attendent vraiment la date de sortie. Pourquoi avez vous lancé si tôt sa promotion ? 
Yohanan
: Nous ne disposons pas d'une force de frappe promotionnelle très puissante. Il nous faut donc communiquer le plus tôt possible sur la sortie de nos albums.

- Les critiques sont unanimes. Je n'ai rien vu de négatif vous concernant. Pensez-vous élargir votre public avec "Le Prince Illusion" ?
Yohanan
: Tant mieux ! Même si les critiques négatives vous font toujours réfléchir, il est toujours très agréable de voir son album encensé par la presse. Je pense en effet que les gens qui ne nous connaissent pas encore auront la chance de découvrir un disque plutôt bien foutu et qui est une excellente mise en bouche de notre univers. A nous de concrétiser tout ça sur scène !

- Les premières dates arrivent justement, avec le 23 janvier pour un vernissage dans la banlieue de Lyon et le 31 janvier à l'Olympia, salle mythique...C'est la première fois que vous y allez y jouer. Qu'est ce que cela représente pour vous ?
Yohanan : Edith Piaf, Jacques Brel, Jeff Buckley et bien d'autres...un lieu rempli de fantômes ! Avec Andy nous allons profiter de l'après midi pour faire un petit shooting du groupe dans la salle....Il faut souligner le fait que nous ouvrirons pour Ange, ils fêtent quand même leurs 40 ans d'existence, nous avons énormément de respect pour eux !
Rudy : Jouer à l'Olumpia, c'est mythique et c'est un privilège. C'est pour ce genre de choses qu'on fait de la musique. De toute façon monter sur n'importe quel scène est un privilège qu'on n'est pas près de lâcher de si tôt.

- Qu'est ce que serait pour vous la consécration ? Remplir de grandes salles ? 
Yohanan
: Remplir le Madison Square Garden avec Steven Tyler et sa fille, en invités d'honneur. Plus sérieusement, ce qui nous importe avant tout est de pouvoir continuer à sortir des albums, et de monter sur scène le plus longtemps possible...
Rudy : Je suis du genre à en vouloir toujours plus. Mais avoir un groupe artistiquement indépendant, avec son univers, son public et qui s'exprime par la scène est de toute façon un rêve en soit. Il vaut mieux ça qu'une réussite commerciale éphémère et au prix de notre intégrité.


- Pour moi Triste Sire représente vraiment une certaine qualité, avec une véritable cdréation artistique qui touche à l'image, à l'imaginaire, à l'émotion. Je me demande bien ce qu'attendent les gros médias pour parler de vous...Et vous vous en pensez quoi ?
Yohanan : Nous ne sommes pas étonnés que notre musique soit, pour le moment refusée par les grosses radios et les chaînes de TV. Ces médias ne sont pas dans la découverte, ils ne prennent aucun risque,quelque part cela nous rassure sur la qualité de notre musique....Et de toute façon nous avons toujours été entre deux ; je me souviens lors de notre participation en tant que Découvertes du Printemps de Bourges, les "Pros" nous disaient ceci : " vous comprenez les gars ? Pour le réseau commercial vous êtes trop underground, et pour le réseau underground vous êtes trop commercial...." Parfois j'ai vraiment honte de vivre dans ce pays.
Mike : Ce disque est une véritable tuerie mais comme souvent, des chefs d'oeuvre comme celui-ci restent incompris par les mass-médias qui ne sont que dans les logiques purement commerciale. Alors que ce qui est important c'est l'émotion qui est fixée sur le support.
Rudy : Je ne suis pas étonné. L'autre jour, je glandais, j'ai eu la mauvaise idée d'allumer la TV, je suis tombé sur le hit talent 2009 sur une chaîne de la TNT. Je l'ai bouffé en entier par curiosité. Je ne dis pas que c'est tout de la merde. Mais ce que je peux affirmer, c'est que c'est tout pareil. Soit R'NB, soit chanson française franco franchouillarde, avec guitare acoustique et batterie aux balais. Il n'y a aucune diversité, car comme le dit Yohanan, ils ne prennent aucun

risque, donc quand il y a 2 ou 3 styles qui vendent, tous les médias ne diffusent alors que ça. Du coup, même si certains artistes dans ces styles sont vraiment biens, ils sont noyés dans la masse de merde déversée par ces médias. En tout cas ce hit talents m'a fait bien chier. Heureusement, il y a Smecta pour traiter la diarrhée aigüe....Mais bon, si ces médias nous diffusent, je dirai qu'ils sont vachement bien et super ouverts. Je suis un professionnel avant tout.

- 2009 phase de création, d'enregistrement. 2010, ce sera un maximum de scènes...? Des scènes étrangères sont ou seront t'elles prévues ?
Yohanan
: Pour le moment notre tourneur, 2DTour, travaille très activement sur la tournée à venir, pas mal de choses sont en projet, mais nous ne pouvons pas encore en parler....
Mike : Grace à Léman Music, notre bookeuse suisse, nous devrions également jouer en pays helète que nous connaissons déjà bien, avec un public que nous avons rencontré suite à la précédente tournée.

- Vous avez sorti un premier clip. Pourrons nous le voir prochainement sur certaines chaînes télévisées ? Yohanan : Nous avons effectivement sorti "LesSirènes", clip réalisé par notre ami Adrien Chapuis, un magicien de l'image. On a prit beaucoup de plaisir à traîner par terre, et toute la nuit, de jolies sirènes. Ce clip devrait être diffsué prochainement sur MTV Pulse, enfin s'ils en ont le courage, à suivre donc....

- Un autre est t'il prévu ?
Yohanan
: Nous préparons deux nouvelles vidéos qui devraient paraître d'ici avril. Il s'agit des titres " Comme Un Crash" et " Les Amants Tristes ". Le premier sera réalisé par adrien, et le second par une jeune association lyonnaise qui s'appelle "Les Egarés".
Rudy : Je voudrais quand même annoncer, que l'un de nous va mourir durant le tournage de "Comme un crash". C'est notre plan promo, l'un de nous va se dévouer.

 - Merci pour cet entretien, je vous souhaite une excellente année 2010, et je vous laisse le mot de la fin...
Yohanan : A l'heure où je vous écrit je viens d'apprendre le terrible séisme qui vient de ravager Haïti, la musique n'a plus guère d'importance dans ces moments là....

 

 ( Interview diffusée aussi sur Rocknfrance : http://www.rocknfrance.com/interview-triste-sire-f11446.php )

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 20:46
tagfree devant


Le québécois Claude Prieur a fait une tournée marathon en septembre dernier. Après un peu de recul et alors qu'il sort un nouvel album, intitulé "Tag-Free", l'artiste nous a accordé une interview afin de revenir sur ce que l'on peut appeler une véritable aventure...Mais aussi pour nous parler de son nouvel album, que nous présenterons très bientôt plus en détail. On le retrouve ci-dessous avec une vidéo en live acoustique sur Rock en Folie.



INTERVIEW :

Tu as fait un marathon en septembre entre Marseille et la Belgique, tu peux nous résumer ton parcours ? 
En effet, c'était pour le moins un marathon. Une vingtaine d'entrevues en 26 jours, au départ de Marseille, Pau, Lyon, Saint-Étienne, La Roche-sur-Foron, la Belgique avec Mouscron, Tournai et Liège, la Bretagne...  7000 km, ponctués de live et de prestations en direct sur les ondes, de rencontres, de découvertes, de paysages, d'opportunités et ma plus grande surprise et réussite personnelle fut que ma musique m'avait précédé. En effet,la plupart des animateurs radio m'attendaient avec des questions précises concernant leurs chansons «coup de cœur» de l'album, en plus de ville en ville, les chansons n'étaient pas les mêmes... Ce qui est assez flatteur puisque de chez moi, de l'autre côté de l'océan, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. Je m'étais dit, au pire aller, ce sera une politesse exotique ou respective que l'on sert parfois aux étrangers en visite... et bien non... vraiment cool !

 
Comment as tu organisé toutes ces dates....ça semble fou, surtout que tu vis au Québec... ?

La préparation de la tournée a vu le jour suite à des invitations lancées par des animateurs du sud de la France et de la Belgique, à me recevoir si je passais dans le coin. De fil en aiguille, ma relationniste a commencé par tâter le terrain lors de la promotion de «Mangez donc d'lamour» et très  rapidement, la plupart des interviews furent bookées. Ensuite, il a bien sur fallu créer un itinéraire cohérent afin d'optimiser les déplacements en voiture. Ça a pris environ 5 mois de préparation, une chance qu'Internet existe, ça a grandement facilité les échanges.  
 
Avec du recul, est ce que tu le referais ? 
Demain...oui demain, mais avec 2 ou 3 ajustements différents bien sur... La tournée a été parfois assez intense en terme d'emploi du temps mais ô combien enrichissante culturellement et personnellement. 

 
Tu as eu quelques soucis sur la fn, tu peux nous en parler ?
J'ai du annuler 3 entrevues à la fin de la tournée, dont la tienne (désolé encore), pour cause de bris de moteur ! Oui, chercher une route en Europe peut s'avérer parfois très Rock'n'roll pour la tête et les moteurs.

Qu'est ce que t'as apporté  ce long passage en France ? 
La rencontre avec mes cousins européens valait vraiment le coup. Je te jure sans vouloir être chiant, j'ai été accueilli comme un prince partout. Je n'ai que des bonne choses à dire sur vous, la bouffe est géniale, l'alcool est enivrant, les femmes sont superbes, le son de votre musique m'a bouleversé... Je vous ai trouvé tout à fait dans l'air du temps, en tout cas du mien...

 
Tu annonces déjà un nouvel album, alors que tu es venu récemment en France faire la promo de "mangez donc d'l'amour, durant plus d'un mois.... Cet album était -il déjà enregistré avant que tu viennes ?

J'ai terminé de composer  et d'enregistrer l'album «Tag-Free» à mon retour d'Europe.  En fait, pour être honnête, l'album «Mangez donc d'l'amour» a été mon album mouton noir. J'en suis fier, ne serait ce que par sa réception en France, en Belgique et la diversité des radios qui le diffusent en Europe, souvent des radios associatives ( qui ont donc une grande liberté de diffusion  et quand quelqu'un à l'autre bout de la planète décide de mettre ton album en rotation par libre choix, c'est flatteur). En revanche, cet album m'a donné énormément de soucis puisqu'il a été en chantier pendant 2 ans et demi. Personnellement, il était hors de question de débuter l'année 2010 sous cette bannière.

 
Quand sortira t'il en France ?

Pour l'instant on parle surtout d'une distribution digitale. Il est d'ores et déjà disponible sur la boutique mp3 de mon site. L'album devrait aussi être accessible via Itunes d'ici quelques semaines. Pour une distribution en magasins en Europe, c'est à l'étude encore.  
 
Est-il différent de "Mangez donc d'l'amour... ?

Oui, car «Manger donc d'l'amour» est un condensé de plusieurs pièces que j'interprétais depuis plusieurs années en concert. Tandis que «Tag-Free» est beaucoup plus spontané. Je l'ai créé et arrangé directement en studio. Comme créateur, c'est un exercice de style qui m'a fait beaucoup de bien. Pour cet album, j'ai fait cuire ensemble, dans une grande marmite (appelé aussi ordinateur) des consonances orientales et électroniques, saupoudrées de riffs de guitares sales pour créer un contraste de styles, histoire de mêler les cartes. Autrement dit «vive le Tag-Free».

 

Tu as fait la France et la Belgique, tu as une préférence entre les deux ? Impossible de répondre à cette question.....C'était ma première tournée en Europe et en plus j'était attendu à peu près partour où j'allais. On a voulu me charmer autant en France qu'en Belgique et ça a marché....tellement bien que je serais bien mal en point de répondre.


On devait se rencontrer....quand reviens tu en France ?

Le plus rapidement possible, la promotion de l'album «Tag-Free» va commencer réellement dans les prochaines semaines et les retombées à l'international vont définir l'ampleur et la stratégie du prochain voyage à l'étranger. Mais je ne t'oublie pas Guillaume, putain (comme on dit par chez vous), on va arriver à se le faire ce café. :) 
 
As tu des anecdotes sur ce long voyage ? Sympathiques ou non ....

Très sympathique, comment te dire, votre papier de toilette est rose, le notre est blanc, vous appelez ça avoir «une copine» ou «un amoureux» et nous on dit  avoir «une blonde» ou «un chum». Mais c'est aussi des gens qui n'hésitaient pas à embarquer dans l'auto pour nous guider vers notre point de rendez-vous quand on était perdus... et j'en passe...C'est plein de petites choses comme ça qui font sourire et restent gravées.   
 
Est ce que ce long voyage et toutes les rencontres que tu as faites, t'ont inspiré ?

Tout à fait, la création et la production de l'album «Tag-Free» repose sur ce souvenir, cher à mon cœur et encore si présent... 
 
Merci : un petit mot pour la fin peut être :  

Je profite de l'occasion pour te souhaiter une très bonne année ainsi qu'aux lecteurs. J'espère que vous aimerez ce nouvel album et au plaisir de vous retrouvez bientôt en concert.......



L'album de Claude Prieur est disponible sur son site : http://claudeprieur.com/boutiquemp3/index.php?main_page=index&cPath=5

tagfree dos

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 10:44

No One Is Innocent Paris - La Cigale 20071016

Shanka, ici au centre de la photo, nous livre une interview en avant-première, pour la sortie du nouvel album de No One Is Innocent qui devrait sortir au printemps.
Toujours aussi passionné, et plein d'entrain, No One Is Innocent, réserve encore plein de surprises...

Titre : "Attends", extrait de l'album "Révolution".


Clip : Gazoline.



- No One is Innocent est considéré comme l'un des groupes les plus marquants de ces dernières années, et pourtant l'album semble arriver dans la plus stricte discrétion. Autant le myspace que le site du groupe n'en font mention. Il est juste précisé, "En stud..." Est ce un choix ?

L'effet de surprise est toujours intéressant lors d'une sortie d'album... D'autant plus que chaque album de No One est très différent du précédent ! Le groupe se réinvente à chaque album, ce qui demande un certain isolement pour travailler...
 
 
- D'ailleurs les prochains concerts ne sont pas annoncés sur votre Myspace, pourtant des dates sont déjà prévues en avril et mai. ?

Tout à fait, c'est un choix pour, encore une fois, garder l'effet de surprise ! La tournée à venir sera différente des précédentes en termes d'approche artistique, de visuels... Mais Chut !!

 
- Le dernier album est sorti en 2007. Depuis chaque membre participe plus ou moins à divers projets. Toi par exemple tu joues au sein du groupe Destruction Incorporated et accompgne France de Griessen. Qu'est ce qui fait qu'à un moment donné, No One Is Innocent décide de se regrouper et de repartir à l'assaut ?

L'envie de refaire des concerts, tout simplement ! No One restera un projet qui prend toute sa dimension en live. De plus, c'est toujours un réel plaisir de repartir ensemble sur la route, l'ambiance est tout simplement géniale... Et chaque gig est une pure décharge d'adrénaline ! 

 
- Le groupe a connu quelques difficultés, dont une séparation et en 2004 il s'est reformé grâce à Kemar et à l'arrivée de nouveaux musiciens. Peux t'on dire qu'aujourd'hui le groupe a un line-up qui lui offre une stabilité ?

Totalement ! Je suis par exemple, à ce jour, le guitariste qui a tenu le plus longtemps au sein du groupe, et de loin ! La tournée "Gazoline" a soudé une équipe vraiment super autour de Kemar, tout le monde est là pour de bonnes raisons et de fortes amitiés se sont créées...

 
- Sur le dernier album le dernier titre était, " laisse-toi aller"...pour ce nouvel album,  le groupe s'est t'il laissé aller ?

Oui et non ! On a essayé d'avoir une forte ligne directrice en termes de son (contrairement à "Gazoline" qui était plus disparate). Ceci dit, on se permet -étonnament- plus de choses ! Par exemple, les expérimentations sur le son de la guitare sont une constante. No One a toujours été un groupe plein de paradoxes...

 
- "Gazoline" était aussi plus rock. A quoi devons-nous nous attendre musicalement pour ce nouvel opus ?
On reste dans une veine hyper rock, mais les machines font un retour en fanfare grâce à l'apport de K-Mille plus important que sur Gazoline. De ce côté là aussi, on a essayé d'avoir une intention très rock en expérimentant pas mal de choses... Le résultat sera étonnant à mon avis!

 
- Le groupe est connu pour ses textes engagés mais aussi pour ses engagements. Avec Sarkozy au pouvoir, doit t'on s'attendre à quelques choses de plus engagés que jamais ? De plus rageur aussi, peut être ?
La rage est toujours là, sans nul doute. Mais les textes reviennent à un onirisme qu'on pouvait trouver sur le premier album, quelque chose d'un peu moins terre-à-terre, d'un peu plus intime aussi.

 
- L'actualité est t'elle d'ailleurs pour vous une source d'inspiration inépuisable ?
C'est moins le cas sur cet album. On a tiré les leçons de ce côté là, même si un titre comme "la peur" reste pour moi d'une justesse rare quand on y réfléchit bien! Les thèmes du nouvel album sont plus universels même s'ils "collent" à la noirceur et l'absurdité de notre époque...

 
- A ce jour, est ce qu'au niveau enregistrement, mixage,,mastering,,,,tout est près ?
L'album sera prêt à la fin du mois! 
 
- Comment, où et quand s'est passé l'enregistrement ? Combien de compositions ont été enregistré et combien seront sur l'album ?

L'album a été enregistré dans le studio de K-Mille, aux studios Destruction Inc. et aux studios de la Reine à Paris. Pour le tracklisting, rien n'est encore sûr donc je préfère ne rien dire !
 
- Avec toutes vos occupations extérieures à No One Is Innocent, cela donne l'impression que tout s'est fait assez vite, je me trompe ?
Cela a pris environ une année, ce qui est raisonnable (voire plutôt rapide!).  
 
- Est ce que c'est pas usant d'être engagé, et de voir que si peu de choses bougent ?
La révolte est un trait de caractère qui ne s'efface pas facilement... C'est vrai qu'on ne change pas le monde en jouant, mais on peut au moins faire sentir aux gens qui n'acceptent pas de courber l'échine qu'ils ne sont pas seuls, et c'est déjà pas mal, pour une raison très simple : cela donne de l'espoir...
 
- Le nom de cet album est t'il déjà connu ? Si oui serait t'il possible de nous donner son nom ?
Pas de titre pour l'instant ! Cela sera la cerise sur le gâteau ! 
 
- Qui assurera la distribution de l'album ?
Des négociations sont en cours avec un label indépendant assez important... 
 
- La motivation pour jouer sur scène est intact depuis 15 ans. Comment expliquez-vous cela ?
La transe que procure la scène est inégalable. C'est une vraie décharge d'adrénaline, j'aime à penser qu'à chaque concert je meurs et renaît sans arrêt! L'addiction qui en découle est très forte et j'avoue être complètement accro... 
 
- Vous avez créé un live inédit avec des chanteuses, tel que France de Griessen et Ina Ich, . Pourquoi la femme est t'elle de plus en plus présente chez No One Is Innocent ? La dernière pochette, celle de Gasoline présentait d'ailleurs déjà une femme.
J'adore les filles qui font du rock, n'en déplaise aux misogynes! Il est déplorable que si peu de filles fassent du rock'n'roll à notre époque, leur apport est vraiment unique et artistiquement très important. Ce milieu est très macho et No One a toujours apprécié et soutenu celles qui continuent à y croire, comme France ou Ina Ich!

- Retrouverons nous d'ailleurs des invités sur ce prochain album ?
Cela n'est pas prévu a priori... 
 
- Merci pour cet entretien, je te laisse, le mot de la fin.... :
Rendez-vous au printemps pour de nouveaux concerts !! 
 
Clip : La Peur.

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 17:24
strychnine

Forcément lorsque je trouve des infos sur le Myspace de Strychnine qui annonce un nouvel album en 2010, difficile de passer à côté. Groupe légendaire, né en 1976 qui a marqué à jamais toute la scène bordelaise et plus encore, Strychnine s'est reformé en 2004 pour revenir sur scène. Par la suite comme l'explique Kick, le chanteur guitariste, la période "je n'ai plus rien à dire à personne s'est achevée". Inspiration revenue, le groupe est entré en studio en octobre dernier pour nous présenter un nouvel album 12 titres, qui sortira chez Julie Records en février prochain.
Si la plupart des titres sont inédits et nouveaux on trouve aussi avec "L'avenir nous parle", une composition qui date de 1990 et une autre, "Nomades", écrite du temps de Ze 6, qui réunissait le duo, Kick et Loran des Bérurier Noir.

Quoi de mieux que de nous mettre dans l'ambiance avec cette vidéo enregistrée au Picolo à St Ouen (93) le 28 février 2009, avec le titre, "Lâche moi"...Et dire que j'avais faillit y aller...

Myspace : http://www.myspace.com/strychninenewrecord2010




strychbandeau bleu


Peut-on revenir sur les débuts du groupe Strychnine. Où tout a commencé ?
Kick : Strychnine est né à Bordeaux en 1976. Au départ un groupe de pseudo-lycéens devenu de suite des dilettantes occupés exclusivement par le rock et tous ses à côtés.

Pourquoi le groupe a splitté en 1982 ? Certains commentaires avancent que vous aviez pris la grosse tête ?
Kick : Le groupe a splitté essentiellement, à mon avis, à cause d’une usure provoquée par un sentiment d’incompréhension lié à des excès en tous genres. Trop de ci, trop de ça, trop de tout….Arrivés peut-être un peu trop tôt aussi…


Kick, quand on regarde votre bio, après l’arrêt de Strychnine, vous avez joué jusqu’en 1991, même en solo, avant de former un duo avec Loran des Bérus, sous le nom Ze6 et après, plus rien. Pourquoi ?
Kick :
Dégoût, lassitude, marre de la galère...Plus rien à dire à personne…


Comment expliquez-vous alors cette reformation en 2004 ? Qu’Est-ce qui vous a donc motivé à reprendre le chemin des répétitions et de la scène ?
Kick : La reformation s’est faîte sans décision préalable délibérée. Quand on s’est retrouvé avec Boubou ( on s’était perdu de vue pendant 15 ans), nous sommes tombés ensemble contrariés par la spéculation qui court sur nos disques de l’époque. On trouve « jeux cruel » à 100 euros ! En même temps Bordeaux-Rock nous sollicitait pour une réédition. Nous avons donc récupéré les bandes d’origine et remasterisé pour sortir la compil « amour dehors ». Le but était que des gens plus jeunes qui n’avaient pas ces moyens puissent écouter ce qu’il en était pour seulement 10 euros. Ensuite nous tenions à diffuser le ‘live à Brest 81 », enregistrement d’un des derniers concerts du groupe qui restitue bien l’esprit de Strychnine sur scène. Après ça, nous sommes remontés ensemble sur scène « exceptionnellement » pour fêter ça ! Et voilà la suite !

Aviez-vous dès 2004, l’envie de refaire un album ?
Kick : Non ! Absolument pas ! En fait ces derniers mois, j’ai commencé sans le vouloir à avoir plein d’idées de textes et de musique...J’ai compris que la période « plus rien à dire à personne » était en train de s’achever. Ensuite quand y’a un bon groupe qui ne demande que ça…y’a pas eu besoin de réunions ou de longs discours !

Pourquoi n’êtes-vous que deux de la formation initiale ? Que sont devenus les autres ?
Kick : Dans les faits, à partir de 1981, nous n’étions déjà plus que 4 et au dernier concert au Grand Parc à Bordeaux en janvier 82, plus que 3 rescapés. Les autres ne jouent plus ou plus ce genre de musique.

Êtes-vous toujours en relation avec eux ? Et quelles étaient vos relations avec eux durant toutes ces années ?
Kick : Boubou les croisait de temps en temps. Il est toujours en relation avec Richard Spleen. Pour ma part, j’étais bien loin de Bordeaux et n’avais aucune nouvelle de personne depuis la fin du groupe. Sauf de Boubou, qui a rejoué avec moi en 85-86 et qui est venu me voir jouer plusieurs fois par la suite, notamment avec Ze6, et que j’allais souvent voir jouer avec les Standards.

Ne regrettez-vous pas de ne pas vous êtes relancé avec la même équipe ?
Kick : Non, l’essentiel est de retrouver l’énergie originelle. Il faut des gens capables de la restituer aujourd’hui.

Comment s'est passée l'arrivée des deux nouveaux musiciens, Luc Robene et David Daugey ?
Kick : Luc avait joué dans « Kick n’ze 6 », période 85-88, et aussi avec Boubou. On se connaît bien... Il a vu souvent Strychnine sur scène à l’époque et connaissait tous les morceaux.  David nous a été présenté par Denis Barthe. C’était exactement le bassiste dont nous avions besoin et ça a collé immédiatement avec lui.

Strychnine revient donc en 2010 avec un nouvel album. Né en pleine période punk et donc de contestation, y'a plus de 30 ans, est ce que aujourd'hui le groupe revient avec cette même contestation ?
Kick : Je n’ai pas assez de recul, pour répondre à cette question.

Qui dit groupe légendaire, signifie aussi que vous devrez être à la hauteur de cette légende. En êtes-vous conscient et appréhendez-vous ce retour ?
Kick : Si nous avions eu le sentiment, ne serait-ce qu’un instant, que le groupe d’aujourd’hui n’était pas à la hauteur de celui d’hier, nous nous serions abstenus. Aucune appréhension. On s’en fout…L’appréhension, ce n’est pas un truc pour Strychnine !


Le public de Strychnine aujourd’hui, c’est qui ?
Kick : Aux derniers concerts, l’audience était totalement mélangée, des jeunes, des vieux, des gros, des maigres, des punks et des plus dégarnis…L’entrée est libre ! Et ça nous plaît bien comme ça. C’était comme ça en 77...Il n’y avait pas de chapelles à l’époque !

L'industrie du disque et ses difficultés, ça vous touche ?
Kick : Non ! Je suis content que « l’industrie musicale » périclite, et tous ses intermédiaires avec elle. Je n’aime pas ce qu’elle propose aux gens.

Suivez-vous l'actualité rock avec autant d'intérêt qu'il y a 30 ans ?
Kick : Luc et Boubou sont très au courant. David et moi, moins. Certains groupes reprennent des morceaux de Strychnine. Ca fait plaisir. Je me dis que l’on n’avait pas fait tout ça pour rien...

Vous êtes fan de Joe Strummer, si vous aviez 20 ans aujourd'hui, vous citeriez qui ?
Kick : Je n’ai plus 20 ans….Difficile de se mettre à la place des autres ! Mais je me dis que si en Angleterre quelqu’un avait autant de choses pertinentes à gueuler que Joe Strummer à l’époque, j’en aurai entendu parler...

Concernant les nouvelles compositions, qui a écrit et qui a composé ?
Kick : J’ai toujours fait tous les textes. Pour le reste, j’amène des morceaux au groupe et les autres apportent leurs idées, leurs énergies. Le son qui est propre à chacun d’eux. On va très vite !

"Tous les cris" est le nom de l'album mais aussi du troisième titre. Quels sont ces cris ?
Kick : Probablement les cris du quotidien.

L'album ne serait t'il pas le constat de ces 30 ans passés ?
Kick : Non ! Surtout pas ! Il est totalement ancré dans notre présent. Excepté « l’avenir nous parle », que j’avais fait en 1989 et « Nomades », une compo du temps de Ze6 que Loran a déjà enregistré plusieurs fois, tous les autres morceaux ont été écrits dans l’année.

La sortie est prévue en février 2010. Qu'attendez-vous de lui ? 30 000 albums comme votre premier ? Même en pleine crise du disque ?
Kick : Nous n’attendons rien ! Prendre le plaisir de jouer le rock que l’on aime et le partager avec ceux et celles qui aiment ça…

Très franchement, j'écoutais vos compositions dernièrement, et je me disais qu'elles pourraient ressortir aujourd'hui. On ne ressent absolument pas que ces compositions ont 30 ans. Est ce que pourtant les arrangements ont été revus pour les concerts ? Ou est ce que l'ensemble et le son se rapproche des originaux ?Kick : Les anciens morceaux sont joués très proches de l’origine. Mais le son est plus musclé. Personnellement, je les ai toujours entendus sonner comme ça dans ma tête.

Votre premier single c'était "je suis jeune et je t'emmerde". Diriez-vous aujourd'hui, je suis vieux et je vous emmerde toujours ?
Kick : On pourrait…Mais je trouve que ce serait un peu facile, et puis on n’a pas envie d’emmerder tout le monde et ceux à qui ça pourrait s’adresser ne viendront de toutes façons jamais à nos concerts…


Vous aviez à l'époque sorti votre premier album en autoproduction. Que pensez-vous de l'évolution de la musique de vos débuts à aujourd'hui, et la présence aujourd'hui de l'internet dont on ne peut plus se passer pour se faire connaître ?
Kick : Ravis de cette évolution qui nous permet d’avoir un contact plus direct avec ceux et celles qui ont envie de suivre ce que l’on fait. Ca vaut de l’or ! Quand nous avons commencé, il n’y avait ni sites, ni labels, ni fanzines, ni circuits de clubs, pas de salles ou de studios adaptés et nous avons beaucoup souffert de ça.




stryc21
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 02:31

KIEMSA-MUSICIAN-1-MARTIN-SINGER

Cette interview sera certainement la plus étonnante de l'année. Comme ça sur le mur Facebook de Contre Culture, j'annonce l'arrivée de nouvelles interviews. Martin clique sur "J'aime" et hop, je plaisante en disant, "et si on se faisait Kiemsa !"

Et bien voilà l'interview de Martin Hallier, réalisée très rapidement, en pleine nuit. On avait pas envie de dormir alors voilà, c'est comme un cadeau de fin d'année, mais aussi un cadeau pour les 10 ans du groupe.

Un grand merci à toi Martin.....



Le groupe fête ses 10 ans en 2010. Qu'est ce que cela représente pour toi et qu'as tu retenu principalement de ces 10 ans ?
Quand on revoit les photos des débuts, nos gueules... Quand on écoute ce qu'on faisait à l'époque, c'est vraiment incroyable ! On a commencé en ayant tous entre 15 & 17 ans et nous voilà 10 ans plus tard, encore en activité et devenus professionnels ! Comme le dit si bien notre sondier Vince, si en 2000 un mec nous avait dit qu'on jouerai en aout 2009 devant 12 000 Allemands en transe à 22H30 dans un putain de festival, on l'aurait pris pour un fou !
Beaucoup de bonheur, des coups de gueule bien sur, 3 albums, 2 maxis, tellement de kilomètres et près de 400 concerts, une expérience de vie que je souhaite à tout le monde.

 
Avec 10 ans d'existence tu dois avoir quelques anecdotes sympas, tu peux nous en citer quelques unes ?
On a un guitariste qui est descendu du camion en marche pour aller pisser (il était bourré) tout en sachant que pour le faire monter dedans il a déjà fallu lui mettre une canette de bière devant les yeux et il l'a suivie... jusqu'au camion, comme un zombie... un truc de dingue !
Sinon, beaucoup de choses inavouables, un concours de lancers de sous-vetements à travers la fenêtre d'un hôtel, Steven y a laissé un magnifique caleçon qui doit encore être dans cet arbre de Montauban...
Beaucoup de teufs avec les organisateurs du concert, comme cette fois avec Béèleska où nous avons fait une boite de nuit dans une chambre d'hotel. On a pris les plantes du couloir pour la déco, Béèleska tenait le bar, et y'avait de quoi faire, nous on avait le son, eux les lights, une teuf incroyable à 60 dans une piaule. Les Debout sur le Zinc qui avaient joué ce soir là aussi ont débarqué et on dit : " en 15 ans de tournée, on a jamais vu ça " normal quoi... ! :)

 
Peux t'on revenir un moment sur les débuts....Comment s'est formé Kiemsa et d'où vient ce nom, que l'on ne peut qu'aimer ?
Toute l'histoire commence au lycée, en cherchant qui fait de quel instrument dans toutes les classes ! Le nom à été trouvé par hasard total, après beaucoup de recherches on l'a gardé ! Et le hasard a voulu que ça veuille dire des choses en japonais, en vietnamien... On cherche toujours un japonais francophone pour nous éclairer (mission 2010 !) mais c'est le nom d'une attaque de Dragon Ball Z, de Piccolo je crois. En vietnamien "Ki-emsa" signifie "le chevalier", on aurait pu tomber sur pire non ?

 
En 10 ans d'existence, le groupe a t'il connu des difficultés, humaines, financières autres ?
Bien sur, un groupe c'est comme un couple mais à 7 ! Voir plus avec l'entourage pro et les techniciens qui sont sur la route avec nous !
Donc forçément on passe par un peu tout les états, mais ensemble et unis pour le meilleur et pour le pire comme on dit ! :) c'est aussi ce qui fait la force d'un groupe, connaitre des épreuves, et on a été servis, surtout financièrement ou il a quasiment toujours fallu tout faire par nous-memes, mais c'est comme ça qu'on apprend et qu'on garde sa vraie liberté, aucun regret, encore de l'envie, et beaucoup pour ces 10 ans !!! On prépare activement la préparation de deux clips avant le printemps, mais aussi l'enregistrement du CD/DVD LIVE pour les 10 ans du groupe, ça se passera à Angers probablement, et en décembre 2010 !

 
Le Line up semble être vraiment bien soudé. Qu'est ce qui fait cette réussite ? Est t'il toujours le même depuis le début ?
Nous sommes encore 4 de l'origine des 8 Kiemsa. Romain le bassiste, Steven le tromboniste, Vincent, premier batteur, aujourd'hui sonorisateur et moi-même.
Yohann (guitare) est arrivé il y a 9 ans donc... presque dans les meubles lui aussi. Nous avons eu 3 batteurs au total, 2 trompettistes et 1 sax.
ça a bougé un peu mais pas trop, après, la plupart des départs sont dus à des changement de vie (études, enfants...) donc, pas de regrets non plus, au contraire, un groupe évolue donc, ça doit etre normal que le line-up évolue aussi :)

 
Le groupe est connu pour ses prestations live énergiques. Vous avez fait de nombreuses dates et vous partez justement pour une tournée en Allemagne qui débute le 7 janvier prochain. Vous n'êtes jamais essouflé ?
Si bien sur, là, le petit break noel/nouvel an fait du bien meme si c'est de courte durée ! Les vraies vacances seront pour la rentrée prochaine. Il n'y aura pas de dates de Kiemsa en septembre et octobre 2010, 2 mois off pour bien se reposer avant novembre, et décembre pour l'enregistrement du CD/DVD LIVE.

 
Physiquement, y'a une préparation physique pour tenir, ou une recette miracle ?
Pas trop, pour moi c'est vraiment comme un sport, quand on est en tournée je suis entrainé donc efficace et je me fatigue assez peu. En revanche les dates de "reprise" sont toujours très dures physiquement pour moi, j'en chie j'en chie, j'ai l'impression d'etre mou et statique, mais ça revient heureusement trèèèèèès vite !

 
Le groupe revient en France pour quelques dates en janvier et repart dès février en Allemagne où il connaît visiblement un réel succès outre Rhin. Comment expliques tu cela ?
On fait 10 jours en janvier et 10 jours en février pour l'Allemagne, ce qui occupe une bonne place dans ces 2 mois !
L'Allemagne est un pays très curieux de Punk rock et de musiques alternatives en général, il y a du monde au concert, meme (et surtout !) si le groupe n'est pas connu, ils viennent écouter, découvrir, pogoter et boire des bières entre potes. Ils ne sont pas timides du tout, on a fait 24 entrées une fois, et bien les 24 personnes se tenaient en 3 rangées devant nous, personne au bar pendant le concert, j'ai meme slamé !!! Du délire !

 
Cela signifie t'il que la langue n'est pas une barrière ?
Pas du tout ! Ils parlent beaucoup mieux français que nous allemand, ils comprennent assez bien et aiment bien la langue. Parfois je me fais meme engueuler quand "j'ose" leur parler en Anglais sur scène ! Après en dehors, on utilise beaucoup l'anglais quand meme. Laurent (batterie) parle Allemand et nous avons notre tourneur allemand avec nous en tournée, ça aide et on apprend quelques trucs quand meme :).

 
Quelles différences tu fais entre le public allemand et français ? Y'a t'il un jeu de scène différent ?
Aucune différence ! Le public allemand part au quart de tour, presque plus vite que les français les plus énervés ! Sinon sur scène c'est la même, on donne tout et advienne que pourra !

 
Beaucoup de dates donc depuis 10 ans maintenant, mais où trouvez-vous le temps de composer ? C'est toi d'ailleurs qui écrit et composes tout !
J'écris toutes les paroles et compose également mais pas tout. Dans le nouvel album, j'ai signé 9 morceaux sur 14, c'est d'ailleurs l'album où j'ai le plus composé par rapport aux 2 précédents. Après, c'est le hasard car celui qui a une idée de compo la propose en répét et si tout le monde est inspiré, c'est parti !
Pour le moment, pas trop eu le temps de me poser et de composer, pareil pour mes collègues, on en a parlé l'autre jour, personne n'a quelque chose !
Et puis "Délices" est encore trop proche, je ne sais pas pourquoi mais j'ai toujours besoin d'une période de "recul" avant que les idées ne recommencent a arriver...

 
D'ailleurs comment ça se passe les répétitions de Kiemsa ?
C'es très instinctif, celui qui a une idée, et quand je dis idée c'est large, ça peut-etre un bout de chant, un riff guitare, un riff cuivre, une idée de sample ou meme une rythmique, peu importe ! Après chacun brode, on élabore la structure, on éclairci les parties, chacun joue la sienne et on fait les arrangements tous ensemble. Une fois qu'une base musicale se solidifie, je commence à travailler le texte à partir d'un thème que m'inspire la musique en général.

 
Le nouvel album, Délices, est sorti en juin dernier. Le succès est t'il a hauteur de ce que le groupe attendait ?
Oui pour le moment nous sommes très contents ! Il manque des ventes par rapport au succès de "Eaux Troubles" mais sortir juste avant l'été ne nous a pas aidé je pense ! Pour le moment on a encore des dettes par rapport à la production de "Délices" vu que nous avons tout financé en autoprod mais on espère en vendre encore un peu pour se rattraper et réinvestir vite sur le nouveau projet des 10 ans, encore une fois le CD/DVD LIVE.

 
J'apprécie beaucoup le titre " A beautiful lie", qui est très différent des autres titres de l'album. Il dégage une profonde mélancolie et une atmosphère nettement moins festive. Tu peux nous en dire plus sur ce titre ?
C'est Morguy (guitare) qui avait cette idée qui trainait dans ses tiroirs. Ca n'a pas été simple car on s'engageait sur un terrain inconnu pour nous mais on est très content du résultat, ce morceau à une vraie atmosphère c'est vrai. Quand on pense qu'on a failli l'enlever de l'album au dernier moment !!!
Au départ la version n'est pas comme celle de l'album, il y a de la batterie et de la basse tout le long, on trouvait ça... redondant... Et puis on a tout enlevé, on a juste gardé guitare/voix "pour voir".... et là... bah on a gardé, c'était ça ! Revenir à la base d'une chanson, tout bêtement !

 
D'un point de vue vestimentaire, vous avez adopté costumes et cravates. A quand une ligne de vêtements de la marque Kiemsa ?
Pas tout de suite ! On a déjà beaucoup à faire avec la musique et les concerts, ce n'est pas du tout dans les tuyaux ! :) On se contente de faire de beaux tee-shirts pour ceux qui en veulent. Par contre on va bientot avoir nos propres cravates, cool non ? Et aussi de petites choses comme nos propres médiators blancs...

 
Justement, comment est né le style Kiemsa ? Est ce pour faire contraste avec une musique considérée à tort pour les salles gosses que vous vous habillez classe ?
Etant donné que tout ça est du à un heureux hasard, il serait dur de faire croire que l'on a étudié la question avant de le faire ! Tout est parti du clip d'Orange Duck en 2006 avec Pascal Légitimus, Daniel Russo, Frank Margerin, nous-memes et plus de 150 figurants qui avait fait l'effort de se fringuer classe pour l'occasion et meme de faire le déplacement pour certains ! On a donc fait ce clip à l'ambiance très "cabaret rock 60's" avec les costards et là, tout le monde, que ce soit notre entourage pro ou perso nous à dit unaninement, "mais qu'est ce que vous etes beaux, vous devriez garder ça sur scène, pour la tournée !!!". On était pas trop chauds au début mais finalement on a essayé...
Adopté direct ! On a vu l'effet que ça avait sur le public mais aussi sur nous, ça donne une espèce de "peau", c'est dingue !
Et puis c'est vrai que le "costume-cravate" représente tellement le travail standardisé que c'est amusant de le martyriser à travers un concert de punk-rock !!! En effet, le message est là, mais il n'était pas prémédité.

 
 Le groupe s'est installé à Nantes. Y'a t'il un intérêt particulier pour avoir fait ce déménagement ?
Quelques uns ont commencé à bouger sur Nantes pour des raisons persos, et puis, après ça s'est enchainé naturellement. On s'est aussi retrouvé face à un dillemme, il n'y avait plus d'endroit pour répéter en Mayenne ! Kiemsa n'avait plus d'endroit, nous avons donc booké un studio à Nantes pour répéter. De ça, est parti la déferlante vers Nantes. Cela fait 3 ans que je suis ici, je ne connaissais personne quand je suis arrivé, et surtout pas la ville ! Mais aujourd'hui je ne regrette pas du tout, Nantes est une super ville, surtout quand tu es musicien.

 
Le groupe a évolué en commençant par du rock/Ska pour à chaque album dégager un côté de plus en plus rock. Aujourd'hui le groupe est considéré comme un groupe à part entière sur la scène punk rock. Est ce que c'est un choix de la part du groupe, pour jouer avec les étiquettes ? ou est ce une évolution logique qui vous permet aujourd'hui de jouer votre musique ?
C'est vraiment une évolution naturelle en effet, tout ce qu'on a toujours fait en composant ça a été de prendre ce qui venait, donc, le coté de plus en plus rock vient de l'inspiration générale de tout le groupe. Après les arrivées on joué sur ça également, Morguy en arrivant en 2006 à ramené un gros coté rock'n'roll que nous n'exploitions pas encore à fond c'est certain.

 
Le groupe apparaît couramment sur des compilations comme sur celle de Schizophrenia sortie cette année et il sera prochainement, sur celle des Skalopards qui sort en avril. Cela donne l'impression qu'il y a une scène indépendante unie, un peu comme le mariage, pour le meilleur et pour le pire. C'est important d'être présent sur ces compilations avec des groupes plus ou moins connus d'ailleurs ?
Très important, ça peu faire un peu diners d'anciens combattants mais pas du tout, il y a des groupes qui ont 20 ans, 15 ans de carrière, 10 ans, 5 ans et aussi 1 an ! Ces compils représentent la scène alternative aujourd'hui et c'est important d'en faire pour se rassembler autour d'une idée forte. Nous sommes toujours ravis de participer à ce genre d'initiative.
Cela fait meme plusieurs années que nous aimerions lancer notre propre compil, avec tous les potes et les groupes qu'on croise sur la route, mais c'est du boulot !
A quand une compil Contre Culture Info ?.... :)

 
Hum, pourquoi pas........A ce jour, Kiemsa a t'il déjà commencé à composer de nouveaux titres ?
Non, mais quelques trucs commencent à germer dans ma tête... :) On aimerait bien composer un peu cette année, pour avoir un ou deux inédits pour le CD/DVD LIVE et pourquoi pas enchainer sur un nouvel album... à voir...

 
Kiemsa a t'il le temps de penser au temps qui passe ? et à s'imaginer dans 10 ans ?
Oula... Non pas vraiment ! Dans 10 ans tu imagines... 20 ans sur scène !!! mmmhhh... c'est trop dur, et puis on aura mal aux articulations à force de faire les cons sur scène... mouais, pas top, on oublie ! ;-)

 
Que penses tu de la diffusion de la musique aujourd'hui principalement sur les gros médias (presse, télé et radio) ? Moi je la trouve totalement absente.
Totalement d'accord avec toi ! Il faut se dire que tout ça est très simple... La musique indé en France représente des tout petits chiffres de vente, donc, les médias ne s'y intéressent pas... Du coup, c'est ce qu'on nous répond quand on essaie de passer en grosse radio (meme en moyenne radio...) ou en télé (meme les télés locales font la fine bouche alors...).
Après, nous on serait tentés de dire, si demain tout les médias de France tabassaient du punk-rock, le punk-rock se vendrait 100 fois plus, normal. Mais ils ne le feront pas car "la scène indé française ne représente rien", en gros, ce n'est pas près de changer. La programmation d'émission comme Taratata ne sert que de calendrier promo aux maisons de disques qui ont un peu ou beaucoup de pognon, une anecdote véridique : une grosse major française attendait de voir les retours du passage de l'artiste à Taratata pour déterminer la date de sortie de l'album... c'est grave...

 
Parfois j'entends des gens qui disent, "en musique en ce moment y'a rien c'est pour ça qu'on ressort les vieilleries". Tout ça parce que les gens se contentent principalement de ce qu'on leur montre à la télé, c'est à dire pas grand chose, et ne s'intéressent pas à aller voir ailleurs. Dis moi, que faire pour que les gens aient un esprit plus ouvert ?
La curiosité musicale et l'envie de s'ouvrir ne s'apprend ou ne se transmet malheureusement que très mal ! Il tient à chacun d'élargir son champ de vision, et c'est valable pour beaucoup de choses, pas que pour la musique...

 
Si je te dis que je pense sincèrement que Kiemsa restera longtemps un groupe culte pour les années à venir....tu réponds ?
... Je ne sais pas quoi dire ! C'est toujours dur de s'imaginer ça, pour moi mes groupes cultes français sont les VRP, Les Nonnes Troppo, Les Garçons Bouchers, La Mano Negra bien sur, Bérurier Noir plus que tout mais aussi les Kargol's, Silmarils, FFF... On serait bien sur ravis de "finir" comme ça, ce serait une récompense incroyable après toutes ses années, mais on est encore là, donc, on est tranquille pour le moment non ? ;-)

 
Un mot pour conclure :
Merci 1000 fois à tous ceux qui sont venus nous voir, qui ont chopé les albums, qui nous soutiennent et qui soutiennent d'une manière plus générale la scène indépendante et alternative dans le sens très large du terme : groupes, assos, festivals, salles, etc... Continuons à gueuler dans des micros rouillés, à suer comme des connards et surtout à s'amuser ! Merci à toi Guillaume pour ton travail au sein de Contre Culture Info, c'est pas ce genre de média que nous existerons toujours !


Martin // Kiemsa

 
KIEMSA-BAND-5-2009-WEB

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 20:27
beetweenthezones


Chroniqué récemment le nouvel Ep de Between The Zones offre un univers original et captivant. Je souhaitais revenir sur le groupe en proposant une interview. C'est chose faîte grâce à Gom, le chanteur, que nous remercions.



Le visuel de l'album est très attirant. Il interpelle. C'est quelque chose que vous avez recherché à réaliser ?

Le visuel est l'oeuvre de Inc, clavier de BTZ... Lui et moi sommes graphistes, on a chacun fait des propositions pour l'artwork de "Almost" et c'est cette proposition qui a mis tout le monde d'accord. C'est notre morceau "Flying bodies" qui a servi d'inspiration de base pour ce visuel. Le corbeau fait naturellement penser au guide des morts, mais fait aussi référence à Esprit et Mémoire dans les légendes celtes. Le masque figure la transformation d'une face vivante en une morte, figée dans l'éternité et le souvenir... Ce visuel nous a plus car il donne à voir quelque chose entre le réel et l'irréel, et ce coté "entre deux" nous convient tout à fait ! 
 

Pourquoi donner ce côté si froid ? C'est pour donner un contraste avec votre région ?

Le coté froid vient avec le coté électro/industriel de notre musique, et s'accorde à notre univers où il a jusque là été question de vide, de néant, de manques, de mort... En effet, cela contraste beaucoup avec le fait que nous venions du sud de la France, mais bon. Si on peut apporter un peu de fraicheur quand tout le monde souffre de la canicule, c'est déjà un bien.
 
Le duo est devenu un quintet...Cette rencontre vient t'elle de l'envie de créer un groupe ou est t'elle le fruit du hasard ?

Un peu des deux, en réalité ! Ontoum et moi avions fait des morceaux ensemble, plus ou moins pour une diffusion directe sur Internet et basta, dans la continuité des premières sorties du projet (avec moi seul aux commandes)... Nos nouveaux morceaux avaient davantage de parties guitares, et un potentiel à être joués live. Quand on a fait écouter ça à Fred, il a été intéressé pour la place de batteur, et de fil en aiguille on est devenu un groupe à part entière. 
 

A partir de cette rencontre, était t'il évident que le groupe continue dans le rock industriel ?
Etant donné que des compos étaient faites, oui, il fallait jouer ce qui avait été composé. Même si les morceaux ont évidemment dû être un peu adaptés pour le live, on s'est tous mis d'accord pour rester dans cette veine indus, avec des samples, des nappes de clavier, etc. 

Pourquoi faîtes vous du rock industriel ?

Parce que celà nous plait, que c'est l'occasion pour nous de mélanger différents genres et styles avec lesquels nous avons des affinités... Le rock, l'électronique, les ambiances...

Cependant, je dois avouer que jouer ensemble en live nous fait peu à peu basculer dans autre chose. On se détache petit à petit de l'industriel dans le sens où jouer avec des samples programmés et un "clic" (métronome) en live nous a donné une impression, au bout d'un moment, de perdre un peu de liberté dans notre interprétation des morceaux. Du coup, aujourd'hui nous jouons tout en direct. Il n'y a plus de samples balancés en facade ni de clic dans les oreilles de Fred, notre batteur. Nous sommes davantage rock, moins indus, même si on conserve quelques traits de ce style, et certaines influences comme Nine inch Nails ! 

 

Aujourd'hui qui fait quoi au sein de Between The Zones,..Est ce que chacun apporte quelque chose à l'élaboration des compositions ?

Aujourd'hui oui ! Nous travaillons principalement sur ordinateur. Inc (clavier), Ontoum (guitare) et moi enregistrons chacun de notre coté des idées, puis nous nous passons les fichiers et voyons comment l'un reprend en main les riffs de l'autre, y ajoute sa pate... Quand nous arrivons en répète avec ça, il y a aussi l'apport de Fred (batterie) et Nico (nico), qui change encore le son des compos, et le rend plus humain. Nous veillons toutefois à rester cohérent ; que chaque morceau, qu'il soit calme, violent, progressif ou très direct, sonne BTZ. On essaye de créer un ensemble global ; même si notre musique évolue et que nos morceaux d'aujourd'hui sont très différents de nos premiers enregistrements, il faut que tout ce son vienne du même univers, dépeint un tout... Ce n'est pas toujours facile, mais bon !  
 

De quoi parle Between the Zones dans ses chansons ?

Au niveau des textes, jusque là, nous avons essayé de proposer volontairement quelque chose de vague, imprécis, mais dans lequel tout le monde peut se retrouver. J'ai abordé des thèmes comme le manque, la sensation de vide intérieur, le rapport à l'autre, la déception, la perte d'un être cher... Sur "Almost", les textes sont beaucoup plus noirs et personnels que sur "Rough" (l'EP précédent).

Ce qu'il faut savoir, c'est que jusqu'à présent les paroles et le chant, dans BTZ, ont été écrits très rapidement, très spontanément. Je ne souhaite plus que ça se passe comme ça... Les prochains morceaux seront différents au niveau des textes, et je travaille également beaucoup ma voix pour mieux l'utiliser, car selon moi, il est évident qu'il s'agit de ce qui pèche le plus dans notre musique actuellement !  
 

A quoi ressemble un concert de Between The Zones ?

ça nous ressemble ! On essaye de tout donner, de donner à voir et entendre un spectacle entier, quelque soient les moyens qui nous ont été accordés pour notre prestation. Personnellement, j'essaie de donner un coté un peu théâtral à mon personnage de scène, un peu grotesque, tout en mettant en avant ce que je suis, sans jamais tricher. Notre musique est parfois très sombre et agressive, mais nous montrons aux gens qu'on est heureux d'être là et de partager notre musique avec eux. Notre but est de rendre les gens heureux, de les faire se sentir bien pendant et après le concert, en proposant une musique forte, mélodique, intéressante à voir évoluer en live. On essaie de mettre en avant notre humanité et notre envie... (Dit comme ça, ça fait "genre" mais pourtant c'est la vérité !)

  

"Part of the mass" a un côté dansant planant, Between the zones en discothèque, ça vous irait ?

Haha, en fait ça a déjà été le cas, on a fait un concert dans une discothèque, et c'était plus spécial !!! Plus sérieusement, je pense que ça ne me déplairait pas qu'on passe en discothèque, mais de préférence pas dans une discothèque "mainstream"... D'ailleurs, "Part of the mass" parle entre autre des personnes qui fréquentent les discothèques "mainstream" ! Non, je vois bien BTZ diffusé dans des boîtes gothiques ou metal...! 

 

Comment composez-vous ? Avec ce mélange de sons électro et de riffs, est ce que l'on peut dire que ça part des fois d'un délire ?

Tout à fait. On est devant notre ordi, avec une guitare ou un clavier devant soi, et c'est parti. Des fois c'est vraiment un délire de 3 notes qui sert de base à tout un morceau, comme par exemple le morceau "Nothing" sur notre EP "Rough" : On a trouvé le riff par hasard avec Ontoum, on a joué un peu n'importe quoi après, et ça a donné une base de morceau ! Bon évidemment, après il faut remettre de la structure là dessus, mais c'est à peu prêt comme ça que ça marche... Rock n'roll ! 

 

Il ressort de l'ensemble un esprit torturé....d'où vient t'il ?

Disons que la musique que nous faisons nous ressemble... C'est un puissant vecteur d'exorcisme pour nous ; elle nous permet de sortir de la monotonie, des soucis et des frustrations de nos vies de tous les jours. On se prend tous beaucoup la tête, et j'imagine que c'est ce qui nourrit le coté torturé de nos morceaux. Perso, beaucoup de groupes qui m'influencent ont également un son torturé ou sombre, et celà me fait un bien fou de les écouter... C'est un paradoxe intéressant, que beaucoup de gens vivent aussi. 
 

Et le nom du groupe, Between The Zones, qu'est ce qu'il signifie ?

C'est une référence à une ligne de paroles dans un morceau de The Information Society : "I go between the zones even when I'm not supposed to". J'aime le coté bizarre de cette tournure ; pour moi il s'agit d'un vrai stimulant pour l'imagination. Entre les zones, entre tout et rien, le calme et la fureur, un autre endroit, quelque chose de différent... ça m'intrigue et j'imagine que c'est aussi intrigant pour les personnes qui voient notre nom pour la première fois. 

 

Après deux EP, un album est t'il prévu ?

Hum c'est une question intéressante ! Probablement, mais rien n'est sûr. On ne veut pas faire de studio en 2010 en tout cas.

On a déjà des maquettes pour de futurs morceaux et pourquoi pas un vrai album d'une dizaine de titres, mais pour l'instant les mots d'ordre sont "concerts" et "maturation du groupe" !

 

Le premier EP a été réalisé à deux, avec l'arrivée de trois autres musiciens, toutes les compositions ont du être revues...Comment avez-vous travaillé sur ce point ?

Nous sommes arrivés en répète, et on a joué ; dans un premier temps tel que c'était écrit, puis on a modulé des parties des morceaux pour que cela passe mieux dans les oreilles du public, ou tout simplement pour prendre davantage plaisir à les jouer entre nous. Ca a été assez naturel et bon esprit, en fait ! 

 

Qu'est ce qui vous inspire pour créer ? Des ambiances, des humeurs, des personnes ?

En ce qui me concerne, ce sont des ambiances en effet ; davantage que des humeurs. Une fois cela a été une personne, mais ce fut une sorte de cas particulier... On se laisse guider aussi par nos envies musicales : ce qu'on aimerait écouter, le genre de morceaux qu'on aimerait essayer de faire, le sentiment qu'on souhaiterait susciter chez l'auditeur... Je crois que c'est d'ailleurs ça qui me tient vraiment à coeur depuis quelques mois : réussir à faire naître tel ou tel sentiment chez la personne qui va écouter notre musique. La communication pour un arrangement de notes...

Allez, petite anecdote et publicité : Quand je vois la tonne d'émotions que je ressens quand j'écoute la musique des petits jeunes de Darla, un groupe de post-hardcore de Montpellier, je me dis que c'est ça qui me plait le plus dans la musique ; et c'est ça qui m'inspire, cette envie de communiquer directement une émotion à ceux qui voudront bien m'écouter. 


Votre Myspace ne mentionne actuellement aucune date, des dates sont t'elles tout de même prévues pour 2010 ?

On est en train de travailler là dessus, on prend des contacts avec des assos, des salles, et oui, on est en train de prévoir des dates de concerts. On aimerait faire une sorte de mini-tournée pour défendre "Almost". Dans la moitié-sud dans un premier temps, et après dans le nord. On a va jouer, on en a vraiment besoin ; c'est notre objectif prioritaire de 2010. 

 

Et pourquoi ce côté sombre ?

Parce que ça nous plait ! 

 

Avez-vous un dernier mot, un message à faire passer, avant la fin de cette interview ?

Euh... Prenez soin de vous !

Merci encore de nous avoir accordé un peu de temps. Si vous avez des plans pour des concerts, quels qu'ils soient, n'hésitez pas à nous contacter : betweenthezones@hotmail.com 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 21:33

Walther Gallay, leader du groupe Café Bertrand, est l'un des initiateurs du Live Tour Chez Toi 2010. Il nous explique en détail, et avec beaucoup de passion, ce Festival unique en son genre.











Comment est né ce Festival ?

Walther : Il est né d’un coup d’un seul, je t’explique. Les circonstances font que je connais RBO depuis des lustres (2005) et qu’on avait envie de jouer ensemble mais il était dur de réaliser cela. En même temps, je part faire une interview sur la Télévision Suisse Romande et là je rencontre Cédric Rochat et sa femme Emy (Dead Dog Café). La discussion en Suisse partait sur le fait de collaborer avec Joe Walton Booking, ma structure qui manage entre autre Café Bertrand, et Dog Bones Promotion qui est le booker suisse de Caf’B (tout comme je suis le booker France de DDC). Rencontres sur le net, sur Facebook, où un jour Nico de RBO balance un commentaire sur ma page. Le buzz a été immédiat et il se trouve que Nico, Cédric, Emy et moi sommes des gens qui envoyons le bois et qui ne vivent que pour et par la scène. La question ne se posait plus, on devait faire un truc ensemble, avec ces 3 groupes réunis sur un même plateau. Le fait de proposer aux fans d’héberger tout le monde sur les tournées et pour certains de nous suivre et de partir avec nous en tournée à été la cerise sur le gâteau. Nous galérons tous dans la musique depusi des années même si chaque groupe a à son actif, des grosses scènes et une expérience indéniable. Nous sommes sur le terrain, on sait comment faire et surtout nous avons la volonté de le faire, alors on se lance.

Ce Festival réunit 3 groupes, est ce surtout par lien affectif ?

Walther : J'ai un peu répondu à cette question précédemment mais il y a aussi une chose. Ces 3 groupes ont chacun une identité propre, Café Bertrand c'est du rock en français, RBO du métal en anglais et Dead Dog Café, du rock en anglais (EMy étant anglaise). Et on s'apprécie beaucoup c'est clair. Il vaut mieux si tu veux, partir 1 mois dans un bus et sillonner l'hexagone, la Suisse et le Royaume Uni !

Tu peux nous présenter un peu plus ces 3 groupes ?

Walther : Je crois très sincèrement que pour ne pas me répéter et avoir un vrai rendu de ce qu’est chaque groupe il faut se rendre sur les MySpace de chacun et découvrir tout le monde. C’est 3 groupes, des fondus de live, qui envoient à en crever à chaque concert et qui font tout pour qu’il se passe quelque chose. Café Bertrand, Royal Orchestra et Dead Dog Café, ça va être une tuerie on stage.

Le but est de jouer un peu partout, de Manosque à Londres en Angleterre. Qui s'occupe de trouver les salles ?


Walther : Nous opérons un travail commun, chacun met la main à la pâte. Je booke les salles en France, Cédric booke la Suisse, sa femme Emy booke l’Angleterre et Nico de RBO se checke Paris et est plus porté sur la démarche de sponsors, la création de l’asso LCT qui sera basée sur Paris et nous permettra de gérer les finances et papiers relatifs à nos projets car c’est une première pour nous et on espère fortement que ça ne sera pas la dernière.

Comment tout cela est t'il financé ? N'est ce pas un projet risqué ?

Walther : Bien sûr que c’est un projet risqué ! Quel intérêt de faire du déjà vu et du chacun pour sa gueule ? Il ne se passe rien quand on ne sait pas prendre de risque. On est chaud comme la braise et les groupes, comme le staff, n’avons peur de rien. Pour financer ce tour, tout repose sur des bases très simples et communautaires, empreintes de solidarité et d’entraide. Nous avons des partenaires qui seront présents sur les 4000 affiches et 100 000 flyers prévus en promo. Ils apparaîtront aussi sur le web, que ce soit le Forum du LCTT ou sur le MySpace, ou sur le groupe Facebook. Nous demanderons à chaque partenaire 100 euros symboliques mais qui aideront déjà à financer une partie du tour, que ce soit l’essence, le péage, la location du bus, etc etc. Une promo réciproque et efficace pour tous à notre sens. Ensuite, viennent les Sponsors qui eux, donnent 500 Euros et sont en plus présents sur les t-shirts que nous allons faire faire en partenariat avec un sérigraphe. La vente de ces T-shirts aidera aussi le tour. Nous demandons à chaque salle qui voudra bien nous accueillir 2500 euros ttc, ce qui est ridicule quand on sait que nous débarquons avec un back line commun, 14 kilos de son en soute, de la lumière, 2 ingés son et 2 ingés lights, tout le staff stand de vente, loges, catering etc. L’argent des salles servira à payer les salaires de tous les musiciens. En dernier lieu, nous réduisons les coûts donc en étant hébergés par les fans dans chaque ville et de surcroit, l’association LCT qui se monte va déposer des demandes de subventions à pas mal d’organismes en rapport avec le live, le développement de groupes.

J'ai déjà pensé à une grosse association qui organiserait des concerts sur la France, qui serait aussi importante que la Férarock par exemple, mais dont le but serait uniquement de faire tourner les groupes partout en France, en étant hébergé chez l'habitant, pour éviter tout frais...Et là, j'ai l'impression que c'est ce que tu voudrais créer. Je me trompe ?


Walther : Et bien figures-toi que j’avais monté l’asso Le Collectif des Cafteurs en Octobre 2003 et cette asso avec laquelle nous avons organisé pas mal de concerts était vraiment vouée à cela. Après quand tu es tout seul pour t’occuper de tout c’est chaud et forcément avec le temps qui passe, tout s’amenuise. Là, ça n’est pas la même chose puisque nous sommes trois entités, soutenus par des partenaires et des sponsors, des fans, différentes structures qui se greffent etc etc. Est ce que justement, le but est aussi que cela perdure, et ainsi de créer une dynamique qui se renouvèlera tous les ans ?

Si c'est le cas, est ce que le projet serait de faire tourner un maximum de groupes différents chaque année ?

Walther : C’est tout à fait cela, on tente d’être l’étincelle qui pourrait débloquer un peu la situation entre les groupes rock indés et les programmateurs, et nous croyons fortement à notre projet, le but étant de faire tourner d’autres groupes l’année d’après si tout se passe bien en 2010, et pourquoi pas avec 6 groupes, et deux jours dans chaque salle. Mais voyons avant ce que ce premier projet donne.

Le projet justement, où en est t'il actuellement ? Y'a déjà des salles connues ?

Walther : Nous avançons au jour le jour et avons des réunions hebdomadaires tous les lundis soirs afin de faire le point sur le tout. Nous avons déjà 14 partenaires, quelques sponsors en négociation (Harley Davidson, Monster Energy, Tlp tv, etc). La tournée débutera à Manosque, dans la nouvelle salle des fêtes qui est terrible le 10 Avril. Ensuite nous avons calé aussi la dernière date à Londres au Bridge House II, une salle rock mythique de Londres, Brighton sera visité la veille. Entre deux, nous négocions en ce moment avec des villes, ce sont donc des options à confirmer : comme Cannes (Mjc Picaud), Lyon, Tours (bateau ivre), Nantes (Férailleur), Genève, Fribourg, Thonon les Bains (Espace Tully), Creil (la grange a musique), Strasbourg (Molodoï ou la laiterie), Reims (cartonnerie), Paris, Lille (biplan), Brest (Espace Vauban). Tout est en cours, avis aux programmateurs d’ailleurs ! Un dossier de présentation du projet est en préparation et sera disponible en téléchargement, format PDF, sous peu, avec toutes les infos nécessaires, aux organisateurs, aux journalistes, aux sponsors, bref, à tout ceux qui se sentiront concernés.

Le Festival se termine à Londres, pouquoi là bas ? Pourquoi pas en Belgique ou en Hollande ?

Walther : Tout simplement parce que c’est l’itinéraire de base que nous nous sommes fixé. Emy de DDC étant de Londres et ayant joué pas mal là bas, il s’avérait indispensable de finir en beauté et dans un lieu des plus rock ! Il n’est toutefois pas exclu que la tournée passe par la Hollande ou la Belgique. Encore une fois, nous négocions tous azimut en ce moment.

Les groupes seront vraiment hébergés par des fans ? Est-ce qu'aujourd'hui tous les hébergements sont connus ?


Walther : Les groupes et le staff seront réellement hébergés par les fans bien sûr ! C’est un des piliers et une des particularités de ce tour ! Ce sont eux qui gèrent avec Justine sur le Forum,etc. Beaucoup de gens se sont déjà proposés pour accueillir du monde, on va s’en tirer, no soucy, nous avons la chance, tous, d’avoir de vrais fans, et ça, ça change tout et ça rend le projet possible aussi.

Bonne chance alors pour ce projet assez unique, qui je l'espère de tout coeur sera une belle réussite, pour devenir un rendez-vous incontournable.
























(Interview diffusée aussi sur le site de Rockn'france : http://www.rocknfrance.com/interview-walther-gallay-f11439.php)
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 13:07
 

Contre Culture Info aime présenter des artistes, ceux qui ne font pas la une des grands médias, mais qui ont pourtant du talent. Contre Culture Info ne comprend pas lorsqu'il entend tel ou tel artiste à la télé ou sur la plupart des radios. Il ne comprend pas pourquoi untel et pas un autre. Il ne comprend pas que les talents ne soient pas reconnus, et c'est pour ça qu'il se nomme comme ça. Contre Culture n'est pas contre la culture, non, il souhaite tout simplement contrer la culture de masse, et vous retrouverez donc une diversité de plus en plus riche.

 

Alors aujourd'hui c'est avec plaisir que l'on retrouve Ella Rabeson. Une chanteuse avec une voix qui ne peut laisser indifférent.

 

Voilà bien longtemps que j’avais envie de vous parler de la chanteuse Ella Rabeson que j’ai découvert au sein du groupe Banshi Project. Actuellement en pleine composition, et suite à la création de son Myspace, Ella Rabeson a bien voulu répondre à mon interview afin de vous faire partager sa passion pour la musique, mais aussi vous faire découvrir une grande famille d’artistes. Pour Ella Rabeson, qui dégage aussi une belle sincérité, son ambition artistique consiste avant tout à prendre chaque instant artistique et le savourer pleinement. Nous pouvons aussi la retrouver actuellement sur la compilation Zikpot avec le titre « Wheat and cookies » du groupe Banshi Project. Fin novembre, Ella sera présente sur la compilation ADECCO avec une composition personnelle, « la Chanteuse de jazz a le blues« , arrangé par Manu Lanvin.

 

On trouve sur le net cette page :http://www.madanight.com/articles/musique/157-la-saga-rabeson.html qui parle de la famille ou plutôt de la saga Rabeson, comme étant une très grande famille dans la musique et très connu à Madagascar…Ta mère Lalao Rabeson est d’ailleurs très célèbre à Madagascar et ce que l’on ressent, quand on te voit et même lorsque l’on t’entend chanter, c’est une très grande humilité dont pas mal devraient d’ailleurs s’inspiré….Tu peux nous parler un peu de cette saga ? Mais aussi comment tu vis cette notoriété là ?

 
Comme tu le sais déjà, je suis originaire de Madagascar et je suis issue d’une famille d’artistes imposantes, notamment les « RABESON ». La plupart des membres de ma famille paternelle sont des Artistes picturaux et musicaux depuis plusieurs générations. Il faudrait tout un livre pour pouvoir te conter la belle histoire de mes ancêtres et je préfère laisser le soin à un vrai écrivain. Mon histoire pourrait démarrer par : Il était une fois un jeune homme malgache d’une trentaine d’année, musicien de jazz, pianiste talentueux, ambitieux, qui s’envole vers les contrées où la musique qu’il aime l’appel. De retour d’une de ses tournées, il tombe éperdument amoureux d’une icône malgache, à l’époque Miss Tourisme de Madagascar, qui inonde tous les écrans de cinéma locaux et toutes les ondes de radio. Cette femme n’est autre que LALAO, jeune artiste malgache de renom et qui fera la fierté de toute une nation. Sa maison de disque était à la recherche d’un pianiste arrangeur et le destin à voulu que ce soit mon père. Je suis le fruit de cet amour et de cette passion commune. Ils m’ont prénommé Ella en l’honneur de la chanteuse de jazz à qui ils vouaient une réelle admiration. Pourquoi « saga » ? N’oublions surtout pas qu’en dehors de mon père, mon grand frère Tony RABESON véhicule avec brio notre nom grâce à son talent qui lui a valu cette belle qualification « Le Créatif ». Et puis, il y a le reste de la famille : tous musiciens.


Tu peux nous faire un historique bref ou pas, enfin comme tu le souhaites, de ton parcours musical ?


Tombée dedans comme Obélix (rires). Donc en ce qui concerne la notoriété, je me suis jamais posée la question. D’ailleurs, je ne la vois même pas cette notoriété. Tu sais, nous sommes comme tous les communs des mortels, pratiquement avec les mêmes habitudes. Ce sont en général, les autres qui posent ce regard sur nous. Tout est relatif. L’extraordinaire c’est toujours ce qui est différent de ce que nous connaissons ou possédons déjà.


Tu as enregistré ton premier single, à l’âge de 6 ans. qui à l’époque s’appelait 45 tours, ça nous rajeunit pas !!! Si tu t’en rappelles, tu peux nous en dire deux mots ?


Tu ne me rajeunis pas non plus en me posant cette question. Et oui, c’était encore les 45 tours. Nous étions installés à l’Ile de la Réunion, ile où je suis née. Mes parents travaillaient avec la famille Décomarmon (me souviens pas de l’orthographe exact) producteur et éditeur, je crois, local (info à vérifier). Mes parents étaient les principaux artistes de l’île à l’époque et se produisaient quasiment toutes les semaines (concerts, bals, mariages, tous types d’événement). Quelquefois, je faisais partie de la troupe et à chaque soir, j’avais droit à mon temps de passage, debout sur une chaise ou parfois au milieu d’une table… la proposition de me faire enregistrer un disque était la continuité évidente pour eux.Tu as fait parti d’un groupe de Jazz Fusion Rock.


Comment s’appelai t’il ? On peut encore entendre des titres aujourd’hui de ce groupe ?


C’était mon premier vrai groupe : « Menasanga ». Hery Chauvin était à l’origine de ce projet. Compositeur et arrangeur avant-gardiste, il était assez en avance sur les tendances musicales alliant toute une culture jazz moderne, funk et bluesy. Ça a été une expérience musicale très enrichissante pour moi. Malheureusement, les titres n’ont jamais été enregistrés en studio. Les seuls que tu pourrais écouter, sont bien conservés au chaud chez moi. Il m’arrive très souvent de les réécouter.


Comment vois tu l’évolution de la musique ?


La musique est intemporelle. Elle n’a pas d’âge, pas de barrière culturelle ni de frontière. Elle est la plus belle expression que je connaisse et en plus universelle. C’est une langue unique. Elle peut être entendue et comprise par tous quel que soit l’endroit d’où tu viens. Donc, elle ne peut qu’évoluer positivement. Il suffit juste de l’accepter telle qu’elle est : rock, pop, jazz, classique, rythme’n blues, rap, lyric, …..


Tu as aussi monté en 1996 le Ella Rabeson Quartet, c’est encore avec cette formation que tu as pu te produire sur une croisière récemment ?


En fait, je suis ce qu’on appelle une interprète freelance, ce qui est le cas de la plupart des musiciens dans le jazz. On a un large répertoire commun à tous et lorsqu’il y a une proposition de faire un concert ou un événement comme pour la croisière entre autre, la personne qui a le contact avec l’organisateur propose une formation qui peut aller du duo à une formation plus grande. En général, c’est l’artiste qui est libre le jour dit qui fait la prestation. En ce qui concerne le Quartet, c’est particulier car il y a la notion de groupe. En général, je tourne avec les mêmes musiciens, tant que c’est possible. Avec cette formation, nous avions fait des tournées, des festivals, des concerts. Il y a eu une vraie promotion. Le cd est un autoproduit, produit par Guillaume Dahan, et a été distribué dans les fnacs de France.


Ça doit être plutôt sympa de jouer comme ça sur les croisières….La croisière s’amuse t’elle ?


La croisière s’amuse et nous, nous nous amusons encore plus !


Tu viens de créer ton Myspace ….qu’est ce qui t’as poussé à le faire et pourquoi avoir attendu si longtemps ?

J’ai toujours été très réticente à le faire parce que je ne suis pas très douée pour le concevoir. Avoir des idées c’est une chose, l’appliquer en est une autre. D’ailleurs, tu remarqueras qu’il est très épuré pour l’instant. Je l’ai fait parce que les gens souhaitaient entendre ce que je faisais. C’est aussi l’occasion de faire découvrir toutes mes facettes musicales. La plupart des gens me connaissent via le jazz.

On retrouve d’ailleurs des titres très Jazz et des titres comme, « Summerime » plus électro. Est ce que c’est ta présence au sein du groupe Banshi Project qui t’as influencé ?


Pas du tout. Tu sais, Banshi project, ma rencontre avec Patrick Guilfoyle ne date que de 2005. J’ai travaillé avec KURSER il y a fort longtemps et il en est ressortit des titres comme la version de « Summertime » et « Des gens qui nous ressemblent ». Il y en a d’ailleurs bien d’autres. Et j’ai travaillé avec des artistes différents, dans des projets très variés. Je reste une interprète avec sa liberté de chanter.


Tu est auteur compositeur aussi ?


Habituellement, je compose les mélodies et j’écris la plupart de mes textes en français. Je ne travaille jamais seule. Une fois la matrice de ma chanson terminée, je la soumets aux musiciens qui travaillent sur les arrangements. Sinon, c’est l’inverse qui se produit. On peut me proposer l’instrumental et je compose la mélodie par-dessus. Il n’y a pas de règles. J’aime travailler de manières différentes. Et puis, je n’aime pas trop ce qui est planifié donc, c’est souvent au feeling. Tout dépend de la personne avec qui je partage ce moment musical.


Quel est ton projet, ton ambition, alors, un album solo ?


Vivre et de la musique.


Si oui ce sera ton deuxième album je crois après un album éponyme sorti il y a déjà quelques années ?


 Il y a eu un single, des featuring, des compilations. Je ne suis pas devin. Je ne sais pas de quoi sera fait mon avenir et je préfère la découvrir au fil du temps. Si un deuxième album se fait, je serai heureuse.


Pourquoi autant de temps entre les deux  ? Est ce un manque de temps…ou est ce parce que tu étais dans d’autres choses et que là tu as vraiment envie de faire ton truc comme on dit ?


Question pertinente, réponse franche. Pour faire un album, il faut de l’argent. Une production, une distribution, de la com, et tu connais ce qui suit. Je n’ai pas les épaules assez larges pour revêtir toutes les casquettes. Les majors sont frileux et les indés essayent de s’en sortir. Moi, je suis artiste et j’essaye de m’appliquer à bien faire ce que je sais faire.


As tu aussi des projets de concerts à venir ?


Quelques événements mais souvent en soirée privée.Tu dégages vraiment un truc…tu as une voix superbe..


Pourquoi on entend pas Ella Rabeson sur toutes les radios ?


Réponse idem à celle de pourquoi autant de temps. C’est le même circuit. S’il n’y a pas une personne qui s’occupe de l’artiste avec tout ce que cela comporte, il ne se passe rien. L’artiste peut toujours se démener, faire son buzz, parler de lui, se faire connaître (comme pour cet interview) mais cela n’est pas suffisant pour une diffusion nationale voire internationale et être sur la playlist des radios. Je suis très lucide. Merci pour le compliment mais tu sais, il existe des milliers d’artistes talentueux dont on ne connait même pas l’existence.


Toi qui est une vraie chanteuse, et d’une famille d’artistes, que penses tu des émissions comme la nouvelle star ?


Je n’aime pas le fait que ce soit un prétexte au système de profiter du talent des gens. Le but de ces émissions c’est de mâcher le travail des DA qui ne sont plus des chercheurs de talents. Ils laissent venir à eux la mine d’or qu’ils vont pouvoir exploiter. A contrario, je suis contente pour ceux qui s’en sorte et qui vivent enfin de leur passion.


Si tu sors un album, sera t’il autoproduit ? Est ce encore important aujourd’hui d’avoir une maison de disques ?


Si l’ambition est grande, oui, je pense qu’avoir une major ça aide. L’inconvénient d’un autoproduit, c’est toujours la même chose : le financement. Il faut quand même avoir les reins solides et ce n’est pas à la portée de tout le monde. Après, un autoproduit peut très bien fonctionner…Tu as fait parti on l’a dit plus haut d’un groupe de jazz fusion rock.


Tu aimes mélanger les styles ? C’est important pour toi de ne pas s’enfermer dans un style, même si tes influences sont très marquées par le Jazz ?


Je vais surement me répéter….pour moi il n’y a pas un style mieux qu’un autre. La musique est universelle, pourquoi donc l’étiqueter comme un vulgaire produit. La musique c’est de LA MUSIQUE. Il n’existe que 7 notes avec ses variantes toutes les musiques les utilisent.Les titres en écoute sur ton Myspace et notamment Alfie, dégage une profonde intimité…donc beaucoup d’émotions….


Est ce que ces sont les mêmes musiciens qui jouent avec toi sur scène, et qui ont joué aussi sur la croisière ?


Ce sont les musiciens du Quartet, Jeanot Rabeson au piano, Guillaume Dahan à la basse et Lionel Béché à la batterie.


Sur ces croisières y’a beaucoup de monde…Je suppose que c’est difficile de s’y retrouver ? ça fait longtemps que tu fais cela ?


Je fais souvent des soirées privées ou événementielles. La croisière faisait partie d’une proposition de Gérard Godblum, pianiste.


En même temps ça doit avoir des retombées intéressantes au niveau du public et peut être aussi des médias ?


Pas temps que ça. Les gens sont souvent émerveillés mais cela ne reste qu’une rencontre à un moment de ta vie.


Et un petit mot de la fin à partager ?


………..LA VIE CONTINUE !

 
Myspace : http://www.myspace.com/ellarabeson



( Interview diffusée aussi sur Ziknblog : http://www.ziknblog.com/2009/10/22/ella-rabeson/ )
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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 13:13

























Titre : EXP





Titre : E-Magine





Vs est un groupe innovant, au son particulier. Un son qui joue sur des raffinements et qui part soudain sur des choses plus bruitistes.

Le groupe a sorti en juin 2009 un EP très réussit qui affirme le style Vs.

A leur actif ils ont déjà de belles choses. Ils se sont fait connaître via le net en atteignant rapidement le chiffre de 20 000 téléchargements. Leur titre ”Silencio” figure dans la BO du film ”Le bal des innocents” sorti en juin 2006, premier film français diffusé sous licence Art Libre et réalisé par Joseph Paris. C'est donc avec plaisir qu'on les retrouve ici pour une interview où toute l'équipe c'est plié au jeu, avec la présence de Drix, Svein, Laurent, Fred et Guillaume.


Pouvez-vous nous dire ce qui a donné naissance à VS et qui sont ses membres ?


L'équipe : La rencontre de Svein et Cédric lors de leur étude à Nancy.

Le feeling est tout de suite passé entre eux, les influences étaient les mêmes. A la fin de cette période, il était logique de commencer un projet ensemble. Les membres : Cédric (Chant - Guitare Archet), Svein (Guitare Glockenspiel Udu), Laurent (Clavier), Fred (Basse), Guillaume (Batterie)


De quand date le groupe ?


L'équipe : 2004


VS propose une musique raffinée, capable d'alterner une certaine légèreté à quelque chose de
plus lourd. Comment définissez-vous la musique de VS ?


L'équipe : La façon dont tu l'as décrit est très juste. Il nous est toujours difficile de classifier notre musique disons que c'est une musique atmosphérique.


Vos influences semblent marquées aussi par le cinéma. Quelles sont vos influences musicales et cinématographiques ?


L'équipe : Nos Influences Musicales : Radiohead, Ez3kiel, Air, Bjork, Portishead, Sigur Ros, Pink Floyd...et quasi tout les styles de musique et nos Influences Cinématographiques : Tim Burton, David Lynch, Kubrick, Les frères Coen, Tarantino, Wim Wenders, Cinéma Expressionniste Allemand


Où en est le futur concept album de VS en deux parties ?


L'équipe : La première partie ”Just a sigh part 1” a été enregistrée et finalisée en juin 2009. On travaille actuellement sur la composition des morceaux de la seconde partie ”Just a Sigh... (Part II)” : On prévoit l'intervention de plusieurs musiciens (Cordes, Harpe, et finalisée Percussions, Chorale...). Nous ne nous sommes pas fixés de date pour la sortie. Disons courant 2010 !


A quoi ressemble un concert de VS ?


L'équipe : A une énorme vague sonore déferlante... On aime utiliser des instruments inhabituels sur scène. On essaye vraiment de faire passer des émotions. Mais, le mieux c'est de venir nous voir pour vous faire votre avis !


Finalement VS est une sorte d'Ovni, ça a été un choix dès le départ de vous démarquer pour affirmer un style différent de ce qu'on a l'habitude d'entendre ?


L'équipe : On ne s'est pas dit ”Faisons tel type de musique”. C'est venu très naturellement .Ensuite, autour du noyau du groupe (Svein & Cédric), au gré des rencontres, des découvertes musicales, les musiciens ont apportés leur style, leurs influences. C'est ce qui a fait grandir le son de VS.


Quels sont vos projets immédiats ?


L'équipe : L'enregistrement de la deuxième partie de l'album concept de VS, la réalisation d'un DVD live du groupe : type concert privé et la multiplication de collaborations (réalisateurs, danseurs, cordes, chorale, Vjay, percussions...)


Des scènes à venir ?


L'équipe : Nous particpons au Concours ”Musiques en courts” à Sceaux (le 15 novembre) et le concert avec nos amis de Néon Forest et Kwoon à Epinay sur Seine le 21 novembre


La musique de VS peut s'exporter. Est ce que VS se lance sur l'international ?


L'équipe : Nous ne nous sommes jamais posé la question car depuis le début les personnes qui suivent le groupe viennent du monde entier (merci internet !). On espère pouvoir toucher le maximum de personnes. Si une opportunité se dessine à l'international on foncera. Jouer et ”grandir” en France ou à l'étranger, cela ne nous pose pas de souci. C'est juste un peu plus compliqué en matière de logistique, c'est tout.


Vs est présent sur Jamendo, sur Myspace, les 2 présences sont importantes ? Qu'est est celui qui vous apporte le plus de visites ?


L'équipe : Sans aucune hésitation, MySpace. C'est vraiment devenu le reflexe et la référence en matière de musique. On nous demande plus facilement quel est notre myspace plutôt que si nous sommes présents sur Jamendo. Mais chaque site est une visibilité supplémentaire et chacun a son importance


Un dernier message pour conclure ? Quelque chose qui vous tient à cœur ?


L'équipe : On tient à préciser que nous nous auto-finançons entièrement mais que pour nous soutenir vous pouvez nous faire un don et acquérir le nouveau maxi de VS par courrier. C'est vous qui fixez le prix : 1 don = 1 cd.


Les infos sur www.vs-music.com rubrique mp3 ou vs_nfo@yahoo.fr


(Interview visible aussi sur Rocknfrance : http://www.rocknfrance.com/interview-vs-f11432.php)

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  • : CONTRE CULTURE INFO
  • : Après avoir été Directeur d'antenne adjoint sur NOIZY RADIO et animateur de l'émission CONTRE CULTURE diffusée chaque semaine sur : NOIZY, ZERADIO, ROCKONE, ROCK EN FOLIE, Equinoxe Namur, R2M, Clin d'Oeil FM, c'est désormais sur la MARCHE que j'écris avec le site https://culturemarche.com/
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