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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 19:37
dode 5094En cette année 2010, qui aurait pu dire qu'un groupe nous viendrai de Saint Pierre et Miquelon, avec un rock en français chargé de poésie et un mélange de Baudelaire, Kurt Cobain, Brel, et Ferré ? Dode est certainement la découverte la plus inattendue et il fait aucun doute, que nous retrouverons un jour Dode sur de grandes scènes françaises. C'est donc avec une certaine fierté que je vous présente l'interview en compagnie de Eric Dodeman, chanteur du groupe et Eric Poitras, guitariste, après la chronique de leur premier album : Dode, premier album .
A l'heure de la mise en ligne de cette interview, le groupe vient tout juste de mettre un nouveau titre en écoute (Tombe)  sur son Myspace : http://www.myspace.com/ericdodeman



Extrait de l'album : " a celle qui est trop gaie" (texte de Charles Baudelaire)



Dode est un groupe tout récent et tout semble avoir été très vite pour le groupe, puisque à peine rentré de France après des études, Éric propose ses textes et compositions à des musiciens locaux et hop, la machine est lancée et l'album suit très vite.Pouvez-vous revenir sur cette période ? Est ce que vous vous connaissiez déjà tous ?
ERIC D : En fait le retour s'est fait pour la réalisation de l'album. Je travaillais à Paris et je jouais dans un petit groupe. L'opportunité de faire un album a précipité mon retour. Je connaissais les musiciens sans avoir jamais joué avec eux.

 

Eric, tu as donc vécu en France juste avant d'enregistrer l'album. Il semble donc que cette période ait été propice à l'écriture, et à la création. Est ce que l'on peut dire que l'éloignement de ta terre natale, a été une source d'inspiration ?
ERIC D
: J'ai toujours écris, cette période m'a permis de voir de nouvelles choses de connaître Paris aussi. Certaines chansons ont été faites durant cette période d'autres existaient déjà depuis quelques années.

 

Lorsque tu étais en France, dans quelle ville vivais tu ?
ERIC D
: J'ai d'abord fait mes études à Valence puis Avignon, ensuite je suis allé travailler sur Paris comme Roadie !!

Je suppose que certaines rencontres, certains concerts t’ont marqué. Peux tu nous en dire quelques mots ?
ERIC D
: Très peu de rencontres, j'ai gardé mes amis de Avignon qui eux aussi vivaient à Paris. Tous bossent dans le monde de l'audiovisuel et du cinéma, c'est avec eux que j'ai sorti "officiellement" ma première chanson pour un court-métrage, ensuite j'ai bifurqué plus vers le son que l'image. J'ai quand même eu la chance de voir Ben Harper à Bordeaux, Radiohead aux arènes de Nîmes et aussi les Cowboys Fringants à Paris !!

dode 4820

Saint Pierre et Miquelon n'a que 6000 habitants. A quoi ressemble votre vie sur cette île, je suppose qu'en plus tout le monde se connaît plus ou moins ?
ERIC P
: La vie ici est très particulière. C'est vrai qu'on est plus ou moins les uns sur les autres, mais le cadre est génial. Tout est à portée de main. Pas de distance à parcourir, pas de métro, pas de bouchon de circulation, pas de stress. Les habitants pratiquent une foule d'activités autant sportives que culturelles. Mais on souffre parfois de l'isolement lié à l'insularité.

Le groupe par ses paroles semble d'ailleurs très attaché à sa terre natale. Vous serait-t-il possible de la quitter pour toujours ?
ERIC D
: La plupart des gens sont attachés a leur lieu de naissance. Ici le lien est peut-être encore plus fort, vu que nous nous sentons un peu loin de la France et un peu loin du Canada culturellement. Ici les gens veulent souvent partir et lorsqu'ils sont partis, veulent souvent revenir ! Mais "c'est là bas moi aussi qu'un jour je finirai" (rires).

Baudelaire a une place importante sur cet album, avec la présence de 4 textes qu'il a écrit. Pourquoi ces reprises ? Pourquoi Baudelaire ?
ERIC D : Parce que les textes sont très contemporains et surtout puissants. J'aime son univers obscure et ses mots justes. On aurait pu choisir d'autres poètes, celui ci est de loin mon préféré.

Y'a t'il d'autres poètes dont le groupe pourrait aussi reprendre les textes ?
ERIC D
: Un texte de Victor Hugo et des passages d'un bouquin de Camus sont déjà en place pour un second album.

L'histoire semble avoir une place importante aussi, de par votre héritage culturel. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
ERIC D
: C'est important de savoir pourquoi on est ici aujourd'hui, nos ancêtres se sont battus pour travailler ici et y vivre. A coup de guerre contre les anglais, cette terre a été pillée de nombreuses fois et ses habitants tués ou déportés vers la France, chaque fois ils sont revenus. C’est important d'être fier de ça ..

CD Dode

Qu'est ce qui est le plus important, le texte ou la musique ?
ERIC D
: Les deux sont très importants. Pour ma part j'attache beaucoup de valeur au texte.

Lorsque le groupe s'est lancé dans l'élaboration de l'album, quelle était sa motivation et celle ci a t'elle évoluée aujourd'hui ?
ERIC D
: Le but était de faire un album à notre goût, à partir des maquettes et des textes, lui donner une touche grunge et surtout de pas tomber dans le conventionnel, suivre l'essence des maquettes.
ERIC P : Le plaisir de faire de la musique avant tout, la motivation est toujours la même.

On entend des relents grunge dans la musique de Dode, on pense à des gens comme Brel, Ferré, que l'on pourrait qualifier de chanteur poète. Qu'elles ont été les influences de Dode durant sa jeunesse ? Et qu'est ce que ses musiciens écoutent aujourd'hui ?
ERIC D
: J'ai beaucoup écouté Nirvana puis Pearl Jam. C'est surtout Noir Désir qui m'a fait comprendre que le rock existait en français et qu'un texte et des mots pouvaient avoir une grande influence. Brel évidemment est un des plus grands pour toucher par ses mots
ERIC P : De tout où presque : du rock, du jazz, musiques du monde et même de la country !

Quand on est originaire de St Pierre et Miquelon, on se sent plutôt canadien ou français ?
ERIC D
: Mon grand père était canadien, j'ai la nationalité française, je me sens plus proche de la culture française que canadienne mais je ne serais jamais le même français que ceux de la métropole.

Comment qualifiez-vous votre musique ? (Du rock à textes ?)
ERIC D
: Si tu veux ..

Vous jouez essentiellement au Québec. Pensez-vous nous rendre visite bientôt, en France, pour une série de concerts ?
ERIC D
: Tout est nouveau pour nous, nous débutons une tournée au Canada dans 3 semaines. Pour ce qui est de la France, on aimerait beaucoup y aller. Trouve nous un tourneur et on arrive !

Honnêtement, qu'est ce que cela représenterait pour vous, de venir jouer en France ?
ERIC D
: On chante en français déjà, je pense que l'on a un répertoire qui peut plaire là-bas et puis on est français et on a envie de jouer, c'est en France qu'il faut aller.

Le groupe aurait très bien pu chanter en anglais. D'ailleurs Dode fait des reprises en concert, de Iron Maïden par exemple. Alors pourquoi avoir privilégié le français ?
ERIC D
: Les reprises anglaises font partie de notre culture musicale. C'est un peu un hommage à nos racines, vivant en Amérique du nord, on ne peut pas faire autrement que d'en écouter. Après nous pensons en français et pour moi encore une fois, le texte et une arme plus qu'importante dans une chanson. De toute manière je n'écrirai jamais une chanson en anglais, je trouve d'une banalité tous ces groupes français qui chantent en anglais, il semble que les gens ont honte de leur langue, ils ont sûrement oublié son passé. La langue française est des plus noble qui soit.

Il paraît que vous travaillez déjà sur votre deuxième album. Êtes-vous un groupe avec un appétit important ?
ERIC D
: Des choses existent et se créent, nous suivons la musique.

Que peux t'on vous souhaitez là, dans les mois à venir, et dans les années à venir ?
ERIC D : Une belle tournée au Canada et ensuite la France ...































































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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 19:50

cause-photo115-copie-1.jpgLe groupe Cause a sorti en février dernier son nouvel album, "Cause". 
Véritable coup de coeur en ce début d'année 2010, le groupe montre un réel talent de compositions mais aussi une sincérité et une authenticité rare.
Dès les premières secondes où j'ai écouté leur album, j'ai senti que je tenais là l'un des meilleurs albums rock français de l'année. Pour faire simple, c'est un peu comme si ce que j'entendais, était ce que j'attendais depuis longtemps. Alors quoi de plus normal que de les retrouver ici en interview.
Vous pouvez  retrouver la chronique ici : Cause, l'album Cause.
Myspace : http://www.myspace.com/cause.rock







Vous venez de sortir un deuxième album intitulé "Cause", comme le nom du groupe. Pouvez vous nous expliquer de quoi ça cause ?
Cet album a été conçu sur une assez longue période (plus de 3 ans ) et les titres ont été éprouvés sur scène bien avant d’être mis sur bande. Il ne s’agit donc pas d’un « Polaroïd » , qui aurait pu avoir un nom suivant la sensibilité du moment mais l’aboutissement de ce que représentait pour nous le nom Cause.
Pouvez-vous aussi vous présenter brièvement, et nous dire comment est né le groupe Cause ?
Jérôme NIZET : Voix, guitare, Nova
Vincent NIZET : Batterie
BatterieRAOUL : Basse, Voix
Thierry CHADEBEC : Guitare

Le groupe s’est fondé en 2004, d’abord à trois, avec un premier disque 4 titres « Maximal ».
Nous avions appris le rock ensemble, sous les mêmes influences. L’avenir qu’on nous promettait ne nous intéressait pas. Nous avions dès le départ le désir de vivre une autre vie, au-delà du simple amusement. Nous voulions dire des choses sérieuses et censées. Le nom est sorti naturellement. Sylvain est arrivé en 2005 et le premier album "Pr?face" est sorti en 2006 . S’en est suivi une centaine de concerts dans toute la France. C’est là que s’est réellement forgé le style du groupe, un nouveau répertoire s’est construit sur scène, mélange des meilleurs passages des disques précédents et de nouvelles compositions. Les enregistrements pour le nouvel album ont commencé pendant l’été 2009.

pochette cause
Si je vous dis que cela fait du bien d'entendre un groupe comme Cause, parce que le groupe s'exprime vraiment, ....et que cela est malheureusement plutôt rare sur la scène rock française (je ne parle pas spécialement des textes mais de la façon de jouer et de chanter) :
Effectivement, ça a été une raison supplémentaire… Il existe beaucoup de bons groupes rock qui tachent, mais bien souvent les textes ne sont pas mis en valeur. A l’inverse dès qu’on peut parler un peu de "chanson rock", on dérive irrémédiablement vers la variété, à plus ou moins court terme. Nous avions l’ambition de faire une musique très rock, très indépendante, et en même temps populaire par les textes et les mélodies.
L'écoute de cet album m'a incité à aller écouter votre premier album, sur lequel on retrouve aussi quelques sonorités électro, mais franchement le son n'a rien à voir. Vous avez eu de plus gros moyens pour enregistrer ce nouvel album ?
Oui, nous avons eu la chance de gagner un tremplin important sur la région, le prix était de 25 jours dans un grand Studio : l’hacienda à Tarare dans le Rhône. Cela nous a permis d’établir une très bonne base de travail pour le nouveau disque.
Le son est donc plus puissant et moderne, et la voix est elle même nettement plus en avant. Ce choix est tellement réussit, pourquoi n'avoir pas mis autant la voix en avant sur le premier album ?
Le premier album est en fait plus complexe, la voix se mêle sans cesse aux instruments et les parties sont plus nombreuses… Le nom : "Pr?face", traduisait ainsi ces indécisions quand au choix des parties à mettre en valeur. Nous avons voulu nous affirmer sur ce nouvel album, et la voix devait en effet prendre plus de place.
L'interprétation, aussi bien musicale que vocale, donne une tout autre dimension aux groupes. Évidemment, et peut être cela vous ennuie, mais il est difficile de ne pas penser à Noir Désir, et plus particulièrement à Bertrand Cantat puisque le timbre de voix de Jérome en est plutôt proche. Que répondriez-vous à ceux qui vous présenteraient comme une copie supplémentaire à une longue liste existante ?
Je leur répondrais que l’on manque cruellement de repères en France. Des qu’il y a de la guitare et des textes un peu fournis… c’a y est.. c’est Noir Des. Notre style s’en éloigne quand même pas mal. Et pas seulement la voix qui nous rappelle plus des intonations anglo-saxonnes, mais surtout la batterie, les arrangements, les sons de guitare, franchement, ça n’a rien a voir. Cependant, il est vrai que le français a beaucoup moins de sonorités faciles à placer comme l’anglais. La façon de prononcer certaines syllabes est essentielle à la bonne compréhension et c’est sans doute pour cela que l’on peut souvent trouver des similitudes.

AlbumPreface.jpg
Pour revenir à l'album, comment s'est passée la phase de composition ? Et où l'album a t'il été enregistré ?
Nous avons d’abord fait dix jours de prises tous ensemble à l’Hacienda, mais en privilégiant la batterie et la voix. En effet, nous disposions là bas de micros haut de gamme et d’une très belle acoustique.

Ensuite nous nous sommes retrouvés dans le studio du groupe pendant 7 semaines pour faire les guitares, les parties électroniques, tout ce qui ne nécessitait pas d’avoir un grand studio.
Avez-vous quelques anecdotes à nous proposer au sujet de l'enregistrement ?
Nous nous sommes éloignés de la forme classique d’enregistrement. Avec les nouvelles technologies, les différentes prises s’assimilent directement a des fichiers que l’on peut transporter, échanger, retravailler. Nous sommes partis de prises live, et les avons gonflées au fur et à mesure. Tout l’enjeu est de pouvoir garder une sensation de live tout en appliquant une post prod riche.
Le groupe est autoproduit. Comment avez vous financé l'album, et comment allez vous gérer sa distribution ?
Il s’agit d’un projet très sérieux. Nous nous sommes tous beaucoup investis. Nous avons monté une petite structure, Orage Production, qui administre l’album et les concerts et qui entreprend en ce moment de distribuer le disque nationalement.
Y'a des morceaux très longs sur l'album dont le dernier, qui dure 18 minutes. Comment on compose un morceau comme ça, et pourquoi avoir fait aussi long ?
Pour nous le départ des titres est souvent le thème. La durée est une conséquence. Pour Interférence, le sujet était complexe et devait être traité entièrement. Il en résulte de longues proses qui en même temps marquent les consciences…et puis on fini quand on fini… Pour Revivre, c’est tout d’abord le tempo ( 50 ) et la durée des mélodies, qui s’étalent dès fois sur 16 carrés qui en font un morceau très long au départ. Mais ensuite, le thème étant la renaissance éternelle, c’est tout naturellement que l’on avait envie de repartir…et nous l’avons fait.. jusqu'au dernier sillon du disque…Nous nous sommes arrêtés parce qu’il n’y avait plus de place…D’une manière générale, le plus dur est de garder une vision d’ensemble, alors qu’on ne travaille souvent que sur quelques minutes.
Cause, c'est aussi une certaine qualité apportée aux niveaux des textes. Des textes politiques qui dénoncent notamment la manne pétrolière sur "Pétro dollar". Vous dites que vous avez créé ce groupe de rock pour vous exprimer. Pourquoi n'avoir pas plutôt choisit la politique, tout simplement ?
La connexion entre politique et finance est permanente, en soutenant la campagne du possible futur président on place les dirigeants de l’état indirectement. Nous dénonçons ces empereurs de l’ombre qui manipulent la classe politique dans sa totalité. Nous voulons un changement profond des institutions, en commençant par les banques centrales. Nous sommes atterrés par l’utilisation des médias. Mais aucun homme politique n’a à ce jour le pouvoir de changer cela. Ils sont de fait corrompus. Nous faisons donc de la politique tous les jours, avec notre mode d’expression, et nous avons le sentiment que nous pouvons toucher les gens autrement que par des promesses et des campagnes. Malheureusement, les perspectives d‘un véritable changement sont minces. Tant que le vote blanc ne sera pas pris en compte, nous ne nous pourrons pas parler de réelle démocratie. Il y a du boulot….

dbardeurfemmelogoCause.jpg
Vous dites aussi que le groupe a choisit le nom Cause, parce que le groupe a donné un sens à sa vie avec le rock. Que seriez-vous aujourd'hui sans le groupe ? Est ce quelque chose d'inimaginable ?
On peut vivre dans l’eau toute sa vie, sortir et dire : "Je vais bien" mais à chaque seconde tu voudras retourner dans l’eau. La musique a forgé notre âme et il semble difficile de s’en séparer un jour.
Comment travaillez-vous au niveau des concerts ? Avez-vous une agence de booking à vos côtés ?
Non, nous prospectons nous même, avec notre association Orage Production. Nous comptons beaucoup sur la scène, elle reste à notre sens la valeur la plus sûre.
Une tournée française sera t'elle envisagée pour 2010 ?
Pour l’instant nous sommes encore en promo, nous allons faire quelques dates mais la tournée ne commencera pas avant l’automne. Pas trop d’infos pour l’instant.
Quels sont les groupes ou artistes que vous écoutez aujourd'hui ?
The Black Crowes, RATM
A l'heure qu'il est, quelle cause avez-vous envie de défendre ?
Traiter les Causes et non les symptômes.
Un dernier mot pour conclure ?
Merci de nous avoir contactés.
Extrait d'un concert de Cause à La Maison du Rock (42 Lestra) avec les titres : "Perdu dehors" et "Méthadone"
("Méthadone" est un titre présent sur le dernier album.)

 

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 20:18

jnebband14.jpg
On l'avait annoncé depuis plusieurs mois et  voilà, le premier EP du Jneb Band est en vu, près à ravager les scènes d'ici et là avec une musique percutante, et des paroles tranchantes et contestataires. 

Jneb en grande forme et motivé comme jamais annonce une série impressionnante de concerts que vous pouvez retrouver sur le myspace de Jneb Band. Mais pour l'heure il nous livre une interview, qui annonce la couleur......

Myspace : http://www.myspace.com/jnebband



On est à quelques jours de la sortie du premier EP du Jneb Band qui s'intitulera "Enfance V(i)olée". Alors pourquoi ce titre et peux tu nous expliquer pourquoi on retrouve cette parenthèse qui entoure le "i" ?
Jneb
: Je voulais un titre en adéquation avec la musique distillée dans cet EP ! Quelque chose de percutant ! Et évidemment la situation des enfants est une chose qui m'interpelle ! La parenthèse est très importante en effet ! Une enfance violée n'est-elle pas une enfance volée ? Une enfance volée n'est elle pas une enfance violée ?

L'EP comprendra 7 compositions. Pourquoi pas plus et pourquoi ne pas présenter finalement un album ? Je suppose que d'autres titres sont restés dans tes tiroirs....
Jneb
: Au départ il devait y avoir 10 titres et faute d'argent il a fallu revoir les objectifs a la baisse. D'autres titres ont été partiellement enregistrés et figureront sûrement sur un 2 ème EP, aux côtés de morceaux récemment composés… Et un EP se vend moins cher qu'un album, ce qui est bien pour le public ! J'ai donc préféré l'idée de faire 2 EP plutôt que celle de faire un album !

Tu as sorti en 2009 ton premier album solo chez Les Skalopards. Là tu sors en total autoproduction le premier EP de Jneb Band. Est ce un choix ?
Jneb
: Oui tout à fait, je ne voulais rien demander à personne, comme pour mon premier projet ! J'ai tout financé moi-même. Le pressage de 1000 exemplaires a été financé à l'aide d'une souscription. Je remercie d'ailleurs au passage les personnes qui nous ont aidé à finaliser le projet.

D'ailleurs qu'est ce qui différencie le Jneb Band de Jneb ?
Jneb
: J'ai monté le JNEB BAND afin de goûter à nouveau à l'aventure scénique puisqu'avec JNEB je n'en fais pas.

Le principe est simple : être à l'antithèse de ce que j'ai fait jusqu'ici. Les textes de JNEB sont frivoles et chantés en plusieurs langues, ceux de JNEB BAND sont engagés et uniquement clamés en français, les morceaux de JNEB sont longs, ceux de JNEB BAND ont un format court, la musique de JNEB se veut arrangée et éclectique, celle de JNEB BAND est minimaliste et uniforme, la musique de JNEB est composée avec du recul, celle de JNEB BAND naît dans l'urgence (certains titres, musique et textes, ont été composés en demie-heure !). La différence réside aussi dans la voix, qui est plus dure sur les titres de JNEB BAND.

Où et quand ont été enregistrés ces 7 titres ?
Jneb
: Au studio MDB concept (59) par Laurent Prevost qui a enregistré tout ce que j'ai sorti jusqu'à présent. L'enregistrement a été réalisé sur plusieurs mois, avec des séances de prises ponctuelles. Le mixage s'est déroulé en mars.

Tu t'es donc entouré de quelques musiciens. Peux tu nous les présenter et nous dire si ce sont les mêmes que l'on retrouvera à tes côtés sur scène ?
Jneb
: Alors il y a Msieur L. à la guitare, Msieur P. (ex Azzil) et Mamzelle D. aux trombones, qui sont aussi avec moi sur scène !

On retrouve aussi à tes côtés sur deux compositions, le chanteur de Diego Pallavas et Martin de Kiemsa... Ces morceaux ont t'ils été composés en sachant qu'ils seraient chantés en duo ?
Jneb
: Non pas du tout… J'avais très envie de rencontrer ces deux garçons dont j'apprécie grandement le passé et le présent musical ! J'ai donc choisi les morceaux qui seraient susceptibles de leur convenir et leur ai envoyés afin de leur proposer ! Ils ont répondu positivement à l'appel comme tu peux le constater, ce qui a été un bonheur innommable ! Quant aux autres invités, il y a eu aussi Marchmaninov qui est venu poser un peu de synthé sur "Le mâle bien" et Bidingue de Marcel et son Orchestre qui a interprété une partie piano sur "Histoires courtes".

jnebband

Au regard du myspace de Jneb Band, on voit un paquet de dates. C'est même assez impressionnant. Comment arrives tu à trouver et à organiser autant de dates ?
Jneb
: Eh bien, en étant à l'affût, en passant du temps, en faisant des échanges avec les groupes puis en répondant aux appels des festivals, des assos, des salles que notre musique n'a pas laissé indifférent.

Si ton album solo était assez raffiné avec des compositions influencées par de nombreux styles, on peut dire que sur "Enfance V(i)olée", on est vraiment dans le punk qui affirme une réelle contestation. Etait ce un réel besoin de cracher ta haine ?
Jneb
: Ce n'est pas de la haine, plutôt de la peine.. Je ne nourris aucune forme de haine contre qui que ce soit… Mes textes sont plus de l'ordre de la constatation contestataire…

Si tu es autoproduit, on a tout de même l'impression que derrière y'a une grosse machine ou plutôt une grande famille. Une famille qui regroupe des formations comme Diego Pallavas, mais aussi, Stygmate, Out of School Activities, Kiemsa et bien d'autres.....Pourquoi ces groupes là ne se regrouperaient t'ils pas pour créer un gros label et soutenir tous ensemble le dynamisme de cette scène indépendante ?
Jneb
: Ah ça je n'ai pas la réponse…. Maintenant si nous ne sommes pas tous regroupés au sein d'un collectif dans le sens administratif du terme, il n'en demeure pas moins que nos agissements vont dans le sens d'une entraide certaine : On s'échange les contacts, on se refile des plans compils, on s'invite sur des dates, on relaie les infos des uns et des autres, on fait même des collaborations (Batbat et Martin sont donc venus sur nos morceaux, j'ai co-écrit un titre (Angélique) avec Batbat pour le split de Diego Pallavas/Justine qui sort en avril).

Ton clip "Il faut être pris pour être prisonnier" a été réalisé par Zarno. Comment l'as tu rencontré ?
Jneb
: Il y a 8 ans, quand j'avais sorti un album avec mon ancien groupe. J'ai fait la connaissance de Zarno au cours de mes pérégrinations sur le net.. J'ai dès le premier coup d'oeil été séduit par son univers et la qualité de son travail et je me suis dit qu'un jour je lui demanderai de me confectionner des personnages et des décors afin d'en faire un clip !

Ce clip réalisé en pâte à modeler à dû prendre un temps fou, aussi bien pour Zarno que pour toi qui en a fait le montage. Peux tu nous expliquer l'histoire de ce clip et sa réalisation ?
Jneb
: J'ai contacté Zarno afin de lui demander s'il serait d'accord pour collaborer sur un clip ! Je lui ai alors proposé le titre "Il faut être pris pour être prisonnier". Comme la condition carcérale est une question qui ne le laisse pas indifférent et que le morceau lui plaisait bien, il a de suite été séduit par l'idée ! J'ai donc élaboré un scénario qu'il a remodelé (eh eh) en fonction de ses possibilités temporelles et techniques. Pour le réaliser, Zarno m'envoyait des photos au fur et à mesure que son travail avançait, mon rôle étant de les trier et de les agencer de façon à obtenir quelque chose en adéquation avec le rythme sonore !

Tu expliquais dans une précédente interview que tu pouvais t'enfermer pendant plusieurs jours pour créer. Comment expliques tu cette grande soif de créer que tu as en toi ?
Jneb
: On peut apparenter cela à une addiction tenace… J'aime être seul pour créer, c'est sûrement l'une des choses que je préfère faire…. J'aime donc je fais… C'est aussi simple que cela…

Le titre "ça sent la merde" commence d'une manière plutôt religieuse et solennel....et annonce l'esprit contestataire que l'on retrouve sur l'ensemble de "Enfance V(i)olée". Est ce pour bousculer encore plus le conformisme ?
Jneb
: C'était surtout pour coller à la thématique du morceau, autrement dit le fléau de la guerre et plus précisément des "guerres de religions", phénomène récurrent et prégnant dans l'Histoire de l'Humanité. Le texte se termine par "Au nom de qui ? Au nom de quoi ? Au nom de Dieu !", la musique l'annonce...


JNEB BAND - enfance v(i)olée -

Le titre "Enfance V(i)olée" dénonce un monde adulte qui donne un bien mauvais exemple aux enfants....Te sens tu décalé par rapport à ce monde adulte là ?
Jneb
: Ce serait prétentieux de dire que je donne le bon exemple ! En m'enfermant plusieurs jours chez moi pour composer, ça m'évite de donner le moins possible le mauvais exemple (rires).

"Jneb Band en Gaule"....annonce l'invasion de Jneb Band. D'ailleurs dois je dire de Jneb Band ou du Jneb Band ?
Jneb
: L'un comme l'autre !

Pour revenir au titre cité ci-dessus, tu chantes que vous venez plantez votre tente....Tu peux nous en dire plus sur ce titre ?
Jneb
: En fait je voulais disposer d'une intro guerrière qui sonne Peplum… Et d'un de ces morceaux où tu dis que ton groupe défonce tout (même si c'est pas le cas -rires-)… De là a découlé le titre "JNEB BAND en Gaule" qui, évidemment, revêt plusieurs sens…JNEB BAND c'est donc une cohorte de légionnaires qui viennent planter leur tente avec pour leitmotiv l'invasion de la Gaule comme tu l'as si bien dit au dessus !

Tu seras aussi présent très prochainement sur la double compilation des Skalopards qui regroupe un bon nombre de groupes issus de la scène indépendante. Peux tu nous en dire quelques mots ?
Jneb
: Oui, "La France dort" c'est une double compil' qui regroupe 40 formations musicales qui officient dans le milieu indé. Chaque groupe a composé et enregistré un inédit (ou une version inédite/live d'un titre déjà enregistré). Pêle-mêle, on retrouve Parabellum, The Hop La, Stygmate, Diego Pallavas, La Phaze, Banane Metalik, Guerilla Poubelle, Uncommonmenfrommars, OOSA, Les Vilains Clowns etc etc. En ce qui nous concerne le titre s'intitule "Division Démultipliée", titre qui a été composé en collaboration avec un groupe de Drum'n'bass de Lille, Digital Soap ! C'est pour moi le meilleur titre de JNEB BAND !

Je trouve qu'avec ce premier EP, Jneb Band s'affiche comme l'un des héritiers des Bérurier Noir. Qu'en penses-tu ?
Jneb
: C'est quoi "Bérurier Noir" (rires) ?! Pas de batterie, pas de basse, des cuivres, un esprit contestataire, des cagoules.. Oui il y a en effet tous les ingrédients.. mais ce n'est pas ce que j'ai voulu faire… Cela dit la comparaison est bien entendu flatteuse... et je me doute que tu ne seras pas le seul à la faire.. merde aurais-je fais ça inconsciemment ? rires !

Merci à toi, je te laisse donc conclure avec le mot de la fin :
Jneb : JNEB BAND en gaule, c'est ta mère qui va être contente, j'entends ta soeur qui miaule, préviens tes cousines et tes tantes !

 

 IL FAUT ETRE PRIS POUR ETRE PRISONNIER

 

Dans les prisons

On vit à l'étroit

A trois dans une cellule

Promiscuité totale

Dans les prisons

Où règne l'effroi

Le froid déambule

Comme la mort dans un hôpital

Et ils ont froid

Personne pour les rechauffer

Et ils ont froid

Tout le monde les a délaissés

Et ils ont froid

Et personne pour protester

Et ils ont froid

Tout le monde les a rejetés

Si t'es pas sage

Si t'es pas sage

Si t'es pas sage

Tu vas terminer

A la cour des miracles

Ne t'attend pas à tuer le temps

C'est lui qui va te tuer

Et ne crois pas maîtriser le temps

C'est lui qui t'a neutralisé

N'as tu jamais conduit

Sous l'emprise de l'alcool?

N'as tu jamais eu envie

D'être le roi du pétrole?

N'as tu jamais sévi

Dans une affaire de vol?

N'as-tu jamais nourri

D'idée éminemment folle?

Ne leur donne pas le plaisir

De croire qu'ils ont raison

Ne les laisse pas te dévêtir

J'en appelle à ta raison

Je sais c'est pas une partie de plaisir

Mais de toutes façons

Dis toi bien qu'il n'y a rien de pire

Que de devoir passer sa vie en prison

 

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 18:21
AMANDINE wmcie brainans10
The Washing Machine Cie est une machine musicale qui nous vient de la nature et plus particulièrement du Jura.
Une machine qui  nous offre une musique à la croisée du rock, du blues et du folk, surfant même parfois sur le punk avec une énergie débordante.
Ils viennent d'enregistrer leur deuxième album, "Nutty As A Fruitcake", c'est donc avec un certain intérêt qu'on les retrouve en interview.

Vous pouvez aussi retrouver une chronique de l'album : The Washing Machine "Nutty As A Fruitcake"





Pouvez-vous nous dire comment est né The Washing Machine Cie, et qui a eu l'idée de ce nom ?
L'idée de départ était de monter un jug band, ces orchestres en vogue dans les années 20 du côté de Memphis qui utilisaient la washboard (planche à laver), la contrebassine, l'harmonica, etc, d'où le nom de The Washing Machine Cie proposé par Damien Félix, l'harmoniciste. Mais comme tu as pu le constater la musique est devenu beaucoup plus électrique.

Vous venez d'enregistrer un deuxième album qu'est ce qui le différencie du premier ?

Notre premier album a été enregistré et dirigé par notre ami et « maître » J. P. Avellaneda, figure du blues en France, notamment dans Mercy Blues Band et ancien side-guitarist de Luther Allison et bien d’autres, le résultat était donc très blues. Pour le deuxième nous voulions un rendu plus proche de l'énergie live, avec un son plus "sale", plus rock. Flavien Van Landuyt, chez qui nous avons enregistré, a beaucoup travaillé et façonné les sons à la base, en choisissant tel type d'ampli, de peau de batterie, etc. Le résultat est un son très "vrai", brut; ce que nous cherchions. Et puis il faut bien dire que depuis le premier opus nous avons appris à jouer et à composer différemment.

Deux titres ont été enregistrés en acoustique et en extérieur. Qu'est ce qui vous a donné envie de cette expérience plutôt unique ?
Pour être précis deux titres ont effectivement été enregistré en extérieur mais il n'en figure qu'un sur l'album, "Waderma"n, le deuxième (Fleeing from) est finalement en version électrique. Nous habitons une région pleine de sites naturels répertoriés en tant que sites sonores, c'est à dire des lieux où l'acoustique est particulière, réverbération, écho... provoqués par le relief. Ce type d'effet convenait tout à fait à ces deux titres acoustiques arrangés pour une chorale. Et pour parfaire la chose le site choisi (un petit lac sombre entouré de tourbière) collait à merveille à l'histoire de "Waderman" qui raconte la métamorphose d'un homme en héron. Nous avons donc décidé de faire appel à une équipe de tournage pour y monter un clip (visible sur www : http://www.myspace.com/thewashingmachinecie ).

Pensez-vous que c'est quelque chose que vous recommencerez ?
Sûrement, mais c'est quelque chose d'assez lourd à mettre en place, dans des conditions assez difficiles, dues à la météo, au terrain, aux nombres de personnes nécessaires. Mais le jeu en vaut la chandelle, et pourquoi ne pas y faire des concerts totalement "unplugged" ? En tout cas nous y pensons…

D'ailleurs pouvez-vous nous dire quelques mots à propos de cette expérience ?
Comme nous te le disions, c'est quelque chose de très prenant à monter, mais c'était vraiment génial à tout niveau, une expérience très originale pour tous. C'était une nouvelle façon pour nous d'enregistrer, avec seulement deux micros placés dans le site de façon bien précise par Boris Jollivet qui est un spécialiste de ce genre d'événement. Pour te donner une idée la chorale était à environ 200m du preneur de son, c'était fou. Et puis ça fait du bien d'éteindre les amplis un moment.

Les titres sont variés, parfois plus ou moins blues, rock. Le titre "Fleeing from" est plutôt folk et offre une ambiance western, certain titre à l'image de "Loony" sont même assez sauvage. Comment composez-vous, est ce que chacun apporte sa touche personnelle ? Et qu'est ce qui fait que vous arrivez à apporter cette diversité ?
Pour ce qui est de la composition, il y a plusieurs méthodes. Certains titres sont composés à 5 en répétition, à partir d'une improvisation par exemple ou d'un riff. D'autres sont apportés par un des musiciens, plus ou moins finis et chacun vient apporter sa patte. La diversité des titres est probablement due à nos influences vraiment diverses selon les musiciens. Nous sommes plusieurs à être fan du blues des années 20/30, d'autres sont tournés vers du rock plus actuels, ou de la musique folk, jazz...

Et concernant l'écriture des textes, comment ça se passe ?
Amandine, la chanteuse, écrit la plupart des textes, selon ses inspirations Damien en écrit quelques uns.

Vous avez un style assez unique, à la fois frais et traditionnel. C'est important pour vous de garder ce côté traditionnel ?
Ce côté traditionnel est vraiment pour certains ancré en nous, donc sa présence est naturelle. Nous essayons de le recycler, de le renouveler à notre manière. Nous aimons beaucoup les groupes qui le font, comme Hell's kitchen, Son of Dave, Black Keys ou les plus connus White Stripes.

wahsing

Le titre "Waderman" est vraiment superbe avec ce son particulier et ses choeurs. Comment allez-vous reproduire cette ambiance sur scène ? Les 28 choristes vous suivront t'ils en concert ?
Hélas les choristes ne pourront pas nous suivre partout, ou il faudra considérablement agrandir le bus ! Mais rassurez-vous, nous avons tout de même prévu de les faire venir sur certaines dates, dont le festival de la Paille cet été. Sinon, le reste du temps, pour la scène nous avons décidé d'utiliser seulement deux micros d'ambiance sur ce titre pour la captation, ce qui recrée ce côté rustique.

Pouvez-vous nous dire de quoi parle The Washing Machine Cie dans ses textes ?
Tout au long de l’album, nous faisons référence à différentes personnalités rencontrées au cour de nos vies…une espèce de galerie de portraits, il y a également des fictions ou des romances…. Et aussi quelques titres autobiographiques, et quelques satires sur la société actuelle que nous ne comprenons pas toujours…

L'album n'est pas encore sorti, avez-vous une date à nous annoncer ?
L’album est disponible sur les concerts uniquement et sur notre site internet depuis le 6 mars 2010. Il sera sur les plateformes de téléchargement légal à partir d’avril ou mai et sortira dans las bacs nationaux cet automne.

Seriez-vous intéressé par composer des musiques de film ? Parce que je vois bien un titre comme "Fleeing from" sur une musique de film......
Effectivement certains films ou l'ambiance qu'ils dégagent peuvent influencer notre composition et notre écriture. D’ailleurs, le titre Naco a été initialement composé pour un court métrage du même nom.

La tournée est en préparation. Avez-vous déjà des dates intéressantes à nous donner ?
Nous faisons une pré tournée pour rôder le show dès maintenant et les concerts s’amplifieront dès la sortie nationale du disque.

Quelques dates :

27/03 SALON DE PROVENCE (13) Portail Coucou

21/06 SAINT CLAUDE (39), Fête de la Musique

03/07 JOIGNY (89), Garden Guinguette Festival

31/07 METABIEF (25), Festival de la Paille

A quoi ça ressemble un concert de The Washing Machine Cie ?
Généralement c’est assez chaud, dansant, on est sur scène pour se faire plaisir et on aime le communiquer au public. Il faut venir nous voir pour vérifier tout ça !

Votre premier album a été diffusé sur de nombreuses radios parmi lesquelles, Le Mouv', Europe 2, Radio Néo....On peut donc dire que l'album est très attendu. Est ce que cela vous donne une certaine pression ?
Il y a toujours de la pression quand on livre quelque chose sur lequel on a beaucoup travaillé, dans lequel on a mis ses tripes. Pour être franc, la pression est constante !! Il faut croire qu'on aime ça.

WMCIE brainans10

Le groupe est composé de 6 musiciens et d'une équipe de 6 personnes. Peux t'on dire que le groupe est une grosse machine ?
Avec le temps nous nous sommes entourés de gens passionnés et compétents qui contribuent autant que nous à l'évolution du groupe. The Washing Machine Cie ce n'est pas seulement le projet des musiciens mais vraiment de toute l'équipe. Et c'est vrai que pour faire les choses biens, il faut du monde, des techniciens, etc, mais cela reste une machine conviviale faite d'amis avant tout.

Si vous avez un dernier mot, ne vous génez pas :
Merci, rendez-vous en live !

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 21:25
keish-chou.jpg
Mozermilk est un duo innovant qui nous offre une musique unique, faite d'atmosphères et de sonorités variées rencontrées ici et là, sur leur premier album "Sous le toit", dont la sortie est annoncée pour le 29 mars. A quelques jours de cette sortie, Keish et Chou, nous expliquent l'élaboration de cet album inclassable dont vous pouvez retrouver la chronique ici :  Mozermilk : Sous le toi
Vous retrouverez aussi en fin d'interview le clip extrait de l'album avec "Shoo Shoo Shoo".


Myspace : http://www.myspace.com/mozermilk







Nous sommes à quelques jours de la sortie du premier album de Mozermilk. Pas trop long l'attente ?
Keish
: C'est toujours un peu long, mais le temps passe très vite car étant en autoprod on s'occupe aussi de la promotion, de la sortie de l'album, de la communication, de la réalisation des morceaux pour le live, clip vidéo...

Et question appréhension, pression, qu'est ce qu'il en est ?
Keish
: Pas de pression du tout, c'est ce qui est bien avec cet album et cette sortie, on l'a fait totalement libéré de toute pression, on est heureux que cela se concrétise.

Le nom "Mozermilk", on doit vous le demander souvent mais vous pouvez nous expliquez sa signification ?
Keish
: Pour la petite histoire MOZERMILK est un hommage à l'album des Red Hot Chilli Pepers Mother's Milk ainsi qu' à un fameux joueur de foot que j'adorais plus jeune Carlos MOZER, et ça donne : MOZERMILK, une association plutôt incongrue me direz vous, mais que j'ai trouvé amusante.

L'album présente une musique vraiment originale, bien loin de tout formatage et difficilement qualifiable. Quel public pensez vous toucher ?
Keish
: Je ne sais pas, pour l'instant d'après les retours qu'on a c'est assez éclectique. Cet album, on l'a fait car on avait envie de s'investir dans un projet musical ensemble, le but étant de se faire plaisir et d'expérimenter. On ne sait mis aucune pression et les choses se sont déroulées et clarifiées petit à petit sans rien forcer.

 
mozermilk


Si je vous demande justement de définir votre musique, qu'est ce que vous répondez ?
Keish : On a voulu une musique colorée, simple et empreinte de notre environnement proche. Au niveau du style, on peut peut-être dire qu'elle oscille entre folk, pop, reggae, rock. En tout cas elle témoigne d'un désir de ne se fixer aucune barrière et de créer en toute liberté.

Quand avez-vous écrits et composés l'album ?
Keish
: On a commencé en 2008 et on a travaillé de manière régulière pendant environ un an et demie. Au départ, on avait 40 titres de composés et il a fallu faire un tri pour essayer de trouver une alchimie entre tous les morceaux.

On retrouve sur celui-ci des atmosphères particulières avec toutes sortes de sons. Comment composez-vous avant d'apporter tout arrangement et qu'est ce qui fait que vous placez tel ou tel son ici et là ?
Keish
: En fait cela dépend beaucoup des morceaux. Certains sont composés à la guitare acoustique puis retransposés, pour d'autres on a débuté par la batterie, ou d'autres on est partis sur une ambiance, une atmosphère. Au niveau des samples, on a fait pas mal de tests, expérimenté différentes versions avant de se prononcer sur le résultat final. Il en est de même pour les paroles, certains titres ont d'abord été écrits en anglais puis en Français. On a avancé à tâtons en fait.

On ressent vraiment un souffle de liberté dans les compositions de Mozermilk, et je dirais même un certain intérêt pour la nature. Je me trompe ?
Keish
: J'en suis ravi ! La nature est très présente car on vit au milieu d'elle, dans un cadre de montagnes et de collines verdoyantes au fin fond de l'Ariège. Il me semble également qu'elle a pas mal inspiré Delphine (CHOU) dans l'écriture de certaines paroles.

 
chou1

Question principalement à l'attention de Chou : Quand on est peintre est ce que l'on est plus pointilleux sur les détails au niveau de la composition et des arrangements ?
Chou
: Oui. Très pointilleuse ... C'est bien là mon plus grand défaut ! euhh, non... qualité je veux dire ! et Keish sera d'accord avec moi bien sûr...(rires) . Pour moi c'est l'accumulation de détails qui créent l'ensemble. Bien que mes projets antérieurs aient davantage porté sur la peinture ou le théâtre, j'ai été heureuse de voir qu'il m'était également envisageable de réinvestir ces univers dans la musique au travers du projet Mozermilk. La comparaison avec la peinture est selon moi très juste car il s'agit bien de trouver un juste équilibre entre la magie de l'imprévu et de l'imprévisible et le contrôle conscient de ce matériau. Le procédé est le même, bien que le fait d'avoir travailler à deux ait élargi le champ des multiples ce qui a été d'autant plus intéressant...

Des concerts ne sont annoncés qu'à partir de octobre 2010. Pourquoi tant de temps entre la sortie et les premières dates ?
Keish
: On a des contraintes de vie car on ne peut pas vivre de notre musique. On travaille à côté donc les choses avancent doucement mais sûrement. Les concerts normalement débuteront vers octobre 2010 en Ariège puis dans d'autres départements. Pour le live on veut retravailler les morceaux pour avoir quelque chose de nouveau.

 
chou


Comment se passe la recherche de dates. Est ce vous qui gérez aussi cette grosse part de travail ?

Keish : On a déjà pas mal de plans et on va se mettre à chercher intensivement vers octobre 2010 pour 2011.

Pensez vous déjà à l'après premier album ?

Keish : Un deuxième album ? oui pourquoi pas! En revanche en ce moment on savoure la sortie de Sous le Toit et on verra bien pour la suite.

Un petit mot de fin ?
Keish : Merci à toi pour cette interview et pour ton travail pour la musique, un grand bravo. Je vous dis à très bientôt sur les routes !!!

 


Clip :"Shoo Shoo Shoo".

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 19:44
agnès bihl 802
J'ai découvert Agnès Bihl avec son nouvel album, "Rêve Générale", mais surtout en concert à l'Européen (Paris) en février. Artiste attachante et sincère, Agnès Bihl livre une chanson française sans concessions sur des sujets pas toujours évidents, mais pourtant abordés avec une certaine facilité. Aujourd'hui elle nous offre une interview très sincère sur sa carrière et le monde qui l'entoure. 
Un grand merci à elle.




Myspace : http://www.myspace.com/agnesbihl
Site officiel : http://agnes-bihl.fr/











Titre : "De bouches à oreilles".



Agnès Bihl, tu reviens d'une tournée au Québec comment s’est passée cette tournée et comment est le public québécois ?
Agnès Bihl
: Le public québécois est le même que le public français, c'est à dire qu'il diffère selon les villes, les salles et les régions. Ceci étant dit, il ne faut pas oublier que le Québec est une enclave francophone en pleine Amérique, et que l'amour, la conscience ou la défense de la langue française n'a pas la même signification qu'ici, mais enfin, je ne vais pas donner de cour d'histoire québécoise...

Tu as sorti en février un nouvel album intitulé "Rêve générale". Rêverais-tu d’une utopie collective ou plutôt d’un monde parfait ou chacun aurait les mêmes désirs ?
Agnès Bihl
: Ni l'un, ni encore moins l'autre, la pensée unique, fût elle l'utopie me fait horreur ! En revanche, si j'ai choisi comme titre un slogan de Mai 68, c'est qu'à l'époque, la volonté de changer le monde n'était pas considérée comme ringarde ou niaise, et ça me manque ! Face à une droite totalement décomplexée, j'ai l'envie farouche de pouvoir un jour tomber sur un programme ou des idées qui s'assument de gauche, et qui ne se contentent pas de flirter avec le centre...

Tu as voulu sortir un album plus gai que le précédent. Cette présence de la couleur orange sur ton site et sur l’album, est ce aussi pour nous donner un peu de soleil ?
Agnès Bihl : Mon précédent album était en effet très dur, et pour plusieurs raisons, j'ai voulu en prendre le contre pied. Primo parce qu'il me semble que fustiger les injustices du meilleur des mondes qui est le notre, cela ne suffit pas : j'avais envie de proposer une alternative, ne plus me contenter d'accuser, mais croire que les choses peuvent encore changer, proposer un peu d'espoir, une résistance positive en quelques sortes. Secundo, j'avais envie de me confronter à une autre écriture : garder ma révolte tout en écrivant sur le bonheur, cela a été, en tant qu'auteur, un pari, presqu'une gageur ! C'est vrai, se monter aussi incisive en écrivant une chanson d'amour qu'en écrivant, par exemple, une chanson sur les sans papiers, ce n'était pas gagné pour moi, et je suis heureuse, fière aussi, d'avoir réussi à ouvrir mon éventail intérieur...Et tertio, la tournée précédente, au même titre que l'album qu'elle défendait, était très noire, et en tant qu'interprète, j'avais envie, besoin même, de retrouver un brin d'herbe verte, un peu de soleil...Rêve générale me rend le sourire...


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Peux-tu nous parler de ta rencontre avec Dorothée Daniel ? Est ce que cette rencontre a changé quelque chose à ta façon de composer par exemple ?
Agnès Bihl : C'est Didier Grebot, l'homme à tout faire d'Yves Jamait (manager, réalisateur, musicien...c'est un vrai couteau suisse,cet 'homme là !),qui m'a présentée Dorothée. Et bien sûr, cela a tout changé ! Dorothée m'a permis de me mettre enfin à la composition, vu que l'on a mis en musique ensemble une bonne moitié de l'album. Cela a même fait évoluer mon écriture, et je me suis mise à flirter davantage avec les allitérations qu'avec les jeux de mots, par exemple. Pour finir, la rencontre avec Do a eu comme conséquence que je me cache moins derrière les sujets que j'aborde, mais que je me fonde plus dans la chanson que j'écris...et par ailleurs, elle m'a composé de son côté des bijoux de musiques, comme "Je pleure tu pleures, il pleut"...et pour l'auteur que je suis, c'est un cadeau merveilleux, Dorothée, JE T'ADORE !!!!

Tu portes souvent un humour grinçant sur notre société avec une sincérité touchante. D’où te viens cette sensibilité ?
Agnès Bihl
: Boris Vian disait que l'humour est la politesse du désespoir, Desproges était d'une férocité incroyable en provoquant des fous rires incroyables, Brassens,sous ses airs de père tranquille remettait terriblement les pendules cassées de notre société à l'heure d'une humanité plus digne...Je suis nourrie des artistes que j'aime...

L’amour est aussi très présent avec tous ses à côtés. Crois-tu en l’amour ?
Agnès Bihl : Bien sûr que je crois en l'amour, celui qui commence comme celui qui finit ! Je suis une amoureuse de toute façon, lorsque je ne suis pas avec l'homme de ma vie, je le cherche, je le trouve, je le quitte ou me fait quitter pour en attendre un autre...

On ressent un réel plaisir à partager ce que tu ressens justement, et je dirai même pour parler cru, à te l’ouvrir. Je me trompe ?
Agnès Bihl
: Comment te dire...je n'ai pas choisi ce métier pour la fermer...

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On retrouve à tes côtés, Grand corps Malade mais aussi Didier Lockwood et Alexis HK. Ce sont des artistes que tu as toi-même choisit ? Peux tu nous dire pourquoi et comment ils se sont retrouvés à tes côtés sur l’album ?Agnès Bihl : J'ai bien évidemment choisi de travailler avec eux, comment aurais-je pu écrire un texte comme "Je t'aime que moi", si Grand corps malade m'avait été imposé ? Écrire sur mesure des paroles pour lui a été un des plus grands bonheurs, le résultat est d'ailleurs une de mes plus grandes fiertés...mais comment pourrait il en être
autrement, lorsqu'on fait un duo avec quelqu'un qui a une telle voix, que même lorsqu'il commande une pizza 4 fromages, on a les poils qui se dressent sur les bras !
Pour Alexis HK,c'est un peu différent,dans la mesure ou ça fait maintenant longtemps que l'on travaille ensemble. Pour "Habitez-vous chez vos amants", je cherchais un dandy, et comme je vois Alexis comme l'Oscar Wilde de la chanson, j'ai tout naturellement pensé à lui. Et quand à Didier Lockwood, il m'a fait une musique telle que pour la première fois, j'ai écris mon texte sur la mélodie, alors que jusqu'à présent, cela a toujours été le contraire...comme quoi, les pouvoirs de son violon magique...

J’ai lu sur le net, que tu écoutais toute sorte de styles musicaux, allant du jazz à l’électro, en passant par le classique. Toi qui est plutôt dans la chanson traditionnelle française, pourrais-tu envisager d’évoluer vers l’électro ?
Agnès Bihl
: Ça veut dire quoi, chanson traditionnelle ? J'ai jamais su...Pour moi, il y a des chansons qui me plaisent, qui me font rire ou pleurer,vibrer, un point c'est tout...mais il faut dire que je me sens assez éloignée des intellos qui dissèquent la chanson comme des médecins légistes, au lieu de l'écouter, si ce n'est avec son coeur, du moins avec des oreilles en bon état...En ce qui concerne l'électro, ça ne fait pas partie des directions que j'envisage. L'électro est hypnotisante, et ce sont précisément les ostinatos qui en font sa beauté ; mes textes en revanche sont souvent construits sur une évolution, des changements, des surprises au coin d'un refrain qui est rarement "ni tout à fait le même,ni tout à fait un autre"...

Y’a eu récemment une période appelé le renouveau de la chanson française avec une mise en avant d’artistes comme Bénabar, Sanseverino et Vincent Delerm. Est ce que tu te sens proche de ces artistes là ?
Agnès Bihl : Il y en a que j'adore, d'autres qui me laissent plutôt froide...Le côté générationnel, en revanche, n'a jamais été pour moi un signe de ralliement, et je ne me sens pas spécialement proche de quelqu'un sous prétexte que l'on a regardé Candy ou Goldorak au même âge...

agnès bihl 803

Comment expliques-tu que Agnès Bihl ne soit pas aussi médiatisée que les artistes cités ci-dessus et éventuellement pour toi, est ce que l’absence sur les ondes est plus dû à ton style musical ou à tes textes ?
Agnès Bihl
: ça, c'est une question qu'il faudrait poser aux "professionnels de la profession", moi, je me contente d'écrire et de chanter, pas d'analyser ou disséquer, (cf plus haut.).

J’aimerai d’ailleurs parler d’Alain Leprest. Pour toi une rencontre touchante. Encore une fois, pourquoi Alain Leprest, n’a pas la renommée qu’il mériterait ?
Agnès Bihl
: Tu verras qu'un jour, lorsqu'il sera trop tard pour lui, ça fera comme Bobby Lapointe : Ils l'auront tous toujours aimé, ils feront tous partie de ceux qui le défendent depuis toujours !

J’aimerai revenir aussi sur ta rencontre avec Aznavour. Tu peux nous en dire quelques mots ? Ainsi que ce que tu as ressenti lorsqu’en 2007, il t’a invité à partager sa tournée ?
Agnès Bihl
: Ce que j'ai ressenti ???? Un trac de chacal,bien sur !!!! Et une grande fierté aussi...Tu te rends compte, ça faisait plus de 40 ans qu'il ne voulait pas de première partie, et tout d'un coup, c'est à moi qu'il le demande, un truc de fous !!!

As-tu gardé un lien particulier avec lui ?
Agnès Bihl
: Lorsque tu gravis l'Himalaya, je suppose que tu gardes en effet un lien particulier avec la personne qui t'a servi de guide...avec Charles, c'est pareil...

Peux-tu nous expliquer ce qui te lie, ou plutôt ton attachement pour la salle de l’Européen ?
Agnès Bihl
: Cette salle a le côté intimiste des salles qui me sont chères ; en même temps, on a la place de bouger, et j'adore ça : être proche physiquement du public, tout en pouvant sauter, danser partout si j'en ai envie, évoluer comme je le veux sur scène. Et puis l'équipe est adorable...et c'est tout près de l'école de ma fille, pratique pour aller la chercher entre la balance et le spectacle !

Je t’ai d’ailleurs découvert en février sur la scène de l’Européen. Sur scène tes chansons prennent un côté théâtral. Je te verrais bien te lancer dans une comédie musicale…aussi bien en tant qu’auteur qu’en tant que comédienne-chanteuse. Qu’en penses-tu ?
Agnès Bihl
: Mais que du bien ! J'adorerai ça, j'ai d'ailleurs commencé à y travailler, mais pour l'instant je bloque un peu...rhâââ, l'inspiration, c'est comme les assedics....c'est des fois compliqué, de prendre rendez-vous...

agnès bihl 798

Tu arrives à dégager pas mal d'humour, et d'un coup t'envoie un titre plein d'émotions, et là on se prend une claque.....Tu vis tes chansons et ça c’est quelque chose que l’on voit, ou plutôt que l’on ressent de moins en moins. Que penses-tu de la variété française en générale ?
Agnès Bihl
: C'est vrai que j'aime passer du rire aux larmes et de l'humour à l'amour, pendant mes tours de chants...tout simplement parce que j'adore, en tant que public, ressentir ce genre d'émotion lorsque je vais à un concert. Et en général, je trouve qu'il y a de plus en plus d'artistes qui m'offrent ces émotions là :Yves Jamait, Imbert Imbert, Loïc Lantoine, Grand corps malade, le Cirque des Mirages, Lynda Lemay, Alexis HK, Flow...c'est horrible, j'en oublie...

Tu sembles être une artiste et une femme rayonnante et comblée. Que peut-on te souhaiter ?
Agnès Bihl : Que cela dure !!!!

Je te remercie pour cet entretien, à bientôt j’espère, à l’Européen ?
Agnès Bihl : Hé non, aux 3 baudets, le 24 avril...des bises.




Clip : "Elle et lui"


 
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 20:40

Charge 69 press kit 2009-19
Le groupe Charge 69 est actuellement en pleine préparation de son nouvel album avec un nouveau chanteur en la personne de Vérole. Ce dernier, présent sur la scène punk depuis de nombreuses années au sein des groupes, Les Cadavres, Infraktion et €urOshima, m'a accordé une interview sur laquelle il se livre très généreusement.
Il revient notamment sur 3 décennies de punk et nous parle du nouvel album de Charge 69, qui devrait dit t'il, sortir avant les beaux jours.

(Charge 69)


Site officiel : http://www.charge69.com/
Myspace : http://www.myspace.com/charge69punkrock

Les Cadavres annoncent leur séparation en 1984 et ressurgissent en 1986 grâce à toi. Pourquoi n'avoir pas changé le nom pour vous appeler les Zombies ?
Vérole
: C’est si vieux ! Je crois qu’à l’époque on ne savait pas grand-chose en fait. On arrêtait, on s’égueulait, on reprenait. Nos répètes étaient davantage une excuse à notre alcoolisme qu’un moyen de faire de la zique. De toute façon, même au moment de la reprise en 1986, il ne restait déjà plus que moi du groupe original. On ne savait pas combien de temps ça allait durer. On ne croyait pas du tout à l’avenir, on savait à peine jouer, on n’avait même pas conscience qu’on vivrait vieux. La vie s’écoulait rapide et violente, sans aucun contrôle ni compromis. Comme je le dis souvent, nous n’avons aucune ambition ni même pas l’excuse d’être mort jeune.

D'ailleurs qu'est ce qui te pousses à faire durer Les Cadavres, puisqu'en 1996 le groupe se sépare et se reforme encore quelques temps plus tard ?
Vérole
: C’est moi qui ai quitté le groupe en 1996. J’avais besoin d’air, on ne se supportait plus. Il valait mieux tout stopper avant de devenir pathétique. Nous étions comme en représentation permanente, chacun avec son personnage. Plus de motivation ou d’unité. Des tensions, des centaines de kilomètres de camionnette sans échanger un mot. Il y a toujours un moment où tu remets en question ce que tu es, ou ce que tu essayes de faire. Avec les Cadavres à cette période : la boucle était bouclée. Quoi que l’on fasse, cela aurait forcément été pire. On suffoquait dans la fumée des jours entre la rage et l’indifférence. Ca semble toujours dur d’arrêter la scène, mais il y a un moment où cela devient vital.

Tu es à donc à l'origine de la reformation des Cadavres, tu viens d'intégrer le groupe Charge 69 au chant, tu es membre du groupe Euroshima, qu'est ce qui te pousse à joué au sein de plusieurs groupes et donc à être autant présent sur la scène punk ?
Vérole
: En fait je ne fais pas autant de groupes. Actuellement j’ai €urOshima et Charge 69. Les Cadavres ont ressuscité que le temps d’une courte reformation que devait accompagner la réédition des album, mais le sort en a décidé autrement… Maudits jusqu’au bout. En parallèle j’adore collaborer avec d’autres groupes ou personnes. C’est pour cela qu’on me retrouve aussi sur pas mal de disques de formations amies. Je trouve plutôt agréable de se multiplier soi même comme autant de personnages qui vont sillonner les routes. Chaque fois, un décor différent, des gens différents, se fondre dans l’action et le mouvement est une sorte d’ivresse. Je ne fais pas de la musique pour contempler les zéros sur mes relevés Sacem ou pour l’éventualité de rencontrer Drucker. Je ne suis pas carriériste ce qui ne m’empêche pas d’être professionnel dans ma démarche et de me laisser guider par l’envie. C’est important à une époque où la vie a tendance à ressembler aux prévisions des compagnies d’assurance. Surtout à mon âge, c’est comme un pied de nez à la mort.


cadavres1-copie-1











(Les Cadavres)


 

 

Est ce que tu as la même motivation au sein de chacun des groupes avec qui tu joues ?
Vérole
: Tout à fait. Surtout que je joue des rôles différents. Un coup au clavier, un coup au chant. De toute façon tu ne peux pas faire vivre un groupe si tu fais ça comme un touriste. Il faut savoir prendre des risques, s’exposer. Accepter la critique. Même si on sait à l’avance, de par la culture qui nous est imposée en France, que cette musique n’est pas dans le ton si mièvre des médias. Les médias veulent nous faire croire que c’est le public qui demande le pire ; alors que ce sont eux qui vendent leur soupe abjecte. Car pour vendre il faut être dans le ton pleurnichard des pseudos rebelles à la guitare sèche qui ont l’impression de dire des choses intéressantes. Comme la majorité des formations issues du Punk, nous avons un message à faire passer. C’est ce qui fait que cette musique dure encore. Elle est ancrée dans la réalité la plus crue et la plus sombre de la vie. Et plus les moyens se multiplient plus le message sera diffusé, c’est une guerre à coup de décibels.. Le groupe n’est pas un produit jetable comme les Plasticines ou autre ersatz du même tonneau. Il y a aussi et surtout le facteur humain, car si l’alchimie entre les gens ne prend pas, le groupe est voué à l’échec. C’est presque comme une histoire d’amour, apprendre à connaître ses limites, rester des heures enfermés dans la même camionnette. Nuits blanches, fatigue, impatience, crise de nerfs, lendemain de cuite. Car on pense toujours au côté magique, mais faire un groupe c’est aussi et surtout : faire de la route, charger, décharger, ne pas manger ne pas dormir, attendre.. toujours et encore, les balances, l’heure pour jouer, l’heure de rentrer. Et toujours devoir se revoir et se supporter au milieu de toutes les galères.

Comment et quand as tu intégré le groupe Charge 69 ? Et y'a t'il eu réflexion de ta part avant cette intégration
Vérole
: C’est encore une histoire d’amitié. On se connaît depuis les années 80. On s’est toujours croisés dans les concerts avec nos différentes formations. Ca fait longtemps que l’idée de faire un truc ensemble avait germé, comme si c’était inévitable et écrit. On n’a jamais cessé de se voir ! Après toutes ces années, quelques rides certes mais un état d’esprit resté intact. J’avais déjà enregistré il y a un moment un 45 tours avec Charge, c’était prémonitoire. Laurent, au chant sur leur 2 derniers albums, voulait reprendre la batterie… J’étais dans le coin, et je me suis dit que 300 Km n’allaient pas être un obstacle suffisant surtout que le nouveau guitariste est aussi de Paris..

Charge 69 est un groupe de punk rock de Lorraine, les Cadavres, un groupe de punk rock parisien....Tu vis sur Paris, comment se passe les répétitions pour Charge 69 ? 
Vérole : En fait Charge est le groupe de l’autoroute A4 . On est deux de Paris et deux de Metz. Un coup de bagnole et on part répéter à Metz. Chaque fois qu’on fait route vers la Lorraine on déconnecte d’avec la routine et les chaînes de l’habitude. On a un local, ce qui simplifie les choses. A Paris, il faut payer pour répéter, comme tout ce que tu fais dans cette ville. On se fait des grosses sessions de 3 jours consécutifs. On enregistre les démos, on écoute, on trie. On a l’album en vue, puis un live.. Puis encore des nouveaux titres. On a tous été surpris de la vitesse à laquelle on composait. Après ça, on n’entend plus rien, mais on est comme sur un nuage. Et on est très bien là-bas, à bronzer au bord de la Moselle en buvant de la mirabelle.. Une idyllique image de carte postale.

Le fait d'avoir intégré le groupe signifie t'il aussi que tu dois apprendre tout le répertoire de Charge 69 ?
Vérole
: Pas tout, heureusement.. Sinon je devrais me faire greffer de la mémoire supplémentaire, puisqu’il y a pas mal d’album. On a fait une sélection pour que la set liste, soit un mélange de nouveaux titres et des standards du groupe. Un équilibre entre notre nouvelle direction que l’on prend et les incontournables. Par contre je tâche d’être fidèle à l’esprit du groupe pour ne pas dénaturer leurs anciens titres. Je ne veux que ça fasse Vérole + Charge.. On garde l’esprit de groupe. C’est très important, l’image et la cohésion.

Concernant les nouvelles compositions que l'on retrouvera sur le nouvel album, est ce qu'elles ont toutes été écrite avec toi, ou certaines ont t'elles été écrites avant que tu intègres le groupe ?
Vérole
: Pour le nouvel album, il n’y aura que du nouveau. Sans quoi ca ne serait pas un nouvel album. On a commencé à répéter et l’alchimie s’est rapidement opérée. La motivation est au beau fixe. On part d’un riff, d’une idée vague et on construit ensemble. C’est un fourmillement constant. On a aujourd’hui une quinzaine de chansons, mais ça ne nous empêche pas de continuer à écrire. Mieux vaut avoir de la matière plutôt que de se sentir limité. C’est toujours le même groupe mais avec un autre line-up. On a une formation stable, ce qui n’est pas habituel chez Charge. Du coup on fonce, c’est pourquoi le 4 titres s’appelle « Retour au front ».

Le Myspace annonce un son dont on a pas coutume d'entendre en France sur cet album. Tu peux nous en dire plus ?
Vérole
: On a enregistré avec Jon Caffery. C’est lui qui a fait entre autre le son de : die Toten Hosen, Magazine, Lkj TV Smith etc… Du coup on a travaillé totalement différemment pour l’enregistrement. Il y a trop de gens en France qui sous prétexte de faire du son, se contentent de pousser des boutons et de réclamer leur tunes. C’était presque comme redécouvrir le studio. On a pris beaucoup de plaisir dans cet enregistrement. En plus on était vraiment dans la même culture musicale, avec les mêmes repères ce qui a facilité grandement le travail. Résultat : un son qui décoiffe et qui donne vachement d’amplitude à la musique. Le résultat fut surprenant. Ce n’est pas habituel pour un groupe indépendant en France d’avoir un son qui lui plait.


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(Vérole avec Les Cadavres)


Alors comment compose Charge 69, qui apporte les textes, et quelles touches personnelles as tu apporté à ce nouvel album de Charge 69 ?
Vérole :
Depuis que j’y suis, j’ai fait tous les textes. J’écris tellement. Il suffit de savoir tirer de ce monde sans lumières de quoi alimenter les ténèbres. Je demande aussi à mes collègues de me trouver des idées ou des sujets qu’ils aimeraient aborder. C’est un bon exercice. Il y a par contre certaines obsessions ou thématiques dont je n’arrive pas à me débarrasser. Ceux qui me connaissent les retrouveront sans surprise. L’optimisme n’est pas mon fort et ce n’est pas les nouvelles du monde qui me donneront tort. C’est pour cela que je les trouve comiques, toutes ces personnes qui rechignent mes textes parce que trop noirs. Il suffit d’ouvrir les yeux sur la réalité. Ce n’est pas moi qui ai inventé l’absurdité de l’époque. Cette chute sans fin qui nous absorbe. Pour la zique, on construit au fil des répètes.

L'enregistrement de l'album est t'il totalement terminé ?
Vérole : L’enregistrement de l’album n’a pas encore démarré. On a d’abord fait un 4 titres, qui marque un peu le retour de Charge. Et qui annoncera aussi la couleur de l’album. On maquette toujours en ce moment. On garde, on supprime. Mais on fera comme pour le maxi, à savoir enregistrement à Metz et mixage en Allemagne avec Jon Caffery. Nous ne sommes point pressés, ce n’est pas notre premier disque, on préfère prendre notre temps pour être sûr du résultat. Finalement Charge est un jeune groupe composé de vétérans. Mais les dates se calent. L’album sortira avant les beaux jours, si les beaux jours reviennent.
Sur le Myspace on trouve le titre "Retour au front", qui sera surement sur l'album. Tu peux nous parler de ce titre...et pourquoi ce titre est t'il sur le Myspace plutôt qu'un autre ?
Vérole : C’est le premier titre qu’on a composé ensemble lors de la première répète. C’est une chanson sur l’alcoolisme, la solitude, l’échec. Quelqu’un qui se cherche au travers de ses doutes, qui ne rencontre que le réconfort qu’apporte l’alcool. Comme si il n’y avait pas d’issue, parce qu’il n’y a aucun besoin de trouver une issue. Vivre un présent eternel et sans but. C’est une chute sans fin. Il ne retrouve son courage qu’au fond de la fange la plus infâme, et c’est ce qui va lui donner la force de briser son verre et de repartir.

Est ce qu'il y a un groupe parmi tous ceux dont tu as été membre, qui tiens en toi une place plus importante ?
Vérole
: Tous tiennent une place importante. Les Cadavres parce que c’est mon premier groupe. J’y ai sacrifié une bonne partie de ma jeunesse ou de ma santé. Comme courir vers un précipice avec des lunettes noires pour ne pas le voir. Et que de souvenirs comme cet Olympia en 1989 ou le Bataclan quelques années plus tard. Puis Infraktion, qui a été une courte période mais très riche. J’y étais venu juste pour une tournée car leur chanteur était parti. J’y suis resté comme CDI. Un souvenir ensoleillé de la tournée en Italie, et surtout j’ai été initié au réggae et au ska. €urOshima, est le groupe dont la musique me ressemble le plus. Depuis le temps que je voulais passer au synthé. C’est un pur produit que nous avons crée avec Lisa et Yann, en balayant tous les codes ou tous les repères. On a avancé sans aucune référence. Comme une flèche qui s’enfonce au cœur de la culture actuelle où tout doit être paramétré et divertissant. Aucune contrainte . Actuellement on prépare le second album qui sera encore plus violent et abouti que le premier. Charge 69 enfin, c’est un retour au sources. Un retour au punk rock originel qui a accompagné tant d’année de ma vie. Et je découvre aussi ce qu’est de faire un groupe en province. Car depuis le temps que je parle de punk rock Messin, il était temps que je m’y mette.

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(€uroshima)








 

 

D'ailleurs, ressens tu de la nostalgie pour certains groupes dans lesquels tu as officié, ou pour certaines époques de ta vie ?
Vérole
: Je n’ai pas de nostalgie ; Je ne regrette rien de mes aventures passées. On peut effectivement regretter de vieillir. Mais dans ce cas à quoi bon avoir écrit « memento mori » ?. Je regarde très peu en arrière, je ne suis pas nostalgique. Tant de gens aiment à croire que c’était toujours mieux avant. Les choses changent. Ce n’est pas la souffrance qui change, c’est l’espoir. Disons que le passé m’indiffère, le présent me happe, et le futur m’effraie. Je reste un peu le même au milieu d’un mouvement qui ne m’anime pas.

Quelles différences fais tu entre ton statut de chanteur des Cadavres et celui de chanteur de Charge 69 ?
Vérole
: Je ne fais aucune différence. Je ne suis que le chanteur du groupe. Un groupe c’est le conflit des caractères et des idées entre ses membres. C’est là sa véritable richesse. Je pense qu’au travers des différents groupes je tâche de rester moi-même, fidèle aux textes que j’écris. Comme je l’avais fait avec Infraktion. J’apporte ma touche, je déverses mes angoisses et mes doutes pour les mêler à la brutalité de la musique. Je veux à tout prix conserver l’esprit subversif du message, et qu’importe la formation du groupe. On est si peu nombreux dans ce monde à se sentir concerné par les choses. Du coup, on reste très soudé quand on vit une aventure collective aussi forte que faire un groupe.

Concernant la scène punk en France, à l'heure actuelle, qu'as tu envie de dire à son sujet ?
Vérole
: Elle se maintient, toujours aussi vive et diverse. Les groupes se renouvellent sans cesse. Les moyens changent mais pas la colère. Mais cette scène n’a toujours pas de structure intéressante ou de moyens réels pour se développer. On la voue à l’étouffement. C’est pourquoi il faut se créer ses propres moyens pour compenser ce vide. Créer des labels, des zines, des assos, continuer l’engagement pour certaines causes. Comme une grande chaîne qui impose son pied de nez au conformisme ambiant. Car de tout temps, la parole appartient à ceux qui anesthésient et pas à ceux qui éveillent. On bride les groupes, pour imposer cette sous culture apathique encensée par les Inrocks ou les majors. Comme si le reste ne devait pas ou plus exister. Mais depuis le temps que chaque année on nous annonce la mort du punk, je crois que les journaleux crèveront avant la dernière épingle à nourrice. 

J'ai eu la chance un jour d'avoir un long entretien téléphonique avec Loran des Béru, qui me disait que "le punk est le canal radical du rock"....Tu es d'accord ?
Vérole
: Complètement. Cette musique n’est là que pour dénoncer, revendiquer et bousculer tous les poncifs en place. Le punk a été un fabuleux élan de liberté, malgré sa mort annoncée chaque année depuis 1978 par les journalistes spécialistes du rock, cela reste une des seule scène vivante et encore active. Plein de tabous ont pû être balayés. Le miroir à paillettes à été brisé pour ne refléter que l’écœurante réalité de notre monde. Il en ressort une effervescence graphique, musicale, politique ainsi qu’une grande diversité que l’on a jamais retrouvé dans aucun autre mouvement. C’est un mouvement qui a toujours évolué, changé mais en conservant l’urgence de son message. Le punk est un coup de pied dans ce siècle d’épuisement et de desséchement.
La date de sortie officielle du prochain album de Charge 69 est t'elle connue ?
Vérole
: Pas pour l’instant.. mais je dirais qu’on le prévoit pour 2010. Si l’apocalypse à la politesse de nous attendre.

Avec un son que l'on a jamais entendu, quelle est l'ambition du groupe ?
Vérole
: D’abord jouer au maximum, car un groupe qui ne tourne pas est un groupe mort. Continuer envers et contre tous, sans se soucier du monde ou des modes pour vivre comme on l’a toujours voulu, malgré l’âge, malgré ce monde qui s’enfonce inexorablement vers le néant, sous les regards complices des spectateurs endormis par les médias. Pour l’instant les premières dates ont rencontré un bon accueil, et on met en place la suite. C’est excitant car c’est un peu comme recommencer un groupe à zéro. On a tous conservé une âme d’ado. La spontanéité est restée, la révolte, le Diy et surtout l’envie. On veut bien rire comme le troupeau mais ne pas penser comme lui. Je trouve qu’on est moins blasé ou moins prétentieux que certains groupes qui commencent à peine. Car c’est comme dans le monde du travail, il y a ceux qui voient la musique comme un ascenseur social. A l’instar de la sous culture, trop de gens veulent être une star avant d’avoir fait autre chose que poser devant sa glace ou s’afficher sur facebook où ils comptent leurs amis.


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(€uroshima)










Actuellement tout le monde dit que c'est de plus en plus difficile de jouer...Avec l'expérience quelle serait la solution, même utopique ?
Vérole
: C’est un fait, on est à une période charnière en ce qui concerne la musique. Déjà au niveau des disques qui ne se vendent plus. Et en même temps c’est paradoxal, car si tu n’as pas fait d’album tu n’existes pas. Par contre grâce au net la musique se diffuse sous une forme plus libre et beaucoup plus rapidement. Il faut donc changer plein de choses, surtout pour ceux qui comme moi ont démarré avec la glorieuse époque du vinyle ca fait un beau bouleversement. En même temps c’est de plus en plus dur de trouver des endroits pour jouer. Les lois sur le bruit se sont durcies, et cette histoire de salle non fumeur n’as pas arrangé les choses. Les gens sortent, reviennent, ressortent pendant que le groupe reste sur scène . Il y a beaucoup d’encadrement pour essayer de légaliser les concerts. Ainsi, on ne devrait plus voir principalement que les mêmes groupes, ceux qui sont bénis par les médias ou qui rapportent de l’argent. C’est à ça qu’on mesure le succès. Un disque au nombre d’exemplaires vendus, comme un livre ou comme un film au nombre d’entrées en salle. Le côté artistique passe après le profit. Heureusement que les groupes se multiplient, car il reste toujours beaucoup de luttes à poursuivre.

Les Cadavres, Euroshima, Charge 69...ca t'arrive jamais de ne plus savoir pour quel groupe tu viens chanter ?
Vérole :
J’ai des repères mémo techniques, dans €urOshima on est 3, dans Charge 69 on est 4 et dans les Cadavres on est 5.. Il me suffit de compter mes collègues et je sais avec qui je suis. Maintenant il faudrait que je fasse un one man band et ce serait parfait pour mon équilibre.

Voilà, si tu as encore deux trois mots, je te laisse le mot de la fin :
Vérole
: Il reste encore quelques cris à pousser. Beaucoup d’indifférence à nettoyer et d’idées reçues à chasser. L’époque est un mélange de musiquette, de soap opéra et de matraques télescopiques. Le neutre et l’indifférence triomphent sur l’autel des banques. A nous de trouver la force de porter l’huile, là où est le feu.

Je vous invite à écouter le groupe €uroshima avec le clip "Dégouts et des couleurs
 






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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 18:30
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Présenté récemment lors de notre chronique audio diffusée sur Radio Noise Corporation et Rock en Folie, le groupe The Belmondos sort le 22 mars son premier album. Un album très attendu puisque le groupe qui s'est révélé sur de nombreuses scènes parisiennes, a déjà été diffusé sur de nombreuses radios et même aux Etats-Unis, ce qui est plutôt rare pour un groupe français.
Afin de marquer la sortie de l'album que je vous recommande, il était impératif de vous présenter le groupe en Interview. C'est chose faite, ici même...








En général on commence une interview par demander au groupe de se présenter mais vous c'est différent, puisque vous êtes 4 frères. Alors je ne vous demanderai pas de nous parler de votre rencontre. Mais j'aimerai savoir si avant The Belmondos vous avez joué au sein d'autres formations ou est ce que The Belmondos est pour chacun le premier groupe ?
On a tous eu quelques expériences précédentes, mais The Belmondos est le premier projet sérieux.


The Belmondos fait bien sur penser pour nous français à l'acteur Jean Paul Belmondo que l'on voit d'ailleurs en première position dans vos amis sur votre Myspace. Vouez-vous un certain culte à cet acteur ? Ce nom est t’il vraiment le votre ? Expliquez nous ce choix de nom du groupe ..
Le nom de groupe, c’est très simple : on est 4 frères, notre nom de famille, c’est Belmondo. On a juste rajouté un s à la fin. Quant à Jean-Paul Belmondo, oui, bien sûr, on aime bien. C’est un personnage à la fois culte et ringard. Ceux qui l’admirent pour la première partie de sa carrière, ne comprennent pas la deuxième. Et inversement. Nous, on aime bien les deux.


Votre dossier de presse explique que les frères ainés ont commencé leurs premiers accords avec un intérêt pour les années 60 alors que les deux plus jeunes ont plutôt été marqués par White Stripes, et Artic Monkeys. Y’a-t-il eu conflit générationnel entre vous ?
Absolument pas. Nous avons énormément de goûts en commun. Et puis, peu importe le style, ce qui compte c’est l’état d’esprit qui te pousse à faire de la musique.


Qu'est ce qui vous a donc poussé à jouer ensemble ? Et comment arrivez-vous à mélanger ces diverses influences ?
Les influences, il faut justement les mélanger. Sinon, tu ressasses en moins bien. C’est idiot, mais un des trucs qui nous a donné envie de jouer ensemble, c’est le fait que chacun est capable de chanter tout en assurant ses parties instrumentales. Et qu’on sache tous jouer d‘autres instruments avait également un aspect pratique.


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Pensez-vous qu’il 'est plus facile de collaborer entre frères qu’entre bons amis ? Et est ce que pour vous le fait d’être frères, renforce l’unité du groupe ?
L’unité d’un groupe se construit avant tout autour de sa musique. Et de l’énergie qu’il met à la défendre. Un groupe dure tant qu’il a du carburant pour avancer. Qu’on soit frères ou les meilleurs amis du monde ne change rien à cette équation. On gagne simplement du temps en ayant moins besoin de parler pour se faire comprendre.

 

La musique ne quitte donc jamais la sphère familiale. Arrivez-vous tout de même à vous évader de la musique ?
Le problème de la musique, c’est que si vous arrivez à vous en détacher, il vaut mieux arrêter tout de suite. Définitivement non, nous sommes prisonniers jour et nuit de la musique. On en joue, on en écoute, on en rêve… Ce qui ne nous empêche pas d’absorber plein de choses différentes autour de nous. Le cinéma, la littérature, nos ami(es) nourrissent également notre musique. Au même titre que la bière et le patinage artistique.


De quoi parlent vos textes ?
D’amours déçues. Des apparences, souvent trompeuses. Des comportements humains. De la solitude…


Qui compose et qui écrit au sein de The Belmondos, ou plutôt qui fait quoi ?
Les compos sont amenées par Luc et Boris, chacun écrivant textes et mélodies dans son coin. Ensuite, le groupe se les accapare, apporte ses idées et une nouvelle dimension aux morceaux. Comme on se connaît bien, c’est un travail qui se fait en général rapidement. En une heure ou deux, on est capables d’accoucher d’une nouvelle compo.


Vous avez été formé fin 2007 et rapidement vous vous êtes imposés sur de nombreuses scènes. D’ailleurs, contrairement à pas mal de groupes ou artistes, il semble que ce soit plus la scène qui vous a permis de vous faire connaître que l’internet….Comment expliquez-vous cela ? Et pensez-vous que l’internet aujourd’hui est inévitable ?
Nous avons cherché à tourner très vite, notre premier concert a eu lieu 10 jours après la première répétition. Et on a beaucoup joué en province. On s’est fait la main un peu partout en France, y compris dans les coins les plus reculés, en allant tourner dans les Vosges par exemple. Des souvenirs inoubliables comme la fois où on a joué devant un parking de voitures….vides. C’est sûr, ça endurcit ! Quant à internet, il y a à boire et à manger. Mais on ne va pas cracher dans la soupe : grâce à internet, on a été programmés sur des radios américaines, et on s’est découvert des fans en Uruguay ! Par contre, tu peux avoir tout le buzz du monde sur le web, si t’assures pas un caramel sur scène, la sauce va vite retomber. Encore plus vite qu’elle n’est montée.


Un premier single est sorti, là c'est votre premier album qui pointe le bout de son nez. Qu'attendez-vous de celui-ci ?
Amour, gloire et beauté !


Quelle différence faîtes vous entre The Belmondos sur l'album et The Belmondos sur scène ?
C’est aux gens qui viendront nous voir sur scène de répondre à cette question. Ce qui est sûr, c’est qu’on a absolument tenu à garder notre énergie en studio. On a enregistré toute la base live. Seules les voix et quelques guitares supplémentaires ont été faites après. Et tous les morceaux peuvent être joués sur scène.



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Votre son est bien loin de ce que l'on entend actuellement, l’influence des sixties est bien présente. Est-ce que cette influence marque une certaine nostalgie ?
Oui et non. Oui dans le sens où on parle là de la période la plus créative en rock, tous styles confondus. Et qui restera dans ce domaine inégalable. Non, car ce n’était sûrement pas une période aussi insouciante et facile à vivre qu’on veut bien le dire. Et non enfin, car on appartient au présent, et qu’il y a plein de groupes intéressants en ce moment, y compris en France. Il faut simplement les chercher un peu, ils ne font pas toujours la une d’I-Tunes.


Le rock d’aujourd’hui tend à infiltrer tous les styles. Pour The Belmondos, ça reste très classique, d’un point de vue des instruments et du son, avec un chant en anglais. Est-ce que cela signifie que vous tenez à la pureté du rock ?Le rock, musique pure ? Ou impure ? Nous sommes simplement un groupe à guitares, qui chante effectivement en anglais. Car ça fait partie de notre culture, même si nous sommes français. Nous n’avons aucun problème avec ça. Et aucune chapelle à défendre. Nous ne sommes pas plus des puristes que des nostalgiques.


Votre musique est énergique mais se distingue par un chant calme et un certainement raffinement. Comment travaillez-vous ce raffinement ?
Nous attachons un grand soin à l’écriture, et nous essayons de ne jamais tomber dans une certaine forme de complaisance. Une ballade par exemple, aura toujours un aspect rugueux dans les Belmondos, même s’il y a une belle mélodie. Nous aimons les contrastes.


Vous avez déjà été diffusé sur de nombreuses radios et même aux Etats-Unis, votre premier album semble donc très attendu. Appréhendez-vous sa sortie ?
On est excités à vrai dire. On espère que les gens auront autant de plaisir à l’écouter que nous à le faire. On est fiers de cet album. On y a mis toute notre énergie, toutes nos tripes et tout notre argent. Maintenant, il vous appartient…


Ambitionnez-vous une carrière internationale ?
Dit comme ça, ça pourrait paraître prétentieux. Mais une fois que l’album sera sorti en France, nous allons prendre la température à l’étranger. Notre premier single a été bien reçu aux Etats-Unis et nous a permis outre d’être diffusés sur pas mal de radios là-bas, de figurer sur une compilation (Coolest Songs InThe World Vol 8 – Wicked Cool records). Maintenant, nous aimerions que l’album nous permettre d’aller jouer là-bas. Et partout ailleurs dans le monde.


Je vous laisse le mot de la fin ..allez-y et merci à vous :
Always Rumble ! C’est le titre de l’album et notre dernier mot ! Jean-Pierre.

 

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The Belmondos - Awesome Rumble (clip)


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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 18:48
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Nagas est un groupe originaire de Lorraine qui a de nombreuses scènes à sont actif dont une première partie du groupe Blankass, et deux albums studios. Le 29 janvier dernier sortait l'album 'un autre jour" qui fait suite à "Symbiose", sorti en 2004. Vous pouvez d'ailleurs retrouver la chronique de l'album en cliquant sur : Nagas, un autre monde .
Rodrigue, le chanteur de Nagas, s'est plié au jeu de l'interview pour nous parler de son groupe, mais aussi de son nouvel album.
Vous pourrez aussi retrouver sur le blog, une première interview du groupe Nagas, réalisée en avril 2008 : Interview de Nagas





Myspace : http://www.myspace.com/nagaslegroupe







Salut Rodrigue ! On se retrouve 3 ans après la sortie du premier album de Nagas. Peux tu nous résumer brièvement votre parcours durant ces 3 années ?
Rodrigue : Eh bien après la sortie de "Symbiose", nous avons continué notre route de la même manière. Je veux dire par-là que nous avons continué à écrire des morceaux et à faire des concerts en même temps. On ne se pose jamais véritablement pour écrire. Et grâce à ce premier album, nous avons effectué des premières parties super intéressantes qui restent pour nous de grand souvenirs.

 

Aujourd'hui vous revenez avec un deuxième album. Quelle est votre ambition avec celui-ci ?
Rodrigue : La première chose importante pour nous c’est que ce deuxième album plaise autant que le premier, même s’il est un peu différent. C’était primordial pour nous de ne pas décevoir les gens qui nous aime avec ce deuxième opus, c’est pour cette raison aussi que nous avons mis autant de temps à le sortir. On voulait vraiment prendre notre temps et nous appliquer. Maintenant, en terme d’ambition, je dirais que nous espérons que "Un autre jour" nous aidera à faire de nouvelles rencontres, que se soit avec d’autres groupes où avec le public. Aussi, que nous puissions multiplier les expériences que nous avons vécu durant ces dernières années : nous avons joué avec des groupes tel que Déportivo, Eiffel, Higelin, Blankass, Subway, et bien d’autres, et c’est toujours très intéressant et enrichissant pour nous de côtoyer de tel groupes. Et enfin, nous espérons rencontrer quelqu’un qui puisse nous aider, qui croit en nous et en notre musique, et qui nous donne peut-être une chance qui sait…


On retrouve 10 titres assez variés avec des alternances de calmes et de décharges électriques. Comment a été élaboré "un autre jour" ?
Rodrigue
: Bien, nous avons enchaînés les compos sans trop se poser de question au départ. Mais nous avions envie de mettre beaucoup plus de mélodies dans nos nouveaux morceaux que dans les premiers, tout en gardant l’esprit "rock" qui fait Nagas. On ne voulait pas trop s’éloigner de notre identité, on voulait rester vrai et entier. Je suppose que les alternances dont tu parles viennent de là. Puis après quelques morceaux, nous nous sommes rendus compte que l’on avait un noyau compact et cohérent, et qu’on pourrait en faire un album. Alors une fois le budget nécessaire réuni grâce à nos concerts, nous sommes entrés en studio.

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Pourquoi "un autre jour", est ce pour oublier un présent pas toujours agréable ?
Rodrigue: Ce n’est pas exactement ça. En fait, nous avons décidé d’intituler notre album "Un autre jour", car durant ces dernières années, nous avons eu pleins d’expériences de vie tous les quatre : nous avons connu les décès de proches, les séparations, les naissances, enfin la vie quoi ! Mais tout cela nous est arrivé sur un laps de temps assez concentré, et on s’est dit que manifestement nous n’étions plus les mêmes par rapport à l’époque de notre premier album, par la force des choses de la vie. Nous avons donc le sentiment que cet album est une nouvelle étape dans notre vie. De nouvelle étape, à nouvel album, nous avons utiliser la métaphore d’un autre jour qui se lève pour nous. Puis ça rappelle également l’idée que nous ne sommes pas maîtres de notre destin, comme je l’ai dit avant, entre les décès, les séparations et tout le reste, personne ne sait jamais ce qu’il peut nous arriver le lendemain. Cela peut-être blanc un jour, et si noir le jour d’après. Et enfin, il y à une dernière connotation avec ce titre, car on l’associe également à notre longue amitié et sa longévité. Cela signifie un peu "On est toujours les meilleurs potes du monde, et on revient avec un deuxième album, on est encore là...".

La pochette de l'album est très jolie. Qui l'a réalisé ?
Rodrigue : C’est un photographe de Metz qui s’appelle Patrick Secco. C’est Greg qui est rentré en relation avec lui. On lui a donné les premières directives, ils nous a proposé une première maquette que l’on a modifié plusieurs fois jusqu’à atteindre ce résultat final. Nous avions une idée assez précise de ce qu’on voulait au départ mais Patrick a été de bons conseils et il a fait du très beau boulot.

 

L'écriture est en grande partie de toi. Comment écris tu ? Comment te viens l'inspiration ?
Rodrigue : C’est toujours très difficile pour moi d’expliquer comment j’écris, car je n’ai pas vraiment de méthode précise. Disons que ça peut partir de n’importe quoi, il peut s’agir d’un son que j‘entend, d’une image ou d’une personne que je vois, d’un mot que je lis. Certaines de ces choses provoquent soudainement en moi quelque chose d’assez inexplicable, et alors je commence à écrire. En général quand ça me prend comme ça, le texte est écrit très rapidement. Je vais beaucoup puiser en moi, sur tout ce que j’ai vécu pour écrire. J’aime associer le réel et l’iréel dans mes textes. Et ce qui est très intéressant c’est que les gens puissent se retrouver dans nos chansons. Mais il m’arrive aussi de me poser devant une feuille et de composer comme ça, sans vraiment d’éléments déclencheurs.

 

hugues nagas

Si tu devais présenter l'album en quelques mots, que dirais-tu ?
Rodrigue : Alors je ne reprendrais qu’un seul mot qu’Hugo, notre guitariste, m’avait dit à la fin de l’enregistrement : sombre. C’est-ce qui ressort le plus de l’album pour nous mais aussi pour beaucoup de personnes qui l’ont écouté. Alors je sais bien que ce n’est pas la meilleure chose de définir son album comme ça pour convaincre les gens de l’écouter, mais en tout cas c’est comme ça, cet album est sombre.

Est ce que c'est vous qui avez eu l'idée de ce contraste entre la nuit et le jour sur le visuel de l'album ?
Rodrigue: Oui. En fait c’est Tano qui a eu l’idée en premier mais ça a été tout de suite comme une évidence pour nous quatre. Et comme nous voulions accentuer un peu le titre, avec l’idée d’un autre jour vraiment différent et assez improbable, nous avons décidé de mettre la lune dans le jour et le soleil dans la nuit.

La mélodie est toujours très présente aussi bien sur les morceaux calmes que les plus énergiques et les paroles je confirme, sombres jusqu'à présenter un certain dégoût de notre monde sur les farceurs par exemple, qui appel à la responsabilité. Peut t'on dire que ces farceurs manquent de maturité ou qu'ils sont complètement décalés ?
Rodrigue : A dire vrai nous pensons sincèrement qu’ils sont décalés. Sérieusement, on a du mal à imaginer qu’ils vivent dans le même monde que nous. On ne prend partie pour rien, on fait juste un constat : en France, en 2010, il y a encore des gens qui crèvent de faim ou de froid. Pour nous il y a comme un malaise là…

Vous êtes un groupe totalement autoproduit. Avez vous cependant cherché des contacts pour sortir cet album sur un label ?
Rodrigue : Non nous n’avons pas fait cette démarche. On aimerait être signé sur un label mais ça devient vraiment très compliqué à l’heure actuelle. A cause du téléchargement illégal, les albums se vendent moins, et donc les labels ont de plus en plus de mal à miser sur des petits groupes comme nous. Mais s’il y en a qu’on intéresse, on est preneur !!


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Où peux t'on voir prochainement en concert ?

Rodrigue : Nous serons le 13 mars à Joeuf (57), au bar "La Cigale".

Le clip est à la mode. Pensez-vous vous mettre prochainement à la réalisation ?
Rodrigue : Pour l’instant non, on n’a pas le budget pour ça.

Allez vous aussi tenter de vous produire dans quelques festivals ?

Rodrigue : On essaie mais c’est pas évident. Comme tu l’as souligné, on est autoproduit. Il n’y a que nous quatre et nous nous occupons de tout de A à Z, en ce qui concerne Nagas. Et si tu veux tourner un clip ou jouer dans des festivals il faut être bien entouré. Je veux dire par-là que si, comme nous, ton groupe n’a pas de tourneur ou quelqu’un qui ait un peu le bras long dans le métier, c’est assez compliqué. Ou alors il faut qu’un organisateur de festival te voit en concert, et là tout repose sur la chance, il faut être au bon endroit au bon moment.

Le groupe est de Lorraine, comment se porte la scène rock en Lorraine ?

Rodrigue : Je dirais plutôt bien. Mais on aimerait connaître plus de région comme la Bretagne par exemple, où la scène rock française est réputée comme énorme. Pour nous qui adorons le partage avec le public se serait vraiment cool.

On sent toujours une complicité très forte entre vous...Comment la cultivez-vous, et comment l'expliques-tu ?

Rodrigue: Il n’y a pas grand-chose à expliquer, et encore moins à cultiver. Nous sommes très amis c’est tout. Ça va bien au-delà de la musique. Il est impossible pour nous de passer plus de trois ou quatre jours sans nous voir ou nous appeler. C’est pour cette raison que l’on s’éclate autant sur scène. Nous sommes comme une famille, une tribu même. C’est aussi pour cela qu’on a choisi Nagas comme nom de groupe, c’était l’idée de peuple et de tribu qui nous a plut. Ça nous correspondait trop bien.

Je te laisse le mot de la fin, peut être as-tu une annonce à faire ou un dernier message à partager :

Rodrigue: Eh bien je dirais à tous ceux qui veulent nous découvrir de ne surtout pas hésiter, et à ceux qui nous connaissent déjà, je leurs dirais cette petite phrase inscrite sur l’album, "merci à tous ceux qui ont permis à Nagas de vivre un autre jour…".

 

 

 

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 22:09
Stash GuntherVerspecht 8438-2-copie-1

Le groupe Belge Stash vient de sortir son troisième album intitulé "All That Fire"  sur lequel il livre une musique pop-rock mélodique et pleine d'émotions. Vous pouvez d'ailleurs retrouver la chronique de l'album sur le blog :  Stash, All That Fire
Emmené par Gunther Verspecht, auteur compositeur interprète, dont le timbre de voix est si particulier, le groupe a choisit Contre Culture Info pour lancer la promo de son nouvel album en France. C'est donc avec une certaine fierté, que je vous présente l'interview de Gunther Verspecht, qui nous présente son groupe, son album, mais aussi une organisation importante qu'il parraine.

Vous pouvez aussi retrouver une présentation du groupe sur le site moodio.tv en cliquant sur : link





(crédit photo : Johannes Vande Voorde)



On ne connaît pas bien le groupe Stash en France, pouvez-vous présenter le groupe ?
Gunther: Le groupe Stash a été créé en 1999 et se compose de 5 musiciens. Nous évoluons dans un registre pop/rock. Le groupe a déjà à son actif 2 albums studio : "Rock'n' Roll Show" en 2005 et "Blues Lanes" en 2007. Notre troisième opus, "All That Fire" est sorti en octobre 2009.

Que signifie votre nom, Stash ?
Gunther: Le nom Stash est inspiré d'une scène du film Reservoir Dogs de Quetin Tarantino. Au cours d'une scène, l'un des acteurs prononce la réplique : "Where are the diamonds ?....I Stashed them in the trunk of my car." Ce qui signifie : "Je les ai caché dans le coffre....".

Stash existe depuis 2005 et a connu le succès dès son premier album, en se retrouvant propulsé sur les radios et en tête des classements de vente d'albums. Cela vous a t'il surpris à l'époque ?
Gunther
: Oui, en effet, en 2005 le titre "Sadness", qui est issu de l'album "Rock'n' Roll Show", a connu un grand succès auprès du public et nous a tous surpris.

Quelles sont les influences du groupe ? Et les groupes ou artistes qui vous ont marqués ?
Gunther :Parmi nos plus grandes influences, on retrouve, Neil Young, Tom Waits, The Band, Candi Staton, Bill Withers....

Comment définissez-vous votre musique ?
Gunther : Je compose ma musique selon mes inspirations du moment et ensuite, je les partage avec le groupe pour en faire des morceaux à la fois rock et aussi de belles ballades.

 
stash allthatfire-copie-1


Comment a été composé le dernier album ? Est ce vous, Gunther, qui apportez tous les textes ?

Gunther: En effet, j'ai écris le texte et la musique de plus ou moins 50 chansons et puis j'ai sélectionné une douzaine de titres. Ensuite, avec le groupe au complet on a travaillé les arrangements. Après avoir répété tous les nouveaux morceaux, on a loué une maison pour quelques mois durant l'été 2009. On y a installé un studio mobile et tout ce qu'il faut pour enregistrer l'album. Et ça a tellement bien marché qu'on réitérera certainement l'expérience pour le prochain album.


Y'a un gros travail au niveau du son et des arrangements. Vous est t'il facile de reproduire la même ambiance sur scène ?
Gunther
: Avant tout, Stach est un groupe "live". On veut partager notre musique avec le public et transmettre toutes les émotions qui nous animent. Sur scène, nos chansons prennent encore plus d'ampleur et sonnent plus rock.

Le chant laisse place à beaucoup d'émotions. Gunther, d'où vous vient cette voix si particulière ?
Gunther
: Je ne sais pas. L'intervention divine peut être....

Pouvez-vous nous dire aussi de quoi parlent vos textes ?
Gunther
: Sex, drugs and rock'n'roll et toutes les choses de la vie. Chacun interprète les textes à sa manière et c'est pas plus mal comme ça.

 

L'album est partagé entre une première partie pop rock, et la seconde beaucoup plus intimiste. Pourquoi ce choix ?
Gunther : Ce n'était pas un choix délibéré. L'album est plutôt comme un film où chaque morceau représente une scène.

Stash GuntherVerspecht 8438-3
(crédit photo : Johannes Vande Voorde)

Vous vivez en Belgique, un pays partagé en deux. D'un côté les wallons dont la langue est le français et de l'autre la Flandre, qui parle flamand et dont la culture musicale est plutôt anglo-saxonne. Comment vivez-vous en tant que musicien cette double culture de la Belgique ?
Gunther
: Je ne l'ai jamais ressenti de cette manière. La musique est universelle et n'a pas de frontières.

 

Pourquoi n'avoir pas tenté plus tôt de vous promouvoir en France, puisque vous chantez en anglais et que cela n'est donc pas une barrière ?
Gunther : Notre entourage par le passé, n'en faisait pas une priorité et ne partageait pas cette idée avec nous. Mais heureusement maintenant tout est en train de changer...

Alors justement, quand prévoyez-vous une sortie en France, voire des concerts ?
Gunther
: Dès que possible...

Si je vous dis rock en France....à qui ou à quoi pensez-vous ?
Gunther
: Je pense à Serge Gainsbourg, Trust, Téléphone, Noir Désir, AaRon.....

 

Vous avez fait cet hiver une tournée théâtrale au profit des Cabrioles de l'Espoir, une organisation qui oeuvre pour les enfants de la rue en Ethiopie. Vous pouvez nous en dire plus sur cette organisation et en quoi consiste cette tournée théâtrale ?
Gunther
: Cette organisation que je parraine, a aménagé une sorte d'internat qui accueille annuellement environ 60 enfants, de 8 à 13 ans, issus de la rue. Afin de pouvoir leur donner un avenir, nous leur offrons une formation d'ébénisterie, et de traitement du métal. Ils apprennent à lire et à écrire pour les préparer à une meilleure intégration dans la société et reçoivent également un entraînement intensif de cirque. Pourquoi un entraînement de cirque ? Parce que cela demande de la concentration, de la discipline et procure de la confiance en soi et de la joie. En sortant, la plupart d'entre eux trouve du travail. Ainsi les enfants des rigoles sont devenus des "Cabrioles de l'Espoir". Des enfants qui n'ont pas appris que l'art du cirque mais des enfants qui ont appris la vie et qui ont la capacité de fonder une existence honorable. La tournée des théâtres n'a pas uniquement servi à soutenir la sortie du CD, mais surtout à financer "Les Cabrioles de l'Espoir". A cette fin, nous avons prévu un nombre de concerts VIP dont la recette était intégralement versée à l'organisation.

Vous êtes un groupe indépendant. Comment cultivez-vous votre indépendance face au succès ?
Gunther : Il est très important d'avoir une certaine indépendance pour garder une liberté créative.

Où pourra-t-on voir le groupe Stash prochainement en concert ?
Gunther: On vient de terminer la première partie de la tournée des théâtres et on a plusieurs propositions pour des festivals d'été. On enchaînera à la rentrée la deuxième partie de la tournée dans les théâtres. Toutes les dates figurent sur le site www.stash.be

Alors à très bientôt en France j'espère, et je vous laisse le mot de la fin :
Hail, hail rock'n roll !

 

Site Officiel : link
Site de la tournée théâtrale : link
Site des Cabrioles de l'Espoir : link


Stash GuntherVerspecht 8444

 (crédit photo : Johannes Vande Voorde)



Clip de "Don't be Fooled", extrait de l'album "All That Fire", suivi d'un clip de leur premier tube avec "Sadness"
 





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  • : Après avoir été Directeur d'antenne adjoint sur NOIZY RADIO et animateur de l'émission CONTRE CULTURE diffusée chaque semaine sur : NOIZY, ZERADIO, ROCKONE, ROCK EN FOLIE, Equinoxe Namur, R2M, Clin d'Oeil FM, c'est désormais sur la MARCHE que j'écris avec le site https://culturemarche.com/
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